33 % ou 25 % : à chacun son gratuit
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 17 mars 2012
Courses familiales. Samedi dernier, c’était Carrefour. Aujourd’hui, c’est Leclerc. C’est aussi le dernier jour de l’OP « - 50 % », BigBang en jargon Leclerc. Particularité de l’OP : le « - 50″ peut à la fois correspondre à – 50 % en remise immédiate ou à une addition d’avantages conso dont la somme fait – 50. Evidemment, là, ça se complique. Rien de tel en effet que les pourcentages de gratuité pour emmeler les clients… Ici, Nestlé a rajouté 33 % de produit gratuit. Leclerc, lui, fait un autre calcul (pas faux non plus) : 25 % (ce qui permet d’arriver à – 50 en y ajoutant – 25 de remise immédiate !). Compliqué à suivre. Surtout quand deux mentions contradictoires apparaissent : « 33 % gratuit, soit 25 % gratuit ».
Jean-Charles Naouri, « retailer of the year » (or the decade)
Posté par Olivier Dauvers dans Tribunes le 16 mars 2012
LES FAITS. Jean-Charles Naouri vient d’être désigné «retailer of the year» par le magazine international Institutional Investor. Le classement a été établi à partir des votes de 2 300 gestionnaires de portefeuilles en Europe.
L’Histoire offre parfois d’extraordinaires retournements de situation. L’histoire commerciale aussi. En 1997, alors qu’il prend le contrôle de Casino à la faveur d’un mariage avec Rallye, Jean-Charles Naouri est, pour nombre d’observateurs, un habile stratège que le commerce passionne bien moins que l’ingénierie financière. 15 ans plus tard, le voilà donc désigné distributeur de l’année. Les 2 300 gestionnaires de portefeuille interrogés saluent visiblement les performances d’un groupe qui a démontrer sa capacité à… ne pas les surprendre sur ses résultats. Oh !, certes, pour qui ne regarde que la dynamique commerciale des Géant Casino, ce titre très honorifique en paraîtrait quasiment incompréhensible. Pourtant, Jean-Charles Naouri mérite mieux encore. Quitte à surprendre, distributeur de la décennie, «retailer of the decade», serait sans doute plus approprié.
La vision du lien off-line / on-line
Depuis 10 ans en effet, le boss de Casino voit plus juste que la moyenne de ses alter-ego. Bien plus juste. Car il fallait y voir clair, en 2000, pour déceler derrière l’enthousiasme potache des frères Charles (les fondateurs du site) tout le potentiel de Cdiscount. Le potentiel intrinsèque de l’entreprise mais, surtout, la perspective des passerelles à tisser à terme entre off-line et on-line. Résultat, à l’heure où Auchan et Carrefour doivent concéder un fort recul de leur activité non-alimentaire, Casino annonce un solde positif de son non-al : + 2,6 % en 2011. Négatif en hypers il est vrai mais terriblement positif on-line : + 14 %. Conséquence : avec plus d’un milliard d’euros de ventes électroniques, Casino est l’incontestable leader du e-commerce et s’appuie, au passage, sur son réseau de magasins comme autant de points de contacts.
Autre pari de Jean-Charles Naouri dans le courant de la décennie : l’incroyable sacrifice des mètres carrés. Alors que le dogme historique du commerce privilégie la surface commerciale, il décide – le premier – de «rétrécir» ses hypers pour muscler les galeries commerciales attenantes. A l’évidence, les performances commerciales décevantes des Géant sur le non-alimentaire ont forcé la décision. Mais ce qui n’aurait pu être qu’une réaction tactique à une situation est devenue une stratégie par la force de la vision. Sans le dire aussi ouvertement, Jean-Charles Naouri anticipe un paysage commercial où l’hyper, toujours présent, n’a plus la même puissance. Là encore, c’est la faiblesse de son propre actif qui l’a rendu plus lucide que ses concurrents. Au point d’ailleurs d’engager avant les autres ce qui s’imposera peu à peu à tous : la valorisation du «frais trad» qui, après le non-al dans les années 1980/90, deviendra probablement l’aspérité dominante de l’hyper des années futures.
Désengagement partiel de l’immobilier
Dernière initiative en date : le désengagement partiel de Mercialys, l’activité immobilière du groupe. A terme, Casino en demeurera certes le premier actionnaire mais n’en possèdera plus que 30 à 40 %. Une annonce qui a surpris nombre d’analystes, qui y ont d’abord vu un moyen de réduire l’endettement du groupe. Peut-être… Mais, à nouveau, Jean-Charles Naouri n’aurait-il pas vu avant les autres les menaces qui pèsent sur la valorisation de l’immobilier commercial ? Possible. Car chaque euro dépensé on-line ne rémunère plus (et par principe) un mètre carré commercial off-line. Ce qui, à long terme, ne peut que pénaliser la valeur de l’immobilier. Une approche certes financière mais qui s’appuie d’abord sur une vision… commerciale à long terme.
Olivier Dauvers
Pour télécharger TGC, c’est ici
« Les choses sont assez sérieuses »
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 16 mars 2012
Ai zappé de vous rapporter ce coup de fil qui en dit long sur les motivations de mes congénères de la presse grand public. Il y a quelques mois – en gros lors de l’annonce de la démarche Conso Responsable par Leclerc – un journaliste dont je tairais le nom et la chaîne par charité confraternelle m’appelle sur le thème « on voudrait faire quelque chose là-dessus, c’est trop gros« . Je réponds à ses questions comme je le fais à chaque fois qu’on me demande un avis. C’est, pour moi, une façon d’assumer mes opinions (je vous renvoie aux différents billets / tapez conso responsable dans le moteur de recherche du site). Récemment, donc, coup de fil de ce même journaliste pour un autre sujet. Au passage, il m’informe sur l’avancement (ou plutôt le non-avancement) du sujet Conso Responsable. Je vous livre texto au mot près : « Les choses sont assez sérieuses, donc on a décidé de ne pas aller plus loin« . Les journalistes ne seraient-ils donc, par principe, que procureurs ?
De bons vieux verbatims (2)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 16 mars 2012
Je vous ouvre à nouveau mon cahier de – vieilles – citations. Aujourd’hui, Gérard Mulliez, fondateur d’Auchan. En 2003, au micro de RTL : « En parlant aux médias, on finit par raconter non pas ce qui existe mais ce qu’on aimerait qui existe« . Pas faux sur le principe… J’attends quand même de lire l’auto-biographie de Gérard Mulliez, écrite avec la collaboration d’Antoine Boudet (journaliste aux Les Echos), pour voir si lui-même ne tombe pas dans le piège…
Ce midi, j’ai vu la roue tourner…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 15 mars 2012
Déjeuner chez Drouant autour de Tina Schuler, la patronne de Leader Price. Rassurez-vous, point de remarque acerbe sur « l’embourgeoisement gastronomique » de l’enseigne ! On s’est régalé de… produits Leader Price « vendus » avec enthousiasme par Jean-Pierre Coffe. Le vrai plat de résistance était en fait l’annonce de la première campagne TV de l’enseigne et un rendez-vous donné dimanche soir sur TF1 entre Claire Chazal et Edith Piaf. En fait, Leader Price a décidé de mieux dessiner son territoire de marque : un nouveau slogan « Le choix malin pour vivre bien » servie par une copie publicitaire assez drôle (que je vous laisse découvrir). Tina Schuler (que j’apprécie) me le contestera (je le sais
) mais difficile de ne pas y voir un nouveau pas de ce rapprochement entre hard-discount et supermarchés que je chronique ici régulièrement. Pas pour le juger (à court terme Leader Price en profitera sans doute) mais pour le remettre dans une perspective historique qui démontre qu’il est inéluctable. Simplement parce que la « roue de la distribution » – qui veut que toutes les formes de vente s’embourgeoisent au fil du temps – tourne et tourne encore. Et, ce midi, je l’ai vue clairement tourner !
Un nouveau Jean chez Casino
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 14 mars 2012
On connaissait « Chez Jean » dans la galaxie proximité de Casino. Voilà donc « La Ferme de Jean », actuellement en test (selon le groupe) à Boulogne Billancourt : un ancien Leader Express à la tenue approximative qui s’est mué en supérette haut de gamme. 250 m2 à vue de nez qui s’ouvrent sur un coin produits prêts à consommer (ne cherchez quand même pas un sandwich jambon-fromage, pas assez chic…), se poursuivent par un mini rayon fruits et légumes (à découvrir ici) puis des rayons frais et secs où les produits d’épicerie fine sont ostensiblement mis en avant. Parmi les marques phares : Costes (plats cuisinés), Estoublon (huiles), Bellota (jambon), Kusmi Tea (thé), etc. « Même le casting des hôtesses de caisse a été repensé« , affirme tout en nuance le Blog de Boulogne qui évoque ce changement d’enseigne. Une remarque néanmoins : l’inadéquation entre l’enseigne choisie et le concept du magasin qui ne ressemble ni de près ni de loin à une « ferme ». Et les produits « fermiers » ne m’ont pas non plus sauté aux yeux !
Vroum vroum Yap Yap
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 14 mars 2012
Depuis le début de la semaine, Carrefour a remis Yap Yap à l’honneur (en tous les cas de manière plus visible que précédemment de mon point de vue). Aujourd’hui mercredi, Carrefour confirme son grand intérêt pour le marché des motards (2 % de la population environ) et propose 4 000 combinaisons de pluie à 15,90 €. Déjà, il y a peu (20 février), l’une des dernières opérations Yap Yap de l’enseigne était aussi réservée aux motards avec 2 500 « T-shirts manches longues pour la pratique de la moto » (voir ici à Lille). Aucun doute, Carrefour a vraiment décidé de remettre la gomme sur Yap Yap
Match Fournes en Weppes en images
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 13 mars 2012
Chose promise, chose due… Avant de quitter le Nord, la visite du dernier Match en images. C’est ici.
Le (presque) LIVE REPORT : Résultats 2011 d’Auchan
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 13 mars 2012
9h00 Rendez-vous à Croix, au siège d’Auchan. A l’image de Carrefour (mais pas de Casino), Auchan fait le choix de recevoir « chez lui » pour présenter ses comptes. La différence : le « chez lui » d’Auchan, c’est le Nord, la banlieue de Lille. Pas désagréable… Ca permet de se balader en magasins avant et après ! Autre différence : Auchan ne publie officiellement ses comptes qu’après la conférence de presse. En clair, il y a « embargo » sur les résultats jusqu’à environ 11h. Donc un LIVE REPORT en léger différé aujourd’hui. Et probablement moins complet en chiffres… Auchan est un groupe non coté en bourse et qui n’a, en fait, aucune obligation de publication de comptes (hormis le dépôt au greffe). Mais Auchan, comme toute entreprise, a des besoins de financement et les prêteurs ont horreur des groupes secrets ! D’où l’exercice rituel auquel Auchan a choisi de se plier depuis quelques années. Pour faire simple : probablement moins de détails que pour Carrefour et Casino mais infiniment plus que chez Cora…
9h15 Ca démarre. A la tribune, Vincent Mignot, le DG France et Xavier de Mézerac, le DAF du groupe. Vincent Mignot est un « jeune » patron (suis même pas sûr qu’il ait fêté ses 40 ans, excusez du peu) plein d’enthousiasme. Autant vous le dire très différent de ses alter ego dans le retail. Ce qui me plait pas mal.
9h16 Démarrage par le nouveau logo. « Je pense que c’est la première fois que vous le voyez » lance XdeM. A vrai dire, pas vraiment. Le 1er mars, il était ici. Au-delà, ce logo a une histoire. Il provient d’un « crowd-sourcing » internet. N’imaginez pas que j’ai inventé ce mot pour faire savant. C’est du Auchan dans le texte. C’est un collaborateur qui l’a dessiné suite à un appel à logos. Démarche originale !
9h20 Toujours XdeM qui passe en revue les grands chiffres du groupe. Jamais inintéressant. En rafale donc. Auchan 12e groupe de distribution alimentaire dans le monde. 269 000 collaborateurs (en équivalent temps plein). Parmi ceux-ci 152 000 sont actionnaires à hauteur de 11,9 %. Autres chiffres, l’expansion de l’année : 58 hypers ouverts (dont 46 en Chine !), 43 supermarchés et 31 drives. Globalement, Auchan aligne donc désormais 616 hypers dans le monde et 759 supers. Les hypers génèrent toujours l’essentiel de l’activité du groupe : 35,4 milliards (+ 4,2 %) sur les 47,4 milliards TTC globaux. Mais, fait rare (inédit même à ma connaissance mais j’en mets pas ma main au feu), les supers ont progressé plus rapidement : + 4,6 %. Et si Auchan avait trouvé la formule gagnante du super ? J’aurai pas la réponse à la question, on part en Chine.
9h28 Long développement sur la Chine. C’est l’événement de l’année pour Auchan. D’abord parce que le groupe a quand même pris le contrôle du numéro 1 chinois de la distribution alimentaire (qu’il a constitué avec son partenaire Ruentex). C’est pas rien ! Ensuite, parce qu’Auchan a mis un pied en bourse. C’est pas rien non plus quand on se replonge dans les – nombreuses – citations de Gérard Mulliez sur le sujet ! Que Gérard Mulliez se rassure, l’état-major d’Auchan a l’air au point… IPO, nouvelles actions après greenshoe, effet dilutif sur le goodwill, la technique est là ! Surtout, Auchan a réussi à disposer du contrôle de Sun Art Retail (le nom officiel de sa filiale chinoise) tout en ayant un intérêt économique (le % de capital détenu) plus faible que son partenaire. Bien joué pour un groupe qui a longtemps snobé la haute finance. Au passage, la filiale chinoise est arrivée en bourse, a levé 819 millions d’euros pour financer son développement et Auchan va inscrire 355 millions d’euros de plus-values dans ses comptes. Chapeau l’artiste.
9h33 Après la finance, le commerce ! Petit couplet sur la conjoncture. « Le premier trimestre a été correct, le second trimestre plus tendu et mi-août s’est opérée une cassure« . Ca sent la justification à l’avance des chiffres à venir.
9h34 Le chiffre d’affaires donc. En comparable, il a progressé de 0,9 %. En France (on n’est plus en comparable), les ventes progressent de 2,4 %, en Europe occidentale hors France elles baissent de 1,3 % tandis qu’elles s’envolent en Europe centrale et en Asie : + 14 % où elles représentent désormais 13 milliards d’euros. Commentaire pour la France : « Une performance assez satisfaisante, même si elle est tirée par le drive« .
9h39 Après le chiffre d’affaires, le résultat. le titre du slide donne le ton : « Pression sur l’exploitation« . Dans le détail, l’EBITDA est en « légère régression » = – 5,5 % quand même. Quelques minutes plus tôt, le + 4,6 % des supermarchés avait été salué par une « forte progression« . C’est la preuve que tout est relatif, même les commentaires financiers !
9h40 « On va descendre le compte de résultat« , annonce le DAF. Aucun doute, l’homme est précis, rigoureux. Descendons avec lui… Après l’EBITDA, le REC, résultat d’exploitation courant. Auchan redevient positif : + 0,3 %.
9h41 « On continue à descendre le compte de résultat« . Alors, continuons. Place au RE, résultat d’exploitation (j’en profite pour réviser mon plan comptable avec XdeM). La différence entre le REC et le RE ? Les « autres produits et charges opérationnels ». Exposé sur la dépréciation d’un actif. Auchan a déprécié pour 185 millions d’euros en Italie, 35 millions en Espagne et 20 millions au Portugal. « Certains de nos confrères ont fait pareil » comme pour parer à toute question. Il fallait comprendre « Carrefour ». Au passage, puisqu’il s’agit d’un élément non récurrent, on apprend le niveau de la prime « 50 ans » que le personnel d’Auchan a reçue : 92 millions d’euros. Pas rien. « Cette prime était plafonnée », rassure tout de suite XdeM pour ne pas trop favoriser les « hauts salaires ». La précision fait sourire Vincent Mignot.
9h45 On s’habitue à « descendre le compte de résultat ». Manque le résultat financier, les impôts, etc. Donc, ca y est, on arrive à la dernière ligne. Résultat net part du groupe 810 millions + 14,9 %. Partir d’un EBITDA à – 5,5 % et terminer en profit net à + 15 %, c’est pas mal ! Honnête, XdeM reconnaît qu’il y a des circonstances exceptionnelles dans le résultat.
9h46 Focus sur la France, place à Vincent Mignot. « 2011, année marquée par le cinquantenaire d’Auchan et par le cinquantenaire à venir ». Je le savais jeune mais pas à ce point là pour se projeter en 2061 ! Petite séance d’auto-satisfaction (encore une fois il faut savoir le faire, donc aucun sous-entendu dans la remarque !). VM évoque la première place d’Auchan en choix et en promo dans les études d’image et la seconde en prix. « Sur l’image-prix, on s’est fortement amélioré cette année« . Pour autant, poursuit-il, « on reste derrière notre challenger, Leclerc« . Petite précision quand même : en la circonstance, c’est Auchan le challenger de Leclerc. Sans doute l’enthousiasme du boss qui ne cache pas vouloir doubler Leclerc sur ce critère. Entre Carrefour qui veut être « au même prix » que Leclerc et Auchan « devant en image-prix« , va y avoir du sport.
9h49 VM déroule les événements de l’année. Sur Auchan City, « on apprend« . Deux mots qui veulent tout dire. Mais sans se faire prier, VM reconnaît les difficultés du démarrage. Je cite : « Ca prendra quelque temps pour mettre au point. On n’est pas forcément très pressé« . Puis « on est pas sur nos ambitions de chiffre d’affaires et de résultat ». Parmi les chantiers : le professionnalisme et le non-al.
9h52 Des chiffres Auchan France à présent. 16,6 milliards d’euros de CA TTC vs 16,3 en 2010. Triple explication : – 0,6 % en comparable, + 0,4 % grâce à l’expansion et + 1,6 % par l’effet carburant. Passage ultra-rapide sur ce slide. Et sans commentaire. J’ai pas compté 30 secondes !
9h53 Les perspectives 2012 sont plus détaillées… Travail sur l’offre, sur le prix et donner davantage la main au local. Honnêtement, rien à dire. On est sur des ultra-fondamentaux du métier. VM a évidemment raison de les mettre au cœur de la stratégie. En termes d’expansion, il y a aura aussi 21 agrandissements et remodelings (+ 43 000 m2) et au moins 25 drives. Sans oublier l’ouverture de Cœur de Nature, un supermarché bio de 1 000 m2 confirmée pour mai.
9h56 XdeM reprend la parole, évoque les infos publiés par un site internet hier. C’est marrant, je me sens visé
« Informations erronées » tranche-t-il sans autre forme d’explications. Evidemment, je l’interrogerai plus tard sur ce point !
9h58 Conclusion de l’exposé financier. XdeM évoque le niveau de la dette (quasi inchangée), la note S&P (A, inchangée elle-aussi) et résume l’année : « Résultats tout à fait honorables. Le chiffre d’affaires augmente. L’EBITDA est en légère baisse, le résultat net est en hausse (même s’il a été aidé) et la dette est maîtrisée ». Place aux questions.
10h01 Premier sujet le drive. « L’effet drive est-il dans les – 0,6 % annoncé pour Auchan France en comparable ?« . Réponse « oui« . Ce qui conforte le résumé qu’on entend de temps à autre sur le drive qui a sauvé l’année Auchan. VM enfonce le clou : « Au-delà du CA, le drive ca permet de recruter des clients qui ne venaient pas habituellement chez Auchan. Ca a un effet sympathique sur la taille de clientèle ».
10h05 Rentabilité, le retour. « Vous contestez les chiffres publiés. Pour autant la tendance évoquée, à savoir une baisse de la rentabilité des hypers Auchan en France est-elle juste ?« . La réponse, bien que pleine de courtoisie, est sèche : « On ne communique pas sur ce critère« . Un peu court pour être convaincant d’autant que le document auquel j’ai eu accès est manifestement juste sur les autres informations, à commencer par les chiffres d’affaires magasin par magasin ! Au-delà, quiconque réfléchit posément sur le commerce arriverait de toute façon à cette même conclusion : le chiffre d’affaires a modestement progressé, les charges ont fortement progressé (ça avait été évoqué en début de présentation) et VM a reconnu avoir remis du prix dans l’année, notamment sur le jouet « où on a laissé tout le monde derrière« , disait-il. Logique, dès lors, que la renta ait baissé. Cela dit, Auchan peut légitimement décider de ne pas communiquer sur ce point. Et les observateurs (dont je suis) chercher malgré tout à savoir ! En somme, chacun est dans son rôle…
10h12 Question sur les ambitions d’Auchan dans la proximité suite à l’ouverture d’A2 Pas à Paris. Comme souvent dans la communication Auchan (on a aussi eu ça sur Partisans du Goût qui a ré-ouvert à Lille après avoir fermé à Haluin) : « Ce n’est qu’un test« . Comprendre : on ne dit rien. Reste que sans doute pris dans son élan, XdeM donne quand même un élément de plus : « Il faudra que vous attendiez avant d’en voir des centaines en France« .
10h22 Je reprends la parole en évoquant – malice, malice – un élément de mon fameux document interne : « Pour la première fois, une majorité d’hypers Auchan sont négatifs en chiffre d’affaires alors que l’enseigne a longtemps été montrée en exemple sur ce format. Quelle analyse en faites-vous quant à l’avenir de l’hyper ?« . VM qui a vite compris la question apporte une réponse intéressante que je résume. Pour lui, il faut voir dans les résultats 2011 davantage un effet de contexte que de format. Sous-entendu : dès lors que la macro-économie s’améliorera, l’hyper aussi. J’en profite pour lui demander si les hypers ont davantage souffert en trafic ou en panier. Réponse : en trafic. De mon point de vue, ça affaiblit la réponse précédente : si le trafic a baissé, c’est quand même parce que l’hyper en devient moins attractif. Et, ce sur point, la macro-économie n’y changera rien. Pour autant, et parce que j’aime bien l’homme et ses raisonnements, je veux bien donner un certain crédit à la vision de Vincent Mignot. A chacun de se faire sa religion !
10h28 Un point sur les négos, à la demande de la journaliste de l’AFP je crois. « Elles ont été très rythmées« , résume VM. Mais visiblement pas terminées… Plus loin : « On a quelques gros fournisseurs avec lesquels on bataille« , admet VM. « Très peu », tempère aussitôt XdeR. « En fait on les compte sur les doigts d’une main », reprend VM. Concrètement, hormis « l’affaire Nestlé-Lactalis » évoquée ce matin par Le Parisien, on apprendra goutte.
10h37 Une dernière question sur les prix. L’occasion de VM de savourer sa petite annonce qui va faire causer dans les états-majors : « Dans les jours qui viennent, on va lancer une offensive très forte sur le prix et sur la totalité du territoire« . Evidemment, il n’en dira pas plus. J’vous l’ai dit. Va y avoir du sport.
Nouveau concept Match à Fournes en Weppes
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 12 mars 2012
Lundi, journée magasins dans la région Lilloise. Passage à Fournes en Weppes où Patrick Bonislawski, le patron de Match, m’a fait visiter la dernière création de l’enseigne (et la première d’une année qui en comptera 5). Bigrement intéressant parce que Match met en adéquation son positionnement tarifaire (indice 105 vs le Auchan d’Englos à 10 mn de voiture) et sa proposition commerciale. En clair, l’enseigne a retravaillé sa proposition de valeur : ambiance plus soignée (en témoignent les spots, source quasi-exclusive de lumière) et politique marchandises encore plus ambitieuse que par le passé avec l’atelier boulangerie tout-farine certes mais également la fabrication sur place de la pâtisserie (jusqu’à la crème pâtissière à chaud) et de produits élaborés de poissons ou de boucherie ou encore le retour d’un stand fromages coupe. Le tout dans un 2 000 m2, implanté dans un bourg de 2 000 habitants. Evidemment, des photos et une VIDÉO GRANDE CONSO suivront.




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