Entre-nous…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 7 janvier 2012
C’est le week-end ! L’occasion de faire le bilan 2011 de la TPE Editions Dauvers. 2011 a été une belle année. Nous avons consolidé nos productions récurrentes (un clic ici ou sur le bandeau ci-contre) et imaginé de nouvelles publications. En témoigne notre « Done Book ». Economiquement, notre chiffre d’affaires a très légèrement progressé à 692 000 euros et notre résultat toujours suffisant. Mais là n’est pas l’essentiel. L’économie de l’entreprise est un aspect important certes, ne serait-ce que pour assurer son autonomie. Mais infiniment moins important que le « plaisir de faire » qui nous anime au quotidien. Grandir apporterait – peut-être – une satisfaction économique mais me rendrait personnellement moins « productif ». Aussi surprenant que cela puisse paraître dans une époque où seule la croissance semble primer, l’épanouissement du quotidien n’a, à mes yeux, pas de prix. Notre périmètre actuel (4 personnes) me semble être le bon. Donc, à ceux qui me posent régulièrement la question, RENNES CONSO (notre modèle de presse gratuite, inédit en France) n’a pas dans l’immédiat vocation à avoir de « petits frères » à Nantes, Lyon, ou Toulouse ! Cela dit, si l’un de vous veut se lancer… ;-)
La baguette Simply Market ? Peu Chère !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 6 janvier 2012
Le Carrefour que j’aime
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 5 janvier 2012
Voilà le Carrefour que j’aime ! Le numéro 2 mondial de la distribution qui se fait commerçant. Parce qu’il en a les moyens et (surtout) parce qu’il le veut. Un coup de pris (ici par Intermarché), c’est un coup de rendu. Pif-paf, voilà la bataille commerciale. C’est bon !
PS : je dois cette photo à Benoît Marie, étudiant à l’ECAL dans la proche banlieue de Rouen. Pour faire simple, l’ECAL est sans doute l’école qui forme le mieux à la distribution. Ce p’tit gars là, il a à la fois l’oeil et de l’avenir !
Cora : le prix de l’indépendance
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 4 janvier 2012
Sur le moment, l’information est passée presque inaperçue, parce que révélée le 28 décembre. Pensez donc ! Entre le sapin et la dinde, la cession des 7 hypers Cora hongrois à Auchan a peu mobilisé les foules. Et pourtant… Il y a, de mon point de vue, une lecture bigrement intéressante à faire de cet épisode que je rapproche de la reprise de contrôle en 2006 de Cora par le holding familial des Bouriez, Louis Delhaize. Je m’explique (attention, ça peut paraître ardu, mais l’histoire elle-même est assez exceptionnelle).
En 1996, Anne-Marie et Michel Bouriez – frère et soeur de Philippe Bouriez, le patron du groupe Cora – cèdent à Carrefour leur participation dans l’affaire familiale, soit 42 %. Colère de Philippe Bouriez qui refuse toute synergie avec Carrefour lequel se retrouve avec un actif immobilisé et non productif. La solution ? Passer la « patate chaude » à Casino qui, en 2001 via une banque allemande, reprend ces fameux 42 %. Casino et Cora étaient alors partenaires opérationnels au sein d’une centrale d’achats commune, Opéra. Re-colère de Philippe Bouriez, qui soupçonne Jean-Charles Naouri de vouloir lui forcer la main. La centrale commune est dissoute. Comme Carrefour plus tôt, Casino se retrouve avec un actif immobilisé mais non productif. Seule solution. Vendre ? Mais à qui ? Aux Bouriez qui rachètent donc, en 2006, les 42 % et reprennent le contrôle total de leur affaire, cette indépendance à laquelle ils tiennent tant. Un contrôle qu’ils paient cher : 850 millions d’euros et, logiquement, le niveau d’endettement qui va avec. Je ne le sais pas, mais je l’imagine aisément : le niveau des échéances de remboursement a été calculé sur les prévisions de résultat de Cora, telles qu’établies alors. Mais, voilà, le paysage commercial a changé depuis, suite à la sortie de l’ère Galland. Les rentabilités de toutes les enseignes ont baissé. Cora avec. Et pourtant, il faut rembourser ! Conséquence, lorsque l’objectif de résultat devient insuffisant pour couvrir l’échéance, il faut agir. C’est ainsi que j’ai interprété le relèvement des prix Cora sur le dernier trimestre de 2011. C’est ainsi, également, que j’interprète la cession de l’activité hongroise : pour se donner les marges de manoeuvres financières vis-à-vis des échéances à venir. L’indépendance est à ce prix. Ca tombe bien ! Pour les Bouriez, l’indépendance n’a pas de prix !
L’euro, le franc et la baguette
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 2 janvier 2012
L’euro a donc dix ans depuis hier. Un anniversaire qui se « fête » dans (presque) tous les médias sur un même thème : l’inflation. Et le classique exemple de la baguette. La baguette qui valait donc un franc en 2002 et qui désormais tutoie l’euro. Présenté comme ça, évidemment, l’euro est plus que coupable. Condamnable même. Mais voilà, tout est faux. Tant le prix de départ que le prix d’arrivée. La baguette à 1 franc a certes existé. Mais très ponctuellement (opération choc en hyper) et il y a plutôt 20 ans que 10 ans ! En 2002, donc, le prix moyen de la baguette – tous circuits confondus – était de 4,40 francs, soit 0,67 euro. Dix ans plus tard, le prix moyen est de 0,90 euro. Hausse il y a bien eu : + 34 %. Ce qui est quand même assez différent d’une multiplication par 6. Non ?
La poésie Cdiscount pour démarrer l’année
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 2 janvier 2012
Les Tribulations, la suite
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 31 décembre 2011
Réponse à la question posée hier sur lien existant entre le film Les Tribulations d’une caissière et l’ouvrage Au Bonheur des dames de Zola qui ouvre précisément le film. Il y a en fait deux parallèles. Le premier, c’est le traitement « social » du sujet. Dans les deux cas, une sacré critique sociale. Avec d’un côté (je simplifie) les pauvres gens, forcément attachants, de l’autre les puissants, qui (ab)usent de leur pouvoir. Bravo à « DMG » qui a vu ce parallèle. Mais il y avait autre chose à voir. Les deux histoires ont aussi pour point commun une histoire d’amour improbable. La caissière et le « fils de riche » dans Les Tribulations. Le patron du grand magasin et la petite vendeuse dans Au Bonheur des dames. Dans les deux cas, une histoire improbable entre un homme et une femme de classes trop différentes.
PS : pas de retour à vous faire de l’ancien patron d’Anna Sam, lorsqu’elle était caissière à Rennes. Il n’avait pas encore vu le film. Mais m’a assuré que c’était au programme.
PS 2 : allez, dernière note de l’année. Rendez-vous en 2012. A court terme, je vous promets le Bêtisier de l’Année et une p’tite note récapitulative de l’année 2011 pour les Editions Dauvers. Bon réveillon pour ceux qui passeront ici aujourd’hui. Et bonne année pour les autres !
Les Tribulations
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 30 décembre 2011
Séance cinéma hier soir. Les Tribulations d’une caissière, inspiré du livre d’Anna Sam, « la caissière de chez Leclerc » pour paraphraser Elmer Food Beat (on est dans la culture, restons-y / en plus, autant vous le dire, suis fan depuis 20 ans). Donc voilà le film après le livre et la BD. Un bon p’tit moment même si le film est plus éloigné de l’ouvrage d’Anna Sam que je ne l’avais compris. Après tout, peut-être faillait-il une (grosse) louche de romantisme un peu guimauve pour faire des Tribulations un film vraiment grand public ! Parce qu’autant vous le dire, ça roucoule autant que ça encaisse. Dans le même temps, le film est aussi plus zolaien que le livre d’origine. D’ailleurs, le film démarre sur un gros plan du Bonheur des Dames (de Zola) dans la neige. Et au passage, j’offre un (modeste) ouvrage Editions Dauvers au premier qui me propose au moins un parallèle existant entre Au Bonheur des Dames et Les Tribulations, ce qui explique sans doute la présence du livre au début du film.
PS : le hasard faisant sacrément bien les choses, je déjeune ce midi avec celui qui fût (dans la vraie vie commerciale) le patron d’Anna Sam, ici à Rennes. J’ai hâte d’avoir ses impressions. Et, s’il m’y autorise, je vous en reparle plus tard.
Les bonnes ficelles de Sherpa
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 29 décembre 2011
Pub toujours. La notoriété de Sherpa (enseigne spécialisée sur le retail en station de ski) n’atteint pas des sommets, c’est le moins que l’on puisse dire. Et comme elle n’a pas les moyens de Carrefour ou Leclerc, il faut bien, avec quelques bouts de ficelle (comprendre : un budget très serré), parvenir à exister. Les ficelles en question ? Classiques… Un doigt d’humour et une louche de glamour. Et peu importe si la mécanique a déjà été utilisée (en l’occurrence par la Croix Rouge qui mettait en avant Adriana Karembeu tout en ne garantissant pas que ça serait à elle personnellement que je donnerai mon obole). L’essentiel, pour Sherpa, était déjà d’exister.
Pour un… vert de bière
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 29 décembre 2011
Le vert est décidément très à la mode au rayon bière ! En témoigne la nouvelle publicité de Carlsberg qui marche clairement dans les pas du grand concurrent, Heineken. Même teinte donc, même esprit avec le halo vert qui illumine la bouteille, le tout pour illustrer un slogan dont, de fait, on perçoit mal la pertinence : cultiver sa différence. Avec tant de similitudes ?
Vous aimez la pub ? Moi aussi ! A noter la parution récente de Vigie Pub, l’Observatoire des visuels pub grande conso. Une base de données trimestrielle synthétisant les insertions presse des marques et des enseignes. Le numéro 1 est offert sur simple demande ici.






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