Archives pour 2010

Le Mutant est orphelin

DucrottéPour beaucoup, Roger Ducrotté est un inconnu. Pourtant, c’est lui qui, en 1986, a créé ce qui était le premier hard-discount français (Ed existait certes, mais uniquement sur Paris et dans une forme un peu différente) : Le Mutant. Patron des Coop de Normandie, Roger Ducrotté avait cette intuition, deux ans avant qu’Aldi ne déboule dans le Nord, que la France ne resterait pas à l’écart du hard-discount. Bien vu ! Avec les moyens (modestes) de son entreprise, il alors entrepris de résister à l’invasion annoncée. Parti en tête, Le Mutant n’est pas parvenu à maintenir son rang, dépassé par Lidl, Aldi et consorts. Le hasard de la vie (ou de la mort) a voulu que Roger Ducrotté disparaisse quelques semaines après Théo Albrecht, le fondateur d’Aldi. Là où ils sont, c’est sûr, ils refont le monde… du commerce ! Salut Roger.

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En route pour Montréal

Ce matin, cap sur Montréal pour partager ma vision du commerce en Europe à l’occasion de la journée du Canadian Coucil of Grocery Distributors. Le CCGD réunit les distributeurs alimentaires canadiens et leur curiosité sur ce qui se fait de nouveau dans notre « vieille Europe » m’a convaincu d’un aller-retour express à Montréal. Une heure de conférence suivie de visites de magasins et retour dans la foulée. Pour les plus curieux, je mets en téléchargement ici ma conférence. Bon, bien sûr, sans les commentaires et « l’histoire » qui va avec, c’est sans doute moins intéressant ;-) Pour les autres, je vous promets demain une carte postale de Montréal !

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Question pour des champions

PromoLibre1Une nouvelle colle pour s’amuser un peu ! Cette semaine, c’est Promo Libre sur les surgelés et glaces chez Carrefour et Carrefour Market. Dans le même temps, Carrefour Market propose une OP trafic avec jusqu’à 50 % de remise en cash-back fidélité, dont certains produits sont des surgelés. Donc la question : « Sachant d’une part que cette gamme de tartes salées Marie est annoncée à 2,32 euros la pièce avec 50 % de remise fidélité et, d’autre part, que le rayon surgelés est en Promo Libre, quel sera donc le coût de revient net pour un client se laissant tenter par les trois références de la gamme ?« . Et comme il faut savoir récompenser l’effort (!), j’offre au premier me donnant la bonne réponse la dernière publication de la maison : « Mieux Piloter sa Relation-Client ». Et pour corser l’affaire, imaginez le scénario si le client règle avec sa carte Pass…

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La vraie vie est là !

Une fois n’est pas coutume, je n’écrirai pas le billet du jour ! Je le laisse à une lectrice du magazine que j’édite sur Rennes, RENNES CONSO (130 000 ex mensuels, axé sur la conso). Evidemment, elle ne m’a pas écrit pour que je web-diffuse son commentaire. Mais il vaut son pesant de peanuts et devrait donner à méditer ceux qui croient encore que le client ne voit rien… Accrochez-vous, c’est du lourd. Et soyez indulgents pour les quelques approximations d’orthographe ! L’essentiel n’est pas là.

Bonjour,

je lit régulièrement le magasine Rennes Conso et quand j’ai relevé une anomalie de prix conséquente, je me suis dit qu’il serait bon de vous informer.
Dans la pub leclerc du 29 sept au 9 octobre, le paquet de Faritas original de 500g est au pris de 4.90€ pour 500g avec 40% de réduction immédiate. J’achète se produit qui n’est pas en bout de gondole mais dans le rayon, je vérifie que c’est bien des Faritas original à 500g. En regardant le ticket de caisse je m’aperçoit que ce même paquet est passé à 5.68€, et qu’il n’as pas de réduction de 40%. Je vais à l’accueil du magasin leclerc de XXX XXXX, et la dame m’explique gentiment que la réduction n’est valable que sur les produits en bout de gondole… Je trouve que cette pratique n’est pas normale, il restait des paquets dans la gondole, alors pourquoi une telle différence de prix en même temps pour des produits strictement identiques !

Peut-être avez vous déja relevé ce fait. En tout cas votre magasine est très bien fait et très intéressant. Bonne journée.

Anaïs XXXX

Que rajouter ? Que répondre ? Que les deux produits n’ont pas le même gencod (alors qu’il s’agit de la même unité de besoin) et que le chaînage n’a pas été fait. J’ai peur qu’Anaïs n’ait que faire de l’explication technique à ce qui est d’abord un problème commercial ! Plus que d’autres, Leclerc se doit d’être irréprochable dans l’exécution du prix. Car la confiance est à ce prix. Leclerc a la meilleure image-prix de la distribution, a probablement une excellente agence et un patron communiquant à souhait. Mais à quoi tout cela sert-il si l’exécution en point de vente est défaillante à ce point ? Ce qui n’est hélas pas une exception. Mon expérience en magasins me le prouve. Le tout, à chaque fois, sans que les patrons de magasin n’en soient conscients. Pourquoi ? Parce que, eux, regardent le magasin à un niveau macro alors que le client le regarde, lui, à un niveau micro. Si vous doutez de la réalité du décalage que je décris, relisez le témoignage d’Anaïs.


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Quand Leclerc s’attaque à Casino

LeclercGranvilleDe passage en Normandie, au Leclerc de Granville. Au-dessus des caisses, une affiche qui attire mon attention. Utilisant l’étude semestrielle de Linéaires, Leclerc se paye Casino alors que l’enseigne n’a pas la réputation d’être si présente dans le Nord-Ouest pour en représenter une menace ! Pour faire court, on y apprend que Leclerc est moins cher que Casino. Sans blague ? Forcément, il y doit y avoir une raison à pareille attaque… La raison ? Je la découvre quelques kilomètres plus loin… Casino débarque en Normandie. Mazette. Le propriétaire des Intermarché de Granville, Donville sur mer et Villedieu les Poêles a en effet quitté les Mousquetaires pour adopter les enseignes du groupe Casino : Granville est en train de passer Géant Casino sous mes yeuxGeantCasinoGranville, tandis que Donville et Villedieu sont respectivement passés Super Casino et Hyper Casino. Je comprends mieux l’empressement du Leclerc de Granville à sensibiliser ses clients au positionnement prix de Casino ! En revanche, j’avoue ne pas tout à fait comprendre comment un Mousquetaire peut choisir les enseignes de Casino dans une région où leur notoriété est si faible. Mais comme je ne suis (malheureusement) plus un perdreau de l’année, je pronostique déjà que d’ici à quelques mois (disons au 1er janvier 2011 par exemple) Casino nous apprendra avoir racheté les trois points de vente. Allez, on parie ?

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Un coup de boost !

BoostPartenersUne fois n’est pas coutume, une page de pub ! Et un coup de projecteur sur l’activité de conseil de Benoît Vermesch (Boost Partners). J’ai eu à connaître Benoît lorsqu’il était, il y a quelque temps, directeur marketing de Boulanger. Une enseigne au succès certain dont le socle marketing qu’il a eu à mettre en place a visiblement atteint son objectif. A présent, Benoît accompagne diverses enseignes, toujours sur les mêmes problématiques : stratégie, positionnement, outils, identité, etc. Le tout avec quelques belles références : Devianne, Midas, PicWic, etc. N’hésitez pas à le challenger de ma part ! Il adore ça… Pour en savoir plus, c’est ici.

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Leader Price Sud-Ouest, toujours l’exemple à suivre

LeaderPriceBanane-BDJournée magasins dans le Sud-Ouest. Au hasard d’une route, le 4×3 du moment de Leader Price. Et toujours cet « émerveillement » devant la simplicité de la communication des Leader Price de la région. La recette est simple à décortiquer. 1) Prenez un produit, le plus fédérateur possible. Aujourd’hui les bananes. 2) « Tapez » le prix à un niveau impactant pour le quidam : 0,75 euro/kg (voilà qui, forcément, résonne avec l’idée communément admise que les fruits et légumes sont chers). 3) Rajoutez un slogan peu élaboré mais explicite : « L’alimentaire moins cher ». Vous obtenez l’affiche parfaite.

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Comment je me suis fait piégé par Promo Libre !

PromoLibreUne anecdote personnelle certes, mais riche de sens sur la compréhension des mécaniques promo. Quelques courses ce midi chez Carrefour. C’est « Promo Libre » sur le rayon surgelés glaces. Voilà donc Carrefour qui m’encourage à prendre un peu plus que prévu. Ca tombe bien ! La « colonie » qui squatte mon chez moi le mercredi est affamée. Résultat : me voilà avec 3 boîtes de pizza Buitoni (4 euros chacune), 3 boîtes de steak haché Carrefour (5,03 euros pièce) et 3 étuis de bâtonnets de poisson pané Carrefour Discount (1,76 euro l’étui). Avec – vous l’aurez compris – l’objectif, pour chaque produit, de m’en faire offrir un par Carrefour ! Arrivé en caisse, douche froide… Carrefour me « cash-backe » 5,28 euros alors que je m’attendais à collecter singulièrement plus (rapidement compté un peu plus de 10 euros). Pour autant, tout est normal ;-) Carrefour rembourse un produit sur trois, deux sur six, trois sur neuf, etc. Avec mes neufs produits, j’ai donc trois produits remboursés. Mais… les trois moins chers. Donc les trois étuis de bâtonnets de poissons. Résultat : la prochaine fois je passerai 3 fois en caisse. Je gagnerai alors « gagné » 10,79 euros et non 5,28 euros.

PS : Preuve que l’on peut suivre la promo avec – je l’espère – une certaine expertise et, néanmoins, tomber dans le premier panneau venu. Imaginez dès lors le client moins aguerri !

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La langue du client

OrangeLangueduClientSavoir parler la « langue du client » est un minimum pour un commerçant. Faute de quoi il lui sera difficile de… se faire comprendre. Cette idée très générale – j’en conviens – est pourtant fondamentale et trop souvent négligée alors qu’elle devrait être à la base de toute démarche merchandising. Comment bien faire comprendre son offre autrement qu’en utilisant les clés de compréhension du client ? Difficile ! Exemple ici : les deux références d’oranges sont présentées avec, en guise de clés de compréhension, leurs variétés : navel pour l’une, valencia pour l’autre. Le client raisonne-t-il ainsi ? Ou « rentre-t-il » dans cette catégorie en fonction de l’usage auquel il destine ses oranges : en jus ou à peler ? Vous avez la réponse ? Moi aussi. Voilà bien le B.A.-ba du merchandising. C’est sans doute moins grisant que de « designer de nouveaux displays », mais tellement plus fondamental.

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Noirissime

LindtL’aviez-vous remarqué ? Lindt a manifestement une couleur fétiche – le noir – et s’y tient ! Chaque référence est en effet l’occasion d’une qualification différente. Pas forcément à tort d’ailleurs… Tous les imprimeurs vous le diront : le noir est la couleur qui se décline le plus. Alors Lindt y va de ses adjectifs pour accompagner ses déclinaisons produits. Selon les cas, le noir est donc « intense », « puissant », « absolu » ou – en toute modestie évidemment – « prodigieux ». A quand le Noirissime ?

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