L’IMAGE : Le lait de là-bas est aussi d’ici…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 9 octobre 2009

En imaginant le Lait d’ici (« issu des exploitations de nos régions, collecté et conditionné en France »), les producteurs laitiers Français pensaient avoir trouvé la parade pour bouter hors des frontières les industriels allemands (essentiellement la Coopérative Müh). Mais voilà, la coopérative allemande s’approvisionne pour partie de ce côté-ci de la frontière. Résultat : quelques jours après l’arrivée du lait d’ici en rayon, voilà le lait de là-bas qui en fait vient d’ici puisque « collecté chez l’Agriculteur français ». A ne plus rien y comprendre pour le consommateur d’ici bas !
Le (pseudo) retour de la proximité
Posté par Olivier Dauvers dans Notes, Tribunes et Vidéos le 9 octobre 2009
Il aura donc suffit d’une étude TNS Media Intelligence pour remettre à la une le (pseudo) retour de la proximité. 78 % des Français déclarent vouloir faire leurs courses près de chez eux. Sans blague ? Il n’en fallait pas plus, dans certains commentaires, pour faire de la proximité l’avenir du commerce. Evidemment très loin de la réalité. Et conséquence d’une confusion sémantique récurrente. Car il y a d’un côté la proximité-circuit de distribution (des petites surfaces généralement implantées au cœur d’un tissu urbain dense et dont il est quand difficile de penser qu’elle soit l’avenir du commerce !). Et de l’autre côté la proximité-distance entre le chaland et le point de vente. Une distance multi-facettes : distance du lieu d’habitation (c’est la proximité d’habitat), distance par rapport à un trajet courant (proximité de flux) et enfin distance humaine (qualité de la relation entre client et commerçant). Autrement dit : un hyper à l’autre bout de la ville, mais sur la route d’un trajet régulier, et dans lequel l’empathie du personnel à mon égard est évidente sera bel et bien un magasin de… proximité !
Ce qui rend une remise différée…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 3 octobre 2009

Un samedi ordinaire. Quelques achats dans un Carrefour Market. Et, comme souvent désormais, une abondante littérature qui accompagne le ticket de caisse : offres aussi diverses que variées, avantages de fidélité, etc. Parmi ceux-ci une « Remise différée de 10 % du total de [mes] achats aux rayons charcuterie libre-service et coupe le jeudi 8 octobre ». 10 % de remise sur tout le rayon, voilà qui attire forcément l’attention du chaland. Une belle offre. Mais que comprendre exactement ? Que je bénéficierai de 10 % de remise jeudi ? Et que c’est précisément ce qui rend cette remise différée, puisque nous sommes samedi… Pas sûr. Il fallait probablement plutôt comprendre que, jeudi, le client recevra en bon d’achat 10 % de ses dépenses en charcuterie. Voilà qui aurait été plus clair au vu de la popularité de la mécanique des bons d’achat. Mais – c’est bien connu – pourquoi faire simple quand on peut compliqué ?
Auchan Vélizy : le géant du commerce
Posté par jpgallet dans Notes, Tribunes et Vidéos, Vidéos le 2 octobre 2009
Trois ans de travaux et 90 millions d’euros ont été nécessaires pour la rénovation quasi complète de ce géant du commerce de près de 20 000 m2. Un hyper hors norme où le gigantisme domine. Regardez…
Foires aux Vins Carrefour Market : drôle de politique !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 30 septembre 2009
La foire aux vins Carrefour Market débute aujourd’hui, pour une dizaine de jours de mini-barnum au cœur des magasins. Et une étrangeté dans la… politique marchandises de l’enseigne. Bien en évidence dès la page 4 du catalogue : un Château Fillon, modeste bordeaux (à 2,50 euros, pas de quoi s’extasier) jusque là inconnu au-delà de sa terre d’origine, Sauveterre de Guyenne. Et la politique ne s’arrête pas là. Sur la même page du catalogue, un Château Seguin ! La petite histoire retiendra d’ailleurs qu’avant d’être voisins de prospectus les deux hommes ont longtemps été de très proches compagnons de route politique. Ne manque plus qu’un Château Dassault, grand cru classé de St Emilion.
Garantie Promo Leclerc : les premiers remboursements ont eu lieu
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 30 septembre 2009
Testée depuis début septembre dans 4 centrales Leclerc (Scaouest, Scanormande, Socamaine et Scacentre), la Garantie Promo est véritablement rentrée en action cette semaine avec les premiers remboursements sur les comptes fidélité des clients. Soit quatre semaines après les premiers achats. C’est certes un délai relativement long pour mobiliser les clients, mais c’est néanmoins trois semaines de moins qu’annoncé par Leclerc dans les documents édités pour l’occasion. Le Web Grande Conso est évidemment mobilisé et publiera prochainement une étude complète sur le mode de fonctionnement de la Garantie Promo, nombreux exemples à l’appui… A suivre !
La carte Visa Total cale au démarrage
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 29 septembre 2009
Total s’est finalement résigné à l’avouer. Sa carte Visa (l’une des premières cartes co-brandées à être arrivées sur le marché il y a an) connaît un démarrage poussif. L’objectif anticipé à 12 mois sera atteint, au mieux, que dans un an. Explication avancée par le pétrolier et livrée ce matin dans les Echos : la baisse du prix des carburants – intervenue depuis le lancement – qui rendrait les automobilistes moins réceptifs à l’avantage principal de la carte : 3 % de remise sur les prix à la pompe dans les 2 400 stations de l’enseigne en France (avantage poussé à 6 % si le détenteur de la carte l’utilise pour au moins 6 000 euros d’achat dans l’année). Mais, à bien y regarder, les explications sont probablement ailleurs et bien plus fondamentales qu’un effet conjoncturel. Quelle est, dans l’esprit du quidam, la légitimité de Total pour « s’occuper » de son compte bancaire ? Faible, évidemment. Un problème auquel est également confronté Système U avec sa carte Visa. Un pétrolier ou un épicier qui se fait banquier, voilà qui suppose un sacré niveau de confiance ! Sans compter que l’avantage-prix dans les stations Total est finalement très relatif, l’enseigne étant généralement de 7 à 10 % plus chère que ses concurrents les plus discount…
L’IMAGE : c’est la caissière de chez Leclerc
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 28 septembre 2009

Samedi, c’est jour de dédicace dans de nombreuses librairies. Pour les auteurs, c’est l’occasion d’assurer la promotion de leurs ouvrages (présentation commerciale de la démarche) ou d’aller à la rencontre de leurs lecteurs (la version plus noble, donc plus acceptable par les auteurs eux-mêmes !). Anna Sam, « la caissière de chez Leclerc » rendue célèbre pour ses Tribulations d’une caissière est donc de sortie pour le SAV de son nouvel opus Conseils d’une amie à la clientèle. En gros : comment ne pas tomber dans les pièges des hypers. Et devinez qui l’accueille ? L’Espace Culturel du Leclerc de Rennes Cleunay, précisément là où elle eût à apprendre ce métier qu’elle tailla par la suite en pièces… Cocasse. Et le signe d’une certaine ouverture d’esprit du Leclerc local !
Carrefour : 46, 49 ou 50 ans ?
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 26 septembre 2009
Mais quel âge peut donc avoir Carrefour ? La question (sans être d’une importance cruciale !) mérite néanmoins réflexion. En 1998 – c’est un fait – l’enseigne avait 35 ans. Carrefour l’avait même martelé urbi et orbi (au sens premier du terme puisque les 345 hypers dans 20 pays avaient suivi l’opération). En 2003, soit cinq ans plus tard, Carrefour avait logiquement 40 ans et le faisait tout autant savoir : « 40 ans de discount, ça se fête ». Depuis, c’était silence radio sur l’âge. Pas de 41 ans, ni de 42 ans. Pas même de 45 ans en 2008.
A vrai dire, l’an dernier, l’heure n’était pas à la fête. Le patron sur la sellette, les cadres inquiets et les actionnaires grincheux : tous avaient la tête ailleurs. Oubliées ripailles et réjouissances. Mais voilà, un anniversaire, c’est toujours bon pour le commerce. Alors, va pour 2009. Mais que célébrer ? Les 46 ans du premier hyper à Ste Geneviève des Bois, le 15 juin 1963 ? Pas assez efficace. 49 ans pour se rappeler les glorieux débuts du premier supermarché à Annecy, le 3 juin 1960, au pied d’un immeuble situé au… carrefour des avenues Parmelan et André Theuriet ? Pas plus impactant. Par chance, Marcel Fournier, le fondateur, avait eu l’heureuse idée d’installer quelques gondoles alimentaires au sous-sol de sa mercerie dès 1959. 50 ans donc. Gagné ! Reste désormais à savoir quoi fêter en 2010. Les 51 ans ou les « vrais » 50 ans ? Un sacré chantier pour Publicis, la nouvelle agence de Carrefour ! Mais l’agence a de la ressource. En ré-accomodant vite-fait-bien-fait le « je positive ! » des années 1990 en « le positif est de retour », les créatifs de Publicis n’ont pas épuisé tout leur potentiel…
Sélectour et Afat Voyages, plus forts que U et Leclerc
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 24 septembre 2009
Il y a quelques années déjà, U et Leclerc avaient très sérieusement songé à se marier, histoire de constituer un incontournable pôle d’indépendants dans la distribution alimentaire française. Quelques mois de fiançailles, et le projet avait tourné court… Le mariage suppose en effet quelques compromis (pour ne pas dire sacrifices…) auxquels aucun des deux tourtereaux n’étaient finalement disposés. Chacun rentra donc chez soi, se promettant de rester « bons amis ».
Hier, Sélectour et Afat Voyages (en quelque sorte les alter égo de Leclerc et U dans le tourisme , aussi concurrents sur le terrain mais aussi proches dans leur modèle d’organisation) ont, eux, décidé de franchir le pas. A environ 90 % de « oui », les adhérents des deux réseaux – chefs d’entreprises indépendants – ont accepté le mariage. Le nouvel ensemble devient, avec plus de 1 000 agences, le premier réseau français, pour près de 3 milliards d’euros de volume d’affaires.
Pourquoi Sélectour et Afat ont-ils réussi là où Leclerc et U ont abandonné en chemin ? Probablement car ils ont davantage peur d’un avenir obscurcit par le formidable développement du web. Faute de réaction, leur patrimoine même est menacé. Et mieux vaut encore s’allier avec un concurrent que mourir seul…





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