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La réponse !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 12 janvier 2012
Retour sur la question d’hier avec la réponse en image ! Voici donc l’une des images les plus surprenantes de cette 8e édition de Tranches de Vie commerciale. Un coin sieste dans un hyper Exito (groupe Casino) de Bogota. Comme si faire ses courses chez Exito était, à ce point, épuisant… L’initiative n’est certes encore qu’un test. Mais, tout de même, une sacrée surprise quand on connaît l’obsession de Casino pour rendre le plus rentable possible ses mètres carrés commerciaux !
PS : Bravo donc aux 8 premiers à avoir donné la bonne réponse : Celia, Jean-Michel, Nathalie, Geoffroy, Alain, Willy, Guillaume et Pierre. Ils recevront chacun un exemplaire de cette 8e édition de Tranches de vie commerciale. Un bravo particulier à Célia qui a, la première, posté la bonne réponse hier à 00:30, quelques minutes après la mise en ligne de la question !
Drive : attention à la politique marchandises
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 10 janvier 2012
Tenez, une question simple : faut-il proposer dans son assortiment drive les produits qui se vendent le mieux ou ceux sur lesquels la marge est la plus confortable pour contre-balancer le coût du picking ? Evidemment la première solution. Faute de quoi, il s’agit de faire du commerce… contre l’avis du client. Poursuivons : d’après vous, au rayon colas, quelle est la meilleure vente ? Question facile ! Il suffit de regarder la linéarisation des produits. Réponse : le Coca-Cola PET 1,5 l. Terminons : que diriez-vous d’un drive qui négligerait de proposer le PET Coca-Cola 1,5 l ? Qu’il pense d’abord à sa propre rentabilité avant de songer à la satisfaction de ses clients. Sans doute. Allez faire un tour sur les offres drives de Casino et vous comprendrez le sens de ma note !
Chose promise avant les fêtes, voici en téléchargement une sélection des meilleurs chiffres rendus publics ces dernières semaines sur le drive. C’est ici.
Exclu : Une nouvelle enseigne pour les hypers Casino
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 22 décembre 2011
Une photo que je dois à l’un des lecteurs du site et qui m’a donné l’occasion de creuser le sujet. Voici donc la façade de l’hyper de St Martin d’Hères près de Grenoble. Et un changement majeur : l’enseigne n’est donc plus Géant Casino mais Casino Géant. Dit comme ça, effectivement, ça fait bien modeste. Mais le changement est d’importance : Casino veut en fait donner corps à la convergence de marque (cf Carrefour ou, plus anciennement Tesco outre-Manche) avec la mise en avant de son enseigne suivie de sa déclinaison (à l’image, par exemple, de ce que la proximité est en train de devenir, Casino Shop ou Casino Shopping en lieu et place de Petit Casino). Pour l’heure, selon Casino, il ne s’agit que d’un test à St Martin d’Hères et Hyères, deux hypers qui viennent de profiter d’importants travaux de remodeling. Un test qui a quand même l’air d’une évidence !
Au passage et pour illustrer l’évolution : l’enseigne actuelle
Diaporama mailing-pubs Cdiscount
Suite de la semaine Cdiscount avec ce qui est l’une des spécificités les plus marquantes du site : sa créativité commerciale. Aujourd’hui, un florilège (arbitraire, je vous l’accorde) des créations les plus marquantes de l’année. Et, finalement, dans un monde promotionnel assez aseptisé, Cdiscount rappelle toute l’importance qu’il y a à savoir dramatiser la promo. Et, rien que pour ça, c’est utile de feuilleter ce best-of !
Interview d’Olivier Marcheteau, président de Cdiscount

« Nous entendons tester les différents mariages off-line/on-line »
Seconde étape de la semaine spéciale Cdiscount. Après la découverte en images du fonctionnement du site hier, la vision d’Olivier Marcheteau, ex-Microsfot et depuis un an président de Cdiscount, ainsi que directeur du e-commerce non alimentaire de Casino.
OD : Cdiscount a inauguré le mois dernier un premier magasin à Paris, rue du Bac. S’agit-il d’abord d’une vitrine au cœur de Paris pour un site aux racines provinciales, d’un point de relation-client ou d’un véritable lieu de vente ?
OM : Pour tout dire, à l’origine, il y a d’abord une opportunité que nous avons saisie. Ensuite, c’est clairement un lieu de vente. Nous sommes rue du Bac pour y faire du commerce et pas un musée !
OD : Néanmoins, pourquoi cet écart avec l’identité commerciale du site, caractérisée par une créativité graphique débridée, parfois potache ?
OM : C’est un choix assumé, fidèle à l’emplacement, le 7e arrondissement de Paris. Nous avons effectivement imaginé un point de vente plus « calme » que le site, un univers plus qualitatif qui assure pour autant la promesse numéro 1 de Cdiscount : le prix le plus compétitif possible. Autour de cette promesse intangible, nous avons clairement l’ambition de tester différents mariages possibles entre les deux mondes, le on-line et le off-line. C’est ainsi qu’il faut comprendre notre magasin parisien. Et c’est aussi dans cette logique que s’inscrit le développement des points de retrait Cdiscount au sein des magasins du groupe, qu’il s’agisse des hypers, des supers ou des magasins de proximité.
Dans les coulisses de Cdiscount
En apparence, Cdiscount c’est un site à l’allure potache avec ses 10 millions de mails quotidiens à la créativité… débridée ! Derrière l’écran, c’est 10 millions de colis expédiés sur l’année pour, probablement, 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2011. Pour la première fois, je vous propose de découvrir les coulisses d’une organisation millimétrée qui, à l’approche de Noël, traitera jusqu’à 75 000 commandes par jour.
Comareg : le symbole d’une révolution en marche
Posté par Olivier Dauvers dans Tribunes le 7 novembre 2011
LES FAITS. La semaine dernière, le tribunal de commerce de Lyon a prononcé la liquidation de Comareg, la filiale de journaux de petites annonces du Groupe Hersant plus connu pour ses centaines d’éditions de ParuVendu.
C’est l’histoire d’un modèle économique qui a engendré d’extraordinaires fortunes. Un modèle qui a émergé dans les années 1970, s’est développé nationalement dans les années 1980 et a connu une impressionnante phase de concentration dans les années 1990. A l’aube du XXIe siècle, le web l’a challengé puis détrôné. Telle est, en version résumée il est vrai, l’histoire des journaux de petites annonces dont la liquidation de la Comareg est une triste étape. Triste (ne serait-ce qu’eu égard aux 1 650 salariés qui perdent leur emploi) mais si prévisible. Au point d’ailleurs de s’interroger sur la mouche qui avait bien pu piquer Philippe Hersant en 2002 lorsqu’il «gaspilla» 120 millions pour s’emparer de ce qui était alors une pépite certes (10 % de résultat), mais une pépite condamnée.
A bien des égards, le commerce contemporain ressemble aux journaux de petites annonces. Son histoire s’écrit presque à l’identique… Un modèle économique qui a engendré d’extraordinaires fortunes. Qui a émergé dans les années 1970, s’est développé nationalement dans les années 1980 et a connu une impressionnante phase de concentration dans les années 1990. Un modèle qui, lui aussi, a été challengé par le web à l’aube du XXIe siècle. Et qui, au moins partiellement, sera détrôné.
Les enseignements de l’Histoire
Comme souvent en effet, l’Histoire est riche d’enseignements pour écrire l’avenir. Toutes les formes de vente qui, par la géniale vision de quelques uns et servies par les différentes facettes du progrès, sont parvenues à casser la structure de coûts précédemment en place, se sont imposées. Au même titre que les grands magasins, les magasins populaires ou, par exemple, les grandes surfaces, le e-commerce offre à son époque l’émerveillement d’une révolution commerciale en marche. Une révolution que rien n’arrêtera, n’en déplaise à certains acteurs en place, étonnamment incrédules d’un avenir pourtant si facile à imaginer.
Sur de nombreux marchés, le e-commerce balaie l’actuelle structure de coûts. Illustration avec la dématérialisation des biens culturels. Autre exemple : la centralisation en quelques lieux seulement de stocks coûteux pour les produits d’équipement (Casino l’illustre à merveille avec 114 hypers Géant Casino mais un seul entrepôt Cdiscount). Sans négliger les rapports prix/poids parfois très avantageux qui rendent quasi indolore le coût d’une livraison d’autant plus compétitive que la «science» des flux marchandises est aujourd’hui bien établie.
Un mouvement lent, mais irréversible
Naturellement, l’alimentaire sera aussi peu impacté que le non-alimentaire sera ébranlé. Quels rayons non-al d’un banal hyper seront à l’identique dans 10 ans ? Bien peu en vérité, hormis ceux pour lesquels l’expérience d’achat peut revêtir une valeur certaine. Soit parce que la vue, le toucher ou encore l’essayage font sens. Soit parce que la préméditation de l’achat est faible et que flâner ou hésiter est un préalable à la décision. Mais pour de nombreuses catégories, la bascule off-line / on-line est enclenchée. Bien sûr le mouvement sera lent, comparé au court-termisme ambiant. Mais il est irréversible. Le nier – comme Comareg il y a peu encore – revient à se protéger d’un tsunami annoncé derrière des sacs de sable. Utiles pour ne pas voir la tempête au loin. Et pourtant si futiles le moment venu pour espérer en réchapper.
Olivier Dauvers
Casino et le téléphone
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 18 octobre 2011
L’info n’est pas capitale. Mais c’est la manière dont elle m’est parvenue qui est intéressante… Donc, l’info : Casino s’apprête à lancer un numéro court. Vous savez, ces numéros en 4 chiffres qui donnent, à ceux qui les adoptent un air de modernité. En tous les cas, c’est ce que raconte ma voisine du salon Grand Voyageur à la gare de Lille à son interlocuteur au téléphone. Une histoire de téléphone donc. J’en déduis qu’elle est très intéressée par la décision de Casino (fournisseur de la solution technique sans doute). Sans même le début du commencement d’un effort, j’en ai appris des tonnes sur Casino et le téléphone. Allez, je vous donne juste un chiffre qui m’a surpris. En supermarchés, seuls 20 % des appels reçus en magasins proviennent des clients. J’vous avais prévenu : rien de majeur dans cette note. Si ce n’est de rappeler que l’info circule souvent beaucoup plus facilement que ne l’imagine ceux dont le métier est de la cadenasser (l’information) !
Produits Carrefour : goûtés et approuvés
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 26 août 2011
Peut-être en avez-vous vu en magasins : des produits Carrefour avec un curieux autocollant indiquant « inspiré, testé et approuvé par le Panel Test Carrefour ». Kesako ce Panel Test Carrefour ? C’est un panel de 15 000 familles européennes (mutualisation des coûts oblige) qui testent à domicile les MDD Carrefour. Chaque famille reçoit un panier de 10 produits à tester accompagnés d’un questionnaire à remplir. Une démarche intéressante mais en soit pas inédite. Il y a une quinzaine d’années, Casino avait déjà mis en place un panel de consommateurs-testeurs encadrés, si ma mémoire est bonne, par la Sofres. Perso, j’étais alors rédacteur-en-chef de Linéaires et j’avais réussi à me faire recruter dans le panel (évidemment sans avouer ma véritable identité). Autre inspiration possible pour Carrefour : Asda (la filiale anglaise de Wal-Mart). Sa MDD coeur de marché est d’ailleurs baptisée « Asda, chosen by you » (voir photo). 
Revue de presse (4)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 16 juillet 2011
C’est la grande affaire dans la presse : Carrefour qui abandonne ses rêves de grandeur au Brésil. Le sujet est largement chroniqué, souvent par la métaphore guerrière ( »Carrefour bat en retraite au Brésil » / Le Figaro). Ce qu’il manque à l’ensemble des « papiers », c’est une dose minimum d’étonnement : mais comment Carrefour s’est-il engagé dans pareille galère sans davantage de garanties, au risque d’y perdre un nouveau pan de son crédit, déjà largement entamé aux yeux des investisseurs ? Faire reposer la réussite d’un projet aussi ambitieux sur le seul accord de Jean-Charles Naouri était un pari sacrément risqué. Sauf si… Sauf si cette offre publique n’était finalement que la suite de discussions préalables et bien plus discrètes… Who knows ?




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