MEL, Serge Papin et les prix
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 28 mars 2013
Incontestablement, les positions de Serge Papin et de Michel-Edouard Leclerc ne sont pas alignées… En début de semaine, le premier a fait circuler la note adressée aux pouvoirs publics sur sa vision de l’évolution des relations industrie-commerce en général et des prix en particuliers. Entre autres sujets, Serge Papin y prend position pour l’augmentation du prix du lait. Je cite, très précisément : « Système U est favorable à une augmentation du prix du lait payé au producteur et en conséquence à étudier les conditions d’acceptation des hausses du prix du lait de consommation qui auraient pour unique objectif cette revalorisation« . Peu après, MEL répondait sur son blog. Ce titre suffit à résumer sa pensée : « Soutenir le pouvoir d’achat, certains distributeurs y renoncent« . Dans le viseur, Serge Papin mais également Georges Plassat et son intervention lors de la Conférence des Echos (déjà rapportés et chroniqués ici).
En fait, tant MEL que Serge Papin sont dans leur rôle. L’un fait d’un positionnement consumériste quasi-intransigeant sa marque de fabrique en l’argumentant plutôt mal (lire sa note ici) . D’ailleurs, ça marche ! L’image-prix de Leclerc s’alimente aussi de ce type de posture. En parallèle, l’autre fait entendre une petite musique différente, plus sociétale que consumériste. Et ça marche aussi, à en juger par l’image (et les performances) de Système U. Reste que, dans le cas du lait, ni l’un ni l’autre n’a en fait vraiment la main. Le prix de la fameuse brique UHT ou de la plaquette de beurre générique est bien davantage la conséquence des marchés mondiaux que des positions de l’un ou de l’autre. A court terme, la tendance est claire : les prix vont progresser, voire flamber si la sécheresse en Nouvelle-Zélande se confirme. Certains industriels (y compris d’émanation coopérative) ont déjà averti en centrales qu’ils pourraient bien stopper leur livraison. Dans les semaines/mois à venir, ils savent déjà qu’ils manqueront de lait. Alors l’intransigeance de MEL ou les propositions de Serge Papin, ils n’y prêtent même pas attention. Car le marché (bien ou mal, c’est pas le sujet) imposera rapidement sa vérité. Le lait, le beurre ou la crème seront plus chers.
Hallö, quoi !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 28 mars 2013
Clin d’un lecteur du blog (merci Alexandre, from ECAL !) : Ikea qui rebondit sur le buzz du moment, cette candidate de télé-réalité et son « allô quoi ? ». Un détournement pas mal trouvé puisque la gamme de coussin de l’enseigne suédoise est baptisée… Hallö. Résultat : « t’es une chaise et t’as pas de coussin ? ».
A la découverte du Drive-étoile selon Leclerc
Depuis quelques semaines, un adhérent Leclerc teste, à Lille, le principe du drive étoile. Un entrepôt central de préparation qui « alimente » 3 points de retrait. Et si c’était l’avenir du drive pour mailler encore plus finement le territoire ? Visite exclusive.
Simply Market va tester le « vrai » drive
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 26 mars 2013
Info drive en passant. Le mois prochain, Simply Market testera le « vrai » drive. « Vrai » au sens du service rendu au client : borne d’identification et chargement dans le coffre. En clair, plus besoin de se rendre à l’accueil du magasin. Les deux premiers sites concernés seront Noyelles (62) et Meulan (78). Pour l’occasion, Simply Market testera aussi une nouvelle organisation. Jusqu’à présent, les 37 magasins Simply Market franciliens qui proposent le service click&collect sont approvisionnés en commandes préparées par l’entrepôt des Ulis. Désormais, pour ces deux drives, il s’agira de store-picking. De mon point de vue donc (pas nouveau) : sans autre perspective que de rendre service. En clair, espérer gagner 3 sous avec est une utopie.
Drive : les chiffres-clés
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 25 mars 2013
Un peu de pub pour l’initiative de Keyneosoft, prestataire de services de solutions cross-canales (pour plus d’infos allez voir ici). Keyneosoft a résumé en une affiche les chiffres-clés du drive, compilant différentes sources (Editions Dauvers en étant une parmi d’autres). J’ai trouvé la réalisation suffisamment qualitative et instructive pour accepter de la co-signer, sans autre forme de rétribution que leur remerciement (ce qui me suffit largement). Je vous la fais partager (cliquez sur l’image et vous aurez la totalité de l’affiche et l’intégralité des chiffres).
Les carburants qui baissent, ça intéresse qui ?
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 25 mars 2013
Suite du bouclage de RENNES CONSO. Comme tous les mois, ici à Rennes, nous relevons les prix dans la bonne trentaine de stations de l’agglo. Des relevés de visu et non sur le web. Au moins sommes nous certains de nos chiffres
. Et, comme tous les mois depuis plus de 8 ans, nous avons une excellente vision des prix et, surtout, de leur évolution. Résultat du relevé de ce jour donc : les prix baissent. Sur un mois, comme sur un an (voir l’Observatoire que nous publions tous les mois). Certes, le coût est toujours trop élevé pour ceux qui peinent à finir le mois, j’en accepte évidemment l’idée. Mais les prix baissent. Oui, baissent. Et ça intéresse qui ? Vous avez lu des papiers sur le sujet, vous ?
Livraison à domicile : Intermarché facture les étages !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 25 mars 2013
Bouclage de RENNES CONSO (le magazine grand public que j’édite sur Rennes). Papier sur la livraison à domicile et les frais des enseignes. L’occasion de se pencher sur les grilles tarifaires. Et là, chez Intermarché, suis pas déçu. Quelle précision ! D’abord, trois niveaux de frais selon le niveau de la commande, de moins de 80€ à plus de 200 €. Ensuite, le « forfait liquides » : 4 € dès qu’il y a plus de 60 litres dans la commande (d’ailleurs le lait est-il un « liquide » ou un « produit frais » ?). Enfin, le « forfait étage ». A partir de deux étages sans ascenseur, comptez 2,50 € supplémentaires. Pas idiot évidemment tant le coût de la livraison est le « point noir économique » du commerce alimentaire à distance. Cela dit, imaginez la commande suivante : 70 packs de Cristalline, livrés au 2e étage sans ascenseur (soit une valeur marchande < 80 €). Même avec les 19,50 € de suppléments, je mets mon billet qu’Intermarché « mange tout ce qu’il veut » sur la commande !
Revue de presse : Les Echos, Georges Plassat et les prix
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 25 mars 2013
Jeudi matin, Georges Plassat, patron de Carrefour, intervenait lors de la conférence « Grande Conso » des Echos. J’vous en aurai bien proposé quelques extraits vidéo mais les organisateurs ont considéré l’idée saugrenue. Tant pis ! Donc pour ceux qui n’y étaient pas, vous vous êtes rabattus sur le compte-rendu du quotidien du lendemain. En exergue du papier cette phrase : « Le PDG de Carrefour estime que la guerre des prix et la croissance forcenée ne sont plus des priorités en France« . Puis, dans l’article, cette citation de Georges Plassat : « Je ne suis pas opposé à l’idée que la politique de discount forcené pour soutenir le pouvoir d’achat ne soit arrivée à son terme« . La citation est exacte. La conclusion me paraît, elle, un brin rapide. La guerre des prix, plus une priorité ? Six mois après avoir sérieusement remis les gaz, Carrefour se relâcherait déjà… Je n’ose y croire. Heureusement, ce week-end, la double surcouverture de Télé 7 jours m’a rassuré. Carrefour Market s’amuse à la comparaison de prix, ciblant ses concurrents directs sur le format supermarché. Comment il disait déjà le patron l’avant-veille : « Je ne suis pas opposé à l’idée que la politique de discount forcené pour soutenir le pouvoir d’achat ne soit arrivée à son terme« . Vous suivez, vous ?
J’ai testé… La Poule au pot Leader Price de Jean-Pierre Coffe
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 24 mars 2013
Bientôt Pâques. Jean-Pierre Coffe déboule en magasins Leader Price pour vanter des plats festifs qu’il a contribué à élaborer. Entre autres réjouissances (surgelées) : navarrin d’agneau, poule au pot et gigot d’agneau (de 7 heures). J’ai testé la poule au pot. Pas donnée, la poule : quasiment 12 euros. D’un strict point de vue « gastronomique » rien à dire. La recette est une réussite, les goûts tranchés et équilibrés. En revanche, deux gros points noirs… D’abord, le nombre de convives annoncés : 5/6 personnes, précise la boîte. Impossible, sauf à considérer qu’une aile de poule (je ne parle pas ici d’un chapon du Gers bien dodu, non, une aile de poule…) vaut une portion. Quiconque découpe une volaille (Jean-Pierre Coffe y compris) sait bien qu’un petit volatile se découpe en 4, pas davantage. La découpe, précisément, c’est le second point noir. La poule est « livrée » entière, en-saucée, et peu facile à découper d’autant que la carcasse est très serrée. Au final, deux inconvénients qui prennent le pas sur la qualité intrinsèque de la recette. Dommage parce que, franchement, dans l’assiette, j’ai adoré.
Courses familiales
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 23 mars 2013
Samedi. Courses familiales à l’Hyper U de Chateaugiron à une dizaine de kilomètres de Rennes. Pas encore eu l’occasion de vous parler de ce nouvel hyper, inauguré il y a quelques semaines. Alors, en 2 photos, ce qu’il faut en retenir. D’abord, les surfaces de circulation, étonnamment larges. Mais indispensables aujourd’hui. Le confort d’achat n’est pas un vain mot pour « accrocher » un client que la contrainte d’une expérience d’achat médiocre rebute. Ici, pas de souci. A vue de nez, cet hyper a l’un des meilleurs ratios surfaces de circulation/surface totale. Ensuite, second point marquant de cet hyper (comme de toutes les récentes créations en fait), le frais est en zone marché à plat et non plus en ceinture murale. Ce à quoi se rajoute un plafond sombre et un éclairage partiellement directionnel. Bref, une création de son époque. Tellement dans son époque, que, dans le détail, l’hyper est tout aussi « prenable » que les autres. Un exemple : les salades que les clients doivent ensacher dans les sacs « classiques » des F&L. Ben non. Ca peut vous paraître pointilleux, mais essayez donc… Vous comprendrez vite, surtout si elles sont encore humides ! Les salades nécessitent en effet des sacs de plus grande capacité que le reste du rayon.
Précision « photographique » : les photos ne débordent pas de clients, c’est un fait. Mais l’heure l’explique tout comme ma volonté de « nettoyer » les clichés pour mieux voir l’hyper !





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