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Cora et Auchan jouent au domino !

Capture d’écran 2011-09-27 à 17.25.22Les dominos, le retour ! Auchan en a fait le support de sa campagne collector de l’automne avec 36 dominos « d’Astérix  et ses amis » à collectionner. Pas bête pour renouveler le genre du collector, après le succès des cartes de l’an dernier. Dans un autre registre (très local celui-là), Cora a aussi choisi de jouer au domino. Si vous ne l’avez pas encore vu, regardez donc ce film tourné au Cora de Rennes-Pacé. Fallait y penser !

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L’éloge de la constance

LES FAITS. Les performances des enseignes de juin 2010 à juin 2011 ont été rendues publiques la semaine dernière. Grand vainqueur (et sans surprise) : Leclerc. Mais, au-delà, ce sont les tendances à long terme qui prennent plus que jamais une signification majeure.
Aucun doute : l’histoire (commerciale) est cruelle. Car elle exacerbe, par la force que lui donne le temps, des tendances à court terme connues de tous. Oui, Leclerc est à nouveau le grand gagnant de l’année. Oui, Carrefour a encore perdu du terrain en 2011. A première vue, rien de neuf. A l’inverse, la remise en perspective historique apporte un regard nouveau sur le jeu concurrentiel en France depuis plus de dix ans (et ce, malgré quelques évolutions méthodologiques dans le calcul des parts de marché). En ce sens, l’histoire est terriblement cruelle !
Le zig-zag n’a jamais fait
une stratégie gagnante
De 2000 à 2011, donc, deux gagnants et beaucoup de perdants. Côté gagnants : Leclerc et Système U. Le premier, dauphin de Carrefour en 2000, fait désormais la course seul en tête. De leur côté, les U ont rattrapé, puis dépassé, les deux enseignes qui les précédaient. Les perdants ? Tous les autres… ou presque ! Carrefour bien sûr (- 3,3 pts sur la période) mais également Intermarché (- 2,6 pts) et Auchan    (- 0,9 pt). Pour sa part, Carrefour Market sauve les apparences. Mais une double lecture s’impose : + 0,3 pt est certes un solde positif, mais le passage de Champion à Carrefour Market avait un objectif autrement plus ambitieux…
En fait, cette remise en perspective n’est rien d’autre qu’une éloge de la constance. Chacun dans son registre, Leclerc et Système U en sont une frappante illustration. Constance dans le management mais surtout constance dans le positionnement et les messages, donc dans ce qui fait l’alpha et l’oméga d’une stratégie. Rien de tel chez leurs concurrents… Impossible par exemple de ne pas lier la contre-performance d’Intermarché aux révolutions de palais qui ont           alimenté la chronique des Mousquetaires. Que dire de Carrefour où l’état-major a connu moult chambardements ? Avec au moins autant de politiques commerciales que d’équipes chargées de les imaginer et de les mettre en œuvre. A un degré moindre – il est vrai – Auchan n’a pas non plus été un modèle de constance. Qui se souvient au début de la décennie précédente du concept H3M, pour hyper du 3e millénaire ? Plus vraiment d’actualité, et c’est un euphémisme ! Autant de preuves, in fine,  que le zig-zag n’a jamais fait une stratégie gagnante…
Olivier Dauvers

TGC101LES FAITS. Les performances des enseignes de juin 2010 à juin 2011 ont été rendues publiques la semaine dernière. Grand vainqueur (et sans surprise) : Leclerc. Mais, au-delà, ce sont les tendances à long terme qui prennent plus que jamais une signification majeure.

Aucun doute : l’histoire (commerciale) est cruelle. Car elle exacerbe, par la force que lui donne le temps, des tendances à court terme connues de tous. Oui, Leclerc est à nouveau le grand gagnant de l’année. Oui, Carrefour a encore perdu du terrain en 2011. A première vue, rien de neuf. A l’inverse, la remise en perspective historique apporte un regard nouveau sur le jeu concurrentiel en France depuis plus de dix ans (et ce, malgré quelques évolutions méthodologiques dans le calcul des parts de marché). En ce sens, l’histoire est terriblement cruelle !

Le zig-zag n’a jamais fait une stratégie gagnante

De 2000 à 2011, donc, deux gagnants et beaucoup de perdants. Côté gagnants : Leclerc et Système U. Le premier, dauphin de Carrefour en 2000, fait désormais la course seul en tête. De leur côté, les U ont rattrapé, puis dépassé, les deux enseignes qui les précédaient. Les perdants ? Tous les autres… ou presque ! Carrefour bien sûr (- 3,3 pts sur la période) mais également Intermarché (- 2,6 pts) et Auchan  (- 0,9 pt). Pour sa part, Carrefour Market sauve les apparences. Mais une double lecture s’impose : + 0,3 pt est certes un solde positif, mais le passage de Champion à Carrefour Market avait un objectif autrement plus ambitieux…

En fait, cette remise en perspective n’est rien d’autre qu’une éloge de la constance. Chacun dans son registre, Leclerc et Système U en sont une frappante illustration. Constance dans le management mais surtout constance dans le positionnement et les messages, donc dans ce qui fait l’alpha et l’oméga d’une stratégie. Rien de tel chez leurs concurrents… Impossible par exemple de ne pas lier la contre-performance d’Intermarché aux révolutions de palais qui ont alimenté la chronique des Mousquetaires. Que dire de Carrefour où l’état-major a connu moult chambardements ? Avec au moins autant de politiques commerciales que d’équipes chargées de les imaginer et de les mettre en œuvre. A un degré moindre – il est vrai – Auchan n’a pas non plus été un modèle de constance. Qui se souvient au début de la décennie précédente du concept H3M, pour hyper du 3e millénaire ? Plus vraiment d’actualité, et c’est un euphémisme ! Autant de preuves, in fine,  que le zig-zag n’a jamais fait une stratégie gagnante…

Olivier Dauvers

Pour télécharger le PDF haute-déf, c’est ici

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Carte postale de Vérone (9)

IperPâtes

Autant je suis souvent admiratif du merchandising d’Iper (cf note de samedi), autant, là, je suis plus dubitatif sur ce rayon pâtes (avec, néanmoins, l’humilité nécessaire du Français qui parle de « pasta » en Italie !). Dans cet Iper, donc, le rayon est organisé non par marques, mais par type de pâtes, ce qui – au moins pour le Français que je suis – rend l’offre moins lisible. En fait, c’est sans doute le nombre de marques qui complique une implantation par marque. Jugez plutôt, 11 signatures différentes pour les seuls spaghettis par exemple : De Cecco, Divella, Francia Corta, Di Paola, Valbio, Iper, Voiello, Barilla, Colavita, Agnesi et Garofalo. Pour autant, à quelques kilomètres de là, Auchan est confronté au même problème (photo ci-dessous). Mais l’a résolu d’une manière plus lisible : les six principales marques (dont Barilla, à droite) sont effectivement présentées en bloc-marques tandis que les autres sont rassemblées et, là, organisées par type de pâtes. Car, dois-je me fâcher avec quelques Italiens, toutes les marques ne se valent pas et la mission du commerçant est bien de hiérarchiser l’offre. C’est même la base du merchandising !
AuchanPâtes

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Revue de presse (3)

Auchan a eu 50 ans le 6 juillet. Le genre d’événement qui procure aux journalistes l’occasion idoine de solliciter les patrons, même les plus discrets. Philippe Baroukh, DG Hypers Monde, a donc répondu à LSA et Vianney Mulliez, président du groupe, aux Echos. La bonne nouvelle, c’est qu’Auchan croit toujours à l’hyper ! Ça, c’est forcément une position originale à l’heure actuelle (rappelez-vous : Jean-Charles Naouri a notamment motivé son refus de fusionner ses activités brésiliennes avec celles de Carrefour au motif que Carrefour était trop exposé à un format en déclin, comprendre l’hypermarché). Donc Auchan carbure toujours à l’hyper. Pour Vianney Mulliez, l’hyper a « grand avenir« . « Je conteste l’idée qu’il soit en perte de compétitivité« , insiste-t-il. A l’appui de ses propos, l’évolution du nombre de clients : « Il ne baisse pas » assure le boss. Pas faux, mais on a quand même connu mieux ! L’an dernier, si le nombre de clients a progressé de 3,6 % en Ile-de-France et de 0,7 % dans l’Ouest, il a baissé de 0,1 % dans le Sud, de 0,3 % dans l’Est et de – 0,2 % dans le fief historique, le Nord. Philippe Baroukh, lui, va plus en détail dans le métier de l’hyper. Logique, c’est le sien (de métier) : « Le non-alimentaire représente chez nous près de 40 % du chiffre d’affaires et beaucoup moins si l’on considère la marge ». Que faire, dès lors ? Un hyper 100 % alimentaire ? « Un parfait non-sens« , rétorque Philippe Baroukh. Sa démonstration ? Le non-alimentaire est facteur d’attractivité pour l’hyper et peut être malgré tout porteur. Et, l’air de rien, le patron des hypers Auchan de tacler ses camarades de jeu : « Si certains abandonnent le non-alimentaire parce qu’ils ne savent pas faire, et non parce qu’il n’est plus porteur, ce ne sera pas notre cas, bien au contraire« .

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Avec City, Auchan s’attaque au petit hyper

Si vous n’avez pas encore visité Auchan City à Tourcoing (ou si le reportage photo diffusé en avant-première sur le site dès le 5 avril ne vous a pas suffit, c’était ici), voici en 4 minutes chrono ce qu’il faut retenir de ce nouveau format  imaginé par Auchan.

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Auchan et Carrefour, sur-investisseurs promo

Le chiffre est éloquent… Au premier trimestre 2011, toujours selon l’étude PromoFlash, Carrefour a dépassé le cap du quart de voix de la pression promotionnelle de toutes les enseignes alimentaires : 26 % très exactement, en hausse de 1,9 pt. Autant dire que Carrefour sponsorise plus que jamais sa part de marché. Schématiquement, l’enseigne (uniquement pour sa branche hypers) dispose d’une part de voix deux fois supérieure à sa part de marché. Pour autant, Carrefour n’est pas le seul sur-investisseur. D’une manière générale, les hypers le sont. C’est d’ailleurs historique. Et parmi les hypers, Auchan et Carrefour « écrasent » leur rivaux. A ce propos, une info qui m’étonne à chaque fois que je me plonge dans le PromoFlash : à mètres carrés identiques, Auchan et Carrefour ont une pression promotionnelle 25 % supérieure à Cora, 30 % supérieure à Géant Casino et… 65 % à Leclerc. Une nouvelle illustration que la pression promotionnelle ne fait pas nécessairement la performance commerciale.

PromoFlash est une étude A3 Distrib / Editions Dauvers qui dresse un bilan trimestriel de l’activité promotionnelle des enseignes. L’étude est diffusée sur souscription. Un extrait est néanmoins disponible gracieusement sur simple demande ici.

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De la relativité de la rentabilité…

RentabilitéAuchanCarrefour-BDRevue de presse. Challenges est l’une de mes lectures économiques favorites. Mais là, je dois vous l’avouer, j’ai trouvé l’analyse comparée de la rentabilité d’Auchan et Carrefour un peu courte. « Auchan, quatre fois plus rentable que Carrefour », assène en titre l’hebdomadaire. Pas faux si l’on s’en tient au résultat net : 0,42 % du CA pour Carrefour, 1,74 % pour Auchan. Mais le résultat net est-il le meilleur indicateur de la rentabilité d’une entreprise au sens opérationnel du terme, précisément le sujet que voulait traiter Challenges ? Evidemment non. Pour ce faire, il n’est pas inutile de « remonter le compte d’exploitation ». Pour l’exemple, arrêtons-nous sur l’EBITDA (résultat d’exploitation courant, hors amortissements et provisions). Ce n’est pas le seul indicateur, loin s’en faut, mais il a deux mérites : 1) mieux matérialiser l’activité d’une entreprise que le résultat net ; 2) avoir été publié par les deux groupes (non côté en bourse, Auchan présente des résultats moins détaillés que Carrefour). Donc, allons-y pour l’EBITDA : 5,9 % du CA pour Auchan ; 5,4 % pour Carrefour. Ce qui n’est plus tout à fait la même musique !

PS : au passage, un clin d’œil à ceux d’entre-vous qui mettent parfois en cause mon « impartialité » envers Carrefour…

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A qui appartient donc MyAuchan.com ?

Une simple requête dans un moteur de recherche peut (parfois) produire un résultat surprenant. Exemple avec MyAuchan.com, l’extension web du MyAuchan que l’enseigne tente d’imposer comme signature de ses services mobiles. Le lien MyAuchan.com fonctionne bien, mais dirige l’internaute vers une page qui lui apprend que « cette adresse est réservée par la société Tryox à Grenoble ». Rien à voir avec Auchan donc. Tryox se présente en effet comme une « société de conseil en logistique ». Mais également, devrait-elle rajouter, de conseil en… opportunisme !

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Carte postale de Pékin (4)

TescoPoissonLa tradition des marchés en Chine (et dans plusieurs pays d’Asie) est solidement établie : pour être « frais », un poisson doit être choisi vivant par le client, avant d’être étourdi – avec plus ou moins de délicatesse, mais tel n’est pas le propos – par le commerçant. Les hypers se doivent eux-aussi de proposer du poisson vivant en rayon. Chez Auchan (que je visitais donc hier), la patronne du magasin de Laiguangying me confiait que les ventes étaient quasi similaires entre le « live-fish » et le « iced-fish » (le banc marée traditionnel). C’est dire le poids des traditions ! Aujourd’hui, passage chez Tesco. L’enseigne anglaise propose elle-aussi des poissons vivants, mais… en toute fin de vie. La quasi-totalité des poissons sont sur le flanc, à l’agonie. Ce qui n’émeut visiblement personne dans ce magasin, alors qu’un nombre impressionnant d’employés passent et repassent devant ce bac. Preuve que Tesco n’est guère différent des autres sur le « Penser-Client », cette (in)capacité à regarder les magasins vu du client.

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Carte postale de Pékin (1)

PouceAh!, la mondialisation… Voyez donc ce premier prix. Evidemment chez Auchan qui a repris ici sa symbolique du pouce pour les produits entrée de gamme. Pour autant, si la marque est donc mondiale, les produits, eux, sont bien locaux.

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