Cdiscount is watching me !

CdiscountFigoluDécidément, Cdiscount m’intéresse bigrement actuellement (voir ici la vidéo que j’ai consacrée au site). Mais, visiblement, Cdiscount s’intéresse aussi à moi. Et me trace ! Ce matin, au hasard d’une balade numérique, je consulte le prix du Figolu sur le site (ne me demandez pas pourquoi, je ne sais même pas !). Ce qui n’était qu’une « visite de curiosité » a visiblement été pris très au sérieux par le « cerveau » du site. Ce soir, dans ma boîte mail, ce message : « Bonjour M. Olivier Dauvers. Vous avez récemment visité notre site, mais n’avez pas finalisé votre commande. Que s’est-il passé ? Etc. » Et Cdiscount de me présenter en guise de visuel le fameux paquet de Figolu que je reluquais ce matin ! Stupéfiant. Ou plutôt bluffant (tant le numérique ouvre en très grand le champ des possibles) tout autant… qu’inquiétant. En 2006, dans un ouvrage (épuisé) intitulé Le Magasin de demain s’invente aujourd’hui, je pointais ce risque sous-jacent à l’ère du commerce numérique qui s’avançait déjà : une forme d’inquisition dans la Relation-Client qui pourrait finir par inquiéter le chaland. Et, pourquoi pas, le rendre méfiant. Surtout pour… un paquet de Figolu à 1,09 euro !

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Et dire que le numérique devait nous épargner ça…

CdiscountbeybladeL’avantage du monde numérique – dit-on – c’est une vision parfaite et en temps réel des stocks. Ce qui permet d’ajuster au mieux les messages commerciaux. Un produit « sur-stocké », un e-mailing, une bonne offre et, hop, voilà le problème résolu. A l’inverse, pensais-je, impossible de pousser une offre commerciale sans le stock nécessaire. La vigie numérique veille et empêche pareille boulette. Ben non… Même chez le premier cybermarchand français : Cdiscount. Exemple avec ce qui est (si j’en juge par le nombre de ruptures constatées dans toutes les enseignes sur ce produit) l’un des hits de Noël : le lanceur radiocommandé Beyblade. Au petit matin donc, réception d’un e-mail Cdiscount m’incitant à ne pas perdre de temps. « N’attendez plus » ! Joie immense : c’est le produit que je désespère de dégoter depuis une semaine. Clic immédiat, puisqu’il ne faut pas attendre ! Et, là, tristesse abyssale (j’y vais fort, j’vous le concède) : produit en rupture. Pas de chance pour Cdiscount, j’étais déjà « passé » sur la page avant-hier. Et le fameux lanceur Beyblade était déjà en rupture. Faut-il en déduire que Cdiscount peut déclencher une offre commerciale déconnectée du niveau de stock ? Je le crains. Et dire que le numérique devait nous épargner ça…

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Amazon Fresh teste le pick & go automatique

Amazon2Réponse à la question de ce matin. Comme certains l’ont identifié, Amazon Freh (la filiale d’Amazon dédiée à la livraison alimentaire à domicile à Seattle) teste en effet depuis quelques semaines le « pick & go automatique » en collaboration avec 7-Eleven. Concrètement, ces coffres sont implantés dans un point de vente de proximité (ouvert de 7h à 23h). Lorsque la livraison est déposée dans le coffre, le client reçoit un message d’alerte sur mon téléphone mobile avec un code-barre. Ce qui permet ensuite au client d’ouvrir le coffre et de récupérer ses achats. Une nouvelle et intéressante initiative du mariage off-line/on-line, avenir évident du commerce. A suivre… (Source image : CHS).

NB : Bravo à Frank qui a, le premier, trouvé la bonne réponse. Frank, prenez contact avec moi pour votre « cadeau ». Bravo aussi à Folken qui a bien défriché le terrain. Folken, revenez aussi vers moi ! (olivier@olivierdauvers.fr)

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Question : mais que sont donc ces casiers ?

AmazonEn apparence, voici des casiers-consignes automatiques. Dans les faits, cette photo préfigure peut-être le magasin de demain… Elle provient d’une présentation de l’un des intervenants des Journées Annuelles la semaine dernière à Paris. J’offre au premier d’entre-vous qui la décrypte le livre de son choix dans notre collection.

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Géant Casino et les jouets : promesse petit bras ?

ProsGéantJouets de Noël, suite. Géant Casino est donc la plus chère des enseignes d’hypers testées sur les catalogues jouets (voir note ci-dessous). Mais sans doute soucieux de son image-prix, Géant Casino promet de « rembourser 2 fois la différence » en cas d’écart de prix. Voilà qui devait rassurer les clients ! Vérification faite dans les mentions en petits caractères, la promesse est valable « hors promotion ». En clair, les produits du catalogue Géant Casino doivent-ils être comparés à ceux du catalogue Leclerc par exemple ? J’ose espérer que oui. Faute de quoi l’engagement de rembourser 2 fois la différence est nul et non avenu.

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Jouets de Noël : Joué Club challenge les hypers

Un benchmark prix que j’ai confié à mes enfants (rassurez-vous, ils sont déjà bien rompus aux relevés de prix, donc fiables !) : les jouets de Noël, sur la base des catalogues reçus en boîtes-aux-lettres. Et un résultat au moins partiellement étonnant. Certes, si le plus cher de l’étude est bien un spécialiste (King Jouet, à l’indice 108), les deux autres enseignes spécialisées testées, Joué Club et Pic-Wic font mieux que challenger les hypers. Sur les produits comparables des différents catalogues, Leclerc est le moins cher (indice 97,6) devant Auchan (99,0), mais Joué Club (99,9) parvient à devancer Carrefour (100,1) et Géant Casino (102,2), lequel est également dépassé par Pic-Wic (100,7).

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Producteurs d’œufs : qu’ils arrêtent de livrer !

oeufsHier, à Nantes, c’était manifestation des producteurs d’œufs dans les rayons du Leclerc Atlantis. Retenu à Prague pour la convention annuelle d’une enseigne non-al, j’ai suivi l’événement à distance parce que j’ai toujours eu (et j’ai toujours) une tendresse particulière pour les producteurs d’oeufs : c’est sur ce marché, en 1990, que j’ai commencé ma carrière journalistique. Donc, je les aime bien. Mais, aujourd’hui, j’ai plutôt envie de les châtier pour approximation intellectuelle dans leurs revendications. Visiblement bien conseillés dans leur comm’, les producteurs ont matraqué 2 messages. D’abord, le niveau de marge. Ca frappe toujours ! Donc les GMS vendent pour 800 millions d’euros d’œufs et gagnent 30 % de marge brute. Soit 240 millions d’euros. Enorme, évidemment. Surtout quand on mélange –  volontairement ? – marge brute et marge nette. Ensuite, autre approximation : le prix moyen de l’oeuf vendu en GMS. 19 centimes, affirment les producteurs qui le comparent immédiatement aux 6 centimes reçus par le producteur. Vu comme ça, évidemment, c’est honteux. Scandaleux même. Mais voilà, 19 centimes n’est pas le prix moyen de l’œuf vendu en GMS, tous conditionnements confondus. Impossible. C’est plus probablement le prix moyen pour les petits conditionnements x6 et x12. Et c’est pourtant sur ce chiffre que se base la démonstration. D’où l’approximation intellectuelle que j’évoquais plus haut… Alors un conseil aux producteurs d’oeufs : s’ils estiment être insuffisamment rémunérés pour leur travail (ce que je suis prêt à admettre), qu’ils cessent de livrer leurs clients. Après tout, le commerce est par principe un rapport de force entre acheteur et vendeur. Utopie ? Que nenni. Il y a 3 ans, c’est ainsi que les GMS avaient été contraintes de relever leurs prix d’achat sur le lait UHT, le beurre et la crème. Simplement parce que les industriels avaient coupé le robinet. Voilà qui sera toujours plus efficace qu’une énième manifestation. A la seule condition, évidemment, que les vendeurs d’œufs soient organisés et non atomisés. Faute de quoi se trouvera toujours un franc-tireur pour livrer en douce.

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Journées Annuelles de l’IFM, clap de fin

Le rideau est tombé sur les 39e journées annuelles de l’IFM. Une seconde journée passionnante avec deux formats en vedette : le drive et la proximité. Côté drive, sujet trop sensible pour escompter le témoignage des acteurs… Leclerc, Auchan, Intermarché ou Casino, personne sur scène. Mais il y avait déjà tellement à dire du succès du format, tant sur la réalité commerciale (1,5 million de clients, 1,6 % de PDM selon Kantar) que sur la vision client (96 % de taux de satisfaction) que les participants de cette journée sont repartis leur besace chargée de chiffres bigrement intéressants. Côté proximité, en revanche, j’avais une belle « brochette » de patrons à mes côtés sur scène : Gérard Dorey (Carrefour), Jean-Pierre Lanzetti (Casino) et Philippe Pauze (Picard). Des patrons loquaces, car fiers de leur réussite. Le temps de reprendre mes notes et je vous en reparle… En attendant, notez déjà le rendez-vous. Novembre 2012 : les 40e journées de l’IFM.

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Philippe Baroukh chez Carrefour !

Mardi et mercredi, c’est journées annuelles de l’IFM. Un important chantier pour moi, sur scène deux jours non-stop pour animer les débats et partager quelques vues sur le commerce. Alors, évidemment, un peu de mal à prendre du recul, là, à chaud… Hier fin d’après-midi, une heure durant, j’ai interrogé Philippe Baroukh (patron des hypers du groupe Auchan, worldwide s’il vous plait !) sur l’état de la conso, la place du commerce dans la société et, naturellement, la place d’Auchan dans ses différents pays. Pour les curieux, un compte-rendu réalisé par Linéaires pour l’IFM est disponible ici. Pour ma part, je ne pouvais pas passer à côté de ça : dans sa jeunesse, alors qu’il habitait à Ste Geneviève des bois (vous devez me voir venir), Philippe Baroukh a travaillé chez Carrefour ! Caissier « mâle » dans un monde de femmes, me précise-t-il.

Seconde journée aujourd’hui avec un beau plateau. Quelques noms : Gérard Dorey, patron de la proximité Carrefour, Jean-Pierre Lanzetti, son alter-ego chez Casino, Philippe Pauze, président de Picard, ou encore Serge Papin, U-en-chef.

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Pourvu que cela ne soit qu’une rumeur…

LES FAITS. Relayant l’agence Bloomberg, le site internet du magazine Challenges évoque un départ de Lars Olfosson en fin d’année si la situation du distributeur ne s’améliore pas d’ici là.
Ce serait donc l’info du jour ! Lars Olofsson est sur un siège éjectable. Jusque-là, rien de nouveau. A dire vrai, tous les «grands patrons» le sont et ce, par principe. Faute d’atteindre les objectifs qui leur sont fixés (et, plus grave, de ne pas convaincre la communauté financière qu’ils n’y sont pour rien !), la porte leur est généralement grande ouverte. Et voilà l’info (supposée) du jour : la porte de Carrefour s’ouvrirait à Lars Olofsson en fin d’année si les résultats ne s’amélioraient pas d’ici là. Et la fin d’année, c’est dans… 40 jours. Lars-Super-Héros aurait donc à peine six semaines pour sauver Carrefour et sa peau par la même. Mazette !
«Faire» les résultats 2011
est encore possible,
mais c’est plomber Carrefour
Pour quiconque comprend un tant soit peu les fondements du commerce, si pareil marché a réellement été mis dans les mains de Lars Olofsson, une conclusion s’impose : Carrefour est déjà condamné. Imaginons… Imaginons en effet que Lars Olofsson soit finalement débarqué d’ici aux réveillons. Si les sources de Bloomberg disent juste, il faudra alors comprendre que la situation de Carrefour ne s’est pas améliorée. Ce qui, en soit, ne constitue pas vraiment une heureuse nouvelle pour le groupe, toujours numéro 2 mondial du commerce (on l’oublierait presque). A l’inverse, imaginons que Lars Olofsson demeure en place. Ça serait l’incontestable preuve que les dits résultats se sont bien améliorés. Est-ce possible ? Sans aucun doute… oui. Là encore, quiconque a déjà approché le compte d’exploitation d’une enseigne en a une idée assez précise… Doper la première ligne (le chiffre d’affaires) ? Relativement facile. La promotion est là pour ça. Et surtout en période pré-festive. S’occuper de la dernière ligne ? Pas difficile non plus, au moins sur un terme aussi court. L’augmentation de la marge commerciale fera l’affaire. En clair, tout l’inverse de la prescription proposée fin août par le bon Docteur Prioux, le nouveau patron de la France,  qui a ordonné au malade sevrage promotionnel et cure de prix bas. Noël Prioux qui, faut-il le rappeler, demandait du temps au point de ne promettre une amélioration notable de la santé de son patient que fin… 2012.
L’effroyable dilemne de Lars
En fait, escompter de Carrefour un rétablissement de la situation française d’ici à fin décembre revient à condamner Carrefour. Sauver l’année par la marge est sans doute encore possible. Mais le mal à moyen terme – l’image – sera bien plus terrible que le bénéfice à court terme. Si le duo Groupe Arnault / Colony Capital a réellement posé un tel ultimatum à Lars Olofsson, c’est une nouvelle démonstration de leur méconnaissance des rouages les plus élémentaires du commerce. Mieux valait alors directement congédier Lars et lui épargner un effroyable dilemne : se sauver et sacrifier Carrefour. Ou se sacrifier pour (espérer) sauver Carrefour ? Pourvu que cet ultimatum ne soit qu’une rumeur. Hélas, nombre d’analystes y accordent déjà un certain crédit.
Olivier Dauvers

TGC103LES FAITS. Relayant l’agence Bloomberg, le site internet du magazine Challenges évoque un départ de Lars Olfosson en fin d’année si la situation du distributeur ne s’améliore pas d’ici là.

Ce serait donc l’info du jour ! Lars Olofsson est sur un siège éjectable. Jusque-là, rien de nouveau. A dire vrai, tous les «grands patrons» le sont et ce, par principe. Faute d’atteindre les objectifs qui leur sont fixés (et, plus grave, de ne pas convaincre la communauté financière qu’ils n’y sont pour rien !), la porte leur est généralement grande ouverte. Et voilà l’info (supposée) du jour : la porte de Carrefour s’ouvrirait à Lars Olofsson en fin d’année si les résultats ne s’amélioraient pas d’ici là. Et la fin d’année, c’est dans… 40 jours. Lars-Super-Héros aurait donc à peine six semaines pour sauver Carrefour et sa peau par la même. Mazette !

«Faire» les résultats 2011 est encore possible, mais c’est plomber Carrefour

Pour quiconque comprend un tant soit peu les fondements du commerce, si pareil marché a réellement été mis dans les mains de Lars Olofsson, une conclusion s’impose : Carrefour est déjà condamné. Imaginons… Imaginons en effet que Lars Olofsson soit finalement débarqué d’ici aux réveillons. Si les sources de Bloomberg disent juste, il faudra alors comprendre que la situation de Carrefour ne s’est pas améliorée. Ce qui, en soit, ne constitue pas vraiment une heureuse nouvelle pour le groupe, toujours numéro 2 mondial du commerce (on l’oublierait presque). A l’inverse, imaginons que Lars Olofsson demeure en place. Ça serait l’incontestable preuve que les dits résultats se sont bien améliorés. Est-ce possible ? Sans aucun doute… oui. Là encore, quiconque a déjà approché le compte d’exploitation d’une enseigne en a une idée assez précise… Doper la première ligne (le chiffre d’affaires) ? Relativement facile. La promotion est là pour ça. Et surtout en période pré-festive. S’occuper de la dernière ligne ? Pas difficile non plus, au moins sur un terme aussi court. L’augmentation de la marge commerciale fera l’affaire. En clair, tout l’inverse de la prescription proposée fin août par le bon Docteur Prioux, le nouveau patron de la France,  qui a ordonné au malade sevrage promotionnel et cure de prix bas. Noël Prioux qui, faut-il le rappeler, demandait du temps au point de ne promettre une amélioration notable de la santé de son patient que fin… 2012.

L’effroyable dilemme de Lars

En fait, escompter de Carrefour un rétablissement de la situation française d’ici à fin décembre revient à condamner Carrefour. Sauver l’année par la marge est sans doute encore possible. Mais le mal à moyen terme – l’image – sera bien plus terrible que le bénéfice à court terme. Si le duo Groupe Arnault / Colony Capital a réellement posé un tel ultimatum à Lars Olofsson, c’est une nouvelle démonstration de leur méconnaissance des rouages les plus élémentaires du commerce. Mieux valait alors directement congédier Lars et lui épargner un effroyable dilemne : se sauver et sacrifier Carrefour. Ou se sacrifier pour (espérer) sauver Carrefour ? Pourvu que cet ultimatum ne soit qu’une rumeur. Hélas, nombre d’analystes y accordent déjà un certain crédit.

Olivier Dauvers

Pour télécharger TRIBUNE GRANDE CONSO, c’est ici

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