Archives pour 2007

Tribune n°50 (décembre 2007)

La vérité sur les hausses de prix… du Nouvel Obs

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De la bonne observation des prix…

LES FAITS. Le Nouvel Observateur a jeté un pavé dans la mare en publiant une étude selon laquelle les prix auraient progressé de 11,5 % sur trois ans, “soit deux fois plus que l’inflation”, précise l’hebdomadaire ?

C’est une véritable déferlante médiatique… Le prix est partout. Dernier exemple en date : le Nouvel Observateur qui, dans son édition du 14 décembre, publie une décapante étude intitulée “La vérité sur la hausse des prix”. Les prix auraient  ainsi augmenté de 11,5 % sur trois ans, soit deux fois plus que l’inflation. Et l’hebdomadaire de manier la métaphore au lance-flamme, sans grande retenue : “Tout flambe” ou encore “C’est l’incendie dans les Caddies”. Mazette… Le lecteur de l’Obs sait donc à quoi s’en tenir.
A l’origine des conclusions du Nouvel Observateur, un “listing” dont l’hebdomadaire s’est procuré copie dans “un hypermarché”. Au menu : l’évolution des prix de 280 produits “parmi les plus vendus”. Un scoop tel que le site internet du magazine publie la liste in extenso, telle une pièce à conviction, balayant à l’avance toute contestation. Mais n’en déplaise à l’auteur de l’enquête, la contestation s’impose…

Des erreurs manifestes

Intellectuellement, l’Obs faillit à sa rigueur historique. Comment extrapoler à ce point les résultats d’un hypermarché (sur la bagatelle de 1 400 magasins en France, non compris bien sûr les supermarchés) ? Comment ainsi titrer “La vérité sur la hausse des prix” à partir d’une observation aussi peu représentative ? L’escroquerie (ou la paresse) guette… D’autant plus que la nature même des données publiées ne peut qu’interpeller… Nombreux sont les cas d’erreurs manifestes pour qui observe convenablement et régulièrement les prix. Les biscuits Paille d’Or auraient augmenté de 34 % de 2004 à 2007 ? Faux. A quelques miettes près, le prix moyen France est aujourd’hui identique à 2004 : 1,59 e. La crème Mont Blanc Vanille ? Annoncé à + 31 %, le prix a réellement progressé de… 1 %. Pire : les rillettes Bordeau Chesnel. A en croire Le Nouvel Observateur, le pot de 220 g est 31 % plus cher aujourd’hui qu’il y 3 ans. Pas de chance, voilà un produit qui a baissé. Couramment observé à 2,55 e en 2004, il navigue aujourd’hui à 2,29 e : – 10 %. Et les exemples sont hélas trop nombreux pour apporter crédit tant à la méthode, qu’à l’étude et, a fortiori, aux conclusions du Nouvel Obs. Que les prix soient orientés à la hausse sur ces dernières semaines est une évidence. Qu’il faille à ce point forcer le trait est incompréhensible. D’autant que l’évolution des prix des grandes marques depuis 2004 est d’une limpidité quasi absolue. Phase 1, 2004/2005 : baisse des prix suite aux accords Sarkozy, environ 2,5 %. Phase 2, 2005/2006, la machine des marges arrières est relancée, les prix remontent, annulant l’effet de la “baisse Sarko”. Phase 3, 2006/2007 : l’assouplissement Dutreil 2 se traduit par une baisse des grandes marques, environ 1,5 %. Phase 4, fin 2007, “l’effet matière premières” se traduit par des hausses de prix en rayons sur certaines catégories de produits.
Reste néanmoins plusieurs questions encore sans réponse. L’hypermarché auquel se réfère le Nouvel Observateur existe-t-il ? Si tel est le cas, voilà un magasin bien atypique. Un véritable “cas” de commerce, à suivre de très près ! Autre interrogation, peut-être plus fondamentale celle-là : le Nouvel Observateur s’est-il réellement procuré des évolutions de prix en rayons ou s’agit-il d’évolutions de tarifs d’industriels qu’un opérateur aurait souhaité voir publiés ? Là est sans doute le seul véritable intérêt de cette “grande enquête exclusive”.

O. DAUVERS

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Un grand “bio” en avant !

Un grand « bio » en avant !

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Natureo, premier supermarché bio

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Direction Chartres pour découvrir le premier supermarché du bio, imaginé par un adhérent Intermarché et mis en œuvre par l’agence Malherbe.

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Tribune n°49 (novembre 2007)

Le pouvoir d’achat en question

Titre

Sarko, si t’es champion !

LES FAITS. Toutes les études d’opinion l’attestent : le pouvoir d’achat est actuellement la préoccupation principale des Français. Pas surprenant que Nicolas Sarkozy s’empare du sujet, dès son retour de Chine demain. Reste à savoir s’il parlera vrai…

Nicolas Sarkozy est-il un homme politique comme les autres ? En clair : opportuniste, démagogue voire approximatif ? Ou, à l’inverse, est-il capable de redonner à son métier (après tout, “politique” en est un) et à sa mission la hauteur de vue qui devrait s’imposer ? Encore quelques heures à patentier, le temps que le Président de la République rentre de Chine. Promis-juré, ses conseillers l’assurent, il va prendre le problème du pouvoir d’achat à bras le corps, s’exprimant jeudi ou vendredi et annonçant – c’est l’expression consacrée – un “train de mesures”. Reste à savoir s’il parlera vrai…

Le pouvoir d’achat : quel “problème” ?

A l’origine du malaise, il y a malentendu. Non, il y n’a pas de “problème de pouvoir d’achat en France”, comme s’entêtent à le soutenir ceux qui hurlent avec la meute, sans doute par commodité. Evidemment, nombreux sont les Français qui, au quotidien, souffrent. C’est un fait. Mais si les indices macro-économiques sont certes perfectibles, ils n’en ont pas moins cette vertu qu’ils donnent la direction. Et aussi défectueux soient-ils, tous les indices (y compris celui du BIPE, historiquement le plus sévère) s’accordent à prédire une légère croissance du pouvoir d’achat en 2007. Modeste, mais réelle. Et surtout réaliste… La grandeur de la fonction devrait conduire Nicolas Sarkozy à expliquer, à éduquer. Au stade de maturité et développement actuel, la France ne peut objectivement voir ses richesses croître de quelques pourcents au mieux. Utopique donc d’escompter des croissances de pouvoir d’achat de 5 à 10%. Juste une illusion.

Faire la pédagogie de la frustration

Si Sarko était un champion de la fonction, il devrait même aller plus loin, quasiment jusqu’à la pédagogie de la frustration. Ah, la frustration, cet élément fondateur de la consommation du XXIè siècle. Imaginons : accordons 100 e de revenu supplémentaire à chaque Français. A court terme, dans le ressenti individuel, le pouvoir d’achat ne serait plus un problème. A moyen terme néanmoins, il le redeviendrait. Simplement en raison de l’écart entre pouvoir d’achat et vouloir d’achat que 100 e additionnels ne peuvent pas gommer, tant est grande l’envie d’avoir, d’utiliser, de posséder. Bref, de jouir de cette société de consommation qui culpabilise presque celui qui n’a pas. Jeudi matin, alors que l’Iphone d’Apple déboulera dans les boutiques d’Orange, la France comptera un bataillon de pauvres en plus. Tous ceux qui, voyant son prix (399 e), en conclueront qu’ils voudraient bien, mais ne peuvent point. Faut-il pour autant s’inquiéter du pouvoir d’achat de ceux-là…  La grandeur de la fonction devrait donc conduire Nicolas Sarkozy à éclairer le quidam, à dédramatiser autant que possible cette frustration structrurelle.
Quant à l’honneur de la fonction… La seule mesure vraiment efficace et simple (évidemment pas la loi Chatel, inopérante en l’état, ni une énième “usine à gaz” pour alléger les charges) a été proposée par Robert Rochefort, patron du Crédoc : limiter l’augmentation des loyers à l’inflation générale des prix, soit + 2% (vs + 3,5 % actuellement). Coup de pouce pour les locataires, mais coup… de massue pour les propriétaires, l’électorat plus naturel de Nicolas Sarkozy. L’honneur de la fonction devrait donc, en l’espèce, conduire le Président de la République à mécontenter les siens. Sarko, si t’es champion…

O. DAUVERS

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Novembre 2007 (bis)

La comparaison du plus fort…

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C’est “l’arme atomique” de la publicité : la pub comparative (Leclerc s’y connaît), appliquée en local. Terriblement efficace pour marquer les esprits. Ainsi, la semaine dernière, les lecteurs d’Ouest France auront ainsi appris que la “ménagère buanderie” de Playmobil était proposée à 5,90 € à Leclerc Plérin et 7,90 € à Carrefour Langueux (St Brieuc). Du hard…

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Novembre 2007

Prix (ronds) au carré !

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Grand classique de la distribution alimentaire : les opérations à prix ronds. Ce qui l’est moins (classique), c’est d’utiliser une symbolique visuelle à ce point carrée pour illustrer des prix aussi… ronds !

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Cora Alès : les fondamentaux de l’hypermarché

Cora Alès : les fondamentaux de l’hypermarché

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Nouveau numéro de Vidéo Grande Conso consacré à la réouverture de l’hypermarché Cora d’Alès (30). Partez à la découverte en images de ce magasin.

http://www.dailymotion.com/videox3gk1u

Cliquez pour commander un diaporama de ce magasin (gratuit)

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Carrefour fait des petits…

Carrefour fait des petits…

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Nouveau numéro de Vidéo Grande Conso, aujourd’hui 23 octobre, à l’occasion du passage sous l’enseigne Carrefour Market de six supermarchés Champion bretons. Partez à la découverte en images de cette nouvelle enseigne.

http://www.dailymotion.com/videox3a5dy

Cliquez pour commander un diaporama de ce magasin (gratuit)

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Tribune n°48 (octobre 2007)

A propos du rapport Attali

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Plaidoyer pour la négociabilité

LES FAITS. Jacques Attali a remis cet après-midi à Nicolas Sarkozy son rapport sur la “libération de la croissance française”. Parmi les quelques pistes préconisées, “l’accroissement de la concurrence pour augmenter le pouvoir d’achat” par la libéralisation des régulations qui encadrent le commerce. Notamment la négociabilité des conditions générales de vente.

Depuis 15h30, Nicolas Sarkozy a donc sur son bureau le rapport commandé à Jacques Attali. Et l’ancien Sherpa de François Mitterrand a visiblement tenu son rang de “brasseur d’idées” quitte à sacrifier parfois l’exactitude de la démonstration (voir encadré). Parmi les pistes évoquées : le retour à la négociabilité des conditions générales de vente. Un tabou pour les industriels qui avaient visiblement sanctuarisé cette “avancée” de la Loi Galland.  “Une forteresse imprenable”, résumait encore récemment l’un d’eux. Pendant l’été, alors que Michel-Edouard Leclerc était bien esseulé pour souhaiter la négociabilité des CGV, les industriels ripostaient encore mollement. Désormais proposée par un tiers extérieur (et écouté), c’est le branle-bas de combat. Tous sur le pont avec en guise de contre-argument massue la non-discrimination. En clair, les industriels         – vertueux par principe – s’opposent à la négociabilité de leur CGV car elle les conduiraient automatiquent à pratiquer des conditions trop différentes d’un client à l’autre (sous-entendu : ils ne le souhaitent pas). Argument recevable sur le principe. Mais tellement éloigné de la réalité des faits qu’il en perd tout poids dans le débat qui doit à présent s’engager.

Le mirage de la non-discrimination

Il faudrait être grand naïf pour ne pas l’accepter : la non-discrimination est un mirage. Sauf, peut-être, au pays des Télétubbies où bonté, amour et loyauté font règle. Dans ce monde-là, oui la riposte des industriels feraient sens. Pas ici et maintenant… Dès lors, soutenir la négociabilité revient, sans idéologie, à prendre acte d’une situation existante et à sortir enfin de l’hyprocrisie. C’est notamment pour avoir figé les CGV des industriels que, sous l’ère Galland, la coopération commerciale a explosé. Par principe intellectuel (à la portée de chacun…), vendeur et acheteur ont besoin d’un espace de négociation. C’est logique, naturel et, pour tout dire, sain. La loi Galland a déporté cet espace de négociation “hors-facture”, sous la forme opaque de coopération commerciale et services divers. C’est, pour le coup, absurde et malsain.

Lactalis ou Leclerc, qui aura le beau rôle ?

Toutes aussi absurdes les annonces, par médias interposés, des revalorisations tarifaires des plus grands industriels. Les voilà annonçant urbi et orbi        + 10 % par ici, + 20 % par là. Qu’importe, sur le fond, que ces hausses soient légitimes ou alibi. C’est sur la forme que le bât blesse. Et gravement. A l’heure où le consommateur s’inquiète de son pouvoir d’achat, qui aura le beau rôle ? Michel Léonard, le patron de Lactalis, qui annonçait jeudi dans Les Echos des tarifs en hausse de 15 à 17 %, ou Michel-Edouard Leclerc qui, trois jours plus tard dans le Journal du Dimanche, interpellait Nicolas Sarkozy, lui promettant de faire baisser les prix s’il peut… les négocier ?

O. DAUVERS

Les “à peu près” de Jacques Attali

De vraies solutions sur la foi de constats approximatifs ? Peut-être… Sur la base des “meilleures feuilles” qui ont circulé en fin de semaine dernière, le rapport Attali n’est pas un modèle d’exactitude dans les constats qui sont posés. Exemples : 1) La rentabilité de la distribution française ? “Supérieure” à ses concurrents européens, selon le rapport. En fait, si les marges des enseignes françaises ont certes progressé depuis 10 ans, elles n’ont pas dépassé les résultats des groupes étrangers. 2) Les lois Royer et Raffarin. Pour avoir freiné l’implantation des grandes surfaces, elles auraient “coûté” 115 000 emplois à l’économie, toujours selon le rapport. Une affirmation péremptoire bien davantage qu’un constat argumenté. Simplement car précisément indémontrable !

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Septembre 2007

Pomme de concorde

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C’est le courrier dont s¹est fendu Steve Jobs, le patron d¹Apple, aux
premiers clients de son I-phone… Après avoir violemment baissé les prix de son dernier bijou de 200 dollars, Apple ­ jamais en retard d¹une innovation, même en matière de relation client ­ a jugé utile de dédomager de 100 dollars (en bon d¹achat) les early adopters qui avaient acquis un I-phone full price. Apple serait-il aussi le meilleur en CRM ?

Cliquez l’image ci-dessous pour lire le courrier

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Tribune n°47 (septembre 2007)

Big is beautiful

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Vive le rapport de force (économique)

LES FAITS. Après des années de bataille, les industriels du lait ont obtenu des enseignes une nette revalorisation des prix de cession. Les tensions sur les volumes disponibles ont joué. Mais rien n’aurait été possible sans l’extraordinaire concentration de l’offre.

C’est un principe économique d’une banalité affligeante : acheteur et vendeur ont des intérêts naturellement divergents. Si chacun cherche à maximiser le profit de la relation d’affaire, l’un a pour Graal le prix le plus élevé, l’autre le prix cassé. Il y a deux mille ans, les marchands du temple ­ déjà ­ ne fonctionnaient pas autrement… Aujourd’hui encore, c’est Place Jemâa-el-Fna à Marrakech que le commerce devrait être enseigné tant, ici mieux qu’ailleurs, il repose sur quelques fondamentaux immuables ! Logique, dès lors, que la chaîne alimentaire fonctionne ainsi. Y compris pour ses premiers maillons (les agriculteurs). A l’origine, les coopératives agricoles ont précisément été créées pour massifier les volumes d’achats (engrais, semences, etc.). Bref, pour «tordre le cou» aux fournisseurs ! Et ce sans complexe. Normal. Car n’en déplaise à quelques idéalistes chantres d’un « gagnant-gagnant » improbable (ou, pire, d’un insupportable « win-win ») le commerce est rapport de force. Et doit le rester.

Tel est le jeu avec, déjà, des gagnants…

Pour les industriels (notamment les plus modestes d’entre eux), la question n’est donc pas de savoir comment s’émanciper du rapport de force, mais bien d’envisager les directions stratégiques qui pourraient permettre de le rééquilibrer. Evidemment pas la loi, comme le laissent pourtant encore à penser certaines organisations professionnelles. Au mieux, en effet, les réglementations déplacent le rapport de force. Au pire, elles l’amplifient. En témoignent dix années d’ère Galland. Si les conditions générales de vente ne sont plus négociables, la coopération commerciale l’est toujours. Rien de nouveau donc. Yves Galland avait pourtant sous-titré son texte « loi pour le rééquilibrage des relations commerciales ». On en rirait encore de bon c¦ur si certains (hélas nombreux), convaincus par la naïveté du Ministre, n’y avaient eux-mêmes cru.
Deux voies (et plus) s’offrent donc aux industriels : la concentration de la mise en marché, pour limiter les alternatives d’approvisionnement, et/ou «l’incontournabilité» de leurs fabrications (par la marque ou la recette). Dans les deux cas, c’est le bras de fer. Mais tel est le jeu avec, déjà, ses gagnants. Les industriels du lait par exemple… Après des années de négociations infructueuses, la filière a enfin réussi à « faire passer des hausses », environ + 8 %. Pas rien ! A l’évidence, les tensions sur les volumes disponibles ont joué. Mais l’extraordinaire concentration de l’offre (deux intervenants se partagent désormais l’essentiel du marché MDD et premiers prix) a été le catalyseur indispensable. Par le jeu des alliances entre industriels, voilà un marché de produit quasi-brut sur lequel l’amont a sérieusement rééquilibré le rapport de force. Un exemple à suivre ? Sans aucun doute. Cet été, Bigard et Charal ont annoncé leur rapprochement. Excellente nouvelle ! Plus récemment, trois biscuiteries bretonnes (Gaillard, Le Ster et Whaou) ont choisi de ne faire qu’une : Goûters Magiques. Bravo ! La voie est encore un peu plus tracée. Qu’elle soit suivie…

O. DAUVERS

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