Articles taggés Carrefour Market
Des Bleus toujours à l’affiche
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 29 juin 2010
C’est une tradition dans ce supermarché Carrefour Market où le chef fruits et légumes est visiblement passionné de football. Pour chaque grande compétition, un papier, un crayon et, hop, c’est parti pour un exercice original : placer les noms de tous les joueurs dans un p’tit mot d’encouragement, mis en avant dès l’entrée. Un exercice difficile, inégal donc, mais dont quelques passages sont très savoureux. Exemple : « Squilacci la situation le permet, ouvrir le score est préférable, Carasso du but adverse il doit y avoir ». A lire évidemment à haute voix.
Pour l’une des dernières : bye-bye Champion
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 15 juin 2010
Peyrehorade, Landes, ce matin. C’était probablement l’une des dernières déposes de l’enseigne Champion. Parce qu’il en existe encore ! Quelques dizaines tout au plus (sur un parc de 1 000) dont une poignée seulement ont pour destin d’adopter Carrefour Market. Pour les autres, ce pourrait être Dia ou la vente pure et simple. Mais ici à Peyrehorade, c’est jour de fête. Tandis qu’à l’extérieur un ouvrier s’active dans une nacelle à désouder les lettres de Champion, à l’intérieur règne une douce euphorie que renforce l’annonce de l’arrivée de la nouvelle enseigne. « Elle est là », se lancent entre elles les employées chargées du remplissage des rayons à l’arrivée du camion lesté de la précieuse cargaison ! Une vraie star. D’ailleurs, à en juger par le nombre de clients hébétés, la tête en l’air, sur le parking, c’était bien l’événement de la journée à Peyrehorade. Qui, pour la petite histoire, compte déjà un autre Carrefour Market. Le tout pour 3 000 habitants !
Savoir parler la langue du client
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 5 juin 2010
C’est une lectrice du blog qui m’a adressé cette affiche. Visiblement adepte des courses du samedi, elle « magasinait » donc ce matin dans son Carrefour Market habituel en région parisienne. Un Carrefour Market qui oublie juste l’un des fondamentaux du commerce (et même de toute relation…) : savoir parler la langue de celui auquel on s’adresse. Faute de quoi le message n’a évidemment aucune efficacité. Donc, ici, Carrefour Market annonce fièrement le programme promo de la semaine prochain : 20 % sur « PEM » et « GEM ». Je mets mon billet que pas un client sur dix n’aura compris qu’il s’agissait en fait d’électro-ménager. Seconde salve de promo, les liquides, avec le 3e remboursé sur sodas, jus de fruits frais, DNP et sirops. Alors là, je dois admettre – à grands regrets – mon ignorance ou mon incompétence* sur ce rayon. Quelle catégorie de liquides se cache donc sous ce sigle ? DNP… Des « denrées non périssables » ? Peut-être. Mais quel rapport avec le rayon liquides ?
* Un aveu avec d’autant plus de regrets qu’il me semblait avoir une bonne vision de ce rayon sur lequel j’avais lancé le magazine Rayon Boissons il y a un plus de 15 ans ! Même pas…
La coopération commerciale selon Carrefour Market
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 18 mai 2010
Carrefour Market a un sens très aiguisé de la coopération commerciale (ces budgets que les enseignes réclament aux marques pour participer à la « meilleure revente possible des produits »). Son OP beauté – achevée la semaine dernière – est un modèle du genre. Une page consacrée aux dentifrices. Quatre références mises en avant dont trois avec une promesse explicite de « blancheur », la nouvelle attente des consommateurs. D’ailleurs, côté blancheur, Carrefour Market y va de son conseil d’expert. On appelle ça « donner du contenu » aux prospectus. Et quel contenu… Pour avoir des dents plus blanches, Carrefour Market recommande du bicarbonate de soude, et pas du tout les dentifrices présentés sur la même page. D’ailleurs, l’enseigne a une excellente raison : « Le bicarbonate de soude est moins abrasif et plus performant que les dentifrices blanchissants ». Voilà au moins qui est clair. J’imagine d’ici la tête des marques à la lecture du prospectus. Car, pour faire simple, elles ont payé pour se faire allumer. Jamais très agréable !
No comment…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 16 avril 2010
La nature (commerciale) a horreur du vide
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 2 mars 2010
Qu’il est parfois bon de se replonger dans une vieille photothèque de… magasins (à chacun ses plaisirs ou ses vices !). L’occasion de mesurer à quel point les magasins changent de physionomie et combien la nature (commerciale) a finalement horreur du vide. Exemple avec ce supermarché : Champion en 2001, sur la photo du haut, prise depuis l’entrée ; Market en 2010, sur la photo du bas, toujours depuis l’entrée. Autant dire qu’il s’agit du premier contact du client avec le magasin. Ce qui a changé ? Il y a presque dix ans, les allées étaient larges, dégagées et offraient même, au loin, la perspective sur le rayon marée (en mural face à l’entrée). Dix ans plus tard, le rayon marée n’a certes pas bougé, mais il a disparu de la vision et les allées ont elles-aussi quasiment disparu. Le magasin a clairement gagné en « densité commerciale » ce qu’il a perdu en confort d’achat. Une illustration très concrète de l’élargissement massif des assortiments sur la période.
Savoir donner de la valeur au prix
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 15 février 2010
La différence entre le prix et la valeur est fondamentale. Un prix n’a en effet de sens que par la valeur qu’il véhicule. Mais les commerçants l’oublient trop souvent. Raison suffisante pour partager cette bonne pratique observée samedi dans un Carrefour Market. Comment donner de la valeur au prix du lait Candia en promotion ? « Ca revient moins cher que le lait premier prix », est-il simplement écrit. Et là, de fait, la promo prend tout son sens, toute sa valeur.
NB : évidemment, l’exécution eût été parfaite si Carrefour Market avait simplement pensé à mentionner que 4,31 € se rapporte à un pack de 8 litres et que, ce faisant, le prix de la brique était de 0,54 €.
Convergence de marque : Carrefour peut mieux faire
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 9 janvier 2010

Cette semaine, le hasard d’une distribution de prospectus a placé l’un à côté de l’autre deux tracts made in Carrefour. L’un pour les supers, l’autre pour les hypers. Traduction très concrète de la convergence de marque, initiée par José Luis Duran et poursuivie par Lars Olofsson. Mais, à bien y regarder, la convergence de marque n’est pas complète : Carrefour se présente sous deux identités visuelles. L’ancienne pour les supermarchés ; la nouvelle pour les hypers. Comme s’il s’agissait de montrer la prééminence d’un réseau sur l’autre (ce que se chargent parfois de rappeler les top managers des hypers…). D’autant plus surprenant que le travail à faire n’apparaît pas insurmontable. D’ailleurs, pour aider Carrefour dans sa maîtrise des frais généraux, le studio graphique des Editions Dauvers leur offre la bonne déclinaison pour les prochains prospectus Carrefour Market. Y’a pas de petites économies !

Stop aux lots virtuels de lots physiques
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 11 décembre 2009

Marques et enseignes ont une indiscutable capacité à compliquer la promotion. Notamment en empilant les mécaniques, comme si emberlificoter le client était une obsession ! Exemple avec les lots virtuels de lots physiques. Une hérésie qu’il devient urgent de bannir ne serait-ce que pour démontrer que le client est vraiment au cœur des stratégies… Exemple ici, sur un prospectus Carrefour Market en cours. Quelle est la véritable offre proposée au client ? En décortiquant attentivement (et sans l’aide de la photo, pas vraiment explicite), je finis par comprendre qu’il s’agit à la base d’un lot de 2 paquets (le format courant est le simple paquet de 200 g) à 2,60 euros sur lequel se rajoute la promesse d’un – 50 % sur le second lot de deux paquets. Comme pour simplifier, Carrefour Market en conclut que le prix de l’unité (en fait, ici « une » unité correspond à… deux paquets) est de 1,95 euro. Mais si, bien sûr, j’en prends deux. Enfin, plutôt quatre. Des paquets, je veux dire…
Ce qui rend une remise différée…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 3 octobre 2009

Un samedi ordinaire. Quelques achats dans un Carrefour Market. Et, comme souvent désormais, une abondante littérature qui accompagne le ticket de caisse : offres aussi diverses que variées, avantages de fidélité, etc. Parmi ceux-ci une « Remise différée de 10 % du total de [mes] achats aux rayons charcuterie libre-service et coupe le jeudi 8 octobre ». 10 % de remise sur tout le rayon, voilà qui attire forcément l’attention du chaland. Une belle offre. Mais que comprendre exactement ? Que je bénéficierai de 10 % de remise jeudi ? Et que c’est précisément ce qui rend cette remise différée, puisque nous sommes samedi… Pas sûr. Il fallait probablement plutôt comprendre que, jeudi, le client recevra en bon d’achat 10 % de ses dépenses en charcuterie. Voilà qui aurait été plus clair au vu de la popularité de la mécanique des bons d’achat. Mais – c’est bien connu – pourquoi faire simple quand on peut compliqué ?







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