Articles taggés consommation

Les Français, « bons » consommateurs ?

Marques

Et si les Français étaient les champions du monde de la « bonne » consommation… C’est ce que suggère une étude d’Euro RSCG menée en France, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. En autres questions : « Quelle devrait être la priorité des entreprises et des marques dans les années à venir ? ». L’intérêt à pareille enquête réside toujours dans les écarts et les extrêmes. Allons-y donc pour la première et la dernière réponse. En haut du palmarès : les produits respectueux de l’environnement. Les Français sont 75 % à le souhaiter, nettement plus que les Britanniques (53 %) et les Américains (62 %). En bas de classement : l’accroissement du profit pour les actionnaires. Mais, signe d’une civilisation ou d’un lien plus décomplexé au profit, les Américains sont deux fois plus nombreux que les Français à considérer que c’est une priorité pour les marques.

, , ,

Pas de commentaires

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks

L’infidélité, constituante naturelle de la consommation

Entretien avec le philosophe et sociologue Gilles Lipovestksy pour préparer l’une des conférences de la journée Sial / Adict (17 novembre, Paris, www.agitezvouslinnovation.com). Comme quiconque suit de près les grandes évolutions de la consommation, Gilles Lipovestksy pointe évidemment la quête de l’émotion, la recherche d’expériences, etc. Autrement formulé, la consommation a quitté la logique de la propriété pour la logique de l’usage, du bénéfice personnel (jusqu’à l’émotion ressentie). C’est d’ailleurs le sens de la remarquable mue publicitaire d’enseignes telles que Leroy Merlin qui ne vendent plus de produits, mais bien des solutions. Là où l’apport de Gilles Lipovestksy est plus original, en revanche, c’est dans le lien qu’il établit avec l’infidélité du client (alors que toutes les marques et les enseignes ne jurent que par sa fidélisation). L’infidélité serait donc une constituante naturelle d’une consommation en quête d’émotions ou d’expériences. De fait, une expérience par trop renouvelée devient par principe une routine. Exactement l’inverse de l’effet attendu. Car l’émotion se nourrit plus souvent du changement que de la routine. Comment transposer ces vues à la grande conso ? En une phrase… « L’innovation engendre certes l’infidélité des consommateurs, tout en y répondant… ».

, , ,

Pas de commentaires

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks

La course au chiffre

La course au chiffre

200903.jpg

« Achetez mointenant payez dans 3 mois ». La proposition de Carrefour est alléchante. Mais elle est surtout l’illustration d’une difficulté de l’enseigne – mais également de ses concurrentes – à « tenir son chiffre » notamment en non-al. Alors tout est bon pour tenter de relancer la consommation ! Y compris suppléer aux banques en ouvrant grand les vannes du crédit… gratuit.

, ,

Pas de commentaires

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks

Tribune n°59 (nov. 2008)

Consommation : vice ou vertu ?

Titre

Réagissez en cliquant au bas de la note

Consommation : vice ou vertu ?

LES FAITS. La traditionnelle étude du cabinet Deloitte a déjà fait le bilan des ventes de… Noël ! Résultat : un repli des chiffres d’affaires de 5 %. Avec des cadeaux annoncés à – 6,7 % et des dé-penses alimentaires à – 2 %.

L’automne, ses premiers frimas, les feuilles qui tourbillonnent et l’étude Deloitte qui, comme chaque année à pareille époque, propose déjà le bilan des ventes de… Noël avec la bienveillante complicité de journalistes, trop heureux de pouvoir enfin annoncer un résultat avant que le match ne commence ! Donc, puisque c’est déjà écrit, le Père Noël fera ceinture en 2008. Un élément supplémentaire à charge pour l’économie française dont la prospérité, peut-on lire, est directement corrélée au niveau de consommation des ménages. A tel point qu’à Bercy comme à l’Elysée, les «crânes d’œufs» de la République cogitent nuit et jour pour imaginer le plan qui soutiendra la consommation et, ce faisant, maintiendra l’économie au-dessus de la ligne de flottaison. En clair, voilà la consommation parée de mille vertus, au premier rang desquelles le sauvetage d’un modèle économique en grand désarroi. Et, naturellement, l’idée est reprise urbi et orbi. «Consommez, consommez !», hurle-t-on au peuple, désemparé car désargenté.

Vertu économique,mais vice moralet environnemental

Paradoxalement, il y a encore peu (quelques mois tout au plus), la consommation n’était que vices. Un vice moral tout d’abord, que soutenaient philosophes et «alters» de tous poils : que vaudrait en effet une société mue seulement par une inextinguible soif de consommer, où la finalité de l’homme ne serait que possession et jouissance matérielle ? Vice environnemental ensuite. Pour partie, les débats du «Grenelle de l’environnement» avaient pointé la dérive de l’hyper consommation, responsable d’un épuisement rapide des ressources de la planète et d’un amoncellement de déchets. Une dérive à endiguer urgemment assurait-on. Au point que la déconsommation en apparaissait presque comme l’indispensable passeport de la survie de l’espèce. Patatras. Voilà désormais la théorie inverse plébiscitée. Et ce avec la même conviction et par – parfois – les mêmes oracles. Qui croire ? Les deux thèses ne s’opposeraient-elles pas finalement qu’en apparence ? Et ne seraient-elles pas en fait parfaitement compatibles tant leur échelle de temps est différente. L’urgence n’était donc pas là où il était politiquement correct de le penser.   Une conclusion s’impose donc :    à court terme, la consommation sauvera le Monde, tout enle tuant à petit feu. Définit-on autrement une drogue ?

O. DAUVERS

pdf.gifTGC59

, ,

Pas de commentaires

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks