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Drive : le format de l’année (3)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 16 décembre 2011
Alors voilà la grande question : le drive est-il rentable ? La réponse est nuancée : parfois oui, parfois non. En fait, la condition de rentabilité est le choix organisationnel (*) : picking en magasin ou en entrepôt dédié. Des frais de personnel réellement différents en découlent. Et ça s’explique. En magasin, le merchandising est – logiquement ! – un merchandising de catégories et d’usage. Le café est avec le café, les yaourts avec les yaourts, etc. En entrepôt dédié, à l’inverse, le merchandising est… statistique. Les produits sont rangés selon leur probabilité de présence dans les listes d’achat. En clair, les fortes rotations sont ensemble et au début du circuit du préparateur. Les faibles rotations sont au loin. Le merchandising est donc la conséquence de calculs de probabilité pour effectuer la distance la plus courte, donc au meilleur coût (de personnel) possible. Résultat : les meilleurs drives Auchan ou Leclerc atteindraient des niveaux de frais de perso notablement plus bas qu’un hyper (il n’est pas impossible de « descendre » à 7 ou 8 % !). Avec des prix hypers et une charge d’investissement faible, le drive est – dans ces conditions – rentable. Mardi dernier à Paris, dans le cadre d’une conférence de presse, Pascal Payraudeau (Mr Drive de Leclerc) évoquait ainsi 2 à 3 % de rentabilité nette. A l’inverse donc, le picking magasin ne peut se prévaloir de pareils frais de perso… Donc de tels niveaux de renta.
(*) : il y a parfois une autre condition à la rentabilité : la sincérité de la comptabilité analytique du drive. A l’évidence lorsque la totalité des coûts afférents ne sont pas affectés réellement au drive, la rentabilité (de façade donc) est plus facile à atteindre !
Auchan Drive et Chronodrive ne feront bientôt plus qu’un
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 21 septembre 2010
Créé en 2004 avec (partiellement) des capitaux Auchan mais opérant à l’origine de manière indépendante, Chronodrive se rapproche peu à peu d’Auchan, donc… d’Auchan Drive.
Auchan Drive et Chronodrive exploitent aujourd’hui 22 unités chacun, sur un modèle similaire de picking en entrepôt dédié. C’est en fait l’origine de chacune des deux enseignes qui explique qu’elles cohabitent encore. Auchan Drive est né sur le parking de l’hyper de Leers (Nord) en 2000, principalement pour les produits pondéreux (eau, lait, etc). Avec le temps, l’offre s’est élargie et le mode de fonctionnement a privilégié le picking dans une zone dédiée (en clair : pas dans les rayons de l’hyper). De son côté, Chronodrive est né à Marcq en Baroeul (Nord) en 2004 directement sur une offre de véritable supermarché (avec le support logistique et marchandise d’Atac, la branche supers d’Auchan).
Les deux enseignes ont engagé séparément leur propre développement, sans véritable synergie sur la recherche de site par exemple. Exemple frappant dans la banlieue bordelaise : à Bouliac, Chronodrive s’est implanté dans la zone primaire d’Auchan !
A présent, Auchan a manifestement initié le rapprochement entre les deux enseignes. Rapprochement juridique d’abord avec la création d’une holding commune. Rapprochement de plus en plus opérationnel ensuite. La logistique des hypers relaie progressivement la logistique Simply Market pour approvisionner les 22 Chronodrive, lesquels adoptent également le tarifaire hypers. La prochaine étape est évidente : c’est le rapprochement marketing. En clair, l’unification des enseignes, au bénéfice logique d’Auchan Drive. En interne, les quelques collaborateurs de Chronodrive interrogés au gré de mes périgrinations s’y préparent. Une première convention générale programmée en mai a été repoussée en septembre, laquelle pourrait être l’occasion de l’annonce.
Le drive collectionne aussi ses pépites
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 4 mars 2010
Une véritable perle offerte par l’un des lecteurs du site : le pricing très improbable d’Auchan Drive sur ses aubergines. Au choix, aujourd’hui : des aubergines « Pouce » (les premiers prix d’Auchan), appuyées par le claim de l’enseigne « les solutions moins chères », à 5,38 euros/kg. Ou des aubergines bio, dûment labellisées AB, à 4,98 euros/kg. Allez comprendre…




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