En passant par la Belgique, je mesure l’effet LME… en France !

Knacki BelgiqueEn passant par la Belgique, coup d’œil sur les étiquettes. L’occasion – par comparaison – de mesurer à quel point la LME a eu un effet certain sur les prix des marques nationales en France. En vrac, quelques prix relevés chez Carrefour (et l’écart par rapport à un Carrefour français). Bien sûr, ce relevé n’a pas la rigueur scientifique d’une étude multi-enseignes sur un panier important ! Il n’empêche… Les écarts sont tels qu’ils en deviennent déjà très significatifs. Knacki Herta x 10, 2,39 euros en Belgique et 1,29 en France (+ 85 %), Nescafé, 7,35 euros (+ 30 %), Ricoré, 5,53 euros (+ 29 %), Tropicana Orange, 3,19 euros (+ 30 %), Special K, 4,95 euros (+ 70 %), Nutella, 4,33 euros (+ 20 %) ou encore Lindt 70 %, 2,09 euros (+ 75 %). Le tout, évidemment, à conditionnement comparable. Certains objecteront que la structure de coût d’un hyper en Belgique est différente, imposant des marges différentes. Peut-être… Reste que sur les quelques MDD Carrefour Discount dont je connais les prix, je note quand même des tarifs exactement identiques à la France. Ce qui sous-entend quand même que le niveau des marges sur les marques est plus élevée en Belgique qu’en France.

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Cdiscount et l’alimentaire : promesse mal-tenue

CdiscountalimentaireSi Cdiscount s’est d’abord fait connaître en vendant des DVD à prix cassés, le site internet élargit progressivement son offre à de nombreux univers. Ainsi, le leader du e-commerce français a étendu son champ d’action à l’alimentaire, d’abord via le vin, puis carrément dans les produits d’épicerie, sucrées, salées ou liquides, et le DPH. Rien de comparable toutefois avec les “e-linéaires” des enseignes de cybermarchés, l’offre y est plutôt restreinte. Cdiscount ne s’en cache pas d’ailleurs, son patron, Olivier Marcheteau, revendiquant une stratégie basée sur des “coups“ où son site peut se revendiquer moins cher que la concurrence. Ni une ni deux, j’ai choisi de matcher Cdiscount et Leclerc Drive… Et le constat est sans appel : sur un panier composé d’une vingtaine de produits strictement comparables (il y a en fait très peu de réfs. comparables), le drive Leclerc se trouve 4,9 % moins cher que Cdiscount. Illustrations : Cdiscount vend ainsi le BN fraise 1,29 € vs 1,13 € pour Leclerc, ou encore 1,95 € la boîte 140 g de thon Petit Navire contre 1,60 €. Ponctuellement, Cdiscount se montre cependant très agressif comme sur les pâtes Barilla vendues au prix unique de 0,89 € la boîte de 500 g contre 0,96 à 1,16 €, selon les références, chez Leclerc. Autre exemple en faveur du webmarchand : grâce aux rabais supplémentaires consentis sur de nombreux articles vendus par lot de 5, il arrive à tirer son épingle du jeu. Ainsi, Leclerc est mieux disant que Cdiscount sur la boîte 300 g de bretzel Ancel, 1,82 € au lieu de 1,99 €, mais en revanche, sur le lot de 5, il ne peut que s’incliner : 9,10 € vs 7,99 €.

Conclusion, assez directe : en l’état actuel de la politique commerciale, je peine à comprendre ce que Cdiscount fait sur l’alimentaire, en tous les cas sur les PGC !

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Diaporama mailing-pubs Cdiscount

Suite de la semaine Cdiscount avec ce qui est l’une des spécificités les plus marquantes du site : sa créativité commerciale. Aujourd’hui, un florilège (arbitraire, je vous l’accorde) des créations les plus marquantes de l’année. Et, finalement, dans un monde promotionnel assez aseptisé, Cdiscount rappelle toute l’importance qu’il y a à savoir dramatiser la promo. Et, rien que pour ça, c’est utile de feuilleter ce best-of !

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Interview d’Olivier Marcheteau, président de Cdiscount

OM

«  Nous entendons tester les différents mariages off-line/on-line »

Seconde étape de la semaine spéciale Cdiscount. Après la découverte en images du fonctionnement du site hier, la vision d’Olivier Marcheteau, ex-Microsfot et depuis un an président de Cdiscount, ainsi que directeur du e-commerce non alimentaire de Casino.

OD : Cdiscount a inauguré le mois dernier un premier magasin à Paris, rue du Bac. S’agit-il d’abord d’une vitrine au cœur de Paris pour un site aux racines provinciales, d’un point de relation-client ou d’un véritable lieu de vente ?

OM : Pour tout dire, à l’origine, il y a d’abord une opportunité que nous avons saisie. Ensuite, c’est clairement un lieu de vente. Nous sommes rue du Bac pour y faire du commerce et pas un musée !

OD : Néanmoins, pourquoi cet écart avec l’identité commerciale du site, caractérisée par une créativité graphique débridée, parfois potache ?

OM : C’est un choix assumé, fidèle à l’emplacement, le 7e arrondissement de Paris. Nous avons effectivement imaginé un point de vente plus « calme » que le site, un univers plus qualitatif qui assure pour autant la promesse numéro 1 de Cdiscount : le prix le plus compétitif possible. Autour de cette promesse intangible, nous avons clairement l’ambition de tester différents mariages possibles entre les deux mondes, le on-line et le off-line. C’est ainsi qu’il faut comprendre notre magasin parisien. Et c’est aussi dans cette logique que s’inscrit le développement des points de retrait Cdiscount au sein des magasins du groupe, qu’il s’agisse des hypers, des supers ou des magasins de proximité.

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Dans les coulisses de Cdiscount

En apparence, Cdiscount c’est un site à l’allure potache avec ses 10 millions de mails quotidiens à la créativité… débridée !  Derrière l’écran, c’est 10 millions de colis expédiés sur l’année pour, probablement, 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2011. Pour la première fois, je vous propose de découvrir les coulisses d’une organisation millimétrée qui, à l’approche de Noël, traitera jusqu’à 75 000 commandes par jour.

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Je ne résiste pas…

GouffreA Paris ce soir après une journée belge pour visiter BioPlanet (groupe colruyt), le magasin qui produit autant d’énergie qu’il n’en consomme (je vous en reparlerai une prochaine fois). Arrêt dans un Franprix pour prendre un rapide coupe-faim et ainsi consacrer  ma soirée à préparer au mieux l’Atelier ANIA sur la volatilité des matières premières agricoles que j’anime demain matin. La vie est dure ? Pas du tout… Pour trouver pareille pépite en rayon, je sauterai bien 2 ou 3 repas tellement c’est à peine imaginable. Et donc je ne résiste pas à vous présenter cette promo Franprix. Des gaufres qui deviennent des gouffres. Un parfum qui n’est que très aléatoirement suggéré et une offre orthographiquement aussi approximative. J’en déduis que celui qui a relu l’affichette avait un bandeau sur les yeux. Nul doute que cette « perle » figurera en bonne place du Bêtisier annuel que je présenterai la semaine prochaine dans le cadre des Journées Annuelles de l’IFM. Le programme général est d’ailleurs ici.

NB : je ne vous cache pas avoir relu 2 fois la note du jour…

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C’est des oranges à jus ça, Papa ?

OrangeNavelinaSamedi, courses familiales. Au premier sens du terme puisque j’avais décidé de « convier » mes trois enfants à l’exercice. Dès l’entrée, je croise le patron de l’hyper qui comprend illico que je ferai sans doute plus que mes courses… « Pas de photos, hein ?« , me glisse-t-il, rieur. « Non, non, sauf si…« . Le « sauf si » se présente au fruits et légumes. Et une nouvelle illustration de l’intérêt pour le commerçant de parler la langue de ses clients pour espérer se faire comprendre. C’est juste l’un des piliers du Penser-Client, ma marotte. Exemple ici, donc, avec les oranges. Alors que je demande des oranges à jus à mon fils, celui-ci m’interroge en me montrant l’ardoise : « C’est des oranges à jus ça, Papa ?« . Lui ne sait visiblement pas si la navelina est une variété « à jus » ou « de table ». Et le commerçant a juste négligé de se mettre à la place de son client.

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Promo : Carrefour lève le pied, Market enfonce le clou

HaddockSi Carrefour a décidé de lever le pied côté promo (voir note d’hier), Carrefour Market, en revanche, poursuit sa montée en puissance promotionnelle. Selon l’étude PromoFlash (co-éditée par A3 Distrib et Editions Dauvers), la pression promo des supermarchés du groupe Carrefour a progressé de 44 % au T3 2011, après + 34 % au T2 et + 5 % au T1. Peut-être plus parlant : depuis le début de l’année, Carrefour Market a rajouté 15 opérations nationales à son plan d’action commercial. Spectaculaire. Autant dire que les « Mille milliards de promos » du Capitaine Haddock illustrent parfaitement la stratégie Market. Comment l’interpréter ? De mon point de vue assez simplement. Market suit une stratégie exactement inverse à celle de Carrefour. Je m’explique. Les hypers du groupe ont décidé de revenir dans le match des prix (notamment vs Leclerc) parce qu’ils n’ont pas le choix pour regagner en attractivité. Pour financer les prix fonds de rayon, ils baissent donc l’investissement promo. Ca, c’est public, Noël Prioux, DG France, l’a martelé. D’un autre côté, les indices de prix de Carrefour Market montrent clairement que les supermarchés n’ont pas la même ambition : il y a, selon les périodes, de 1 à 2 points d’écart avec Intermarché et Super U. Dit pudiquement : les supermarchés de Carrefour ont une exigence-prix plus modeste que leurs concurrents. Mais ils utilisent massivement la promo pour travailler leur image-prix. Du « hi-lo » en somme.

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Coca : Cora se paye Carrefour

CoraCoca-BDLa promo, c’est comme la Coupe de France en football. C’est parfois la petite équipe qui « se paye » la grosse cylindrée. La glorieuse incertitude du sport, dit-on… C’est un peu ce que m’inspire le feuilletage du prospectus Cora Gros Volumes ce matin. Mon oeil s’arrête sur un pack de Coca-Cola 12×1,5 l. Un produit dont j’ai le souvenir pour m’être ici-même étonné de son poids : 18 kg à manipuler. Pas donné à tout le monde ! Cora, qui a depuis longtemps habitué ses clients au lourd et à l’encombrant via ses OP Gros Volumes, propose également la même offre. A une nuance près – le prix – qui en devient savoureuse quand on se rappelle les positions des deux enseignes : Carrefour, numéro 2 mondial ; Cora, pas même dans le Top 50. Et moi qui croyait (naïvement…) que l’importance de la relation commerciale worldwide Carrefour/Coca préservait Carrefour de pareilles mésaventures ! La morale (qui vient en écho à la note précédente sur la pression promo) : une fois de plus est démontré que l’essentiel n’est pas la quantité de promo, mais la pertinence de chacune des offres. En ce sens, Carrefour a mille fois raison de prendre ce pari du « moins de promo ». A condition, quand même, de se border sur le « mieux de promo ».

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Pression promo : toujours plus

PressionPromoT3Pas encore eu l’occasion de vous faire partager quelques résultats de l’étude trimestrielle PromoFlash que nous éditons avec A3 Distrib, le spécialiste de la pige prospectus. Au T3, la pression promo a de nouveau progressé : + 4,8 %. C’est certes moins que les trimestres précédents, mais la tendance est toujours claire : les enseignes continuent d’accroître leur investissement promotionnel. Pour info, la pression promotionnelle, telle que mesurée par A3 Distrib, cumule le nombre d’opérations, le nombre de références et la surface commerciale concernée. La question du trimestre concernait Carrefour. Après avoir annoncé en début d’été son intention de baisser ses investissements promo pour les réinvestir dans les prix fonds de rayon, l’enseigne allait-elle faire ce qu’elle avait dit ? Réponse : oui et non. Si Carrefour a bien supprimé 5 OP nationales de son plan d’action promo (de 21 OP au T3 2010 à 16 en 2011), l’enseigne a considérablement enrichi les prospectus restants… En moyenne sur le T3, en effet, A3 Distrib a compté 464 références par tract Carrefour, soit… + 82. Enorme ! Mais explicable. L’enseigne peut avoir choisi d’enclencher une tendance de baisse de la pression promo via la suppression d’OP, tout en honorant les engagements fournisseurs en cours, ce qui l’a donc conduit à densifier – au moins ponctuellement – les prospectus restants. A suivre donc.

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