Un prix… mal barré

CarrefourPrixMalbarrésBDUne coquille (comme il existe malheureusement partout, et donc probabement sur ce site ;-) ) dans le prospectus Carrefour « Tout pour la rentrée en moins cher ». Le lave-linge BlueSky n’est plus à 255 euros, mais à 329 euros. Un contre-sens (par rapport à la thématique du prospectus) suffisamment énorme pour que le consommateur rectifie de lui-même ? Il faut l’espérer…

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L’image d’une époque révolue

GéantCasinoMirail-BDPetite confidence de début de semaine : j’adore me balader en campagne. Il y a bien sûr les fleurs, les p’tits oiseaux et autres indispensables attributs des tableaux bucoliques. Mais il y a surtout ces stigmates (commerciaux) d’un autre temps. Ici, Géant Casino, écriture très années 1970. Parfois, c’est une enseigne disparue. Dans tous les cas, c’est, je trouve, une trace (presque) émouvante d’une époque révolue : celle où l’hyper « tirait » sur des dizaines de kilomètres, en témoigne l’échelle des cartes routières !

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Les clients pas si gogo que ça…

Notre activité d’édition sur Rennes, via le magazine gratuit RENNES CONSO, me vaut un important courrier de lecteurs et me conforte dans cette idée que je tente (presque désespérément ai-je parfois l’impression) de faire partager aux marques et aux enseignes : le client n’est pas si gogo que ça…Cruesli ECO-BDExemple cette photo d’un lecteur rennais, consommateur « ordinaire », juste attentif comme tous les clients le sont sur telle ou telle catégorie de produit. Lui, son produit fétiche, c’est le Cruesli de Quaker. Ce jour-là, dans son hyper Géant, deux formats : le classique 500 g et l’économique en 965 g. Le classique est à 2,93 euros, soit 5,86 e/kg. L’éco est à 6,03 euros, soit 6,25 e/kg. Evidemment, ce lecteur-client en a déduit que, sans sa vigilance, il se faisait avoir. A-t-il vraiment tort ?

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Revue de presse : il fallait le lire…

La semaine de rentrée est aussi l’occasion de rattraper le retard de lecture de l’été. Pour tout vous dire, j’aurai franchement regretté de ne pas lire l’interview du député Patrick Ollier au Figaro. C’était le 4 août. Et c’était surtout un formidable résumé de l’ignorance et de l’hypocrisie des politiques dès qu’ils s’intéressent d’un peu près (et sans être « bordés ») au monde de la grande conso. Le député y revient sur le « scandale des marges arrières », oubliant évidemment qu’il l’a créé puisque, en son temps, il vota la loi Galland laquelle a précisément engendré le principe même d’une marge non répercutable au consommateur. Et pour justifier son « rappel à l’ordre aux distributeurs », le voilà lancé dans un parallèle toujours très approximatif : d’un côté cinq centrales d’achat, de l’autre des dizaines de milliers de fournisseurs. La ficelle est de toute façon tellement grosse que, quand bien même Patrick Ollier apprenait qu’il existe en fait… 7 centrales d’achat (et encore, sans compter le hard-discount allemand), le parallèle serait tout aussi frappant. Parce qu’il est comme toujours très approximatif. Derrière ces « dizaines de milliers de fournisseurs » se cachent une poignée de multinationales incontournables (et avec lesquels les enseignes entretiennent des rapports beaucoup plus… équilibrés que Patrick Ollier ne le suggère) et une armée de PME ou TPE. Mais la nuance a visiblement échappé au député. Ah oui, j’oubliais, il est par ailleurs Président de la Commission des affaires… économiques.

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A la ferme, pire qu’à l’usine ?

FlanFermeL’idée selon laquelle les produits fermiers, locaux, artisanaux (et autres adjectifs qui fleurent bon le terroir et l’arrière-cuisine crasseuse) soient des produits par principe supérieurs aux productions industrielles m’a toujours insupportée. Que le client le pense, c’est un fait. Et sa perception vaut vérité, à son niveau du moins. Mais que des « pros » se laissent embobiner et véhiculent l’idée, sans autre forme de vérification, est insupportable. Alors voilà un exemple sur lequel méditer. Un flan vanille-caramel de la Ferme Ulrich de Durningen, vu dans un Super U alsacien. Là déjà, respect. Ca sent le terroir, le vrai. D’ailleurs le prix est en rapport : 2,29 euros le pot de 500 g, 4,58 euros/kg. C’est deux fois plus cher que le leader du marché (Flanby, Nestlé) ou trois fois plus que les MDD. Par courtoisie, je n’irai pas jusqu’à comparer avec les premiers prix. Et pourtant… Un coup d’œil sur la composition et je manque de m’étrangler, avant même la dégustation. Voilà un flan « fermier » qui affiche ostensiblement sa composition des plus industrielles. Outre les lait et sucre, le maître queue d’Urlich annonce fièrement la présence de « pectine non amidonée » et de « carraghénanes » en face avant du pack. Des épaississants pas vraiment en phase avec le positionnement théorique du produit. Mais indispensables… Car le maître queue a juste négligé les œufs. Pas inutiles pourtant pour « lier » un flan…

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Relation-Client : le champion, c’est Ryanair !

Ryanair4-2A bien des égards, j’adore le « cas » Ryanair que j’emprunte ce jour pour une escapade (professionnelle !) en Italie. La compagnie irlandaise, finalement encore récente dans le ciel européen bien que déjà au firmament, rappelle l’importance du prix bas et de la capacité à dépouiller une prestation de ce que le client ne juge pas véritablement indispensable. Avec un succès retentissant puisque la moins chère des compagnies est aussi la plus profitable. Tiens, voilà qui me rappelle le distributeur belge Colruyt. Un hasard sans doute. Plus impressionnant encore : la capacité de Ryanair à « contraindre » le client. Depuis quelque temps déjà, les voyageurs Ryanair doivent se présenter à l’aéroport muni de leur carte d’accès à bord. Objectif : limiter autant que possible le travail en aérogare pour optimiser au maximum les flux. La veille du départ, Ryanair rappelle donc cette « obligation » au passager et menace (en lettres capitales dans le texte !) : « LES PASSAGERS OMETTANT CETTE FORMALITÉ DEVRONT S’ACQUITTER DE PÉNALITÉS DE RÉ-ÉMISSION DE 40 EUROS ». Soit une somme relativement proche du prix du billet, donc complètement dissuasive. Et pourtant, j’en prends le pari : l’avion sera plein, et l’aéroport de Beauvais (la principale base française de Ryanair) une nouvelle fois bondé. Preuve que le prix bas justifie une relation-client… injustifiable !

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Reprise !

Nouvelle saison pour le Web Grande Conso. Un grand merci à tous pour votre fidélité croissante. Un rappel pour les « nouveaux venus ». Le site est alimenté au quotidien, généralement de deux manières : un décodage de la marche du grand commerce (pas toujours consensuel, mais qu’importe !) et des « cartes postales » de mes nombreux déplacements en magasins, en France comme à l’étranger. De manière plus aléatoire (en clair, lorsque j’estime que cela « le vaut bien »), vous retrouverez ici la lettre d’opinion Tribune Grande Conso et le vidéocast Vidéo Grande Conso. Le tout accessible complètement gracieusement et… sans publicité ! A ceux qui s’interrogent (et qui m’interrogent souvent) sur le modèle économique de pareilles initiatives… tout va (très) bien merci ! Avec notamment Jean-Philippe Gallet (précédemment rédacteur-en-chef de Rayon Boissons) et Florence Taillefer (ancienne journaliste de Linéaires), nous valorisons notre expertise grande conso de trois manières : l’édition professionnelle (ouvrages et études présentés d’ailleurs sur ce site) ; l’édition grand public avec la publication d’un magazine mensuel sur Rennes (RENNES CONSO) diffusé à 130 000 exemplaires ; et l’édition à façon avec une dizaine de marques ou d’enseignes qui nous ont confié la création et la réalisation de leur journaux/magazines internes ou externes.

Voilà, vous savez tout ou presque ! Bonne reprise à ceux qui, en ce 16 août, sont aussi sur le pont. Courage. Et si vous rencontrez quelques problèmes professionnels, j’ai lu Management pour vous cet été. Et j’ai la solution… Enfin, Management l’a pour vous. Le conseil n° 3 de son dossier « 71 conseils pour être plus heureux au travail » est éloquent : « Prenez de la hauteur ». A comprendre au sens premier du terme : « Une fois par semaine, gagnez un lieu élevé et fixez l’horizon. De la haut, vos problèmes vous sembleront soudain petits, petits ». A dire vrai, j’en suis tombé de mon transat (pas très haut heureusement…). Fallait vraiment y penser. Et de me rappeler ce conseil tout aussi pragmatique de Rika Zaraï à tous ceux qui avaient les dents jaunes : « Mettez une cravate marron ». Rika Zaraï et Management, même inspiration ? Visiblement oui…

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Le Carrefour du bout du monde

CarrefourFacadeChose promise, chose dûe ! Au début de ma « tournée » sud-américaine, je vous avais promis de dénicher le supermarché le plus méridionnal du monde, à Ushuaia, elle-même la ville la plus au sud du globe (regardez sur une mappe-monde, vous serez surpris de l’écart de latitude entre le sud de l’Amérique latine et le sud de l’Australie). Revenons donc à Ushuaia… Le supermarché historique, implanté dans ce qui est « l’hyper-centre » de cette ville d’à peine plus de 40 000 habitants, est La Anonima : un vieux bâtiment (voir photo)LaAnonina-BD, implanté sur une rue en pente, assez pénalisante pour le bon accès du point de vente. A dire vrai, ce magasin ne présente pas grand intérêt si ce n’est qu’il propose quelques produits… Leader Price ! Du Leader Price à Ushuaia ? Pas étonnant qu’Ushuaia, comme d’autres grandes marques, finissent par débarquer chez Leader Price ;-) Voilà pour La Anonima. A quelques centaines de mètres, en périphérie d’Ushuaia, mais surtout à pleine plus au sud : Carrefour. Le Carrefour du bout du monde. Un gros supermarché, d’à peine 2 500 m2 (au jugé) mais qui joue ici le rôle d’hypermarché avec sa pénétrante non-alimentaire, ses corners TV pour l’un et déco/maison pour l’autre ou encore ces produits qui montrent à quel point c’est bien « le » grand magasin de la région, notamment les pneus-neige (on est ici encore en hiver) !

Pour découvrir ce « Carrefour du bout du monde », téléchargez le diaporama de 12 photos.

PS : Ushuaia, c’est vraiment loin, alors le temps de rejoindre mes quartiers… d’été en France, le site est en mode relâche jusqu’au lundi 16 août. Avec des préoccupations probablement plus franco-françaises…

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Carte Postale de Buenos Aires (5)

CarrefourArgentinePromoSociale-BDAprès la promo libre (voir la carte postale n°3), voici donc la promo sociale. Tous les lundis, les retraités et plus généralement les plus de 60 ans, bénéficie de 10 %  de réduction chez Carrefour sur l’épicerie, les boissons et la droguerie-parfumerie. La population argentine est certes très jeune, c’est quand même à se demander à quels niveaux sont les marges pour démarquer dans cette proportion là…

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Carte Postale de Buenos Aires (4)

FacadeCarrefourPoursuite de la balade Argentine. Et illustration de la convergence de marque chère à Carrefour. Ici l’enseigne se décline en 3 identités, correspondant à 4 formats. Les hypers et les gros supers (des 3 à 5 000 m2 plutôt situés dans des zones de chalandise modeste) sont baptisés Carrefour. Les supermarchés urbains sont des Carrefour Express. Et les magasins de proximité sont des Mini Carrefour. Evidemment, je ne suis pas Argentin, peu expert du territoire de la marque Carerfour ici, mais j’ai quand même peine à imaginer la bonne association des deux mots « Mini » et « Carrefour ». Marcel Fournier, celui qui inventa Carrefour et les grandes surfaces avec les Defforey, doit s’en retourner dans sa tombe !

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