Carte postale de Sao Paulo (4)

CartePostaleSao4PizzaBDAssai est l’enseigne de cash & carry brésilienne de Pao de Acucar / Casino (à découvrir dans la série de Vidéo Grande Conso consacrée au Tour du monde des enseignes françaises, diffusée à partir de la rentrée). Et, comme les formats hypers ou supers, Assai développe le cross-merchandising. Ce qui, appliqué à une clientèle pour une bonne part professionnelle, donne un résultat savoureux. Exemple ici au rayon pour pizzaiolo. Entre les sacs de farine ou de levain, Assiai a implanté les « pelles » pour enfourner les pizzas. Des fois que, tête en l’air, le pizzaiolo ait perdu ce qui est quand même son principal instrument de travail !

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Carte postale de Sao Paulo (3)

SaoPauloVin3-BDVin, la suite… Les apparences sont parfois trompeuses… Voilà une référence dénichée dans un hyper Extra de Sao Paulo (groupe Pao de Acucar). Une bouteille de vin « Vive la France », ornée d’une Tour Eiffel et signée de la MDD Casino « Club des sommeliers ». Un contenant franchouillard à souhait. Mais un contenu… brésilien. Un cabernet sauvignon local.

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Carte Postale de Sao Paulo (2)

SaoPauloVinFrançaisParcourir le monde est un crève-cœur pour qui défend les vins français. Omnipotents dans l’Hexagone, ils sont désormais plus que marginaux partout ailleurs. Dans les hypers et supers de Sao Paulo, « l’origine France » n’est qu’une parmi tant d’autres (Brésil bien sûr, mais aussi Chili, Argentine, Espagne, Portugal, Italie, Etats-Unis, Afrique du Sud, Australie) avec, au mieux, un élément. Pire encore, l’opération actuelle de Carrefour (Vins et fromages, voir photo), à l’occasion de la fête des Pères. La France y est clairement… la plus petite des grandes origines : 8 références sur les 150 de l’opération. Moitié moins que les vins du Portugal ou d’Italie. J’en viens à rêver que les oeno-caciques français, gardiens du temple d’un formalisme incompréhensible du client ordinaire, voyagent davantage et prennent la mesure de la débacle françaises sur les marchés internationaux.

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Carte postale de Sao Paulo (1)

CréditUne première carte postale de Sao Paulo où l’affichage des prix en non-alimentaire (et ce, quelle que soit l’enseigne) traduit le goût immodéré des Brésiliens pour l’achat à crédit, goût hérité des années de forte inflation. Le prix est quasiment toujours indiqué sous forme de mensualités. C’est en apparence moins douloureux et ça répond aussi à une historique pratique du commerce qui, pendant longtemps, a accepté que les clients payent en plusieurs chèques avec encaissement différé, y compris pour l’alimentaire !

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Leader Price, l’histoire du commerce en marche

LP2BDAvant de vous adresser quelques cartes postales de Sao Paulo (déjà 3 magasins visités de fond en comble aujourd’hui : Extra, Assai, Pao de Acucar), un commentaire sur le commerce français tel que le rapportait hier le quotidien les Echos. Leader Price a donc annoncé le déploiement de son nouveau concept, testé depuis quelques mois déjà à Livry Gargan ou St Brieuc entre autres sites. Je ne peux que vous renvoyer à la lecture d’une Tribune Grande Conso récente consacrée à l’embourgeoisement du hard-discount (où à ma note du 2 avril : « Nouveau Leader Price : ne manquent que les marques »). J’y évoquais l’inévitable arrivée des marques nationales chez Leader Price, en dépit des dénégations de Casino, jusqu’à Jean-Charles Naouri lui-même. L’histoire du commerce est en effet un éternel recommencement. Et toutes les formes de vente finissent par s’éloigner de leurs fondamentaux. Souvent avec de bonnes raisons d’ailleurs. Les marques nationales en font partie. Indiscutablement, les clients les attendent et les achètent, ce qui, mécaniquement, assure de la croissance (demandez à Lidl…). Le design et l’organisation du magasin sont une autre piste. Leader Price promet à cet égard un magasin plus « convivial » et plus « moderne ». Bref, plus supermarché et moins hard-discount. Là aussi, une tendance historique… Cherchez bien ce que Dia ou Netto ont encore du hard-discount originel. Pas grand chose à dire vrai ! Comme toujours, les concepteurs se défendent de s’éloigner des fondamentaux. « Il ne s’agit pas d’une montée en gamme », explique aux Echos le pragmatique patron de Leader Price, Jean-Michel Duhamel. Ben tiens… Pour autant, les faits lui donneront raison, comme pour Ed/Dia ou Netto. D’ailleurs si les tests n’avaient pas été concluants, le nouveau concept n’aurait pas été déployé, c’est l’évidence. Mais ce paradoxe est lui aussi écrit dans l’histoire du commerce. A court terme, après avoir assuré sa croissance par l’expansion, le hard-discount à tout intérêt à se rapprocher du supermarché pour se donner de nouveaux espoirs. Mais à long terme, il ouvre la porte à… un nouvel hard-discount. A 5 ans ? 10 ans ? 15 ans ? Personne ne le sait. En revanche, aucun doute sur la perspective. Rien d’anormal.  Le manager gère du court terme. Et l’observateur s’appuie sur l’histoire pour imaginer le long terme. Chacun est dans le vrai, mais pas sur la même échelle de temps.

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Cap sur Sao Paulo

Seconde étape du « tour du monde des enseignes françaises » (qui donnera lieu à la rentrée à une série de Vidéo Grande Conso). Direction le Brésil et Sao Paulo où le commerce français est bien représenté : Casino y est (indirectement) leader avec Pao de Acucar dont le groupe stéphanois contrôle 50 % et Carrefour (en pleine propriété) qui est numéro 2 du marché et leader des hypers devant l’Américain Wal-Mart. Le temps d’arriver et je vous « poste » quelques cartes postales !

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Le multi-canal est mort, vive le cross-canal !

CrossCanalA peine compris par quelques enseignes à la traîne, le multi-canal est déjà… mort. Oh, certes, le multi-canal n’a pas perdu subitement tout son intérêt stratégique pour le commerce après avoir, des années durant, nourri grassement tant de consultants. Non ! L’enseigne, tel le soleil de sa galaxie, se doit de multiplier les canaux de relation-client (marchande ou non), comme autant de satellites en orbite. Au centre, le canal historique (généralement le point de vente) ; autour, les nouveaux canaux : internet, applications smartphone, points retrait, etc. Une organisation nécessaire mais aujourd’hui insuffisante. Car au multi-canal doit désormais se substituer une nouvelle vision : le cross-canal. En clair, permettre au client d’emprunter tous les chemins possibles de relation, sans nécessairement repasser par le centre de la galaxie. En clair, il s’agit de relier tous les canaux entre-eux pour offrir aux clients la liberté absolue de cheminement. Par exemple, s’informer sur son Iphone, visualiser le produit dans un show-room 3D virtuel sur son PC, passer commande dans un point de retrait (parce que plus accessible qu’un magasin) et finalement récupérer le produit dans le centre d’assistance qui lui en apprendra l’usage. Fiction ? Que nenni… Forme aboutie d’un multi-canal devenu cross-canal.

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Du concombre à griller !

Légumesàgriller3Au bêtisier de l’année, cette Tranche de vie commerciale fera sans nul doute belle figure… Une TG légumes, plutôt joliment mise en scène d’ailleurs, sur le thème des légumes à griller : tomates, poivron, aubergine, courgette. Appétissant ! Sauf que l’ignorance d’un employé du rayon a conduit à remplacer la courgette par du… concombre. Deux légumes qui se ressemblent vaguement certes. Mais à la cuisson, pas de doute possible, car le concombre ne ressemblera à rien !

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Promotions : l’indicateur de complexité

ComplexitéC’est un nouvel indicateur de l’étude PromoFlash* réalisée tous les trimestres conjointement par A3 Distrib et Editions Dauvers : l’indicateur de complexité. En clair, il s’agit de mesurer, sur l’alimentaire, la part des produits en promo accompagnés d’une « mécanique » (bon d’achat, lot virtuel, points, etc., mais hors « prix choc » dont on peut considérer qu’il s’agit du principe même de la promo). Le résultat ? Seul un produit sur quatre est « nu ». Donc plus compréhensible que les trois références sur quatre qui sont « habillées ». Pire : 17 % des produits présents sur prospectus sont porteurs de deux mécaniques (ou plus). Et, à ce jeu, c’est Carrefour qui fait la course en tête avec plus de 24 % des UB sur prospectus qui sont « polluées » par au moins deux mécaniques promo.

* l’étude PromoFlash est disponible sur abonnement et présente en une quarantaine de slides le bilan trimestriel des stratégies promo des enseignes. Pour recevoir un abstract gracieux, adressez-moi un simple mail en cliquant ici.

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Etude PromoFlash : hausse de la pression promo au T2

PromoFlashDe retour à Rennes pour mettre la dernière main à l’étude PromoFlash* que nous réalisons tous les trimestres en collaboration avec A3 Distrib, le spécialiste de la pige prospectus. Les résultats de ce trimestre sont éloquents. La pression promotionnelle (calculée en intégrant à la fois le nombre d’opérations des enseignes, les références mises en avant et les magasins qui suivent les opérations) est en forte hausse sur historique : + 6,3 %. Un niveau de progression qui n’était plus observé sur les derniers trimestres qui avaient plutôt marqué – selon les périodes – une stabilisation ou un léger reflux de la pression promo. Dans le détail, sur le T2, le nombre d’OP nationales a régressé (- 13 pour les enseignes d’hypers et de supers), mais les OP régionales ont largement compensé avec une cinquantaine d’opérations supplémentaires.

Côté enseignes, Carrefour a fait plus d’efforts que le marché, avec une pression en hausse de 16 %, confortant sa part de voix de 25 % (lorsque Leclerc, son second, est à environ 16 %). En clair, Carrefour a mis en œuvre plus d’OP et davantage d’UB en promo. C’est une surprise. Car avec sa mécanique PromoLibre (qui concerne des familles de produits entières, et non quelques produits), Carrefour aurait dû diminuer le nombre de références présentes en catalogues. C’est le signe que PromoLibre vient en addition à l’effort promotionnel et non (pour l’heure du moins) en substitution.

Autre conclusion intéressante de l’étude PromoFlash : la réalimentarisation marquée des prospectus. La pression promotionnelle de l’alimentaire progresse en effet de 9 %, lorsque le non-al n’affiche que 2,5 % de croissance.

* l’étude PromoFlash est disponible sur abonnement et présente en une quarantaine de slides le bilan trimestriel des stratégies promo des enseignes. Pour recevoir un abstract gracieux, adressez-moi un simple mail en cliquant ici.

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