CEPC, la suite

Autant vous le dire, je n’honorerai pas ma promesse de vous reparler de la CEPC… Je serai blessant et tel n’est pas le but de ce blog au fil de l’eau. Mais, en un mot, ce fût… édifiant ! Comprenne qui pourra.

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Mon « oral » devant la CEPC

CEPCCet après-midi, intervention devant les membres de la CEPC, la commission d’examen des pratiques commerciales présidée par la députée et ancienne ministre Catherine Vautrin (voir ici pour la composition complète de la CEPC). Il m’a été demandé de plancher sur l’un de mes thèmes de prédilection : la promotion, le tout aussi illustré que possible m’a-t-on précisé. Autant vous le dire, j’en connais qui ne vont pas être déçus car le côté illustrations, la spécialité de la maison ! Le titre de mon intervention : « La promo rend fou et personne ne se soigne« . Vous l’aurez compris, c’est plutôt un réquisitoire qu’une plaidoirie… Je vous en reparle.

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Un jour, un nouveau hard-discount viendra…

LES FAITS. Ed-Dia lance cette semaine la première carte de fidélité du hard-discount. L’objectif est clair : accroître le taux de nourriture de l’enseigne, notoirement plus faible que celui des supermarchés classiques.
L’an dernier, à pareille époque, Ed/Dia présentait un nouveau concept notablement éloigné des «canons» du hard-discount. Entre autres aspérités : un rayon fruits et légumes vraiment digne de ce nom, des assortiments toujours plus larges et plus profonds ou encore une mise en situation particulièrement soignée. Un an plus tard, nouvelle entaille – ou dévoiement – au concept avec le lancement d’une carte de fidélité.
Et Ed/Dia n’est pas la seule enseigne à renier ses origines. Netto (Intermarché) l’avait précédé de quelques mois. Lidl aussi, mais dans le seul registre – éminemment visible – de la politique marchandises avec l’arrivée en force des marques nationales. A chaque fois des coups gagnants, indépendamment de la santé générale du circuit hard-discount. Prochaine étape qui en apparaît presque inéluctable : des marques chez Leader Price. Inéluctable parce que l’histoire du commerce est implacable et se réécrit en permanence. Toutes les formes de vente (exception faite des niches mais qui par définition ne pèsent pas sur leur marché), toutes les formes de vente donc, ont toujours pris pour base originelle la simplicité de la proposition commerciale et la maîtrise absolue du coût-outil, ce qui leur conférait, de facto, un positionnement plus discount que les acteurs en place. Avec le temps, ces mêmes formes de vente ont toujours suivi un     cheminement identique : l’éloignement de leurs fondements historiques faits de rigueur ou (c’est selon l’interprétation de chacun !) de paupérisme. En un mot : l’embourgeoisement. C’est ainsi qu’il faut imaginer, même si l’exercice est objectivement difficile, que Monoprix ait pu être, dans les années 1930, le Lidl de son époque. Incroyable… mais vrai !
C’est bien ainsi, également, qu’il faut lire les évolutions stratégiques de Netto, Ed et consorts, à l’exception notable d’Aldi. Encore quelques années d’un mouvement que l’histoire commerciale permet d’appréhender comme inéluctable et ces enseignes seront bel et bien des supermarchés comme les autres. Si tant est, d’ailleurs, qu’elles ne le soient pas déjà dans l’esprit de leurs clients… Pour préserver les apparences, toutes se réclament encore du hard-discount. La preuve ? La carte Club Dia est «unique dans le hard-discount», annonce fièrement l’enseigne. Mais ne faut-il finalement pas voir avant tout dans le choix sémantique un renoncement non-assumé ?
Dans quelques mois – c’est écrit – Ed/Dia se prévaudra de résultats flatteurs pour légitimer ses décisions. Simplement parce qu’à court terme, ces choix sont commercialement pertinents. Mais à long terme ? Le hard-discount d’aujourd’hui ne le sera plus demain, c’est l’évidence. Il sera rentré dans le rang et aura donc laissé vacant sa place de forme de vente la plus compétitive. Là encore, comme les magasins populaires de l’avant-guerre avaient laissé la voie libre aux supermarchés. Le futur n’en est que plus prévisible. Un jour, un nouveau hard-discount viendra. Quand ? C’est      la seule question vraiment sans réponse.                 Olivier Dauvers
LES FAITS. Ed-Dia lance cette semaine la première carte de fidélité du hard-discount. L’objectif est clair : accroître le taux de nourriture de l’enseigne, notoirement plus faible que celui des supermarchés classiques.
TGC83L’an dernier, à pareille époque, Ed/Dia présentait un nouveau concept notablement éloigné des «canons» du hard-discount. Entre autres aspérités : un rayon fruits et légumes vraiment digne de ce nom, des assortiments toujours plus larges et plus profonds ou encore une mise en situation particulièrement soignée. Un an plus tard, nouvelle entaille – ou dévoiement – au concept avec le lancement d’une carte de fidélité.
Et Ed/Dia n’est pas la seule enseigne à renier ses origines. Netto (Intermarché) l’avait précédé de quelques mois. Lidl aussi, mais dans le seul registre – éminemment visible – de la politique marchandises avec l’arrivée en force des marques nationales. A chaque fois des coups gagnants, indépendamment de la santé générale du circuit hard-discount. Prochaine étape qui en apparaît presque inéluctable : des marques chez Leader Price. Inéluctable parce que l’histoire du commerce est implacable et se réécrit en permanence. Toutes les formes de vente (exception faite des niches mais qui par définition ne pèsent pas sur leur marché), toutes les formes de vente donc, ont toujours pris pour base originelle la simplicité de la proposition commerciale et la maîtrise absolue du coût-outil, ce qui leur conférait, de facto, un positionnement plus discount que les acteurs en place. Avec le temps, ces mêmes formes de vente ont toujours suivi un     cheminement identique : l’éloignement de leurs fondements historiques faits de rigueur ou (c’est selon l’interprétation de chacun !) de paupérisme. En un mot : l’embourgeoisement. C’est ainsi qu’il faut imaginer, même si l’exercice est objectivement difficile, que Monoprix ait pu être, dans les années 1930, le Lidl de son époque. Incroyable… mais vrai !
C’est bien ainsi, également, qu’il faut lire les évolutions stratégiques de Netto, Ed et consorts, à l’exception notable d’Aldi. Encore quelques années d’un mouvement que l’histoire commerciale permet d’appréhender comme inéluctable et ces enseignes seront bel et bien des supermarchés comme les autres. Si tant est, d’ailleurs, qu’elles ne le soient pas déjà dans l’esprit de leurs clients… Pour préserver les apparences, toutes se réclament encore du hard-discount. La preuve ? La carte Club Dia est «unique dans le hard-discount», annonce fièrement l’enseigne. Mais ne faut-il finalement pas voir avant tout dans le choix sémantique un renoncement non-assumé ?
Dans quelques mois – c’est écrit – Ed/Dia se prévaudra de résultats flatteurs pour légitimer ses décisions. Simplement parce qu’à court terme, ces choix sont commercialement pertinents. Mais à long terme ? Le hard-discount d’aujourd’hui ne le sera plus demain, c’est l’évidence. Il sera rentré dans le rang et aura donc laissé vacant sa place de forme de vente la plus compétitive. Là encore, comme les magasins populaires de l’avant-guerre avaient laissé la voie libre aux supermarchés. Le futur n’en est que plus prévisible. Un jour, un nouveau hard-discount viendra. Quand ? C’est la seule question vraiment sans réponse.
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La démarque inconnue là où on ne l’attend pas…

La démarque inconnue est – hélas – bien connue des hommes et femmes de magasins. Pour l’essentiel, il s’agit de vols, généralement commis à parité entre salariés et clients dont on découvre l’importance le jour de l’inventaire. Mais la démarque inconnue concerne par principe tous les « commerçants », y compris par exemple les compagnies aériennes. C’est ainsi qu’a été publiée cette semaine une étude passionnante sur la démarque inconnue chez… Air France. Passionnant ! On y apprend déjà que la compagnie, par peur de la confusion sémantique, n’évoque pas des « vols », mais des « spoliations ». Et tout y passe : les couvertures, les oreillers, les trousses de toilettes ou même les trousses de secours ! Le tout pour près de huit millions d’euros l’an dernier. L’un des postes de « spoliation » les plus étonnants : la vaisselle en porcelaine, réservée aux passagers des classes business et première, qui représente près de 10 % du montant global. Si tout n’est évidemment pas imputable aux passagers, il est utopique d’imaginer qu’ils n’en soient en rien responsables. Preuve que, comme dans un point de vente, l’attrait du vol transcende toutes les classes sociales !

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La démocratisation du bio vue par Leclerc

BioVillageLeclercC’est une bien étrange manière de démocratiser le bio, expression si chère à Leclerc… Dans le dernier prospectus de l’enseigne, 6 pages consacrées aux produits biologiques avec une imposante mise en avant de la marque maison, Bio Village. En points de vente (en tous les cas dans ce magasin bayonnais), c’est la foire à… l’erratum. Une bonne dizaine de « notes d’information » avec, dans la plupart des cas, de sérieux décrochages de prix, en témoigne le montage ci-dessous. Le sachet d’emmental rapé n’est plus à 1,55 euro comme indiqué sur le prospectus, mais à moins d’un euro, soit plus de 50 % « d’erreur ».  Le camembert qui était à 2,62 euros perd lui aussi plus de 50 centimes. La faute à de grossières erreurs de pricing ? Ou… à la récente communication d’Auchan sur le bio qui oblige Leclerc à faire preuve d’un discount plus affirmé ?

BioVillageErratum

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De la valeur d’un prix

ValeurduPrixCoupeduMondeDe passage dans un Espace Culturel E.Leclerc. Une TG consacrée au football qui attire l’oeil. Et manifestement à ne pas rater (au moins pour se remonter le moral) un DVD au titre évocateur « Les instants magiques de la Coupe du Monde 1998″. Tellement magiques ces instants-là que, comme quelques uns de mes congénères, je paierais cher pour les revivre ! Mais cher n’est pas Leclerc… L’enseigne propose le DVD à 1 euro. L’euro symbolique qui achève de me convaincre – peut-être à tort – de… la médiocrité du produit proposé. A vrai dire, la jaquette m’avait déjà donné un bel avant-goût ! Une nouvelle illustration que tout prix donne une valeur au produit. Même médiocre.

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Ma piscine sous le bras

CarrefourPiscineC’est l’été, la saison des piscines. Dans son prospectus en cours, Carrefour se targue de proposer pas moins de 28 modèles. Voilà qui en impose ! Et, pour en rajouter, une promesse censée faire mouche : « enlèvement immédiat ou livraison en magasin sous 5 jours ouvrables« . En clair, le client peut repartir avec sa piscine « sous le bras » si le modèle choisi est disponible ou venir la chercher au point de vente cinq jours après maximum. Celui a conçu l’offre n’a probablement jamais acheté de piscine, qui plus est avec structure (comme celle qui illustre la page, 3,5 m de diamètre !). J’aurai personnellement préféré une troisième option : la livraison directe à domicile. Ce qui aurait été la preuve d’un véritable « penser-client » dans la conception de l’offre.

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Les nouvelles TG de Carrefour, façon Auchan

Depuis deux semaines, Carrefour a modifié sa signalétique TG, probablement inspirée du chantier de « réinvention de l’hyper » sur lequel planchent un bataillon de cadres. Oubliée la précédente charte graphique (voir ici) faite de rouge et de jaune. Voici du noir et du jaune avec le prix exécuté de manière beaucoup plus massive. Une exécution qui rappelle nécessairement ce que fait Auchan dans ses plus récentes rénovations (photo du bas). CarrefourNouvelleTG-BDAuchanTG

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Leclerc Pampelune bien entouré

LeclercPampeluneLa journée se poursuit de l’autre côté des Pyrénées à Pampelune. Leclerc y exploite un hyper depuis 1992. Et l’évolution de la zone commerciale est frappante, traduisant à la fois la formidable attractivité générée par un hyper – qui plus est compétitif – et la dynamique des enseignes françaises. En 1992, Leclerc était seul « au milieu des champs ». Désormais, il est au centre du pôle commercial majeur de cette ville de quelque 150 000 habitants. Autour de l’hyper sont en effet venus s’implanter, entre autres, Leroy Merlin, Conforama, Fly, Feu Vert, Kiabi, Maison du Monde ou encore Darty.

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Pour l’une des dernières : bye-bye Champion

ChampionPeyrehoradePeyrehorade, Landes, ce matin. C’était probablement l’une des dernières déposes de l’enseigne Champion. Parce qu’il en existe encore ! Quelques dizaines tout au plus (sur un parc de 1 000) dont une poignée seulement ont pour destin d’adopter Carrefour Market. Pour les autres, ce pourrait être Dia ou la vente pure et simple. Mais ici à Peyrehorade, c’est jour de fête. Tandis qu’à l’extérieur un ouvrier s’active dans une nacelle à désouder les lettres de Champion, à l’intérieur règne une douce euphorie que renforce l’annonce de l’arrivée de la nouvelle enseigne. « Elle est là », se lancent entre elles les employées chargées du remplissage des rayons à l’arrivée du camion lesté de la précieuse cargaison ! Une vraie star. D’ailleurs, à en juger par le nombre de clients hébétés, la tête en l’air, sur le parking, c’était bien l’événement de la journée à Peyrehorade. Qui, pour la petite histoire, compte déjà un autre Carrefour Market. Le tout pour 3 000 habitants !

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