Archives pour juillet 2010

Le juste prix du vouvouzela

Le vouvouzela vous a inspiré ! De nombreuses réponses  à ma question du week-end dernier (voir note). Je la rappelle : quel peut-être, selon vous, le prix d’un objet incontournable (un vouvouzela), mais désormais inutile et qui plus est ne correspondant pas à son marché (parce qu’aux couleurs de l’équipe d’Angleterre) vendu dans un Leclerc lorrain ?

La réponse était 4,90 euros. Un prix qui, malgré le nombre d’intermédiaires probables entre la Chine et la Lorraine, laisse tout de même une généreuse marge à chacun d’entre-eux. Car le vouvouzela n’est finalement rien de plus qu’un tuyau en plastique !

Bravo à Arnaud Daphy qui, le premier, a donné le prix le plus approchant qui ait été proposé (4,99 euros). Arnaud, merci de me donner votre adresse postale pour la lecture promise en cadeau.

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Une carte postale de Dubaï

Une p’tite carte postale de Dubaï, avant la série de VIDÉO GRANDE CONSO consacrée au tour du monde des enseignes françaises à la fin de l’été. Un vendredi de « crazy low prices » chez Carrefour à Dubaï. Pour faire simple, ici le vendredi est le dimanche de chez nous. Une journée « off » sauf dans les magasins ! Les allées de l’hyper du Mall of Emirates sont bondées. Les clients furètent sur les podiums, prennent d’assaut les comptoirs. La recette est finalement assez simple, déjà théorisé il y a quelques décennies par le gourou américain, Bernardo Trujillo (traduit de l’anglais) : « Empilez haut et vendez bas ». En clair, de la marchandise massifiée et des prix cassés. Bref, des basiques du commerce. Et ca marche. L’hyper est noir de monde. Seule entorse à la simplicité : Carrefour Dubaï a repris la logique du « ticket Leclerc », le bon d’achat différé. Sur certains produits, l’achat donne lieu à un « Carrefour coupon », valable pour un prochain achat. Pas plus qu’en France, je ne comprendrai jamais cette logique, surtout quand il s’agit d’une MDD, comme ici !

CarrefourDubaï2BD

CarrefourDubaï1BD

CarrefourDubaï3BD

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Avis de Grand Frais…

Nouvelle terreur des hypers, Grand Frais devrait franchir d’ici à la fin de l’année le cap des 100 magasins. A quoi ressemble un Grand Frais ? Est-il vraiment moins cher que les hypers, ou juste mieux théatralisé ? Réponse, dans ce numéro de VIDEO GRANDE CONSO.

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En route pour le monde des enseignes françaises

Ce matin, je mets le cap sur Dubaï. C’est la première étape d’un Tour du monde des enseignes françaises qui va m’occuper une partie de l’été. Dubaï d’abord, donc (je vous laisse deviner dans quelle enseigne, je vais aller traîner mes guêtres…). Puis le Brésil et l’Argentine mi juillet (avec un saut de puce personnel à Ushuaïa – d’où je vous promets un photo du magasin le plus méridionnal du monde). Et enfin l’Asie fin août. A chaque fois, un même objectif : vous faire découvrir à quoi peuvent bien ressembler ces magasins exploités sous enseigne française à l’autre bout du monde. Autrement dit : vous faire partager ma curiosité qui, en la circonstance, n’est pas franchement un vilain défaut.

Cela dit, rassurez-vous, le blog reste ouvert pendant… les voyages !

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Baisse des assortiments : la meilleure nouvelle de l’année !

Selon Nielsen, le nombre de références a baissé de 0,5 % en hypers l’an dernier et de 2,5 % en supermarchés. Des résultats qui marquent un spectaculaire coup d’arrêt à l’inflation structurelle de l’offre. En 2008, les assortiments avaient encore progressé de 7 % en hypers et de 5 % en supers. Rien d’étonnant que ce coup d’arrêt intervienne dès la première année d’application de la LME qui a considérablement changé la donne de la négociation commerciale entre marques et enseignes après une douzaine d’années d’ère Galland.

N’en déplaise aux marques, la réduction des assortiments est une… bonne et inéluctable nouvelle. Bonne car l’inflation de l’offre, passé le niveau où elle génère la meilleure attractivité possible du point de vente, est source de bien des maux. En back-office, l’assortiment perd en productivité (gérer deux références sera toujours plus coûteux que de n’en gérer qu’une). Sur la surface de vente, c’est la lisibilité de l’offre qui diminue mécaniquement dès que l’offre s’accroît.

Pendant de nombreuses années, les enseignes (et jusqu’à leur top management) ont nié ces deux évidences, étouffées qu’elles étaient par le confort ouaté des règles du jeu héritées de l’époque Galland. Jusqu’à une époque récente, l’élargissement de l’offre était par exemple un dogme chez Carrefour. Le vent a tourné… Et Carrefour – pour ne prendre qu’une enseigne parmi toutes les autres (ou presque) – revendique désormais sa mission de sélection de l’offre, coupes à l’appui. Le mass-market impose en effet la meilleure productivité possible des flux pour proposer les meilleurs prix. Dès lors que la fixation des prix devenait notoirement plus libre pour les enseignes, la réduction de l’offre (ou à tout le moins, la fin de l’élargissement des assortiments) en était inéluctable. Et, à en juger par les rotations parfois insignifiantes de certains produits, le ménage n’est pas terminé…

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La rentrée avant la sortie

Cora Creil RentréeDe passage à Creil hier avec, en guise d’originalité, un hyper Cora sans enseigne au fronton. Etrange. A l’intérieur, toujours la même surprise à pareille époque. Quelques employés s’affairent à mettre en place les cartables scolaires pour l’opération rentrée. Le temps « des travaux », le rayon est même condamné par une enfilade de barrières, comme s’il fallait freiner l’enthousiasme débordant des clients à acheter d’ores et déjà (nous étions hier le 5 juillet, rappelons-le) les articles de rentrée. En fait, c’est la rentrée avant la sortie (les départs en vacances).

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La fin des caissières : entre information et posture

EnjeuxLesEchosVoilà quelques mois que le sujet n’était plus revenu à la une de l’actualité : quel avenir pour les caissières ? Enjeux Les Echos s’interroge : connaîtront-elles le même sort que les pompistes ou les poinçonneurs du métro ? Pas de réponse tranchée, logique. Mais l’intérêt de l’enquête réside dans les quelques informations délivrées ou les postures prises par les intervenants. Côté informations, cette observation d’Alain Boissières, le monsieur caisses d’Auchan. «25 % de notre clientèle achetant moins de dix articles utilisent les caisses automatiques», glisse-t-il. Preuve que l’usage est là, malgré les 95 % de consommateurs qui disent vouloir éviter de voir disparaître les caissières. Un paradoxe de plus ! Côté postures, le PDG de Wincor Nixdorf, le leader français des self check-out. Face aux enseignes, c’est le premier à argumenter sur les économies réalisées pour justifier d’un retour sur investissement rapide. Normal, faut bien vendre… Mais là, face à l’opinion, c’est évidemment plus mesurée. Le principe même d’une posture. «Les économies de personnel réalisées sont marginales car les salariés qui ne sont plus aux caisses sont redéployés vers d’autres tâches comme le remplissage des rayons». Ce qui suppose que ladite tâche n’était jusqu’alors pas remplie…

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Le juste prix…

VouvouzelaC’était un objet quasi inconnu il y a un mois. C’est désormais une star planétaire : le vouvouzela. ! Logique qu’il débarque en rayon. Reste que le parcours de l’équipe de France l’a rendu nettement moins indispensable dans la panoplie du supporter. D’autant plus lorsqu’il est proposé aux couleurs de l’Angleterre, comme c’est le cas dans cet hyper Leclerc lorrain. D’où cette question : quel est, selon vous, le prix d’un objet incontournable, mais désormais inutile et qui plus est ne correspondant pas à son marché ? Pour répondre, cliquez ici

A gagner, un « pack Editions Dauvers » : Tranches de vie commerciale 2010, Mieux Piloter sa Relation-Client, et Le magasin de demain spécial Red Market. Le tout accompagné de toute ma considération car c’est quand même vachement difficile ! Bon week-end de réflexion…

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Lidl : flop annoncé pour le Floc

LidlSudOuestCette semaine, Lidl a décidé de mettre le Sud-Ouest à l’honneur (après la Provence il y a quelques mois). Impossible pour le Gersois que je suis de ne pas aller y mettre mon nez ! Entre photos de tournesol, de canards et de pommes de pin (pas très original, mais toujours utiles), les 7 pages de tract proposaient une trentaine de références qu’il est nécessaire d’analyser avec soin pour comprendre la dérive du hard-discount. Certes, les rillettes de canard, le vin de Gaillac ou le cassoulet sont finalement des produits très « cœur de marché ». Mais que dire de l’Aligot de l’Aveyron, de la confiture de coings ou du Floc de Gascogne ? Un remarquable produit le Floc de Gascogne évidemment (au passage, je vous recommande plus que chaudement celui de la maison Chiroulet), mais dont j’imagine mal les rotations à Rennes, Thionville ou Saint André de l’Eure ! Même Carrefour s’y est cassé les dents avec sa marque Reflets de France dont le Floc affiche des rotations faméliques, malgré la force de la marque ombrelle.

Que retenir de cette OP ? Que Lidl devient jour après jour un supermarché comme les autres. Mais ça, j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire !

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Mic-mac au pays des comparateurs

Difficile de suivre (et donc de comprendre) les comparaisons de prix des enseignes sur le marché du bio. A quelques jours d’intervalle, Leader Price d’abord, Leclerc ensuite, ont chacune publié leur propre indicateur. Evidemment, chacune est la meilleure. Jusque là, tout s’explique. L’étonnement réside dans l’écart entre Leclerc et Carrefour. Selon Leader Price (voir affiche), Leclerc est 30 % moins cher que Carrefour. Mais, selon Leclerc, l’écart n’est plus que de… 9,6 %. Comme toujours, chaque enseigne a raison sur la base de sa propre méthodologie. Et là, Leader Price a choisi le comparateur version « cheap » : 29 produits comparés, lorsque Leclerc en annonce « plus de 300 ».

ComparateurLeaderPrice

ComparateurBioLeclerc

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