Géant Casino Odysseum à Montpellier
Retour sur l’ouverture du dernier Géant Casino à Montpellier, centre commercial Odysseum. Pour l’occasion, l’enseigne a repris un certain nombre de concepts précédemment testés et approuvés (organisation générale, fruits et légumes à plat, etc.), en y ajoutant de nouveaux partis pris (le bio, des mobiliers discrets, un merchandising par ambiance/couleur/usage ou encore la sous-traitance de certains rayons à des marques). Visite en images.
A noter, en fin de numéro, l’image de ce VIDÉO GRANDE CONSO depuis l’Elysée avec, complices comme à leurs débuts, Edouard Leclerc et Gérard Mulliez…
Des images 100 % exclusives !
« Offrez des heures de repassage » : fallait y penser…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 21 décembre 2009

Dernière ligne droite avant Noël. Tous les arguments sont bons pour vendre ! Dernière idée-cadeau (pour ceux qui n’ont vraiment rien d’autre…) : des heures de ménage, repassage, bricolage ou encore de jardinage. C’est le thème de la campagne d’e-mailing d’IdéalServices, l’un des réseaux de franchiseurs sur le marché des services à domicile. Un cadeau « original et instantané » comme le vante IdealServices ? Sans doute. Décalé et finalement un peu risqué ? Aussi…
Fallait (vraiment) y penser.
Comment Kelkoo tacle les magasins…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 17 décembre 2009

A quelques jours de Noël, tout est bon pour s’arracher les derniers euros à dépenser. Web et magasins se livrent une bataille sans merci. Et parfois très subliminale. Exemple avec l’étude du jour livrée par Kelkoo, le site de comparaison de prix. Sous le (très hypocrite) prétexte d’apporter de l’information à des journalistes qu’ils pensent en panne d’inspiration, Kelkoo, via le bien obscur Centre for Retail Research, a estimé le nombre de Français qui se rendront samedi dans un magasin à la recherche du « dernier cadeau ». Ils seront… 15,8 millions pour ce qui sera, précise au passage Kelkoo, « la journée de shopping la plus intense de l’année ». Comment ne pas imaginer que l’objectif soit autre que d’en effrayer quelque uns et de les inciter à faire leurs achats sur le web, la cohue en moins ?
L’IMAGE : deux chantres du discount sous les ors de la République
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 15 décembre 2009

C’était hier soir à l’Elysée. Edouard Leclerc (et son épouse Hélène) recevant la Légion d’Honneur des mains du Président de la République avec, parmi la centaine d’invités… Gérard Mulliez, le fondateur d’Auchan. Celui-là même qui, dans les années 1960, avait fait le voyage de Landerneau pour prendre conseil auprès d’Edouard Leclerc après des débuts difficiles. Le conseil d’alors ? « Mulliez, vends moins cher, tu vendras plus ! ».
Stop aux lots virtuels de lots physiques
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 11 décembre 2009

Marques et enseignes ont une indiscutable capacité à compliquer la promotion. Notamment en empilant les mécaniques, comme si emberlificoter le client était une obsession ! Exemple avec les lots virtuels de lots physiques. Une hérésie qu’il devient urgent de bannir ne serait-ce que pour démontrer que le client est vraiment au cœur des stratégies… Exemple ici, sur un prospectus Carrefour Market en cours. Quelle est la véritable offre proposée au client ? En décortiquant attentivement (et sans l’aide de la photo, pas vraiment explicite), je finis par comprendre qu’il s’agit à la base d’un lot de 2 paquets (le format courant est le simple paquet de 200 g) à 2,60 euros sur lequel se rajoute la promesse d’un – 50 % sur le second lot de deux paquets. Comme pour simplifier, Carrefour Market en conclut que le prix de l’unité (en fait, ici « une » unité correspond à… deux paquets) est de 1,95 euro. Mais si, bien sûr, j’en prends deux. Enfin, plutôt quatre. Des paquets, je veux dire…
Rendez-vous à l’Elysée
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 7 décembre 2009
Surprise en ouvrant le courrier. C’est Nicolas Sarkozy lui même qui me convie à l’Elysée lundi prochain. Mazette. Il y remettra les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur à Edouard Leclerc et sa femme Hélène, les parents de Michel-Edouard Leclerc. Au-delà du plaisir non dissimulé de jouer au curieux dans un lieu peu commun pour le citoyen ordinaire, c’est la surprise : Edouard Leclerc aura donc attendu le 60e anniversaire de sa première échoppe à Landerneau (c’était précisément en décembre 1949) pour être distingué. Tout a été dit – ou presque – sur l’aventure Leclerc (voir à ce propos l’excellente enquête de Frédéric Carluer Lossouarn, www.lesystemeleclerc.fr). J’ai moi même pas mal écrit sur l’homme et le mouvement, ici et dans ma précédente vie à la tête de Linéaires. Et pourtant m’avait échappé cette incongruité : l’absence d’Edouard Leclerc au palmarès des Français les plus méritants. Voilà qui est réparé et d’une manière toute symbolique : en y associant sa femme Hélène, dont les plus anciens des adhérents Leclerc (comme des fournisseurs d’ailleurs !) se souviennent du rôle actif qu’elle a pris au développement du mouvement. Et pas seulement parce qu’elle « porta » neuf mois durant celui qui en prendrait un jour la tête…
Caisses automatiques : difficile d’avoir raison trop tôt
LES FAITS. L’Intermarché de Rennes Longchamps, premier hyper à avoir majoritairement équipé sa ligne de caisses d’automates, doit être repris par l’enseigne faute d’avoir rencontré le succès. L’hyper avait un budget à + 30 % (suite à un agrandissement), il clôturera l’année à à peine + 10 %, ce qui est économiquement intenable.
C’était il y a un an, une éternité… Des dizaines de top-managers du commerce français et européen faisaient le voyage de Rennes pour «renifler» ce magasin hors-norme : un hyper de 6 000 m2 dont la ligne de caisses à 80 % automatiques suscitait – c’est selon – curiosité ou risée. 40 self check-out sur 50 postes. Du jamais vu. A l’origine du projet : Christian Legendre, propriétaire de l’hyper et fou de technologies. Ce sont ses expérimentations d’une caisse-chariot qui ont rendu possible pareil big-bang.
Un an plus tard, les caisses sont toujours là. Mais les clients nettement moins. 20 points sous son objectif, l’hyper a été racheté par sa centrale dont la créance gonflait dangereusement. Faut-il pour autant condamner les caisses automatiques ? Evidemment pas. Le sens de l’histoire commerciale est bien là : faire travailler le client, pour abaisser les coûts d’exploitation et donc, in fine, assurer un positionnement discount (ce que plébiscite précisément le client). C’est ainsi, dans les années 1950, que le libre-service a marginalisé la vente au comptoir. Trente ans plus tard, c’est le pompiste qui disparaissait, nouvelle victime d’un consommateur toujours plus cynique, réclamant du service mais préférant s’en passer pour économiser quelques francs sur son plein de carburants. La vision de Christian Legendre n’en était que plus pertinente : les mêmes causes produiront inéluctablement les mêmes effets, d’autant que les technologies (self check-out ou self scanning) sont désormais matures. La question n’est donc pas tant de savoir si la «libre-servicisation» de la ligne de caisse n’est qu’une hypothèse parmi d’autres, mais bien d’imaginer comment y parvenir. Réponse : avec une certaine progressivité.
A Rennes, Christian Legendre aura donc eu raison… trop tôt. Et tort d’avoir voulu aller… trop vite ! Car la révolution en cours sera forcément lente. D’abord parce qu’elle induit la quasi-disparition d’une corporation que seul le temps peut rendre acceptable. Ensuite, et surtout, parce qu’elle suppose l’adoption de nouveaux gestes et de nouvelles habitudes que chaque client adoptera plus au moins rapidement selon son intérêt et/ou ses aptitudes. Là aussi, le parallèle avec la distribution de carburants laisse imaginer une transition sur une quinzaine d’années. Mais sans pour autant remettre en cause le mouvement. Commerçants et clients ont en effet tant à y gagner. Mais, par principe, c’est la vitesse d’adoption par le client qui fera le déploiement par le commerçant. Et non l’inverse…
O. DAUVERS
Les Français, « bons » consommateurs ?
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 2 décembre 2009

Et si les Français étaient les champions du monde de la « bonne » consommation… C’est ce que suggère une étude d’Euro RSCG menée en France, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. En autres questions : « Quelle devrait être la priorité des entreprises et des marques dans les années à venir ? ». L’intérêt à pareille enquête réside toujours dans les écarts et les extrêmes. Allons-y donc pour la première et la dernière réponse. En haut du palmarès : les produits respectueux de l’environnement. Les Français sont 75 % à le souhaiter, nettement plus que les Britanniques (53 %) et les Américains (62 %). En bas de classement : l’accroissement du profit pour les actionnaires. Mais, signe d’une civilisation ou d’un lien plus décomplexé au profit, les Américains sont deux fois plus nombreux que les Français à considérer que c’est une priorité pour les marques.
Carrefour sur les sommets
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 1 décembre 2009

Après Market, City et Contact, Carrefour poursuit la segmentation de sa marque. Voici « Montagne ». Les trois premiers magasins ouvriront dès la fin de cette semaine à Avoriaz (photo), Megève et aux Ménuires. La « convergence de marque » a donc encore frappé (on attend d’ailleurs avec gourmandise… Carrefour Plage, à moins que l’enseigne ne souhaite aller plus loin encore avec… Carrefour Méditerranée et Carrefour Océan). Une stratégie toujours aussi porteuse d’espoir (tant la puissance de la marque Carrefour est avérée) mais également de doutes : le risque d’altérer l’image-prix globale de Carrefour avec des formats peu compétitifs. Nul doute en effet qu’à Avoriaz, Megève ou aux Ménuires, les prix atteindront des… sommets !
Thanksgiving à New-York
Posté par Olivier Dauvers dans Notes, Tribunes et Vidéos le 29 novembre 2009

Week-end de Thanksgiving à New-York. Evidemment très professionnel : c’est par tradition le week-end qui lance la saison de Noël aux Etats-Unis. Les commerçants multiplient les rabais et les Américains se ruent dans les magasins, du vendredi (le fameux Black Friday) au dimanche. Bref, c’est le temps fort de la consommation dans ce qui est le premier marché du monde. Autrement dit un immanquable ! L’an dernier, chaque Américain avait dépensé en moyenne 372 dollars sur le week-end ! Enorme. Cette année, avec un chômage au plus haut depuis 26 ans et un moral des consommateurs au plus bas, c’était la mobilisation générale dans toutes les enseignes. Wal-Mart avait ainsi décidé d’ouvrir nombre de ses magasins 24h/24. Tandis que Target, son principal rival, ouvrait dès… 5 heures du matin ! Premier bilan : dans une dizaine de jours. En attendant, ce samedi, Broadway ne désemplissait pas. Une image : Uniqlo. En caisses, une moyenne de 40 clients attendant patiemment leur tour (photo).




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