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Le lait en direct de la ferme
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 14 avril 2011
Effet de mode ou attente réelle des consommateurs ? Toujours est-il que plusieurs hypers proposent aujourd’hui des distributeurs automatiques de lait cru. Exemple ici à Saintes. Le distributeur a été installé fin novembre 2010. Le principe ? Tous les matins, la ferme voisine (qui est en l’occurrence un lycée agricole) approvisionne l’automate en « lait du jour ». Plus frais, y’a pas ! Le lait est vendu un euro le litre (le client doit remplir sa propre bouteille ou en acheter une sur place, dans ce cas comptez 20 centimes). Ni l’hyper ni le lycée agricole n’imagine vraiment en faire une activité vraiment profitable. D’ailleurs, le seuil de rentabilité pour assurer le loyer de la machine est tout juste atteint avec 60 litres quotidiens en moyenne. En fin de semaine, les volumes atteignent 120 à 130 litres. Pas de quoi faire vaciller le rayon lait UHT. Mais une initiative originale et porteuse d’image.
Carrefour perd sa ligne bleue à Pontault-Combault
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 13 avril 2011
Au hasard d’un déplacement. Stop à Carrefour Pontault-Combault ce matin. Et une surprise : plus de ligne bleue. Evidemment, je questionne une caissière qui m’explique (très schématiquement) que le magasin n’était pas en grève samedi dernier, (sous-entendu, comme les autres hypers du groupe), la faute a priori à une inorganisation syndicale. Du coup, pour se « rattraper » (c’est elle qui le dit), les délégués du personnel ont décollé la ligne bleue ce matin à 5h, ainsi que toutes les PLV situées en zone de caisses. Au passage, la triste illustration que la ligne bleue – au moins ici à Pontault Combault – est d’abord vécue comme une initiative « de la direction » plutôt qu’une initiative « pour les clients ». D’ailleurs, le directeur (toujours selon la même source) est en congés aujourd’hui et ne découvrira donc le forfait que demain. Ce qui a sans doute donné des ailes à ceux qui ont décollé la ligne bleue ce matin ! Ah, quand le chat n’est pas là…
PS : pas de commentaires sur le thème « au vu du nombre de clients, pas besoin de ligne bleue » ! L’heure ne s’y prêtait pas (à la foule en caisses) et j’ai volontairement pris un angle « épuré » pour bien matérialiser la disparition de la ligne bleue.
Revue de presse
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 13 avril 2011
Une info dans les « confidentiels » de Challenges cette semaine : « Avec le développement de la location-gérance, Dia France a fait baisser de 20 % le nombre de ses salariés depuis 2009. Là, je dois avouer mon ignorance. J’avais zappé cette évolution pourtant non négligeable dans le modèle organisationnel de l’enseigne. L’intérêt est évident : la location-gérance est nettement plus souple (socialement parlant, notamment en termes d’horaires) que le salariat. Pour autant, le risque est tout aussi évident : le hard-discount est une forme de vente très industrielle, qui suppose peu d’interprétation au stade du point de vente. Et, par principe, un locataire-gérant se sentira toujours plus « patron » de son magasin qu’un salarié. Et donc enclin à une certaine liberté d’action qui peut éloigner le hard-discount de la rigidité de ses process !
Carrefour et le prix, le buzz assuré !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 12 avril 2011
D’expérience, les deux sujets qui assurent le plus de buzz sont là : Carrefour et le prix. Mélangez les deux (ainsi que je l’ai proposé vendredi dernier dans une Tribune consacré à « l’incroyable pari de Carrefour » sur les prix) et le résultat est sans surprise. Oh, certes, les commentaires « publics » sont peu nombreux. Normal. Carrefour et le prix, voilà bien deux sujets qui inspirent le « off ». Forcément. Allons-y pour quelques réactions / questions reçues depuis vendredi. Il y a d’abord la source de l’info. « Mais quelle enseigne peut-elle avoir intérêt à laisser fuiter pareille info ? » m’a-t-on demandé au moins 250 fois (j’exagère, j’vous l’accorde). « Leclerc » m’a-t-on cité au moins 249 fois ! Perdu ! Croix de bois, croix de fer… Vous connaissez la suite. Mais n’en saurez pas davantage ;-( Tout juste que l’un de mes contacts m’a suggéré que certains chez Carrefour n’auraient pas vu d’un mauvais oeil la publication de ces chiffres. Evidemment, pas question de révéler si lesdits chiffres proviennent ou non de Carrefour. Néanmoins, je peux vous assurer qu’après-coup certains cadres en interne ou franchisés n’étaient pas fâchés de voir posé, à l’extérieur du groupe, la question de la politique commerciale de l’enseigne !
PS : pour autant, je reste sur ma ligne de vendredi. Je continue d’estimer le pari incroyablement risqué, mais pour autant pas complètement dénué de pertinence (en dépit du nouveau recul de la PDM de Carrefour sur mars). Après tout, la répercussion immédiate des nouveaux tarifs par Carrefour peut avoir valeur de « signe fort » au marché.
Prix : l’incroyable pari de Carrefour
Posté par Olivier Dauvers dans Tribunes le 8 avril 2011
LES FAITS. Sur la 3e période de l’année (mars), selon un panel auquel Tribune Grande Conso a eu accès, les prix de Carrefour et Carrefour Market ont nettement progressé. Les deux enseignes ont perdu environ un point de compétitivité-prix.
Quelques semaines après la fin des «négos» 2011, l’évolution des prix est «LE» sujet qui anime actuellement politiques, journalistes et économistes. Et la stratégie de Carrefour s’avère être le plus incroyable pari du moment… Selon des observations de panel (fiables, donc !), les prix de Carrefour et Carrefour Market ont nettement progressé sur la P3 2011. En clair, la première période post-négos. Autant dire que Carrefour n’aura pas attendu pour répercuter, au moins partiellement, les hausses de prix attendues. Carrefour et Carrefour Market ont ainsi perdu un point de compétitivité-prix. Un mouvement qui tranche singulièrement avec des concurrents globalement stables sur la période.
Ce faisant, Carrefour prend un risque certain. L’histoire contemporaine du commerce est à cet égard très instructive. Rarement (pour ne pas dire jamais), une enseigne n’est parvenue à augmenter ses prix sans que les clients ne le remarquent. Et ne réagissent. C’est donc le risque que prend Carrefour aujourd’hui.
Un risque forcément calculé. La stratégie prix de Carrefour est un sujet trop sensible désormais (Lars Olofsson n’a-t-il pas lui même plusieurs fois promis la fin du «stop&go» sur le sujet…) pour imaginer un instant que les résultats de la P3 soient autre chose qu’un dérapage… tout à fait contrôlé. Dit autrement : pour l’avoir décidé (et donc risquer sa fragile image-prix), Carrefour a, forcément, de solides raisons d’avoir, le premier, appliqué les nouveaux tarifs 2011. C’est l’incroyable pari que l’on peut déceler dans ce brusque mouvement, intervenu selon de bonnes sources dès le… 1er mars (quelques heures après la fin des négos, donc). En fait, toutes les enseignes sont actuellement très inquiètes pour leurs marges 2011. Et ce, pour au moins trois raisons : 1) le niveau de concurrence, toujours aussi élevé (un simple coup d’œil aux prospectus suffit à s’en convaincre); 2) le contexte socio-économique et la perspective d’une élection majeure qui va (encore) se jouer sur le terrain du pouvoir d’achat ; 3) et, enfin, une annonce finalement peu reprise de Michel-Edouard Leclerc lors de la présentation des résultats 2010 de son groupe où il évoquait une rentabilité nette des points de vente de 1,20 % du CA et la volonté des Leclerc de remettre 0,20 % dans la bataille commerciale en 2011. Un niveau tout sauf anecdotique, insupportable pour un groupe côté.
Dès lors, en répercutant sans attendre les tarifs 2011, Carrefour a envoyé un signal au marché, incitant ses concurrents à le suivre, voire à remiser les armes pour éviter une guerre destructrice de valeur. Une stratégie risquée… Il en suffit d’un qui ne comprenne pas le message et la guerre éclatera. Mais une stratégie qui peut s’entendre. Après tout, les combattants sont déjà sortis «rincés» d’un exercice 2010 éprouvant. Carrefour le sait. Et s’imagine peut-être pouvoir rallier à son… drapeau blanc ceux qui cherchent à raviver leurs marges.
Olivier Dauvers
Le RENNES CONSO nouveau
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 4 avril 2011
Comme tous les mois, voici le dernier numéro de RENNES CONSO* en téléchargement, dès sa diffusion. Pour les plus curieux d’entre-vous, c’est l’occasion de voir comment nous traitons en version grand public des sujets qui sont au cœur des métiers du commerce et donc souvent au cœur de nos publications professionnelles. Et pour les encore plus curieux, c’est l’occasion de suivre le positionnement prix des enseignes sur Rennes. Ce mois-ci, le fait marquant est le décrochage net de Carrefour qui a choisi de répercuter les hausses des industriels dès le début mars. Un étonnant pari sur lequel je reviendrai avec des chiffres nationaux.
* RENNES CONSO est un magazine grand public que j’édite à Rennes depuis 2004. Il est diffusé tous les mois en boîtes-aux-lettres à 130 000 exemplaires.
Pour télécharger RENNES CONSO, c’est ici
De la relativité de la rentabilité…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 31 mars 2011
Revue de presse. Challenges est l’une de mes lectures économiques favorites. Mais là, je dois vous l’avouer, j’ai trouvé l’analyse comparée de la rentabilité d’Auchan et Carrefour un peu courte. « Auchan, quatre fois plus rentable que Carrefour », assène en titre l’hebdomadaire. Pas faux si l’on s’en tient au résultat net : 0,42 % du CA pour Carrefour, 1,74 % pour Auchan. Mais le résultat net est-il le meilleur indicateur de la rentabilité d’une entreprise au sens opérationnel du terme, précisément le sujet que voulait traiter Challenges ? Evidemment non. Pour ce faire, il n’est pas inutile de « remonter le compte d’exploitation ». Pour l’exemple, arrêtons-nous sur l’EBITDA (résultat d’exploitation courant, hors amortissements et provisions). Ce n’est pas le seul indicateur, loin s’en faut, mais il a deux mérites : 1) mieux matérialiser l’activité d’une entreprise que le résultat net ; 2) avoir été publié par les deux groupes (non côté en bourse, Auchan présente des résultats moins détaillés que Carrefour). Donc, allons-y pour l’EBITDA : 5,9 % du CA pour Auchan ; 5,4 % pour Carrefour. Ce qui n’est plus tout à fait la même musique !
PS : au passage, un clin d’œil à ceux d’entre-vous qui mettent parfois en cause mon « impartialité » envers Carrefour…
Yap Yap : quand le client finance l’avantage !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 11 mars 2011
Chose promise (mercredi), chose due (vendredi) ! Du très très lourd aujourd’hui (vous pouvez aussi remplacer « lourd » par « grave » pour donner une teinte très professionnelle à la note). Il y a trois semaines, souvenez-vous, le produit Yap Yap du jour était le sachet de 10 pains au lait Carrefour. L’offre du jour ? Un sachet acheté (à 2,16 euros), le second « remboursé en caisse », soit 2,16 euros les 2. Trois semaines plus tard, retour dans le même magasin. A votre avis, quel est donc le prix du sachet de 10 pains au lait ? Eh oui… Vous me voyez venir. 1,08 euro. En clair, dans ce cas (qu’il faut espérer grandement exceptionnel), c’est le client qui a financé l’avantage. Fallait y penser !
NB : pour ceux qui douteraient, un petit clic sur la vignette…
NB 2 : vous voulez que je vous dise : Je serai Lars Olofsson, je diligenterai aussitôt une enquête interne pour répondre à une simple question : « comment pareille négation du Penser-Client peut-elle passer entre les mailles du filet d’un groupe tout de même pas mal structuré ? ».
Quand Carrefour fait de la retape pour ses résultats…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 9 mars 2011
Une belle surprise cet après-midi que je dois absolument partager avec vous… Faisant quelques recherches sur l’adhérent Leclerc de Saint Gaudens (Thierry Besnier), me voilà dirigé vers le site web de La Dépêche du Midi qui, dans sa rubrique archives, propose une interview dudit adhérent. Parfait pour ma recherche. Mais la surprise est ailleurs. Sur le bandeau publicitaire qui « sponsorise » la page. Regardez bien… C’est Carrefour qui fait de la retape pour ses résultats 2010, récemment publiés. Jusque là, je comprenais aisément pourquoi les enseignes faisaient de la réclame. Pour annoncer leurs bananes à 0,79 euro/kg ou le troisième pot de Nutella offert. Mais là, sur un site grand public, vanter ses 2,9 milliards de résultat opérationnel, j’avoue ne plus rien comprendre.
Leclerc et Carrefour font salon (chacun à sa manière)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 24 février 2011
Passage au salon de l’agriculture. D’abord parce que j’aime les vaches (eh oui, on ne se remet pas comme ça de 5 ans d’études agricoles !), ensuite parce que la manière dont les enseignes y apparaissent est toujours intéressante. Depuis de nombreuses années, Carrefour a fait le choix d’exposer au salon. Cette année, stand remarquable, en rien commercial, donc plus facilement accepté. Carrefour a fait le choix de mettre en avant des portraits de producteurs et de proposer des cours de cuisine à destination des enfants.
Leclerc, lui, est officiellement absent du salon, malgré la communication récente sur les « Alliances locales ». Mais j’ai néanmoins pu trouver trace de l’enseigne via le magasin de Rueil Malmaison. Et, visiblement, cet hyper de la banlieue parisienne n’est pas peu fier d’avoir acheté cette génisse charolaise qui attend donc la fin du salon avec, au-dessus de la tête, sa dernière adresse !





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