Articles taggés Cora
Les animaux ont bon dos !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 1 mars 2011
Un vendredi matin ordinaire dans ce Cora de la métropole lilloise. Ouvert depuis à peine une demi-heure, l’hyper est encore calme. Sauf au rayon boucherie, où un attroupement inhabituel signale qu’il s’y passe quelque chose de particulier. C’est la « démarque ». Une pratique visiblement courante m’explique un habitué. La viande dont la date limite est fixée au lendemain (soit encore 36 h de consommation théorique) est « cassée » : un prix qui baisse d’environ 70 % et un nouveau libellé. La noix à braiser, la tranche à fondue ou l’entrecôte sont désormais de la simple « viande pour animaux ». Hypocrisie, évidemment. Le soin avec lequel les clients cherchent « le » meilleur morceau ne trompe personne. Ici, les clients sans le sou – ou tout simplement opportunistes – remplissent leur propre réfrigérateur plus que la gamelle de leur canidé.
De la force des marques…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 21 février 2011
Une image bigrement intéressante dans le dernier prospectus Gros Volumes / Petits prix de Cora sur la force des marques. Regardez bien ces 4 offres de spiritueux. Des offres volumiques sur le thème « plus j’achète, moins c’est cher » comme on le dit chez Netto. Pour 3 d’entre-elles (Martini, Suze et Eristoff), l’achat en quantité propose un véritable avantage consommateur, de près de 30 % à plus de 50 %. Pas négligeable. Pour Ricard, en revanche, avantage négligeable : 4 %. Voila qui dit beaucoup plus que n’importe quel traité de marketing sur la force des marques, non ?
Louis Bouriez raconte le flashmob du Cora Flers
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 30 septembre 2010
N’en déplaise à certains qui ne comprendront pas pareille « déclaration d’estime », j’aime bien la famille Bouriez. Il y a bien sûr cet attachement touchant à l’indépendance de leur affaire (Carrefour et Casino ont déjà goûté à l’obstination des frères Philippe et Jacques Bouriez). Mais il y a aussi cette autonomie et indépendance donnée aux hypers à un tel niveau que, parfois, les Leclerc en passeraient presque pour une enseigne centralisée ! C’est dire… Dernier exemple en date – et buzz du moment sur le web – le flashmob du Cora Flers (59), dirigé par Louis Bouriez, fils de Jacques et cousin de Pierre, François et Sophie, entre autres Bouriez de ma connaissance.
Un coup de fil à Louis Bouriez qui raconte…
« L’idée vient de mon assistante qui avait vu le flash mob organisé dans un Décathlon de la région. Elle m’en parle et me suggère d’initier le projet, une première dans un hyper. J’ai mis l’idée à l’ordre du jour d’une de nos réunions d’encadrement. La première réaction des cadres ? Des sourires… Puis un intérêt évident pour ce qui allait devenir un vrai challenge pour les équipes. La suite ? Un « appel à volontaires ». 75 collaborateurs qui s’engagent. 3 répétitions dans le magasin, de 21 h à minuit, avec l’aide d’un chorégraphe et de quelques danseuses professionnelles debout sur les caisses ! C’était une occasion de sortir de notre quotidien mais aussi de montrer notre différence face à des concurrents de taille, notamment Carrefour Wasquehal et Auchan Villeneuve d’Ascq dont nous sommes proches. La veille, nous l’avons annoncé par mail à nos meilleurs clients. Le bouche-à-oreille a fait le reste. Le jour J, le magasin était noir de monde pour un moment vraiment unique. Pour tout dire, c’était encore plus fort que j’imaginais, d’autant que nous sommes en pleine opération « Des offres jamais vues ». Et là, c’était vraiment du jamais vu ! ».
Pour visionner le flash mob de Cora Flers, cliquez ici
Pour visionner le flash mob de Décathlon Bailleul, cliquez ici
La rentrée avant la sortie
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 6 juillet 2010
De passage à Creil hier avec, en guise d’originalité, un hyper Cora sans enseigne au fronton. Etrange. A l’intérieur, toujours la même surprise à pareille époque. Quelques employés s’affairent à mettre en place les cartables scolaires pour l’opération rentrée. Le temps « des travaux », le rayon est même condamné par une enfilade de barrières, comme s’il fallait freiner l’enthousiasme débordant des clients à acheter d’ores et déjà (nous étions hier le 5 juillet, rappelons-le) les articles de rentrée. En fait, c’est la rentrée avant la sortie (les départs en vacances).
Le drive, nouveau «must-have» du commerce ?
Posté par Olivier Dauvers dans Tribunes le 8 juin 2010
LES FAITS. Cora a ouvert hier ses quatre premiers drive à Villers Semeuse, Ermont, Wittenheim et Moulins les Metz. De fait, le groupe Bouriez est le dernier à se positionner sur une activité dont la rentabilité demeure… un mystère !
C’était il y a dix ans, jour pour jour. Presque une éternité ! En juin 2000, Auchan ouvrait son premier drive à Leers dans le Nord. A l’époque, 250 références seulement, quasi exclusivement des «pondéreux» et un seul mode de commande, à la borne du site. Dix ans plus tard, Cora, le dernier groupe encore absent de ce nouveau marché se lance enfin. Quatre magasins ouvrent leur service cette semaine, d’abord pour le personnel, probablement dès la semaine prochaine pour les clients. Plus tôt dans l’année, c’est Carrefour qui avait fait état de ses ambitions après avoir ouvert un premier site à La Garenne Colombes en octobre dernier. Objectif 173 drive d’ici à 2013, dont 16 cette année. Dans le même temps, les enseignes déjà actives sont engagées dans une véritable course de vitesse. Leclerc a par exemple inauguré cinq drive ces 15 derniers jours, Super U annonce 380 sites en fin d’année (quelques véritables «pistes» de drive et une majorité de simples points de retraits) et Chronodrive promet de doubler son parc en 2010.
La course est donc lancée. Mais y-a-t’il vraiment quelque chose à gagner ? C’est aujourd’hui tout le mystère du drive et un vrai sujet d’étonnement : 10 ans après la première unité, et alors que tous les groupes affichent désormais leurs ambitions, le modèle économique et organisationnel n’est pas encore clairement posé. Picking sur la surface de vente ou en entrepôt ? Prix identiques au magasin, avec ou sans frais de préparation ? Ou tarifaire spécifique ? Ou encore formule hybride (le prix magasin, sans les promos) ? Des questions juste… fondamentales qui trahissent le tâtonnement des enseignes.
Sans surprise, la formule qui recueille le plus grand succès commercial – et de loin – cumule le prix magasin et la gratuité du service. C’est entre autres le modèle Leclerc Drive ou, plus récemment, Cora. Logique ! Le client a alors le beurre et… l’argent du beurre. Et le commerçant ? Quelle rentabilité escompter d’une forme de vente qui offre le prix du libre-service tout en offrant le service du picking ? Aucune évidemment, sauf cas particulier (un bâtiment inexploité au coût marginal !) ou gestion analytique approximative (lorsque le personnel de l’hyper est largement sollicité sans être complètement intégré au compte d’exploitation, ça existe…).
Faut-il pour autant condamner le drive ? A l’évidence non, car il s’inscrit dans son époque où l’utilitarisme gagne, jusqu’aux courses alimentaires. A 10 ou 15 ans, le drive sera probablement un «must-have» du commerce. Un service incontournable. Pas franchement un atout pour qui le propose. Mais carrément un inconvénient pour qui l’aura négligé. Et le propre des «must have», c’est précisément que la rentabilité n’est plus une question. Comme si un centre commercial digne de ce nom s’imaginait ouvrir sans toilettes publiques, faute de pouvoir y vendre le papier hygiénique…
Olivier Dauvers
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Gros Volumes : Cora pourrait donner encore plus de valeur
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 21 mai 2010
Dernier volet de la série de notes sur l’OP Gros Volumes, et une dernière réflexion. Cora pourrait encore donner plus de valeur à ses offres, en matérialisant de manière plus explicite encore le bénéfice consommateur. Notamment par rapport au prix courant en rayon. Un bénéfice réel (nous l’avons établi en moyenne à 36 % sur l’ensemble du prospectus pour les besoins d’une enquête de RENNES CONSO) mais pas toujours communiqué de manière percutante. Exemple avec ces gels douches Tahiti. 8 flacons « dont 660 ml gratuit » à 8,99 euros. Pas vraiment parlant. 660 ml gratuit, c’est bien ou c’est pas bien ? Dans le même temps, en rayon, le flacon à l’unité est à 1,93 euro. Formulé autrement, le lot propose donc une réduction de 42 % par rapport au prix unitaire en rayon. Et là, ça change notablement la perception de l’offre. Avantage collatéral d’une telle présentation : obliger les centrales à valider la réalité du bénéfice client !
PS : n’étant ni un « perdreau de l’année », ni complètement naïf, je vois les difficultés à la mise en œuvre d’une telle idée. Entre d’un côté la centralisation des offres et, de l’autre, la décentralisation des prix, pas facile de mesurer un bénéfice qui soit juridiquement incontestable. Mais ce blog n’a pas vocation à fournir des solutions clés en main (je serai alors un consultant !, ce que je réfute), mais à provoquer la réflexion des acteurs de la grande conso.
Gros Volumes Cora : des offres maxi complexes
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 20 mai 2010
Si l’OP Gros Volumes de Cora est incontestablement un succès, elle n’évite pourtant pas les écueils habituels de la promotion : la complexité des offres. En témoigne le lot de deux bouteilles de Ricard (2 x 2 litres) à 54 euros. Accrochez-vous… A la base, les deux bouteilles sont en fait à 64 euros. Mais s’appliquent en effet « 4 euros de remise immédiate en caisse sur présentation des coupons – 6 euros de remise immédiate en caisse pour l’achat de deux magnums ». En… clair : PVC net = PVC – BRI – RI LV. Comprendo ? Cora a probablement vu le ridicule de la situation et a tenté de résumer les avantages clients en une simple mention : « 13,50 euros le litre dans ce lot ». Mais le plus simple aurait encore été de supprimer tout ce salmigondis de « petites lignes ».
PS : les Gros Volumes Cora m’ont encore et toujours inspiré, je vous en reparle une dernière fois demain !
Gros Volumes Cora : c’est pas du baratin (2)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 20 mai 2010
A la « une » du magazine grand public que j’édite sur Rennes (RENNES CONSO, 130 000 ex/mois), une enquête sur le véritable bénéfice des offres grands formats. En langage conso, ça donne : « Grands Formats à petits prix : info ou intox ? » (le magazine sera en téléchargement d’ici à la fin de la semaine). Pour l’occasion, nous avons « testé » l’opération de Cora « Gros Volumes = Petits Prix ». Sur une cinquantaine de produits qui avaient leur équivalent de taille classique en rayon, nous avons comparé les prix des offres XXL. Résultat : à de rares exceptions près, les clients sont gagnants : en moyenne 36 % d’économies. Pas négligeable ! Sans doute faut-il d’ailleurs voir dans la réalité des avantages la principale explication du succès de l’opération… Une évidence ? Affirmatif. Mais une évidence que je ne me lasserai jamais de rappeler. Ici comme en tout petit comité dans les « étages » de la distribution…
PS : les Gros Volumes Cora m’ont encore inspiré, je vous en reparle un peu plus tard dans la journée !
Gros Volumes Cora : c’est pas du baratin (1)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 19 mai 2010

« Gros Volumes = petits prix » est probablement la plus emblématique des OP Cora. Prospectus format XXL, chapiteau sur le parking, massifications dans les allées, rien ne manque pour dramatiser une opération qui offre depuis longtemps à l’enseigne ses pics de part de marché. L’OP en cours (jusqu’à samedi) s’inscrit fidèlement dans la lignée. A une exception près, et très symbolique de la démesure de la promotion : le papier toilette par 96 rouleaux a disparu de l’offre. Il faut désormais se contenter de 64 rouleaux. Mais Cora a jeté son dévolu sur une autre catégorie : les brosses à dents qui sont proposées par 12. Guère spectaculaire en apparence. Et pourtant. Voilà tout simplement, en une seule offre, la consommation moyenne d’une famille de 4 personnes pour 2 ans !
PS : les Gros Volumes Cora m’ont inspiré, je vous en reparle demain…
Comment alimenter la défiance envers les marques et les enseignes…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 27 janvier 2010
Vues du client, marques et enseignes sont souvent dans le même sac. Pour faire simple (mais pas forcément si éloigné de la réalité), elles posent plus de problèmes qu’elles n’apportent de solutions. Problèmes de compréhension de l’offre et du prix. Ce qui est tout de même l’essentiel du commerce. Pour qui « traine » en rayon, les cas sont nombreux. En voici un… D’un côté, l’étui « historique » de Kub Or : 1,02 e. De l’autre, le même produit dans version herbes de Provence : 1,94 e. Quasiment du simple au double pour une pincée d’herbes. Comment le comprendre ? Vu du client, très simplement : « On se fout de moi » ! Qui ? La réponse est au début de cette note…




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