Articles taggés Auchan

La démocratisation du bio vue par Leclerc

BioVillageLeclercC’est une bien étrange manière de démocratiser le bio, expression si chère à Leclerc… Dans le dernier prospectus de l’enseigne, 6 pages consacrées aux produits biologiques avec une imposante mise en avant de la marque maison, Bio Village. En points de vente (en tous les cas dans ce magasin bayonnais), c’est la foire à… l’erratum. Une bonne dizaine de « notes d’information » avec, dans la plupart des cas, de sérieux décrochages de prix, en témoigne le montage ci-dessous. Le sachet d’emmental rapé n’est plus à 1,55 euro comme indiqué sur le prospectus, mais à moins d’un euro, soit plus de 50 % « d’erreur ».  Le camembert qui était à 2,62 euros perd lui aussi plus de 50 centimes. La faute à de grossières erreurs de pricing ? Ou… à la récente communication d’Auchan sur le bio qui oblige Leclerc à faire preuve d’un discount plus affirmé ?

BioVillageErratum

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Les nouvelles TG de Carrefour, façon Auchan

Depuis deux semaines, Carrefour a modifié sa signalétique TG, probablement inspirée du chantier de « réinvention de l’hyper » sur lequel planchent un bataillon de cadres. Oubliée la précédente charte graphique (voir ici) faite de rouge et de jaune. Voici du noir et du jaune avec le prix exécuté de manière beaucoup plus massive. Une exécution qui rappelle nécessairement ce que fait Auchan dans ses plus récentes rénovations (photo du bas). CarrefourNouvelleTG-BDAuchanTG

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Auchan, c’est bio la vie

AuchanBioProbablement mieux qu’aucune autre enseigne, Auchan a préempté le territoire du bio. Il y a d’abord eu, dès 1996, le partenariat avec les producteurs de bœuf de l’association Unébio qui fait aujourd’hui d’Auchan le premier vendeur de viande bovine bio en France. Mais il y a aussi et surtout (car c’est très spectaculaire) la décision de rassembler l’ensemble de l’offre  bio (du frais comme de l’épicerie) dans un espace dédié. En 2009, cet espace bio est même devenu l’un des 14 partis pris de l’enseigne (PPE en jargon maison). En clair, il a vocation être déployé dans sa version Blois/Vélizy dans la quasi-totalité des hypers.

Cette semaine, Auchan franchit une nouvelle étape en légitimant sa position d’enseigne de référence, tout en se payant une bonne tranche d’image-prix. Le bio est perçu comme cher ? Auchan lance une offre permanente de 50 produits bio à moins de 1 euro. Même si, en termes de comm’ Auchan évoque un « effort important en compressant ses coûts » (sans doute réel mais pas au point de mettre en péril l’enseigne !), l’essentiel est dans l’arbitrage marchandises avec, par exemple, de petits conditionnements : crème fraîche en 20 cl ou fromage râpé en 100 g. Au kilo, le surcoût du bio est toujours notable mais, facialement, Auchan le rend plus acceptable et enrubanne le tout d’une belle campagne de publicité. On appelle ça un joli coup d’image-prix. Bravo donc !

Pour télécharger le dossier de presse d’Auchan, cliquez ici

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Des chiffres et des mots

Deux publications de résultats aujourd’hui : Auchan et Fleury Michon. Et deux façons de « vendre » ses performances, intéressantes à décoder. Auchan tout d’abord. Le groupe nordiste n’a pas à rougir de ses performances (communiqué à télécharger ici) : le chiffre d’affaires a progressé de 0,5 % à près de 40 milliards (lorsque Casino a annoncé – 1,2 % et Carrefour – 1,4 %). Donc, en clair, Auchan surperforme ses rivaux. Et, comme eux, l’enseigne appuie fort là où… ça fait du bien ! L’EBITDA qui progresse de 3,9 % ? C’est pour Auchan une « hausse significative ». Les temps ont bien changé. Il y a quelques années, voilà qui aurait été une performance bien décevante. Preuve de la relativité des chiffres !

Aujourd’hui aussi publication des résultats de Fleury Michon. Le charcutier-traiteur de Pouzauges a vu ses ventes croître de 5,9 % l’an dernier à 532 millions d’euros. Mais, surtout, son résultat a littéralement explosé : + 174 % à 14,8 millions. Un quasi triplement. Pas mal en période de crise. Mais, pour Fleury Michon, pas question de se glorifier. Ce serait trop prêter le flanc au « aimables sollicitations » des clients. Non, Fleury Michon, minimise, fait profil bas. « C’est juste un retour aux niveaux précédents (2006 et 2007) », dit-on.

Deux publications de résultats donc, et deux façons diamétralement opposées de les « vendre ». La communication financière est tout un art !

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Kremlin Bicêtre : le premier Auchan depuis 10 ans

PICT1005-2Voilà dix ans qu’Auchan n’avait pas inauguré d’hyper. Précisément depuis Val d’Europe, prototype de ce qui devait être « l’hyper du troisième millénaire », dit H3M en jargon maison. Depuis, le concept Auchan a bien changé. Moins « embourgeoisé » et finalement plus en phase avec son époque (voir à ce sujet Vidéo Grande Conso consacré à Auchan Vélizy). Au Kremlin Bicêtre, Auchan ne ressemble pas complètement à Auchan. Et pour cause : avec plus de 11 000 m2 plantés à 200 mètres du périphérique parisien, cet Auchan doit combiner les attributs de la proximité et la puissance de l’hyper. Le plus spectaculaire ? L’entrée sur une vaste zone (800 m2) dédié aux fruits et légumes, poursuivie de la poissonnerie et de la boulangerie. En clair, une implantation de super dans une coque d’hyper avec un positionnement de grande proximité. La quadrature du cercle ! En attendant un numéro de Vidéo Grande Conso consacré à Auchan Kremlin Bicêtre (dit Auchan Okabé), un PDF à télécharger avec une quinzaines de photos. Les toutes premières photos disponibles sur ce magasin.

Le dossier PDF basse-déf 1 mo

Le dossier PDF moyenne-déf 3mo

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Des « devants de caisse » aussi chez Chronodrive

ChronodriveCommerces off-line et on-line se ressemblent parfois furieusement ! Jusque dans le merchandising… En hypers/supers, les « devants de caisse » dédiés à la confiserie sont un incontournable. Chronodrive en a probablement déduit que s’était créée une habitude de consommation de confiserie au moment du paiement. L’enseigne (Groupe Auchan) a donc elle aussi « implanté » des confiseries sur les écrans où l’internaute finalise sa commande et s’apprête à payer. Du pur mimétisme !

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Les (saines) évidences d’Arnaud Mulliez

Lecture du week-end. Notamment un long papier de Challenges sur Auchan. Et une rafraîchissante sortie d’Arnaud Mulliez : « Le très grand hypermarché n’est viable qu’à la seule condition qu’il apporte plus de satisfactions qu’il ne génère de contraintes ». Une évidence ? Sans doute. Mais qu’il est tellement utile de rappeler. En filigrane, le patron d’Auchan reconnaît que le très grand hyper génère par principe des contraintes. En vrac, l’accessibilité, une certaine pénibilité de courses, etc. Et que son salut ne passe que par la justification de ces contraintes additionnelles. C’est le principe même de la valeur vs le prix. A quoi bon traverser ville et campagne pour faire ses courses en grand hyper sans un bénéfice particulier par rapport au supermarché de 2 000 m2 ? A rien… C’est bien ce que rappelle Arnaud Mulliez. Combien de patron d’enseignes ou d’hyper se sont déjà ainsi auto-questionnés : « Au vu des contraintes que j’impose à mes clients, qu’est-ce que je leur apporte en plus qui mérite vraiment qu’ils viennent encore demain ? ». Le commerce n’est fait que d’évidences…

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Après la «décroissance», la «non-commercialisation»…

Microsoft Word - 100113 - CP Thon rouge.doc

Après la « décroissance », concept encore un peu vague et bien peu fédérateur, voici un nouveau mot dans ce grand magma sémantique autour du développement durable : la « non-commercialisation ». Tout chaud livré par Auchan il y a quelques minutes. S’associant à diverses associations écologiques, le groupe s’est fendu d’un communiqué pour réclamer l’inscription du thon rouge sur la liste des espèces menacées d’extinction, ce qui empêcherait toute exploitation commerciale non-durable. Et Auchan de rappeler qu’il a décidé spontanément, dès décembre 2007, d’arrêter toute commercialisation de ce poisson sur ses étals, tant en supers qu’en hypers. Ce qui a permis, souligne le groupe, une « non-commercialisation de 1 400 tonnes de thon rouge en deux ans ». Non commercialisation… Voilà bien un nouveau concept commercial. Et un clin d’œil aux patrons d’hypers Auchan (et j’en connais parmi les lecteurs assidus du site…) qui ont parfois quelques difficultés à atteindre leurs objectifs : évoquez devant votre supérieur un « non chiffre d’affaires réalisé » ! Il devrait comprendre… Et, pourquoi pas, vous en féliciter.  Car le développement durable imposera bien une consommation plus mesurée… ;-)

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L’IMAGE : deux chantres du discount sous les ors de la République

EdouardLeclercGérardMulliez

C’était hier soir à l’Elysée. Edouard Leclerc (et son épouse Hélène) recevant la Légion d’Honneur des mains du Président de la République avec, parmi la centaine d’invités… Gérard Mulliez, le fondateur d’Auchan. Celui-là même qui, dans les années 1960, avait fait le voyage de Landerneau pour prendre conseil auprès d’Edouard Leclerc après des débuts difficiles. Le conseil d’alors ? « Mulliez, vends moins cher, tu vendras plus ! ».

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World Forum à Lille : Gérard Mulliez passe à confesse

GérardMulliez

Début du World Forum ce matin à Lille, le forum de l’économie responsable. En vedette : Gérard Mulliez, le patron d’Auchan. L’homme est rare en public. Raison supplémentaire de l’écouter, surtout s’il consent à parler de lui et… d’argent. Même si, avec un art consommé de la dérision, « GM » mélange habilement l’essentiel et l’anecdote. Probablement d’ailleurs pour évoquer plus facilement deux sujets « difficiles ». Morceaux choisis de ce qui ressemblait par moment à une confession…

Sur la fortune…

« J’appartiens à la famille la plus riche de France, lit-on. Est-ce un avantage ? Non ! Ou, alors uniquement quand on est devant un banquier… Je n’ai aucune fierté d’appartenir à cette famille la plus riche de France. Ma seule fierté, ce sont les emplois créés et les collaborateurs qui y travaillent ».

Sur sa radinerie supposée…

« C’est vrai, ma voiture date de 2001. Mais pourquoi en changer si elle peut encore rouler ? En fait, je ne suis pas radin, je suis économe. Mais j’aime quand même qu’on dise que je suis radin. Ca fait bien de dire que je reçois les ministres au Flunch. Ce qui a d’ailleurs été parfois vrai ! Et en plus, ça place les collaborateurs dans de bonnes dispositions, celles de l’esprit d’économies. Ou comment faire du beurre avec de l’eau, comme je l’ai souvent entendu chez Auchan. »

Sur les écarts de salaires dans les entreprises…

« Je m’interroge : comment le travail d’un homme peut valoir 400, 500 ou 600 fois celui d’un autre homme ? Ca manque juste de bon sens et d’esprit de justice. Dans nos entreprises, depuis l’origine, l’écart de salaire maximal est d’environ de 1 à 20. Mais c’est vrai que j’ai toujours regretté de ne pas être autant payé que le patron de mon principal concurrent, Carrefour, ou de mon principal fournisseur, Danone ! ».

Son premier argent…

« On me l’a pas donné, je l’ai gagné ! Je devais avoir 10 ans, peut-être moins. Mon père m’a concédé un bout de terre de cinq mètres sur sept, pour cultiver des salades, des radis et des fleurs. Mes parents me les payaient au prix du marché. Et j’avais en plus la concurrence de mes frères ».

Sur le crédit…

« Comment voulez-vous bien dormir quand vous avez du crédit sur le dos ? Quand j’ai construit ma maison, pour y loger ma famille, mes parents m’avaient interdit d’emprunter. Dans les affaires, nous avons une convention qui fixe le montant de l’endettement maximum entre 1,5 et 2 fois le montant du cash flow. Personnellement, j’estime que c’est déjà beaucoup trop. On devrait redescendre à une fois ».

Sur la bourse…

« La loi de l’offre et de la demande pour valoriser les entreprises (c’est ainsi que fonctionne la bourse) n’est pas la bonne. Sa valeur doit refléter d’abord la réalité de son activité et non le sentiment que des investisseurs ont de sa valeur actuelle ou… future ! Quand il arrive au bureau le matin, le patron d’une entreprise côtée en bourse a déjà passé une demi-heure à regarder son cours. Et si le cours n’est pas bon, il passe ensuite une heure à engueuler les uns et les autres. Et puis quand vous devez faire tous les trimestres des show pour dire que votre entreprise va mieux qu’elle ne va réellement, vous finissez par y croire. »

Sur les actionnaires familiaux…

« Nous avons de la chance d’avoir eu des parents et grand-parents prolifiques. Aujourd’hui, nous sommes 500 actionnaires familiaux. Par convention, établie en 1955, nous distribuons en dividendes au maximum 1 % de la valeur de l’entreprise (qui est fixée une fois par an sur la base de ses résultats). Ce qui représente en général 10 % du résultat, c’est-à-dire beaucoup moins que les grandes entreprises côtées en bourse. »

Sur les actionnaires salariés…

« Ce sont mes plus proches collaborateurs qui m’ont convaincu de le faire, dans les années 1970. Mes parents m’ont d’abord refusé l’actionnariat salarié. Probablement l’inquiétude de voir des salariés ou des syndicalistes co-responsables de l’entreprise. J’ai alors mis ma démission dans la balance. Mes parents m’ont alors suivi, mais à une condition : former chaque collaborateur à l’économie de l’entreprise de l’entreprise. »

Sur la Belgique…

« Les journalistes qui écrivent que je vis en Belgique sont très mal renseignés. J’habite bien en France, à quelques minutes de l’entreprise. Pourquoi ? C’est simple… Ma femme m’a dit : si tu pars en Belgique, je reste. Et à mon âge c’est quand même bien compliqué de changer de femme ! ».

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