Leclerc lancera son e-commerce non-al au T3 2012
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 13 décembre 2011
Conférence de presse Leclerc ce matin à Paris sur le sujet du drive (je vous en reparle plus tard). Mais l’info de la matinée, dont je prends le pari que c’est celle qui sera in fine reprise, c’est le lancement annoncé d’une site marchand non-alimentaire pour le troisième trimestre 2012. Enfin ! Pour le coup, comparé à Casino et à la success-story Cdiscount, Leclerc est clairement en retard. Mais pas facile, il est vrai, de lancer un site marchand dans un mouvement d’indépendants, ne serait-ce que pour savoir à qui (à quel adhérent) profite une vente réalisée en ligne… Concrètement (et c’est le lien avec la conférence de presse), il est probable que les drive Leclerc servent de points de retrait des commandes non-al. Fin 2012, Leclerc annonce d’ailleurs 250 drives.
Vincent Mignot, ses successeurs, Leclerc et les prospectus
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 12 décembre 2011
Intervention la semaine dernière à l’école de commerce de Bordeaux de Vincent Mignot, le patron des hypers Auchan en France. L’un des étudiants l’interroge sur l’initiative « zéro prospectus » de Leclerc pour 2020. « Ils le feront avant« , répond Vincent Mignot. « Et vous ?« , relance l’étudiant. »Nous ? Non ! On a commandé des études et les perspectives, à horizon 2016, montre que les clients feront encore leurs courses avec un tract« . Le plus surprenant ? Que le patron d’Auchan imagine que Leclerc puisse supprimer ses prospectus (dans leur version physique) aussi rapidement ! Autre sujet : la succession de Vincent Mignot. Question via facebook : « Comment fait-on pour prendre votre place ?« . Réponse pleine d’à-propos et de bon sens : « J’étais hier (mardi) avec Arnaud Mulliez et j’ai donné 3 noms pour mon successeur. C’est important d’y penser« . Pas faux.
Revue de presse
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 10 décembre 2011
C’est le sujet (commercial) de la presse de cette fin de semaine : les 361 millions d’euros d’amende infligés aux lessiviers par l’Autorité de la concurrence. En cause : une entente sur les prix entre 1997 et 2004. Procter écope de 234 millions d’amende, Henkel de 92 millions et Colgate de 35 millions. Unilever, pour avoir dénoncé l’entente, est relaxé. En la matière donc, faute avouée est en totalité pardonnée. Pour prendre toute la mesure de la chose, en 2007, l’entente sur les prix des jouets (une entente « verticale » entre fabricants et distributeurs) n’avait atteint que 37 millions d’euros. C’est dire si le « dossier lessives » est d’une extraordinaire proportion.
Petit conseil à l’agence « Pack » de Carrefour
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 9 décembre 2011
Les informations du pack doivent être bigrement inintéressantes pour que l’agence chargée des packs de Carrefour ait tout fait pour les cacher. Le « ton sur ton », rien de tel pour rendre une info illisible. Un p’tit conseil donc à l’agence : créer les packs avec les « vrais » produits sous les yeux. Au moins apprendront-ils que la charcuterie « tire » souvent vers le rose-rouge. Ce qui, visiblement, leur avait échappé !
Gros carton pour Auchan en Ile de France
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 8 décembre 2011
Aujourd’hui, visite d’Auchan Sarcelles, le 117e hyper français de l’enseigne, récemment ouvert (je vous en reparle très bientôt). L’occasion de découvrir cet écran présentant en temps réel, les ventes des quelques Auchan voisins. Aujourd’hui 8 décembre, gros carton pour Auchan en Ile de France ! Villetaneuse progresse de 26 %, Soisy de 40 % ou encore Neuilly de 82 % (vs le même jour de l’an dernier). L’explication (parce qu’il y a évidemment une) ? Je vous laisse la deviner. Un exemplaire de Tranches de vie commerciale au premier d’entre-vous qui la poste ici…
Enthousiasme
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 8 décembre 2011
Passage à Reignier en Haute-Savoie pour découvrir le Carrefour Market inauguré avant-hier soir (voir note de mardi). En fait, une rénovation-agrandissement (de 1 800 à 2 500 m2) et, en guise de résultat, un concept intermédiaire entre la V2 et la V3 de Carrefour Market (à découvrir dans la visite PDF à télécharger ici). Au-delà, c’est un magasin doublement atypique. D’abord, l’implantation : à quelques kilomètres de la Suisse, d’où une clientèle moins regardante qu’ailleurs sur le prix (vaut mieux pour elle, parce qu’à 1,38 euro le PET 1,5 l de Coca-Cola, y’a plus discount…) et chaque année plus nombreuse. Tous les ans en effet, la population de Reignier progresse de… 7 %. Enorme ! Ensuite (et voilà une raison qui justifierait presque le déplacement), il y a la… « patronne » du point de vente. Une jeune directrice, salariée, ex-chef de rayon Carrefour, qui a osé le supermarché il y a 2 ans. Heureuse et rayonnante dans son métier. Et enthousiaste à l’idée de travailler pour Carrefour. Voilà un moment que je n’en avais pas croisé. Sans doute faut-il y relier la bonne performance commerciale du magasin. La semaine dernière (si j’en juge le tableau réservé au personnel), le magasin a battu son record avec 343 000 euros de CA. Pas mal pour un point de vente qui achevait 3 mois de travaux. D’ailleurs, ladite directrice me confie n’avoir connu aucune journée en négatif sur la période. J’ose imaginer que son enthousiasme l’explique grandement.
Les PME, évidentes victimes de la LME
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 7 décembre 2011
C’est l’un des slides que j’ai présentés à Serge Papin (Système U) et Gilles Charpentier (président de la FEEF) dans le cadre des récentes Journées Annuelles de l’IFM. Sur la base de l’étude annuelle Nielsen/FEEF sur la place des PME en hypers/supers, il présente à la fois le poids des PME en chiffre d’affaires et en place dans l’assortiment. Dans les deux cas, les PME perdent du terrain. Et pas qu’un peu ! L’explication : la fin de la loi Galland qui, l’air de rien, les protégeait bien davantage que la LME. La LME a en effet redonné le goût du combat sur les prix aux enseignes. Lesquelles se battent principalement sur les grandes signatures des rayons, qui appartiennent rarement aux PME. Conséquence : le prix des grandes marques baissent, deviennent plus attractifs et les ventes progressent. A l’inverse (et parce qu’il faut bien se rattraper…), les enseignes surmargent les marques challengers, ce qui les rend encore moins intéressantes aux yeux des consommateurs.
Exemple ici sur le marché des rillettes. Bordeau-Chesnel à 1,48 euro est environ 40 % moins cher que son « prix loi Galland ». Comme dans le même temps la marque challenger a subi le mouvement inverse, le choc en rayon est violent. Au détriment des PME donc.
Lidl dans les Echos. Même pas surpris !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 6 décembre 2011
Ce matin, dans les Echos. Une pleine page de pub signée Lidl pour promouvoir sa « foire aux vins » du lendemain. Et cette accroche : « Surpris de découvrir le leader de l’économie au quotidien dans le quotidien de l’économie ?« . Jolie phrase, soit. Mais, à dire vrai, aucune surprise. Voilà longtemps que je chronique la mort annoncée du hard-discount (du moins en tant que format de vente dont toutes les décisions ne sont guidées que par la chasse aux coûts). Au fil du temps, j’ai déjà évoqué ici et ailleurs l’élargissement des assortiments, le développement des services, la mise en place d’outils de relation-client, etc. Voici donc la pub d’auto-satisfaction. Coûteuse, par principe, comme toute insertion publicitaire. Et inutile commercialement (j’imagine mal les cadres encravatés lecteurs des Echos se ruer demain matin chez Lidl). Son seul intérêt : avoir regonflé (d’amour propre) les équipes Lidl qui, faut-il le rappeler, terminent leur troisième exercice de stagnation de part de marché !
Christophe Lemaître court les supermarchés
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 6 décembre 2011
C’est le nouvel espoir de l’athlétisme français. A 21 ans, Christophe Lemaître est déjà vice-champion du monde et triple champion d’Europe. Mais là n’est pas le sujet ! Encore que… Car Christophe Lemaître adore visiblement courir les supermarchés ! Ce soir par exemple, à Reignier (Haute-Savoie), Christophe Lemaître participe à l’inauguration du Carrefour Market. Et la semaine prochaine, c’est Intermarché qui organise un voyage de presse pour rencontrer… Christophe Lemaître à Aix Les Bains, à quelques kilomètres de là.
Petit mais loin
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 5 décembre 2011
Monoprix est la première enseigne de « grande distribution » à avoir cru à grande échelle au Petit Producteur, un concept de marque collective, intermédiaire entre producteurs et distributeurs. C’était en mars 2010. Depuis, Le Petit Producteur a fait son chemin, tant chez Monoprix (élargissement de la gamme) qu’ailleurs, notamment Carrefour. L’initiative est plus que louable si elle permet de valoriser des produits (agricoles) qui ne le sont pas assez. Mais est-elle aussi vertueuse que la communication autour de la marque veut le laisser à penser ? Pas sûr… Prenez cet exemple : une barquette de mâche vendue chez Monoprix à Rennes, mais qui a été produite dans les Bouches du Rhône. Soit la bagatelle de 1 007 km parcourus au minimum (se rajoute le passage sur un entrepôt qui n’est peut-être pas exactement sur la route la plus directe !). Absurde, évidemment. D’autant que 85 % de la production française de mâche provient du bassin nantais à 100 km de Rennes. Dix fois moins de kilomètres à parcourir. Preuve qu’il est parfois difficile de concilier les vertus sociales et écologiques !




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