Archives pour mars 2010

Dieu et la crise

JesusCriseL’Eglise n’est visiblement pas en panne d’inspiration pour appeler ses fidèles à donner. Vendredi dernier, je vous proposais une campagne percutante, très en phase avec les codes des enseignes du commerce (voir plus bas). Et, depuis, un internaute de l’Est m’a transmis ce visuel, lui aussi percutant. Je n’ai pas résisté à l’envie de vous le faire partager. C’est, je vous l’accorde, un peu éloigné de nos centres d’intérêt habituel. Encore que… L’Eglise illustre bien, à son corps défendant, que prendre la parole aujourd’hui (et surtout être vu ou entendu, bref remarqué) suppose une sacré audace. Et voilà bien un enseignement qui s’applique à tous les annonceurs, dont les marques et les enseignes.

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Et si Casto avait (enfin) trouvé sa voie ?

DSCN0543La success-story marketing et commerciale de Leroy Merlin est une évidence. A l’origine, il y a une vision : le client n’achète plus des « produits » mais une « solution ». Et cette vision – évidente aujourd’hui, très anticipatrice il y a quelques années – a nourri l’ensemble du projet de l’enseigne. De son côté, Castorama a évidemment observé et suivi cette mue du métier, initiée par son rival. Mais sans la prime de performance que confère l’antériorité. Casto devait donc trouver sa voie, originale vs Leroy merlin. La voilà peut-être avec sa nouvelle campagne de publicité qui fait du client un acteur. Et pose Castorama en facilitateur de projet, faisant écho au nouveau slogan (« C’est castoche », allusion à « fastoche », pas sexy certes, mais très cohérent !). Bilan : c’est habile, différent de Leroy Merlin, très en phase sociologiquement avec le Do It Yourself, bref, c’est une vraie bonne voie. Peut-être « LA » voie que cherchait Casto. Reste désormais à le nourrir de preuves tangibles. J’imagine d’ici les dégats d’image que ferait le panneau des Casto Stages (à l’entrée de tous les magasins) barré d’un « Pas de stage en ce moment »… Evidemment, si je l’évoque, c’est que je l’ai vu !

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Le RENNES CONSO nouveau

RENNES CONSO avrilComme annoncé le mois dernier, vous trouverez tous les mois sur le site le dernier numéro de RENNES CONSO* en téléchargement, dès sa publication. Le voici donc ! Pour les plus curieux d’entre-vous, c’est l’occasion de voir comment nous traitons en version grand public des sujets qui sont au cœur des métiers du commerce et donc souvent au cœur de nos publications. Et pour les encore plus curieux, c’est l’occasion de suivre le positionnement prix des enseignes sur Rennes.

* RENNES CONSO est un magazine grand public que j’édite à Rennes depuis 2004. Il est diffusé tous les mois en boîtes-aux-lettres à 130 000 exemplaires.

Pour le télécharger, cliquez ici

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L’Église bien dans son époque !

Eglise3Réponse au jeu de vendredi : c’est l’Eglise, en l’occurence les diocèses de l’Ouest, qui ont imaginé pareille campagne de collecte (pour le denier du culte). Une initiative intéressante à plus d’un titre, à commencer par un extraordinaire paradoxe : l’Eglise, activité non marchande par excellence, qui emprunte les codes de l’hyper consommation pour… faire de la retape.

Nombre d’entre vous ont identifié « l’annonceur » de cette campagne. Comme promis, les 10 premiers recevront dès sa sortie (prochaine) l’ouvrage « Mieux Piloter sa Relation-client » de Frank Rosenthal, édité aux Editions Dauvers. Il s’agit de : Gauthier Demeulemester, Olivier Roy, Yves Denjean, Cédric Rambeau, Lydie Cazin, Mathilde Vuillemenot, Charline Ferron, Noémie Lacaille, Jérémie Vilain et Dominique Forgues.  Bravo à eux !

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Serez-vous perspicace ?

SexShopdelaBaieUn p’tit jeu pour passer le week-end. Et une question simple : quelle peut donc être cette enseigne qui se targue de… tout donner ? Vous avez une idée : les 10 premiers d’entre-vous qui me donneront la bonne réponse (en répondant ici) recevront  un exemplaire de notre prochaine publication : « Mieux piloter sa Relation-client », un guide pratique de 200 pages pour analyser et optimiser sa relation-client. A vous de jouer. Et soyez perspicace !

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Carrefour préfigure le futur de l’hyper

Microsoft Word - CP Corporate Site de tŽlŽchargement 18-03-10 VFLe futur de l’hyper est bien « LA » question qui taraude tous les états-majors. Dans quelques semaines, à Lyon, Carrefour dévoilera le fruit d’un an de réflexion sur le sujet. Quelques révélations dans la presse ces derniers temps, notamment grâce aux magazines Linéaires et LSA. Mais pour imaginer le futur de l’hyper, il faut simplement lire entre les lignes… Carrefour a ainsi annoncé hier le lancement d’un vaste service de « téléchargement culturel » avec musique, jeux vidéo et logiciels. L’objectif : faire basculer on-line un marché qui est condamné dans le monde off-line. Pourquoi  condamné ? Très simple. L’histoire du commerce nous enseigne que toute nouvelle forme de vente qui casse la structure de coûts en place finit par s’imposer. Et sur ces marchés dématérialisables, le on-line casse la structure de coût. Plus de CD, plus de boitier plastique, plus de livret, plus de camions pour les transporter, de gondoles pour les disposer ou, bien sûr, de bras pour les manipuler. Imaginer un avenir off-line à ces produits est un hérésie (en tous les cas pour le mass-market). Et imaginer qu’il en subsiste dans les hypers à la fin de la décennie un doux

Pour télécharger le communiqué de presse de Carrefour…

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Kremlin Bicêtre : le premier Auchan depuis 10 ans

PICT1005-2Voilà dix ans qu’Auchan n’avait pas inauguré d’hyper. Précisément depuis Val d’Europe, prototype de ce qui devait être « l’hyper du troisième millénaire », dit H3M en jargon maison. Depuis, le concept Auchan a bien changé. Moins « embourgeoisé » et finalement plus en phase avec son époque (voir à ce sujet Vidéo Grande Conso consacré à Auchan Vélizy). Au Kremlin Bicêtre, Auchan ne ressemble pas complètement à Auchan. Et pour cause : avec plus de 11 000 m2 plantés à 200 mètres du périphérique parisien, cet Auchan doit combiner les attributs de la proximité et la puissance de l’hyper. Le plus spectaculaire ? L’entrée sur une vaste zone (800 m2) dédié aux fruits et légumes, poursuivie de la poissonnerie et de la boulangerie. En clair, une implantation de super dans une coque d’hyper avec un positionnement de grande proximité. La quadrature du cercle ! En attendant un numéro de Vidéo Grande Conso consacré à Auchan Kremlin Bicêtre (dit Auchan Okabé), un PDF à télécharger avec une quinzaines de photos. Les toutes premières photos disponibles sur ce magasin.

Le dossier PDF basse-déf 1 mo

Le dossier PDF moyenne-déf 3mo

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Du Point au groin…

La couverture du Point fait des vagues. En réaction à la note de jeudi dernier, de nombreux messages me sont parvenus. La majorité émanant de distributeurs, quelques uns (eh oui !) d’industriels. Mais tous avec une même tonalité : comment un tel hebdo peut se livrer à pareille curie ? Evidemment – et je l’évoquais dans la note précédente –, les enseignes ont leur travers (moi-même, je l’avoue, ai récemment et « honteusement » pressuré les imprimeurs de ma région pour gagner quelques pourcents à l’achat, probablement comme Le Point le fait !). Mais la grande distribution ressemble-t-elle dans son ensemble à la description qu’en fait Le Point ? Non, bien sûr. D’ailleurs, c’est parce qu’ils avaient eu vent de la tonalité de l’enquête (ah les réseaux…) qu’aucun patron d’enseigne n’est cité. Pas même Serge Papin ou Michel-Edouard Leclerc. MEL qui, sur son blog, a écrit tout le mal qu’il pensait de l’enquête : « Chaque secteur a ses poubelles. Pour Le Point, l’activité de la distribution se réduit à ses poubelles. Pardon ! Je me dois de nuancer. Il y a des enseignes qui sont épargnées. Devinez lesquelles : la Fnac, bien sûr, et Conforama, même pas citées.. Voilà qui évitera certainement à la rédaction de se faire taper sur les doigts ! ». Et MEL de mettre les pieds dans le plat : Le Point appartient à François Pinault, comme la Fnac et Conforama. Toujours sur le terrain des… poubelles, un lecteur du blog de MEL (qui se dit ancien industriel et « peu enclin à trouver des circonstances atténuantes au grand commerce ») résume, à sa façon, la situation : « A une époque, certains journaux faisaient les poubelles, là Le Point récolte ses infos dans le lisier, on pourrait peut être le rebaptiser Le Groin ? » En d’autres termes, cette enquête… pue. Un point, c’est tout.

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Exclusif : Urban Drive, la « micro-épicerie » selon Système U

UrbandriveDepuis mardi dernier, Jean-Marc Gillouard, associé Super U à Rennes, teste un nouveau concept de proximité : Urban Drive. Baptisée « micro-épicerie », Urban Drive propose les 20/80 de l’assortiment sur à peine 200 m2. Particularité principale, des horaires d’ouverture très élargis comparés au Super U auquel Urban Drive fait face : de 7h à 21h en semaine, de 7h à 20h30 le samedi. Urban Drive n’est pas un « test officiel » de Super U, mais bien le fruit d’une initiative individuelle d’un associé (comme l’avait été en son temps la location U). Ici, à Rennes, Jean-Marc Gillouard a surtout profité d’un local demeuré vacant dans son centre commercial. Idéalement, une implantation un peu plus éloignée du Super U aurait évité l’inévitable cannibalisation lorsque le Super U est ouvert. Ce matin vers 11h (samedi), j’étais le seul client (curieux) d’Urban Drive alors que le Super U était plein à craquer.

Parmi les autres questions qui se poseront immanquablement à l’associé (et à ceux qui pourraient être tentés de l’imiter) : 1) les horaires qui gagneraient encore à être élargis (22 h) pour s’inscrire pleinement dans la proximité urbaine ; 2) le tarifaire, qui est pour l’heure identique au Super U voisin alors que le service rendu et la structure de coût ne sont pas identiques.

A suivre donc…

Pour découvrir Urban Drive en images, le dossier PDF est à télécharger ici

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Il faut le vivre pour le croire !

CarrefourMarketHuileIsio4Tous les mois, avec mon équipe, je consacre une journée à arpenter les magasins rennais pour relever des prix. Une grosse centaine de prix par magasins qui, après coup, constitueront la base de l’indice de prix local que nous publions dans le magazine RENNES CONSO. Mais au-delà, c’est une formidable occasion de « vivre » le commerce dans la position du client. Et donc de s’étonner. A l’image de ces flacons d’Isio 4. La bouteille – classique d’un litre – est proposée à 2,41 euros. La version promo avec 20 % gratuits est à… 2,87 euros, soit très exactement 19 % plus cher ! Jusque là, rien que du très banal, malheureusement. La cerise sur le gâteau du « jemenfoutisme », c’est la réaction – très courtoise – du responsable du point de vente auquel je fais partager l’observation : « On y peut rien, c’est à cause de la centrale ». Et ledit responsable de tourner les talons, persuadé d’avoir apporté la bonne réponse au problème soulevé ! Et le client, lui, ça lui va l’explication de la centrale qui défaille ? Evidemment pas… Quiconque possède ne serait-ce qu’un fond de « penser-client » doit sur le champ chaîner les gencod et supprimer l’étiquette la plus chère ou, à défaut, retirer les produits du rayon le temps de solutionner le problème. C’est juste le sens (élémentaire) du commerce, non ?

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