Articles taggés Cora
Comment alimenter la défiance envers les marques et les enseignes…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 27 janvier 2010
Vues du client, marques et enseignes sont souvent dans le même sac. Pour faire simple (mais pas forcément si éloigné de la réalité), elles posent plus de problèmes qu’elles n’apportent de solutions. Problèmes de compréhension de l’offre et du prix. Ce qui est tout de même l’essentiel du commerce. Pour qui « traine » en rayon, les cas sont nombreux. En voici un… D’un côté, l’étui « historique » de Kub Or : 1,02 e. De l’autre, le même produit dans version herbes de Provence : 1,94 e. Quasiment du simple au double pour une pincée d’herbes. Comment le comprendre ? Vu du client, très simplement : « On se fout de moi » ! Qui ? La réponse est au début de cette note…
Cora, champion des anniversaires
LES FAITS. Septembre et octobre sont traditionnellement des mois promotionnellement forts. 2009 promettait beaucoup avec, notamment, les 50 ans de Carrefour et les 40 ans d’Intermarché. Des opérations annoncées comme décoiffantes auxquelles Cora a répondu avec un brio inhabituel pour l’enseigne.
Une fois n’est pas coutume, le plus petit aura été le plus fort ! Entre les 50 ans de Carrefour et les 40 ans d’Intermarché, la rentrée promettait d’être sanglante. Bombant le torse depuis des mois (Les Mousquetaires avaient même pris la peine de tous se réunir dès juin, histoire de monter en pression !), Carrefour et Intermarché promettaient malheur aux plus faibles. Mais le plus faible du plateau aura finalement été le plus fort. Peut-être d’ailleurs parce que le plus modeste… Lorsque Cora s’inspirait sans vergogne des techniques déjà éprouvées, Carrefour et Intermarché ne juraient que par l’originalité de leur mécanique : 50 jours de tension pour l’un et la promotion participative pour l’autre, avec un programme promotionnel cautionné par les clients eux-mêmes via le «Vote utile». Dans le même temps, Cora optait pour une dramatisation un rien désuette via une semaine de teasing annonçant – jaune criard et «éclaté» rouge à l’appui – des «Offres jamais vues». Tellement plus direct que la promesse d’un «Vote utile» ou de «50 jours pour vous». En prospectus, la dramatisation made in Cora atteignait son paroxysme avec de pleines pages dédiées à des offres particulièrement bien senties. En témoignent ce poulet à 1,99 e/kg ou encore ce PC portable 17 pouces à moins de 400 euros. Des niveaux de prix qui n’avaient jamais (ou très rarement) été vus, accréditant la promesse d’ensemble de l’opération. Pile-poil ce que Carrefour avait imaginé avec un extraordinaire succès pour ses 35 ans (qui paradoxalement avaient eu lieu il y a 11 ans, cherchez l’erreur !). Bien que toujours discret sur ses performances, Cora ne cache pas avoir retrouvé un «bon goût de commerce en magasins» pendant l’opération. Mais faut-il vraiment s’en étonner ? Evidemment pas. Un concept ou une mécanique n’a jamais fait une bonne promo. La largeur d’une offre non plus… Comment considérer que les… 607 références du premier tract de Carrefour étaient toutes des immanquables ? La (bonne) promo a cette particularité de s’appuyer sur des fondamentaux intangibles qui passent les ans (et les anniversaires !) : une offre simple dont le bénéfice-client est évident. Bref, une vieille recette qu’il est souvent bien inutile de vouloir sophistiquer à l’excès. Car c’est dans les vieux pots…
O. DAUVERS

L’anniversaire discret
Le premier hyper du groupe Bouriez a ouvert en septembre 1969 à Garges les Gonesses (sous enseigne Carrefour, via un contrat de franchise). Autant dire qu’en 2009, Cora avait réellement un anniversaire à fêter. Et l’a pourtant passé sous silence. Après tout, les clients s’intéressent-ils à ce point à l’âge de leur hyper/super pour que les enseignes finissent par leur en parler plus que de la promotion elle-même… ?
Un nouveau concept Cora à Soissons
Posté par Olivier Dauvers dans Vidéos le 1 avril 2008
Un nouveau concept Cora à Soissons

http://www.dailymotion.com/videox4x7o2
Pour ce nouveau Video Grande Conso, cap sur Soissons (Picardie) où le magasin Cora vient de rouvrir ses portes sur une surface de vente quelque peu agrandie et entièrement « relookée ». Visite de ce Cora qui comme les autres magasins de l’enseigne… ne ressemble à aucun autre Cora !
Pour prolonger la visite, cliquez afin de recevoir gracieusement un diaporama-photos.
Cora Alès : les fondamentaux de l’hypermarché
Posté par Olivier Dauvers dans Vidéos le 12 novembre 2007
Cora Alès : les fondamentaux de l’hypermarché

Nouveau numéro de Vidéo Grande Conso consacré à la réouverture de l’hypermarché Cora d’Alès (30). Partez à la découverte en images de ce magasin.
Tribune n°25 (mars 2006)
Posté par Olivier Dauvers dans Tribunes le 28 mars 2006
Tribune n°25 (mars 2006)
Réagissez en cliquant sur le lien au bas de la page
CORA AURA FAIT PLIER CARREFOUR PUIS CASINO
Le temps des familles
C’est l’histoire de Cora et de ses assaillants… Depuis 1996, “le ver était dans le fruit”. Mais le fruit n’était pas mûr. Alors le ver s’en est allé !
Jour de fête chez les Bouriez ce jeudi 16 mars 2006. Du petit jour jusqu’à l’aube, Jacques (patron opérationnel de Louis Delhaize Cora depuis le retrait de son frère Philippe) et ses neveux, Pierre et François, ont abondamment commenté “leur” victoire, eux d’ordinaire si discrets, voire secrets. De fait, la cession par Casino à Louis Delhaize des 42,4% de Cora acquis indirectement en 2001 à Carrefour sonne comme une revanche du capitalisme familial sur la Bourse. Certes, les Bouriez ont cassé leur tirelire pour retrouver leur si… chère indépendance : 850 millions d’euros. Mais – et c’est la leçon de l’histoire – leur vraie richesse était ailleurs que dans la capacité à mobiliser une telle somme. Face à Carrefour d’abord (de 1996 à 2001), puis à Casino ensuite (de 2001 à 2006), ils étaient les maîtres du temps. Propriétaires de leur affaire, étranger à la pression court-termiste des marchés financiers, entêtés juste ce qu’il faut pour ne pas lâcher prise, les Bouriez ont rappelé que le temps des familles n’était pas le temps des analystes. D’un côté, on compte en générations. De l’autre, en trimestres.
Daniel Bernard, alors patron de Carrefour, puis Jean-Charles Naouri, l’homme-fort de Casino, ont chacun sincèrement cru pouvoir infléchir les Bouriez pères et fils. Difficile en effet de les imaginer immobiliser de telles sommes sans avoir estimé précisément les chances de parvenir à leur fin. Chacun à leur tour, l’un en 1996, l’autre en 2001 (cf schéma), Daniel Bernard et Jean-Charles Naouri ont fait le même pari : forcer la main des Bouriez à l’heure où une collaboration s’esquissait (ou se mettait en place) entre leurs groupes respectifs. Pari perdu dans les deux cas. Leur calcul était pourtant simple : d’une part, le temps aurait raison de l’entêtement de Philippe Bouriez; d’autre part, la perspective d’une cession assurerait un tel confort à un nombre somme toute restreint d’actionnaires que l’unanimité du clan se fissurerait (sans compter la pression fiscale). Alors qu’ils pensaient jouer des faiblesses du capitalisme familial, Daniel Bernard et Jean-Charles Naouri, en ont montré en fait l’une des – rares– forces : le temps. Un brin paradoxal à l’heure où, dit-on, “tout s’accélère”. Mais bigrement efficace en la circonstance.
O. DAUVERS
Et maintenant ?
Et maintenant ? Cora a certes retrouvé son indépendance. Mais après… Si l’avenir capitalistique s’est objectivement éclairci pour Cora, quid de l’avenir opérationnel ? Probablement pris par l’enthousiasme, Jacques Bouriez qualifiait hier Cora d’entreprise parmi “les plus rentables sur son marché”. Dans les cinq premières enseignes d’hypers en France, c’est probable ! Au-delà, il est permis d’en douter, ne serait-ce que parce que Cora ne publie pas ses résultats… Qu’importe les résultats 2005, la vraie question est ailleurs : dans la capacité de Cora à préserver ses marges dans un marché où le coût de l’outil et les conditions d’achat reprennent leur vertu cardinale dans le nouveau cadre réglementaire. Deux fondamentaux du commerce sur lesquels Cora ne bénéficie pas à priori des meilleurs atouts. Longtemps, l’enseigne a compensé ses faiblesses par une réelle délégation de responsabilité, gage de motivation pour les hommes du terrain. Mais cela sera-t-il suffisant ?





Chargement 



