Cora, champion des anniversaires
LES FAITS. Septembre et octobre sont traditionnellement des mois promotionnellement forts. 2009 promettait beaucoup avec, notamment, les 50 ans de Carrefour et les 40 ans d’Intermarché. Des opérations annoncées comme décoiffantes auxquelles Cora a répondu avec un brio inhabituel pour l’enseigne.
Une fois n’est pas coutume, le plus petit aura été le plus fort ! Entre les 50 ans de Carrefour et les 40 ans d’Intermarché, la rentrée promettait d’être sanglante. Bombant le torse depuis des mois (Les Mousquetaires avaient même pris la peine de tous se réunir dès juin, histoire de monter en pression !), Carrefour et Intermarché promettaient malheur aux plus faibles. Mais le plus faible du plateau aura finalement été le plus fort. Peut-être d’ailleurs parce que le plus modeste… Lorsque Cora s’inspirait sans vergogne des techniques déjà éprouvées, Carrefour et Intermarché ne juraient que par l’originalité de leur mécanique : 50 jours de tension pour l’un et la promotion participative pour l’autre, avec un programme promotionnel cautionné par les clients eux-mêmes via le «Vote utile». Dans le même temps, Cora optait pour une dramatisation un rien désuette via une semaine de teasing annonçant – jaune criard et «éclaté» rouge à l’appui – des «Offres jamais vues». Tellement plus direct que la promesse d’un «Vote utile» ou de «50 jours pour vous». En prospectus, la dramatisation made in Cora atteignait son paroxysme avec de pleines pages dédiées à des offres particulièrement bien senties. En témoignent ce poulet à 1,99 e/kg ou encore ce PC portable 17 pouces à moins de 400 euros. Des niveaux de prix qui n’avaient jamais (ou très rarement) été vus, accréditant la promesse d’ensemble de l’opération. Pile-poil ce que Carrefour avait imaginé avec un extraordinaire succès pour ses 35 ans (qui paradoxalement avaient eu lieu il y a 11 ans, cherchez l’erreur !). Bien que toujours discret sur ses performances, Cora ne cache pas avoir retrouvé un «bon goût de commerce en magasins» pendant l’opération. Mais faut-il vraiment s’en étonner ? Evidemment pas. Un concept ou une mécanique n’a jamais fait une bonne promo. La largeur d’une offre non plus… Comment considérer que les… 607 références du premier tract de Carrefour étaient toutes des immanquables ? La (bonne) promo a cette particularité de s’appuyer sur des fondamentaux intangibles qui passent les ans (et les anniversaires !) : une offre simple dont le bénéfice-client est évident. Bref, une vieille recette qu’il est souvent bien inutile de vouloir sophistiquer à l’excès. Car c’est dans les vieux pots…
O. DAUVERS

L’anniversaire discret
Le premier hyper du groupe Bouriez a ouvert en septembre 1969 à Garges les Gonesses (sous enseigne Carrefour, via un contrat de franchise). Autant dire qu’en 2009, Cora avait réellement un anniversaire à fêter. Et l’a pourtant passé sous silence. Après tout, les clients s’intéressent-ils à ce point à l’âge de leur hyper/super pour que les enseignes finissent par leur en parler plus que de la promotion elle-même… ?
Foires aux vins 2009 : pas le millésime du siècle
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 20 octobre 2009

Le rideau est tombé sur (presque) toutes les foires aux vins. Et même si en matière viticole il est toujours de bon ton de faire croire au « millésime du siècle », 2009 ne restera pas dans les annales. De confidences en indiscrétions, pas un acheteur ou un chef de rayon pour s’enthousiasmer. Et si Iri France a encore besoin de quelques semaines pour affiner le bilan commercial de l’opération, une certitude : les magasins qui auront simplement reconduit leur chiffre de 2008 (pas franchement le millésime du siècle non plus) auront incontestablement réussi leur foire aux vins. En cause : une forte chute de la demande sur les grands crus, ces flacons à plus de 20/25 euros qui, pendant une vingtaine d’années, ont « fait » l’économie des foires aux vins. A l’inverse, les volumes se seraient tout à fait tenus sur les bouteilles plus modestes. Probablement le signe que l’heure est venu de réinventer les foires aux vins en misant davantage sur les volumes que sur la valeur. Ca tombe bien ! C’est plutôt ça le métier des hypers/supers, non ?
Irremplaçables les marques ?
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 20 octobre 2009

Lundi 19 octobre 2009. Assemblée générale de l’ILEC, l’association qui réunit (et défend) les plus grandes marques alimentaires et DPH. Ambiance détendue autour du bar. Pour preuve Jean-Paul Agon, patron de L’Oréal tout hilare aux côtés de Lars Olofsson, patron de Carrefour qui retrouve sans doute là le parfum de sa vie d’industriel ! Peut-être aussi la perspective de meilleures collaborations industrie-commerce… Auparavant, et comme de tradition, quelques interventions. Aux classiques antiennes sur « le consommateur exigeant » ou « la supériorité des marques », Mercedes Erra, patronne d’EuroRSCG a répondu en une question, formidable résumé de l’enjeu qui se pose aux industriels pour défendre leurs signatures : « Que fait la marque qui soit irremplaçable ? ». Ce qui, l’air de rien, ramène les marques vers un territoire de bénéfice plus rationnel que simplement imaginaire. Car l’époque est à l’usage, à l’utilité, etc. Raison de plus pour en apparaître vraiment irremplaçable pour justifier de son prix. Voilà une excellente – et simplissime ! – feuille de route pour tout directeur marketing.
Globalisation et différences…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 12 octobre 2009

Barcelone. L’un des 18 hypers Carrefour de l’agglomération. Et ici comme ailleurs, Carrefour a donc 50 ans même si les premières implantations du groupe dans la péninsule n’ont que 36 ans (et encore, c’était sous l’enseigne Pryca, contraction de Précios Y Qualidad). Qu’importe… Carrefour a acquis un certain savoir-faire dans la mondialisation de la promotion. Les 50 ans sont célébrés à l’identique, jusqu’à la charte graphique de l’opération. Côté mécaniques promo, le « - 70 % sur le second produit » est en vedette, tout comme les offres spot sur des produits non-al. Avec, parfois, des différences de prix frappantes. Exemple : la valise cabine à 10 euros, l’une des vedettes de la semaine 1 en France qui est ici royalement affichée à… 15 euros. Avec un prix initial – barré – à 20 euros. Preuve que la globalisation ne masque pas toutes les différences !
L’IMAGE : Le lait de là-bas est aussi d’ici…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 9 octobre 2009

En imaginant le Lait d’ici (« issu des exploitations de nos régions, collecté et conditionné en France »), les producteurs laitiers Français pensaient avoir trouvé la parade pour bouter hors des frontières les industriels allemands (essentiellement la Coopérative Müh). Mais voilà, la coopérative allemande s’approvisionne pour partie de ce côté-ci de la frontière. Résultat : quelques jours après l’arrivée du lait d’ici en rayon, voilà le lait de là-bas qui en fait vient d’ici puisque « collecté chez l’Agriculteur français ». A ne plus rien y comprendre pour le consommateur d’ici bas !
Le (pseudo) retour de la proximité
Posté par Olivier Dauvers dans Notes, Tribunes et Vidéos le 9 octobre 2009
Il aura donc suffit d’une étude TNS Media Intelligence pour remettre à la une le (pseudo) retour de la proximité. 78 % des Français déclarent vouloir faire leurs courses près de chez eux. Sans blague ? Il n’en fallait pas plus, dans certains commentaires, pour faire de la proximité l’avenir du commerce. Evidemment très loin de la réalité. Et conséquence d’une confusion sémantique récurrente. Car il y a d’un côté la proximité-circuit de distribution (des petites surfaces généralement implantées au cœur d’un tissu urbain dense et dont il est quand difficile de penser qu’elle soit l’avenir du commerce !). Et de l’autre côté la proximité-distance entre le chaland et le point de vente. Une distance multi-facettes : distance du lieu d’habitation (c’est la proximité d’habitat), distance par rapport à un trajet courant (proximité de flux) et enfin distance humaine (qualité de la relation entre client et commerçant). Autrement dit : un hyper à l’autre bout de la ville, mais sur la route d’un trajet régulier, et dans lequel l’empathie du personnel à mon égard est évidente sera bel et bien un magasin de… proximité !
Ce qui rend une remise différée…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 3 octobre 2009

Un samedi ordinaire. Quelques achats dans un Carrefour Market. Et, comme souvent désormais, une abondante littérature qui accompagne le ticket de caisse : offres aussi diverses que variées, avantages de fidélité, etc. Parmi ceux-ci une « Remise différée de 10 % du total de [mes] achats aux rayons charcuterie libre-service et coupe le jeudi 8 octobre ». 10 % de remise sur tout le rayon, voilà qui attire forcément l’attention du chaland. Une belle offre. Mais que comprendre exactement ? Que je bénéficierai de 10 % de remise jeudi ? Et que c’est précisément ce qui rend cette remise différée, puisque nous sommes samedi… Pas sûr. Il fallait probablement plutôt comprendre que, jeudi, le client recevra en bon d’achat 10 % de ses dépenses en charcuterie. Voilà qui aurait été plus clair au vu de la popularité de la mécanique des bons d’achat. Mais – c’est bien connu – pourquoi faire simple quand on peut compliqué ?
Auchan Vélizy : le géant du commerce
Posté par jpgallet dans Notes, Tribunes et Vidéos, Vidéos le 2 octobre 2009
Trois ans de travaux et 90 millions d’euros ont été nécessaires pour la rénovation quasi complète de ce géant du commerce de près de 20 000 m2. Un hyper hors norme où le gigantisme domine. Regardez…
Foires aux Vins Carrefour Market : drôle de politique !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 30 septembre 2009
La foire aux vins Carrefour Market débute aujourd’hui, pour une dizaine de jours de mini-barnum au cœur des magasins. Et une étrangeté dans la… politique marchandises de l’enseigne. Bien en évidence dès la page 4 du catalogue : un Château Fillon, modeste bordeaux (à 2,50 euros, pas de quoi s’extasier) jusque là inconnu au-delà de sa terre d’origine, Sauveterre de Guyenne. Et la politique ne s’arrête pas là. Sur la même page du catalogue, un Château Seguin ! La petite histoire retiendra d’ailleurs qu’avant d’être voisins de prospectus les deux hommes ont longtemps été de très proches compagnons de route politique. Ne manque plus qu’un Château Dassault, grand cru classé de St Emilion.
Garantie Promo Leclerc : les premiers remboursements ont eu lieu
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 30 septembre 2009
Testée depuis début septembre dans 4 centrales Leclerc (Scaouest, Scanormande, Socamaine et Scacentre), la Garantie Promo est véritablement rentrée en action cette semaine avec les premiers remboursements sur les comptes fidélité des clients. Soit quatre semaines après les premiers achats. C’est certes un délai relativement long pour mobiliser les clients, mais c’est néanmoins trois semaines de moins qu’annoncé par Leclerc dans les documents édités pour l’occasion. Le Web Grande Conso est évidemment mobilisé et publiera prochainement une étude complète sur le mode de fonctionnement de la Garantie Promo, nombreux exemples à l’appui… A suivre !





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