Articles taggés Auchan
Cora et Auchan jouent au domino !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 28 septembre 2011
Les dominos, le retour ! Auchan en a fait le support de sa campagne collector de l’automne avec 36 dominos « d’Astérix et ses amis » à collectionner. Pas bête pour renouveler le genre du collector, après le succès des cartes de l’an dernier. Dans un autre registre (très local celui-là), Cora a aussi choisi de jouer au domino. Si vous ne l’avez pas encore vu, regardez donc ce film tourné au Cora de Rennes-Pacé. Fallait y penser !
L’éloge de la constance
Posté par Olivier Dauvers dans Tribunes le 19 septembre 2011
LES FAITS. Les performances des enseignes de juin 2010 à juin 2011 ont été rendues publiques la semaine dernière. Grand vainqueur (et sans surprise) : Leclerc. Mais, au-delà, ce sont les tendances à long terme qui prennent plus que jamais une signification majeure.
Aucun doute : l’histoire (commerciale) est cruelle. Car elle exacerbe, par la force que lui donne le temps, des tendances à court terme connues de tous. Oui, Leclerc est à nouveau le grand gagnant de l’année. Oui, Carrefour a encore perdu du terrain en 2011. A première vue, rien de neuf. A l’inverse, la remise en perspective historique apporte un regard nouveau sur le jeu concurrentiel en France depuis plus de dix ans (et ce, malgré quelques évolutions méthodologiques dans le calcul des parts de marché). En ce sens, l’histoire est terriblement cruelle !
Le zig-zag n’a jamais fait une stratégie gagnante
De 2000 à 2011, donc, deux gagnants et beaucoup de perdants. Côté gagnants : Leclerc et Système U. Le premier, dauphin de Carrefour en 2000, fait désormais la course seul en tête. De leur côté, les U ont rattrapé, puis dépassé, les deux enseignes qui les précédaient. Les perdants ? Tous les autres… ou presque ! Carrefour bien sûr (- 3,3 pts sur la période) mais également Intermarché (- 2,6 pts) et Auchan (- 0,9 pt). Pour sa part, Carrefour Market sauve les apparences. Mais une double lecture s’impose : + 0,3 pt est certes un solde positif, mais le passage de Champion à Carrefour Market avait un objectif autrement plus ambitieux…
En fait, cette remise en perspective n’est rien d’autre qu’une éloge de la constance. Chacun dans son registre, Leclerc et Système U en sont une frappante illustration. Constance dans le management mais surtout constance dans le positionnement et les messages, donc dans ce qui fait l’alpha et l’oméga d’une stratégie. Rien de tel chez leurs concurrents… Impossible par exemple de ne pas lier la contre-performance d’Intermarché aux révolutions de palais qui ont alimenté la chronique des Mousquetaires. Que dire de Carrefour où l’état-major a connu moult chambardements ? Avec au moins autant de politiques commerciales que d’équipes chargées de les imaginer et de les mettre en œuvre. A un degré moindre – il est vrai – Auchan n’a pas non plus été un modèle de constance. Qui se souvient au début de la décennie précédente du concept H3M, pour hyper du 3e millénaire ? Plus vraiment d’actualité, et c’est un euphémisme ! Autant de preuves, in fine, que le zig-zag n’a jamais fait une stratégie gagnante…
Olivier Dauvers
Pour télécharger le PDF haute-déf, c’est ici
Carte postale de Vérone (9)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 15 août 2011
Autant je suis souvent admiratif du merchandising d’Iper (cf note de samedi), autant, là, je suis plus dubitatif sur ce rayon pâtes (avec, néanmoins, l’humilité nécessaire du Français qui parle de « pasta » en Italie !). Dans cet Iper, donc, le rayon est organisé non par marques, mais par type de pâtes, ce qui – au moins pour le Français que je suis – rend l’offre moins lisible. En fait, c’est sans doute le nombre de marques qui complique une implantation par marque. Jugez plutôt, 11 signatures différentes pour les seuls spaghettis par exemple : De Cecco, Divella, Francia Corta, Di Paola, Valbio, Iper, Voiello, Barilla, Colavita, Agnesi et Garofalo. Pour autant, à quelques kilomètres de là, Auchan est confronté au même problème (photo ci-dessous). Mais l’a résolu d’une manière plus lisible : les six principales marques (dont Barilla, à droite) sont effectivement présentées en bloc-marques tandis que les autres sont rassemblées et, là, organisées par type de pâtes. Car, dois-je me fâcher avec quelques Italiens, toutes les marques ne se valent pas et la mission du commerçant est bien de hiérarchiser l’offre. C’est même la base du merchandising !

Avec City, Auchan s’attaque au petit hyper
Posté par Olivier Dauvers dans Vidéos le 29 avril 2011
Si vous n’avez pas encore visité Auchan City à Tourcoing (ou si le reportage photo diffusé en avant-première sur le site dès le 5 avril ne vous a pas suffit, c’était ici), voici en 4 minutes chrono ce qu’il faut retenir de ce nouveau format imaginé par Auchan.
Auchan et Carrefour, sur-investisseurs promo
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 20 avril 2011
Le chiffre est éloquent… Au premier trimestre 2011, toujours selon l’étude PromoFlash, Carrefour a dépassé le cap du quart de voix de la pression promotionnelle de toutes les enseignes alimentaires : 26 % très exactement, en hausse de 1,9 pt. Autant dire que Carrefour sponsorise plus que jamais sa part de marché. Schématiquement, l’enseigne (uniquement pour sa branche hypers) dispose d’une part de voix deux fois supérieure à sa part de marché. Pour autant, Carrefour n’est pas le seul sur-investisseur. D’une manière générale, les hypers le sont. C’est d’ailleurs historique. Et parmi les hypers, Auchan et Carrefour « écrasent » leur rivaux. A ce propos, une info qui m’étonne à chaque fois que je me plonge dans le PromoFlash : à mètres carrés identiques, Auchan et Carrefour ont une pression promotionnelle 25 % supérieure à Cora, 30 % supérieure à Géant Casino et… 65 % à Leclerc. Une nouvelle illustration que la pression promotionnelle ne fait pas nécessairement la performance commerciale.
PromoFlash est une étude A3 Distrib / Editions Dauvers qui dresse un bilan trimestriel de l’activité promotionnelle des enseignes. L’étude est diffusée sur souscription. Un extrait est néanmoins disponible gracieusement sur simple demande ici.
De la relativité de la rentabilité…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 31 mars 2011
Revue de presse. Challenges est l’une de mes lectures économiques favorites. Mais là, je dois vous l’avouer, j’ai trouvé l’analyse comparée de la rentabilité d’Auchan et Carrefour un peu courte. « Auchan, quatre fois plus rentable que Carrefour », assène en titre l’hebdomadaire. Pas faux si l’on s’en tient au résultat net : 0,42 % du CA pour Carrefour, 1,74 % pour Auchan. Mais le résultat net est-il le meilleur indicateur de la rentabilité d’une entreprise au sens opérationnel du terme, précisément le sujet que voulait traiter Challenges ? Evidemment non. Pour ce faire, il n’est pas inutile de « remonter le compte d’exploitation ». Pour l’exemple, arrêtons-nous sur l’EBITDA (résultat d’exploitation courant, hors amortissements et provisions). Ce n’est pas le seul indicateur, loin s’en faut, mais il a deux mérites : 1) mieux matérialiser l’activité d’une entreprise que le résultat net ; 2) avoir été publié par les deux groupes (non côté en bourse, Auchan présente des résultats moins détaillés que Carrefour). Donc, allons-y pour l’EBITDA : 5,9 % du CA pour Auchan ; 5,4 % pour Carrefour. Ce qui n’est plus tout à fait la même musique !
PS : au passage, un clin d’œil à ceux d’entre-vous qui mettent parfois en cause mon « impartialité » envers Carrefour…
A qui appartient donc MyAuchan.com ?
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 7 mars 2011
Une simple requête dans un moteur de recherche peut (parfois) produire un résultat surprenant. Exemple avec MyAuchan.com, l’extension web du MyAuchan que l’enseigne tente d’imposer comme signature de ses services mobiles. Le lien MyAuchan.com fonctionne bien, mais dirige l’internaute vers une page qui lui apprend que « cette adresse est réservée par la société Tryox à Grenoble ». Rien à voir avec Auchan donc. Tryox se présente en effet comme une « société de conseil en logistique ». Mais également, devrait-elle rajouter, de conseil en… opportunisme !
Carte postale de Pékin (4)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 6 décembre 2010
La tradition des marchés en Chine (et dans plusieurs pays d’Asie) est solidement établie : pour être « frais », un poisson doit être choisi vivant par le client, avant d’être étourdi – avec plus ou moins de délicatesse, mais tel n’est pas le propos – par le commerçant. Les hypers se doivent eux-aussi de proposer du poisson vivant en rayon. Chez Auchan (que je visitais donc hier), la patronne du magasin de Laiguangying me confiait que les ventes étaient quasi similaires entre le « live-fish » et le « iced-fish » (le banc marée traditionnel). C’est dire le poids des traditions ! Aujourd’hui, passage chez Tesco. L’enseigne anglaise propose elle-aussi des poissons vivants, mais… en toute fin de vie. La quasi-totalité des poissons sont sur le flanc, à l’agonie. Ce qui n’émeut visiblement personne dans ce magasin, alors qu’un nombre impressionnant d’employés passent et repassent devant ce bac. Preuve que Tesco n’est guère différent des autres sur le « Penser-Client », cette (in)capacité à regarder les magasins vu du client.
Carte postale de Pékin (1)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 4 décembre 2010






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