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Promo Libre : Carrefour a-t’il un « caillou dans la chaussure » ?
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 2 mai 2010
« Promo Libre » est assurément l’événement promotionnel de l’année. Même si Lars Olofsson confie ce mois-ci à Capital songer à « apporter des touches d’amélioration » pour rendre la mécanique plus claire, Carrefour a frappé un grand coup, notamment en conjuguant promotion et taux de nourriture. L’objectif est en effet évident : inciter le chaland à mettre un article de plus dans le chariot. Mais Carrefour aura peut-être besoin d’apporter une autre « touche d’amélioration »… jusque dans la sémantique. Pour tout vous dire, il se murmure ça et là depuis quelque temps que Carrefour n’a pas la complète propriété de la « marque » Promo Libre. Tout en minimisant le problème (c’est de bonne guerre), un bon contact chez Carrefour m’a récemment laissé à comprendre que « des contacts étaient en cours pour trouver une solution ». Ce qui confortait donc les quelques échos parvenus jusqu’à mes oreilles ! De fait, un coup d’œil rapide sur le site INPI permet de mieux comprendre le dossier. Une agence de publicité parisienne, en l’occurrence Piment (qui compte parmi ses clients Picard, Petit Bateau, Nivéa, etc.) a déposé Promo Libre en 2003 dans neuf classes couvrant la quasi-totalité des produits alimentaires. Carrefour, de son côté, a déposé Promo Libre en 2009 (précisément en mai 2009, soit bien plus tôt que ne le raconte la petite histoire, mais là n’est pas l’essentiel). Carrefour a déposé dans les classes alimentaires, mais également dans la classe 35 qui englobe le très générique terme de « publicité ». Ce qui signifie donc que Piment a incontestablement l’antériorité du dépôt (sans une utilisation manifeste ou alors elle m’a échappé, ce qui est possible) mais que Carrefour a peut-être une classe de dépôt plus appropriée (la publicité) tout en l’utilisant sur… l’alimentaire. Vous me suivez ? Pour faire simple, le sujet est probablement actuellement en cours de négociation et, à défaut d’accord, pourrait être soumis à la sagacité d’un juge.
Foire aux Vins : Carrefour fait la révolution
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 23 avril 2010
Ah !, que j’aime ce Carrefour-là, capable d’audace comme aux meilleures heures, lorsque l’enseigne donnait le « la » du commerce. L’initiative qui vaut tant de louanges ? La foire aux vins de printemps, nettement moins stratégique que la version automnale de l’opération, mais parfaitement propice à une révolution merchandising. Oubliées les clés d’entrée classiques par couleur, par grande région puis, parfois même, par micro-appellation dont seuls quelques érudis ont connaissance ! Ici, Carrefour prend le parti – avec les risques inhérents, mais c’est bien ça la « beauté du geste » – d’un merchandising par prix. Objectif : « parler la langue du consommateur » ce qui, à bien y réfléchir, n’est rien d’autre que le B-A-BA du merchandising ! Le prospectus est donc organisé pour l’essentiel par tranche de prix : les bouteilles à moins de 3 euros, les bouteilles entre 3 et 4 euros, puis entre 4 et 6 euros et enfin les « valeurs sûres ». Résultat : sur une même double-page, parce que dans la même catégorie, cohabitent des blancs, des rosés et des rouges, des Bordeaux, des Bourgogne ou des Languedoc par exemple.
En rayon même topo. Un merchandising par tranche de prix, indépendant donc des régions et des appellations. A dire vrai, nul ne sait encore si l’initiative sera payée de retour. En choisissant l’opération de printemps, Carrefour a limité les risques tout en testant à grande échelle. Une certitude : le vin a besoin d’un « grand coup de pied merchandising ». Une idée que je défends depuis longtemps, et encore en février dernier lors des Ateliers du Vin, une journée que je co-organise avec Rayon Boissons. Entre autres exemples, j’y avais alors présenté le merchandising des deux magasins Red Market, cette enseigne-OVNI imaginée par le belge Delhaize. Dans l’un, le rayon est implanté par typologie de produit (vif, fruité, épicé, etc.), dans l’autre par prix. A défaut donc d’affirmer que Carrefour a fait le bon choix, j’ai une conviction : une révolution s’impose. Et Carrefour a mille fois raisons de s’y essayer.
Pour télécharger le prospectus Foire aux Vins de Carrefour, cliquez ici
La promotion, une drogue dure
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 19 avril 2010
Question : à quoi donc peuvent ressembler les prospectus les plus puissants du T1 2010 ? C’est l’une des questions que je me pose tous les trimestres en préparant l’étude PromoFlash*. Cette fois-ci – et une fois n’est pas coutume – les 5 prospectus les plus puissants étaient made in Carrefour. Mais le plus spectaculaire est dans leur extraordinaire ressemblance visuelle. Jugez plutôt…
5 prospectus qui véhiculent tous la même idée : un bénéfice frappant, matérialisé par un simple chiffre : de 50 à 60 % d’économies. L’illustration, une nouvelle fois, que la promo est une drogue dure. Véritable promo-addict, le client en veut toujours plus. Normal, me direz-vous, les enseignes excellent dans cette course à l’échalote. Et, ce trimestre, the winner is… Carrefour !
* Pour les plus curieux, PromoFlash est une synthèse trimestrielle menée conjointement par A3 Distrib, leader de la pige prospectus, et Editions Dauvers (leader de pas grand chose à part, peut-être, de partager librement des points de vue !). Pour les très curieux, un abstract est à télécharger ici. Et pour les très très curieux, l’abonnement est même possible (voir en dernière page du document). Et tout ça… sans promo !
La liberté, nouvelle valeur de la promo ?
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 17 avril 2010
C’est un signe qui ne trompe pas sur le succès de PromoLibre de Carrefour : le spot radio d’Intermarché qui relaye la promotion de la semaine. « Non aux promotions que l’on ne choisit pas » peut-on entendre en substance. Intermarché aurait-il à son tour « réinventé » la promo ? Pas du tout. L’enseigne a simplement ré-habillé sa mécanique de remise volumique : – XX % pour un produit, – YY % pour deux, – ZZ % pour trois, etc. Auparavant, le claim de ce genre d’opérations était (pour paraphraser le slogan de Netto) « plus vous achetez, moins c’est cher ». C’est désormais « c’est vous qui choisissez votre niveau de remise ». Sous-entendu : vous avez la liberté. Ah, la liberté ! Nouvelle valeur de la promo ?
Comparateur Leader Price : l’étonnant silence de Leclerc et Carrefour
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 13 avril 2010
Etonnant le silence qui a entouré le lancement du comparateur de Leader Price (voir ma note du 8 avril), malgré de vraies faiblesses méthodologiques (pour ne pas dire plus). Etonnant le silence de Leclerc et de Carrefour qui auraient pourtant tant à dire sur la rigueur de l’outil. Oh certes, Leclerc pourrait se satisfaire d’être moins amoché que Carrefour, ce qui donne au passage du crédit à l’idée que ses MDD sont moins chères que celle de son rival. Mais Leclerc peut-il vraiment se satisfaire d’être un « bon numéro 2″ des prix… ? Quant à Carrefour, pourtant si prompt à ferrailler juridiquement avec le comparateur de prix de Leclerc, il épargne Leader Price dont les failles sont pourtant si évidentes… D’ailleurs, le silence des protagonistes est largement compensé par les commentaires reçus en direct ou laissés sur ce site. Je vous encourage d’ailleurs à les consulter, ils sont eux aussi éloquents sur l’à peu près de la démarche de Leader Price.
Comparateur de prix : Leader Price joue et (sans surprise) gagne !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 8 avril 2010
Et voici donc un nouveau comparateur de prix ! Le dernier-né est signé Leader Price qui, sans surprise, s’auto-proclame moins cher, en se comparant à deux enseignes d’hypers : Leclerc et Carrefour (j’aurai évidemment particulièrement apprécié que l’enseigne se compare aussi à Géant, mais Leader Price est « corporate », pas question de fâcher le grand frère du groupe Casino !). Pour ce faire, Leader Price a relevé les prix de 49 produits basiques dans 50 hypers Leclerc et 50 hypers Carrefour. Le problème, comme toujours, c’est la nature de la comparaison : d’un côté les produits Leader Price standards, de l’autre les MDD cœur de marché. Pas absurde certes, mais pas complètement pertinent non plus. Un exemple ? Les haricots verts très fins. La boîte 4/4 de Leader Price est annoncée à 0,82 euro. Celle de Carrefour à 1,02 euro. Sauf qu’il n’a probablement pas échappé à Leader Price que Carrefour dispose depuis presque un an d’une gamme Carrefour Discount où la boîte 4/4 est à 0,77 euro. Gênant pour l’honnêteté intellectuelle de la démarche. Autre exemple : le roquefort. La barquette de 150 g Leader Price est à 1,69 e. Celle de Leclerc est affichée à 1,78 e. Soit 5 % plus cher, c’est factuel. Tout aussi factuel : le produit Leclerc porte la marque terroir de l’enseigne « Nos Régions ont du Talent ». Explication : Leclerc ne propose pas de marque Repère sur ce produit. Mais la « charge identitaire » de Nos Régions ont du Talent peut-elle vraiment rendre le produit comparable avec la barquette Leader Price ? Pas sûr… Ou alors je dois réviser d’urgence les quelques notions de marketing que mes études agricoles avaient tenté de m’inculquer ! Et les exemples sont nombreux et les approximations légion (la saucisse sèche droite rebaptisée saucisson sec ou encore les arrondis généreux – recalculez les écarts figurant sur la photo…). La morale ? La comparaison des prix est un art difficile, surtout pour les enseignes qui sont juges et parties. Prêter le flanc à la critique revient à affaiblir la démonstration. Sans compter que Leclerc et Carrefour toujours prêts à ferrayer juridiquement sur ce terrain sensible des relevés de prix pourraient, là, se réconcilier sur le dos de Leader Price… Ce qui donnerait un intérêt supplémentaire au comparateur de Leader Price !
Pour télécharger le document complet de Leader Price, cliquez ici
Carrefour : premier week-end de PromoLibre
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 28 février 2010
Premier week-end de PromoLibre. L’occasion – trop belle ! – de tester la dernière trouvaille de Carrefour. Double surprise : tout d’abord, la PromoLibre est plus généreuse qu’annoncée sur les 7 premières pages du prospectus. L’utilisation de la carte PASS génère en effet un bonus de 10 % supplémentaire. Autrement dit, un produit de 3 euros sera remboursé 3,30 euros sur le compte de fidélité si le client règle ses achats avec la carte maison. J’ai eu beau revenir après coup sur le prospectus et sur le site web de l’enseigne, aucune mention de ce bonus ! Deuxième surprise : la limite de « deux passages en caisse par semaine sur la PromoLibre alimentaire » est visiblement fictive. A quelques minutes d’intervalle, j’ai pu déclencher trois fois la PromoLibre en trois passages caisse distincts.
Pour le reste, voici trois scénarios d’achats testés.
Premier scénario, très logique vu du client. 3 produits pour un petit-déjeuner ultra-banal. Lait, biscottes et chocolat en poudre. La PromoLibre n’a pas fonctionné. Le lait n’est pas considéré comme un « produit du petit-déjeuner ». Rien d’anormal au vu de la communication Carrefour qui mentionne bien comme rayons déclencheurs les cafés, les thés et infusions, les chocolats en poudre, les confitures, les miels, les céréales, les pâtes à tartiner, les biscottes et la viennoiserie. Mais une « vraie » approche client dans la définition des catégories et, surtout, des moments de consommation (lorsque c’est aussi défini que petit-déjeuner) ne serait évidemment pas un luxe !
Deuxième scénario : des produits porteurs d’un BRI. Carrefour n’a pas identifié les BRI et m’a donc remboursé full price. Honnête, mais au final, le cash-back est supérieur à la promesse puisque PromoLibre « n’est pas cumulable avec d’autres promotions ».
Troisième scénario : 3 produits, en l’occurrence Spécial K de Kellogg’s, dont deux doivent déclencher une offre lot virtuel, – 40 % sur le second produit. La PromoLibre a pris le pas sur l’avantage lot virtuel. J’ai donc été crédité de 4,85 euros (différés donc) en lieu et place d’une remise immédiate de 2,14 euros. Explication possible : le non chaînage des gencods qui a rendu Carrefour « aveugle » sur la promo lot virtuel.
Carrefour préfère les brunes (dominatrices)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 19 février 2010
Les hommes préfèrent, paraît-il, les blondes. Mais Carrefour adore visiblement les brunes un tantinet dominatrices lorsqu’il s’agit de vanter ses nouvelles mécaniques promotionnelles. Rappelez-vous le premier visuel de la carte de fidélité Carrefour en 2004 qui proposait au client de choisir les 25 produits sur lesquels il souhaitait une remise. C’était ça…
Une consommatrice, façon James Bond girl, pistolet de selfétique en main. Le tout pour illustrer le pouvoir de faire baisser les prix. Six ans plus tard, c’est, l’air de rien, la même idée…
Toujours brune, toujours dans un imaginaire de pouvoir/domination. La nouvelle égérie de PromoLibre, d’une combinaison de cuir rouge moulante vêtue, me rappelle plutôt les Maîtresses que je croise dans les soirées SM que la cliente qui me précèdera demain après-midi au stand charcuterie-coupe du Carrefour de Rennes Cesson. Comme rien n’est jamais hasard (encore moins chez Carrefour qu’ailleurs), il y a forcément une explication. J’en tente une : pour illustrer une initiative qui vise à redonner le pouvoir au client, il faut bien sûr une femme (75 % des clients) et qui matérialise le pouvoir. Chacune dans leur registre, la James Bond girl et la Maîtresse SM, sont ces femmes.
Le sur-mesure promotionnel : Carrefour retente le coup…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 19 février 2010
Mardi prochain, Carrefour inaugurera une nouvelle mécanique promotionnelle : la PromoLibre. Pour faire (vraiment) simple, Carrefour (y compris Market, City et Contact) entend offrir au client la possibilité de choisir librement les produits sur lesquels il souhaite profiter d’une promotion. La semaine prochaine, le client pourra par exemple choisir 3 produits sur des catégories petit-déjeuner et bénéficier du remboursement sur sa carte de fidélité du moins cher des 3. Pour le non-alimentaire, la mécanique est différente : Carrefour propose une famille et un niveau de remise et le client choisit l’article. Première famille la semaine prochaine : le petit-électroménager.
Premier objectif des Promos libres : redonner le pouvoir de choisir au consommateur, lui qui reproche régulièrement aux enseignes dans les enquêtes clients de proposer des promotions sur des produits qui ne l’intéressent pas. Second objectif, évidemment non avoué : savonner la planche de Leclerc qui, avec sa Garantie Promo (cliquez ici pour lire la Tribune Grande Conso que je lui avais consacrée) testée dans 4 centrales, pensait avoir trouvé l’arme anti-promo par excellence.
Reste désormais à voir comment Carrefour fera vivre sa PromoLibre. C’est en effet la seconde fois que l’enseigne tente le sur-mesure promotionnel. En 2004, en lançant sa carte de fidélité, Carrefour proposait déjà à ses clients de choisir 25 produits (parmi une centaine présélectionnés) sur lesquels ils souhaitaient obtenir une remise. Comme souvent, après des débuts en fanfare et les moqueries des attachées de presse de Carrefour sur ce journaliste qui trouvait la mécanique bien compliquée, les « remises libres » ont rapidement disparu du paysage. La Promolibre est plus simple, au moins pour son volet non-alimentaire, mais elle sera toujours plus compliquée qu’un simple prix-produit « bien tapé ! ».
Seconde interrogation : comment faire durer ce principe de mécanique tournante ? Aujourd’hui le petit-déjeuner, demain l’ultra-frais, etc. Là encore, l’histoire commerciale inquiète plus qu’elle ne rassure. Souvenez-vous, toujours chez Carrefour, il y a deux ans avec la baisse de la TVA et les mesures pour pour le pouvoir d’achat. Un jour un rayon, le lendemain un autre, etc. Là aussi une grande ambition et une fin bien rapide !
Cela dit, c’est vrai, pour espérer « renverser la table » et reprendre l’offensive, notamment face à Leclerc, Carrefour n’a d’autre choix que de… tenter. Alors, wait and see.
NB : un rapide tour dans un entrepôt de distributeur de prospectus permet déjà de visualiser comment Carrefour communique sa PromoLibre vers ses clients. Alors pour vous éviter de chercher l’entrepôt de prospectus le plus proche, voici en PDF les premières pages du tract de mardi…
Carrefour et les codes 2D : 50 000 téléchargements et deux nouveaux prospectus taggés
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 16 février 2010
Bilan positif pour Carrefour et les codes 2D, ces tags qui permettent, à partir d’un smartphone, d’avoir accès à une page web avec des compléments d’infos sur les produits proposés. De bonne source, l’application de lecture de code a été téléchargée 50 000 fois le mois dernier suite au premier test sur un prospectus hi-tech. 50 000 téléchargements, ce sont donc 50 000 consommateurs qui se sont initiés aux joies du mariage entre le off-line (le catalogue physique) et le on-line (la page web).
Aujourd’hui, Carrefour « remet ça » avec deux nouveaux prospectus qui portent des produits taggés. Un catalogue multimédia (8 références concernées) et un catalogue généraliste (une référence).
Et je peux déjà pronostiquer sans risque que 2010 sera bien l’année du déploiement. Je vois bien une enseigne le lancer à grande échelle sur ses MDD et une autre en faire l’élément de différenciation de sa Foire aux Vins. Et puisqu’il faut savoir jouer (au risque de perdre !), disons respectivement Casino et Monoprix…
Pour suivre une vidéo d’usage de ces codes 2D, rendez-vous sur la note sur 14 janvier ou cliquez ici







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