Drive : le format de l’année (8)

ChronodriveUn chiffre toujours frappant pour illustrer le succès du drive : le CA du site pionnier, Chronodrive à Marcq en Barœul. Plus de 21 millions d’euros désormais selon plusieurs sources concordantes. Il y a certes une zone de chalandise exceptionnelle (CSP ++), il y a aussi une localisation au croisement de plusieurs 4 voies. Mais il y a enfin le symbole d’une forme de vente en plein essor aujourd’hui.

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Exclu : Une nouvelle enseigne pour les hypers Casino

casino_geantUne photo que je dois à l’un des lecteurs du site et qui m’a donné l’occasion de creuser le sujet. Voici donc la façade de l’hyper de St Martin d’Hères près de Grenoble. Et un changement majeur : l’enseigne n’est donc plus Géant Casino mais Casino Géant. Dit comme ça, effectivement, ça fait bien modeste. Mais le changement est d’importance : Casino veut en fait donner corps à la convergence de marque (cf Carrefour ou, plus anciennement Tesco outre-Manche) avec la mise en avant de son enseigne suivie de sa déclinaison (à l’image, par exemple, de ce que la proximité est en train de devenir, Casino Shop ou Casino Shopping en lieu et place de Petit Casino). Pour l’heure, selon Casino, il ne s’agit que d’un test à St Martin d’Hères et Hyères, deux hypers qui viennent de profiter d’importants travaux de remodeling. Un test qui a quand même l’air d’une évidence !

GéantDétouré2Au passage et pour illustrer l’évolution : l’enseigne actuelle

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Drive : le format de l’année (7)

Soyons direct : face au drive et à son niveau stratosphérique de satisfaction chez ceux qui l’utilisent (cf note d’hier), quel est donc l’avenir du magasin ? Là, je me réfère à une étude du cabinet Bossman à laquelle j’ai eu accès en exclu. Première idée issue de cette étude sur un millier de Français (consommateurs et non consommateurs d’alimentaire en ligne) : l’expérience d’achat in-store demeure un atout irremplaçable. « Voir et toucher les produits » est, de loin, la première vertu qu’ils attribuent aux magasins physiques. Sans surprise, certes. Mais voilà la preuve que les points de vente ont tout à gagner à soigner l’exécution ! Dans le même temps, toujours selon Bossman, le premier avantage des courses en ligne est de « ne plus attendre en caisses ». Ironie de l’histoire, sur ce sujet aussi, le point de vente est loin d’être condamné ! Pour peu, bien sûr, qu’il se dote des équipements disponibles (self check-out et self scanning). Preuve que le « off-line » n’est pas condamné par le « on-line ». Au moins sur l’alimentaire !

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Drive : le format de l’année (6)

Autre chiffre tout aussi frappant et qui en dit long sur le potentiel du drive : le niveau de satisfaction des consommateurs. 3 chiffres issus d’une étude Kantar World Panel, là encore présentée à l’IFM : 96 % des consommateurs sont satisfaits de ce mode d’achat ; 92 % l’ont déjà recommandé ; 48 % le considèrent comme leur mode d’achat préféré. Mais que reste-t-il aux magasins… ? Je vous en parle demain !

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Drive : le format de l’année (5)

En octobre, selon Kantar, la part de marché du drive atteignait 1,6 % du total PGC/Frais LS. Pas mal pour un format émergent ! Mais il y a plus spectaculaire encore : ce que représente le drive dans les magasins qui en sont équipés (le 1,6 % est en effet une moyenne, nombre de magasins ne proposant pas encore ce service). Ca et là, j’ai eu plusieurs fois à entendre la même information : le drive peut parfois dépasser 15 % des ventes de l’hyper. Evidemment, c’est un pic ponctuel (une journée). Evidemment (bis), c’est en général le lundi, une journée moyenne pour l’hyper mais forte pour le drive. Mais quand même… Voilà bien un chiffre de nature à faire réfléchir ceux qui hésitent encore !

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Drive : le format de l’année (4)

OffredriveSuite de la série sur le drive, « format de l’année ». Aujourd’hui, les incroyables écarts entre les politiques marchandises des enseignes, selon une étude réalisée par Lesitemarketing.com pour les Journées Annuelles de l’IFM. En moyenne, Leclerc propose ainsi moins de 6 000 références, lorsque Cora en affiche plus de 20 000. C’est directement la conséquence de choix organisationnels radicalement différents : picking en entrepôt dédié pour l’un (donc choix limité pour ne pas avoir à investir dans un bâtiment démesuré) ; picking en magasin pour l’autre (donc avec accès à l’essentiel de l’offre du point de vente). Au-delà, les différences sont aussi criantes en termes d’arbitrages produits. Exemple avec Carrefour Drive et CoursesU.com. Les deux enseignes proposent en moyenne un nombre de références proches (environ 9 000). En revanche, dans le détail des produits, c’est le grand écart ! 10 % de frais LS seulement chez Carrefour, 27 % pour CoursesU. Situation inverse en hygiène beauté : 9 % pour U, plus du double pour Carrefour. Preuve que les enseignes tâtonnent encore dans la définition de leur politique marchandises. Et que le drive est encore un format très immature !

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Drive : le format de l’année (3)

Alors voilà la grande question : le drive est-il rentable ? La réponse est nuancée : parfois oui, parfois non. En fait, la condition de rentabilité est le choix organisationnel (*) : picking en magasin ou en entrepôt dédié. Des frais de personnel réellement différents en découlent. Et ça s’explique. En magasin, le merchandising est – logiquement ! – un merchandising de catégories et d’usage. Le café est avec le café, les yaourts avec les yaourts, etc. En entrepôt dédié, à l’inverse, le merchandising est… statistique. Les produits sont rangés selon leur probabilité de présence dans les listes d’achat. En clair, les fortes rotations sont ensemble et au début du circuit du préparateur. Les faibles rotations sont au loin. Le merchandising est donc la conséquence de calculs de probabilité pour effectuer la distance la plus courte, donc au meilleur coût (de personnel) possible. Résultat : les meilleurs drives Auchan ou Leclerc atteindraient des niveaux de frais de perso notablement plus bas qu’un hyper (il n’est pas impossible de « descendre » à 7 ou 8 % !). Avec des prix hypers et une charge d’investissement faible, le drive est – dans ces conditions – rentable. Mardi dernier à Paris, dans le cadre d’une conférence de presse, Pascal Payraudeau (Mr Drive de Leclerc) évoquait ainsi 2 à 3 % de rentabilité nette. A l’inverse donc, le picking magasin ne peut se prévaloir de pareils frais de perso… Donc de tels niveaux de renta.

(*) : il y a parfois une autre condition à la rentabilité : la sincérité de la comptabilité analytique du drive. A l’évidence lorsque la totalité des coûts afférents ne sont pas affectés réellement au drive, la rentabilité (de façade donc) est plus facile à atteindre !

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Drive : le format de l’année (2)

TYPODRIVESuite de cette série sur le drive, le format vedette de l’année ! Aujourd’hui (et pour prolonger la note d’hier), restons sur la diversité du drive. Voici trois façons de classer les drives selon la vision que peut en avoir le client, selon le type d’emplacement ou selon l’organisation interne. A noter que le coût du service n’est (pour moi) pas une clé d’entrée au même niveau que ces trois axes fondateurs. Tout simplement parce que le coût n’est que la conséquence du choix organisationnel (on en reparle demain sur le thème de la rentabilité des drives).

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Drive : le format de l’année (1)

Le drive est sans aucun doute le format vedette de l’année. Aux pionniers Auchan (d’abord) et Leclerc (ensuite) se sont donc ajoutées la quasi-totalité des autres enseignes, Carrefour y compris qui aligne aujourd’hui plus de 30 drives après avoir longtemps hésité. Toutes enseignes confondues, environ 800 sites sont identifiés. Bref, un nouveau format émerge. Plus tout à fait off-line, mais pas complètement on-line. Et un nouveau format que je vous propose d’explorer ici-même pendant quelques jours. Tant sur les chiffres-clés du circuit que les enjeux induits. En fin de séquence, je vous proposerai d’ailleurs en téléchargement un DOSSIER GRANDE CONSO spécial Drive.

Premier sujet aujourd’hui : la réalité même des drives. Quel point commun entre les 10 pistes d’un Auchan drive, la « porte qui donne sur la réserve » (véridique) d’un Géant Casino et le point retrait à l’accueil d’un Super U ? Tous s’auto-proclament drive, mais le service rendu est objectivement très différent. Peut-être même pas vraiment comparable… Dans les faits, donc, il y a de mon point de vue moins de 300 « vrais » drives en France. Et donc environ 500 « faux » drive. Pour être moins vache, disons 300 Drives + et 500 Drives –…

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Revue de pros’

3112Une bonne idée quoique… risquée ! Vue dans un prospectus : cette bouteille Charles de Cazanove baptisée 3112. Evidemment idéale pour fêter de manière fort opportune la nouvelle année. Mais qui peut vite devenir un stock bien encombrant pour qui n’aura pas réussi à écouler en temps les volumes promotionnels commandés (ou attribués d’office aux points de vente pour ceux qui auront reconnu l’enseigne…).

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