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Ca, c'est pas un poisson d'avril

DiaPrixPour ceux qui suivent mon compte twitter (@Dauvers70), vous avez compris que je m’étais plongé dans la vie des locataire-gérants de Dia. Le temps de se forger une conviction (rien n’est fait pour le devenir de l’enseigne en France), voilà la mise en vente quasi-publique. Selon Bloomberg, Dia aurait en effet mandaté BNP Paribas pour trouver un repreneur. Entre-temps, me voilà revenu avec quelques infos internes qui ne sont hélas pas un poisson d’avril. C’est pourtant à peine croyable, selon les conditions des prix de cession de la centrale vers les magasins en location-gérance : des points de vente dont le fonds de commerce est exploité par des entrepreneurs qui n’en ont pas la propriété (ils en sont locataires) mais en touchent les fruits. Mais quels fruits… Les marges sont extraordinairement faibles. Prenez les 6 canettes de Coca-Cola : vendues 2,55 € par Dia à ses “franchisés” pour un prix de revente conseillé de 2,70 €. Soit moins de 6 % de marge brute, c’est-à-dire bien en-dessous des coûts de fonctionnement d’un magasin. Et les exemples sont nombreux. Trop nombreux pour en conclure que le “franchiseur” veut vraiment la réussite de ses “franchisés”. En clair, Dia préserve d’abord ses résultats en maximisant les profits de ses entrepôts avant de s’intéresser à la pérennité de son réseau. Normal, il le vend ;-) Tout se tient…