Petit conseil à l’agence « Pack » de Carrefour

MDDtonsurton-BDLes informations du pack doivent être bigrement inintéressantes pour que l’agence chargée des packs de Carrefour ait tout fait pour les cacher. Le « ton sur ton », rien de tel pour rendre une info illisible. Un p’tit conseil donc à l’agence : créer les packs avec les « vrais » produits sous les yeux. Au moins apprendront-ils que la charcuterie « tire » souvent vers le rose-rouge. Ce qui, visiblement, leur avait échappé !

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Gros carton pour Auchan en Ile de France

Auchan IdfAujourd’hui, visite d’Auchan Sarcelles, le 117e hyper français de l’enseigne, récemment ouvert (je vous en reparle très bientôt). L’occasion de découvrir cet écran présentant en temps réel, les ventes des quelques Auchan voisins. Aujourd’hui 8 décembre, gros carton pour Auchan en Ile de France ! Villetaneuse progresse de 26 %, Soisy de 40 % ou encore Neuilly de 82 % (vs le même jour de l’an dernier). L’explication (parce qu’il y a évidemment une) ? Je vous laisse la deviner. Un exemplaire de Tranches de vie commerciale au premier d’entre-vous qui la poste ici…

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Enthousiasme

CMReignierPassage à Reignier en Haute-Savoie pour découvrir le Carrefour Market inauguré avant-hier soir (voir note de mardi). En fait, une rénovation-agrandissement (de 1 800 à 2 500 m2) et, en guise de résultat, un concept intermédiaire entre la V2 et la V3 de Carrefour Market (à découvrir dans la visite PDF à télécharger ici). Au-delà, c’est un magasin doublement atypique. D’abord, l’implantation : à quelques kilomètres de la Suisse, d’où une clientèle moins regardante qu’ailleurs sur le prix (vaut mieux pour elle, parce qu’à 1,38 euro le PET 1,5 l de Coca-Cola, y’a plus discount…) et chaque année plus nombreuse. Tous les ans en effet, la population de Reignier progresse de… 7 %. Enorme ! Ensuite (et voilà une raison qui justifierait presque le déplacement), il y a la… « patronne » du point de vente. Une jeune directrice, salariée, ex-chef de rayon Carrefour, qui a osé le supermarché il y a 2 ans. Heureuse et rayonnante dans son métier. Et enthousiaste à l’idée de travailler pour Carrefour. Voilà un moment que je n’en avais pas croisé. Sans doute faut-il y relier la bonne performance commerciale du magasin. La semaine dernière (si j’en juge le tableau réservé au personnel), le magasin a battu son record avec 343 000 euros de CA. Pas mal pour un point de vente qui achevait 3 mois de travaux. D’ailleurs, ladite directrice me confie n’avoir connu aucune journée en négatif sur la période. J’ose imaginer que son enthousiasme l’explique grandement.

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Les PME, évidentes victimes de la LME

PMEC’est l’un des slides que j’ai présentés à Serge Papin (Système U) et Gilles Charpentier (président de la FEEF) dans le cadre des récentes Journées Annuelles de l’IFM. Sur la base de l’étude annuelle Nielsen/FEEF sur la place des PME en hypers/supers, il présente à la fois le poids des PME en chiffre d’affaires et en place dans l’assortiment. Dans les deux cas, les PME perdent du terrain. Et pas qu’un peu ! L’explication : la fin de la loi Galland qui, l’air de rien, les protégeait bien davantage que la LME. La LME a en effet redonné le goût du combat sur les prix aux enseignes. Lesquelles se battent principalement sur les grandes signatures des rayons, qui appartiennent rarement aux PME. Conséquence : le prix des grandes marques baissent, deviennent plus attractifs et les ventes progressent. A l’inverse (et parce qu’il faut bien se rattraper…), les enseignes surmargent les marques challengers, ce qui les rend encore moins intéressantes aux yeux des consommateurs. DSCN0476-2-BDExemple ici sur le marché des rillettes. Bordeau-Chesnel à 1,48 euro est environ 40 % moins cher que son « prix loi Galland ». Comme dans le même temps la marque challenger a subi le mouvement inverse, le choc en rayon est violent. Au détriment des PME donc.

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Lidl dans les Echos. Même pas surpris !

LidlCe matin, dans les Echos. Une pleine page de pub signée Lidl pour promouvoir sa « foire aux vins » du lendemain. Et cette accroche : « Surpris de découvrir le leader de l’économie au quotidien dans le quotidien de l’économie ?« . Jolie phrase, soit. Mais, à dire vrai, aucune surprise. Voilà longtemps que je chronique la mort annoncée du hard-discount (du moins en tant que format de vente dont toutes les décisions ne sont guidées que par la chasse aux coûts). Au fil du temps, j’ai déjà évoqué ici et ailleurs l’élargissement des assortiments, le développement des services, la mise en place d’outils de relation-client, etc. Voici donc la pub d’auto-satisfaction. Coûteuse, par principe, comme toute insertion publicitaire. Et inutile commercialement (j’imagine mal les cadres encravatés lecteurs des Echos se ruer demain matin chez Lidl). Son seul intérêt : avoir regonflé (d’amour propre) les équipes Lidl qui, faut-il le rappeler, terminent leur troisième exercice de stagnation de part de marché !

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Christophe Lemaître court les supermarchés

LemaitreC’est le nouvel espoir de l’athlétisme français. A 21 ans, Christophe Lemaître est déjà vice-champion du monde et triple champion d’Europe. Mais là n’est pas le sujet ! Encore que… Car Christophe Lemaître adore visiblement courir les supermarchés ! Ce soir par exemple, à Reignier (Haute-Savoie), Christophe Lemaître participe à l’inauguration du Carrefour Market. Et la semaine prochaine, c’est Intermarché qui organise un voyage de presse pour rencontrer… Christophe Lemaître à Aix Les Bains, à quelques kilomètres de là.

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Petit mais loin

PetitProducteur2Monoprix est la première enseigne de « grande distribution » à avoir cru à grande échelle au Petit Producteur, un concept de marque collective, intermédiaire entre producteurs et distributeurs. C’était en mars 2010. Depuis, Le Petit Producteur a fait son chemin, tant chez Monoprix (élargissement de la gamme) qu’ailleurs, notamment Carrefour. L’initiative est plus que louable si elle permet de valoriser des produits (agricoles) qui ne le sont pas assez. Mais est-elle aussi vertueuse que la communication autour de la marque veut le laisser à penser ? Pas sûr… Prenez cet exemple : une barquette de mâche vendue chez Monoprix à Rennes, mais qui a été produite dans les Bouches du Rhône. Soit la bagatelle de 1 007 km parcourus au minimum (se rajoute le passage sur un entrepôt qui n’est peut-être pas exactement sur la route la plus directe !). Absurde, évidemment. D’autant que 85 % de la production française de mâche provient du bassin nantais à 100 km de Rennes. Dix fois moins de kilomètres à parcourir. Preuve qu’il est parfois difficile de concilier les vertus sociales et écologiques !

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Vous y croyez, vous ?

HCJambonC’est parfois à peine croyable, mais c’est pourtant vrai. Faut-il en rajouter dans le commentaire ? Non…

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Revue de presse, revue de pros’

Revue de presse, tout d’abord. C’était en début de semaine dans les Echos. « Groupon est retombé sous son seuil d’introduction », titre le quotidien économique. De fait, après l’emballement de l’introduction en bourse, l’action se situe 16 % en dessous de son prix de cotation. Autant dire que la… formidable machine Groupon a déjà fait perdre plus de 1,5 milliard de dollars à ses actionnaires. Pour les néophytes, Groupon est ce site qui promet aux internautes des « deals » à – 50 % et qui prend encore 50 % de ce qui reste aux commerçants qui acceptent ce nouveau mode de promotion/publicité. Le succès est garanti côté internautes. Mais côté commerçant ? Comment pérenniser un modèle qui engendre pour le commerçant une multitude de ventes à – 75 % ? C’est ce que je n’ai toujours pas compris dans la « fabuleuse success-story Groupon » telle qu’on pouvait la lire il y a encore quelques semaines dans la presse. Et qui m’a évité d’y placer mes économies !

CasqueConnecté-BDRevue de pros’ ensuite. Voilà le produit de l’hiver, signé Décathlon ! Indispensable pour quiconque veut skier… branché. Un casque connecté bluetooth qui permet de dévaler les pentes tout en téléphonant. Haut-parleur intégré et micro, rien ne manque. En fait, à ceux que l’idée de skier tout en négociant les derniers contrats de l’année effleure, je conseille encore de rester au bureau !

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Le client : l’écouter ou l’observer ?

Rencontre ce matin avec une thésarde qui réfléchit sur le commerce de proximité et souhaite enrichir sa réflexion de contributions extérieures. Je lui fais part de ma distance avec l’analyse en vogue selon laquelle c’est l’évolution sociétale qui favoriserait avant tout le retour en grâce du commerce de proximité. De mon point de vue, préalablement à tous les facteurs socio-démo (vieillissement de la population, fragmentation des ménages, etc.), c’est d’abord la « remise à niveau » du commerce de proximité lui-même qui explique ses bonnes performances. Une double remise à niveau. D’abord, « cosmétique » : l’écart est en effet violent, positivement violent, entre un Shopi vieillissant et un Carrefour City rutilant. Logique que les consommateurs préfèrent. Ensuite, il y a une remise à niveau commerciale avec un retravail de l’offre et un repositionnement tarifaire (Casino, par exemple, évoque une baisse de prix de 10 à 15 % entre Petit Casino et Casino Shopping). Normal, là encore, que le client y trouve son compte. Puis l’échange dévie sur les motivations des clients pour fréquenter tel ou tel circuit, telle ou telle enseigne. « Les études conso montrent que… », argumente mon interlocutrice. Vous connaissez la suite. Le client veut un commerçant proche de chez lui, dit préférer les petits magasins aux grands, avoue être en quête de la qualité avant tout, etc. Certes ! Mais, au final, il se rue encore dans les enseignes au meilleur positionnement prix, fussent-elles en périphérie et de grand format. Prenez par exemple l’enseignement majeur de la P11 de l’étude mensuelle Kantar : Leclerc a encore gagné 0,8 pt de part de marché et 660 000 clients (dans les deux cas, la plus forte progression du marché). Histoire de provoquer la thésarde, je lui lance (c’est un peu abrupt, je l’admets) : « Ne jamais écouter les clients : je l’assume. Toujours les regarder : je le revendique ». En clair, en cette matière, le comportemental sera toujours plus instructif que le déclaratif.

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