Archives pour 2010
Carte postale de Pékin (8)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 9 décembre 2010
Si Wal-Mart a fait d’indéniables efforts depuis ses premiers pas à l’international, la capacité d’adaptation n’est toujours pas le point fort du groupe américain… Comment interpréter autrement la présence bien visible (sur un ilot promotionnel) de deux ouvrages de Sam Walton, feu le fondateur de Wal-Mart ? D’un côté l’autobiographie du… génie éclairé du commerce, de l’autre ses 10 leçons pour réussir avec, ce qui ne gâche rien côté impérialisme, la casquette US bien vissée sur la tête. Culturellement du moins, Carrefour et Auchan sont encore tranquilles….
Alerte rouge : Carrefour en passe de déployer Carrefour Montagne
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 8 décembre 2010
C’est de Pékin où je me trouve que je découvre la nouvelle – renversante, je dois vous l’avouer – du déploiement de Carrefour Montagne, l’enseigne qui atteint les sommets (et pas qu’en prix). Un communiqué de presse de Carrefour qui « tombe » et, en général, mon « p’tit monde de la distribution » s’arrête aussitôt de tourner. C’est forcément une grande nouvelle. Et là, suis pas déçu. Après 3 pilotes l’an dernier (à Avoriaz, Megève et Les Menuires), Carrefour ouvre Valloire, Val Thorens et Saint Chaffrey dans les Alpes ainsi que Cauterets dans les Pyrénées. « Le groupe est très satisfait des 3 magasins pilotes, fait-on dire à Gérard Dorey, le patron de la proximité Carrefour dans le communiqué de victoire. Ces tests ont été réalisés dans l’objectif d’être dupliqués. Le pari est gagné ». Whaouh ! Impressionnant. Et dire que quelques analystes financiers visiblement mal informés continuent de « massacrer » l’action Carrefour… Bon, cela dit, j’ai quand même l’impression que les 7 nouveaux hypers chinois ouverts en 7 jours le mois dernier, c’est autrement plus impactant et important pour l’avenir de Carrefour que 4 Carrefour Montagne. Et peut-être précisément susceptible d’attirer l’attention des investisseurs sur un autre sujet que la seule France ! Remarquez, suis pas à la dircom de Carrefour, j’en ai assez avec ma TPE !
Carte postale de Pékin (7)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 8 décembre 2010
Un « choc » chez Carrefour : la qualité d’exécution du prix, à des années-lumière de ce que l’on observe en France. Avec ce qui est visiblement un « dogme » très… positif : la systématisation de l’affichage du prix sur tous les produits dès lors qu’ils sont mis en avant (photos 1 et 2). Au moins pas de doute (et pour les habitués du blog, vous connaissez ma phrase fétiche : le doute est l’ennemi de l’achat). Ici, c’est clair. Autre initiative intéressante, la scénarisation du prix en rayon ou dans l’allée centrale. Dans tous les rayons (photo 4) deux ou trois prix promo (sur fond jaune) sans rien de plus compliqué à assimiler que le libellé produit et le prix. En parallèle, au cœur du rayon : une « cheminée promo » (Carrefour avait inventé ça il y a 15 ans en France) consacré au premier prix de la catégorie. Quant à l’allée centrale, pour le dire court, c’est une palette – un produit – un prix. Dit autrement : ici à Pékin, Carrefour n’a pas encore compliqué ce qui est finalement un métier si simple.
Carte postale de Pékin (6)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 7 décembre 2010
Journée de visite chez Carrefour. Comme toujours très bien reçu. Les expatriés – quelle que soit l’enseigne – sont en général à la fois heureux de faire partager leur « aventure » et pas insensibles à l’idée d’avoir quelques nouvelles « du pays » (au sens commercial du terme, évidemment). Dans tous les hypers Chinois (et ce Carrefour ne fait donc pas exception à la règle), la zone produits préparés au sein du frais traditionnel est hypertrophiée. Avec, en vedette, ce qui peut s’assimiler à une rôtisserie. Toujours très spectaculaire et réellement multi-sensoriel. Poulet ou porc, tous les morceaux y passent. Le Chinois est vorace ! Jusqu’à la queue du cochon, bien en vue cet après-midi là ! Bon appétit…
Carte postale de Pékin (5)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 7 décembre 2010
Le Nescafé n’est pas ici en Chine le « majeur » de l’assortiment qu’il est chez nous en France. Il n’empêche : le rapide développement des marchés, l’attente de praticité des consommateurs et la force de frappe de Nestlé le rend incontournable sur les tablettes, de l’épicerie de quartier jusqu’à l’hyper de 15 000 m2. D’où l’intérêt de comparer les prix. Et là, surprise. Wal-Mart, numéro 1 mondial du commerce et donc celui avec lequel Nestlé doit (en théorie) nouer l’accord le plus généreux, qui se fait « taper » par Jenny’s Lou, une micro-chaîne locale de 5 magasins, c’est quand même rafraîchissant ! Allez, juste pour enfoncer le clou (et s’assurer que la photo remonte bien dans les étages chez Nestlé…), deux chiffres : Wal-Mart est 80 000 fois plus gros que Jenny’s Lou et… 22 % plus cher sur le Nescafé. Moi qui croyait que la taille était une facteur de compétitivité sur ce métier…
iPhone : les enseignes affûtent leur couteau-suisse
Posté par Olivier Dauvers dans Tribunes le 6 décembre 2010
LES FAITS. Une étude des Editions Dauvers met en lumière l’état d’avancement des enseignes sur leurs applications iPhone. A date, une cinquantaine d’applications sont disponibles en téléchargement sur l’App Store d’Apple. Et de nouvelles «applis» apparaissent (presque) chaque semaine…
C’est un véritable raz de marée… Il y a tout juste un an, l’App Store d’Apple ne comptait encore que 4 applications d’enseignes. Désormais, l’étude exclusive des Editions Dauvers, publiée le 1er décembre, en a dénombré 50, créées par 31 enseignes, alimentaires ou non-alimentaires. Et la liste s’allonge régulièrement. Casino vient ainsi de lancer mCasino tandis qu’Auchan et Leclerc ont développé leur application spécifique consacrée au drive.
Ce faisant, les enseignes prennent acte du formidable essor des smartphones (au premier rang desquels l’iPhone) : 3,6 millions d’unités ont été vendues en 2009 et GFK pronostique déjà que les 7 millions seront dépassés en 2010. Dans le même temps, l’usage multimédia des téléphones portables s’ancre dans la population. Sur les 62 millions de clients mobiles (incluant donc les multi-possesseurs), 25 millions en ont déjà un usage multimédia.
En parallèle, les fonctions «natives» des smartphones ouvrent grand le champ des possibles. L’iPhone est ainsi équipé d’une puce GPS qui localise l’utilisateur, d’une caméra qui peut capturer des codes barres ou 2D, d’un micro pour inter-agir avec la voix, d’un accéléromètre pour réagir aux mouvements, etc. Sans compter évidemment l’écran de belle taille qui rend la lecture presque agréable ! Résultat : le smartphone en général – et l’iPhone en particulier – est taillé pour être le couteau suisse de la consommation. Ou, dit différemment, la main numérique du consommateur.
Reste à envisager «la» bonne application. Le minimum à mettre en place est évident (même si toutes les enseignes n’y sont pas encore…) : l’application d’enseigne se doit de proposer la localisation, les infos pratiques du/des magasin(s), la dématérialisation de la carte de fidélité et la liste de courses. Au-delà, l’application peut être un formidable outil de relation-client. Qu’il s’agisse de préparer l’acte d’achat (voir les applis Castorama, Leroy Merlin, Ikéa), de se placer en expert au service de son client (Jardiland), d’animer une communauté (Btwin de Décathlon) ou, plus simplement, de rendre des services basiques (Carrefour ou Leader Price par exemple pour leurs recettes). Une certitude après avoir passé les 50 applis disponibles au banc d’essai : l’application idéale n’existe pas (encore). En s’inspirant des premières réalisations, les enseignes qui n’ont toujours pas investi l’App Store d’Apple peuvent donc encore nourrir ce rêve !
Olivier Dauvers
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Carte postale de Pékin (4)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 6 décembre 2010
La tradition des marchés en Chine (et dans plusieurs pays d’Asie) est solidement établie : pour être « frais », un poisson doit être choisi vivant par le client, avant d’être étourdi – avec plus ou moins de délicatesse, mais tel n’est pas le propos – par le commerçant. Les hypers se doivent eux-aussi de proposer du poisson vivant en rayon. Chez Auchan (que je visitais donc hier), la patronne du magasin de Laiguangying me confiait que les ventes étaient quasi similaires entre le « live-fish » et le « iced-fish » (le banc marée traditionnel). C’est dire le poids des traditions ! Aujourd’hui, passage chez Tesco. L’enseigne anglaise propose elle-aussi des poissons vivants, mais… en toute fin de vie. La quasi-totalité des poissons sont sur le flanc, à l’agonie. Ce qui n’émeut visiblement personne dans ce magasin, alors qu’un nombre impressionnant d’employés passent et repassent devant ce bac. Preuve que Tesco n’est guère différent des autres sur le « Penser-Client », cette (in)capacité à regarder les magasins vu du client.
Carte postale de Pékin (3)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 6 décembre 2010
Rappelez-vous, vendredi, je vous montrais le cadeau que je n’aimerai pas recevoir : le « sujet oiseau sur livre » de Leclerc. Ici, à Pékin, Wal-Mart me suggère une autre idée qui ne me ferait pas davantage plaisir : le canard rôti dans son étui-cadeau. Bon, Wal-Mart a sans doute des circonstances atténuantes… Au vu de la mise en avant (un ilot entier juste devant les caisses), j’imagine que c’est ici un « must » pour les fêtes. Et peut-être même un luxe : à 278 yuans la pièce, c’est plus de 20 % du salaire minimum.
Carte postale de Pékin (2)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 5 décembre 2010
Un tour au « village », le nouveau quartier commerçant de Pékin, véritable paradis des plus grandes marques internationales. C’est évidemment là qu’Apple a ouvert son « store ». Côté mode, y’a le choix : Uniqlo, Mango, Esprit, Puma, Adidas, etc. Et chez Adidas, c’est le choc des prix. Ou plutôt l’illustration de l’incroyable bipolarisation de la société chinoise avec, tout en haut, des riches vraiment très riches. Ici, les bombers flashy de la marque démarrent à 800 yuans (90 euros) pour les enfants et 1400 yuans (155 euros) pour les adultes. Et puisque le Chinois peut être riche, allons y pour la ligne Adidas / Porsche design. Les polos manches courtes sont à 1 700 (190 euros). Ah, j’allais oublier : les vendeuses de ce magasins émargent à 1 300 yuans/mois (140 euros). Bipolaire la Chine, j’vous disais…
Carte postale de Pékin (1)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 4 décembre 2010






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