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La démarque inconnue là où on ne l’attend pas…

La démarque inconnue est – hélas – bien connue des hommes et femmes de magasins. Pour l’essentiel, il s’agit de vols, généralement commis à parité entre salariés et clients dont on découvre l’importance le jour de l’inventaire. Mais la démarque inconnue concerne par principe tous les « commerçants », y compris par exemple les compagnies aériennes. C’est ainsi qu’a été publiée cette semaine une étude passionnante sur la démarque inconnue chez… Air France. Passionnant ! On y apprend déjà que la compagnie, par peur de la confusion sémantique, n’évoque pas des « vols », mais des « spoliations ». Et tout y passe : les couvertures, les oreillers, les trousses de toilettes ou même les trousses de secours ! Le tout pour près de huit millions d’euros l’an dernier. L’un des postes de « spoliation » les plus étonnants : la vaisselle en porcelaine, réservée aux passagers des classes business et première, qui représente près de 10 % du montant global. Si tout n’est évidemment pas imputable aux passagers, il est utopique d’imaginer qu’ils n’en soient en rien responsables. Preuve que, comme dans un point de vente, l’attrait du vol transcende toutes les classes sociales !

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Comment juger du succès du low-cost ? Lorsqu’il s’impose aux acteurs traditionnels…

Il y a quelques semaines, dans une enquête de l’hebdomadaire Challenges sur le low-cost, Emmanuel Combe, professeur d’économie à l’ESCP et l’un des meilleurs experts du sujet, rappelait sa définition : «Le low-cost, c’est mettre à nu un produit, le dépouiller de ses attributs annexes pour n’en retenir que le cœur, c’est-à-dire la fonction essentielle». AirFranceLowCost2BDTrès récemment, en embarquant dans un Airbus d’Air France, la définition d’Emmanuel Combe m’est soudainement revenue à l’esprit au premier coup d’œil de la cabine. Quelque chose avait changé ! Les sièges. De près, l’évolution est notable. Fauteuil quasiment monobloc, plus fin (donc plus léger), avec une tablette minimaliste et non inclinable. Exactement l’approche de l’économiste. Auquel je rajoute néanmoins un prolongement. En revoyant ainsi ses sièges, Air France cautionne rétrospectivement les stratégies de Ryanair ou Easyjet qui ont compris depuis longtemps que le siège – et plus particulièrement sur des courts-courriers – n’était pas un critère pertinent de valeur. De la même manière, il y a un an, Carrefour singeait les cahiers des charges de Lidl pour lancer sa gamme MDD Carrefour Discount, preuve de la pertinence de la politique marchandises de Lidl. La conclusion ? Il existe bien une manière toute simple de juger du succès du low-cost : lorsqu’il s’impose aux acteurs traditionnels !

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