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Syndicalisme agricole : les vrais problèmes, enfin

TGC68Nouvelle action des agriculteurs aujourd’hui à Bordeaux qui ont offert aux passants la bagatelle de 5 tonnes de pommes pour attirer l’attention de l’opinion et des gouvernants sur leurs difficultés économiques. Jusque là, rien de nouveau, hélas. Ce qui l’est davantage, en revanche, c’est le message que les Jeunes Agriculteurs (la version junior de la FNSEA) ont souhaité faire passer, mettant davantage en cause la puissance publique que la distribution. Une idée que j’ai régulièrement l’occasion de défendre sur les estrades (y compris agricoles) et qui avait nourri la Tribune Grande Conso 68 « Paysans-distributeurs : l’Etat si coupable ». Pour une bonne part en effet, l’Etat est largement responsable du mal-être paysan en ne s’attaquant pas aux racines du mal : les incroyables distorsions de conditions de production entre pays de l’UE. En clair, la puissance publique laisse se créer les conditions d’un dumping social ou environnemental entre pays et accuse ensuite les acheteurs des enseignes – qui ne font alors que leur métier ! – d’en profiter. Avec bien plus d’honnêteté intellectuelle que leurs aînés FNSEA, les Jeunes Agriculteurs Aquitains posent enfin les vrais problèmes. Leur message aujourd’hui ? Les allègements de charges sur les salaires agricoles en Allemagne, Italie ou Espagne par exemple qui abaissent l’heure de main d’œuvre à 6 ou 7 euros contre 11 euros en France. Ce qui, convenons-en, est davantage de la responsabilité de Bruno Lemaire, le Ministre de l’Agriculture, que de Michel-Edouard Leclerc ou Serge Papin !

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Le 1er hyper qui passe aux caisses automatiques

Le 1er hyper qui passe aux caisses automatiques

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A Rennes, Intermarché Longchamps est le premier hypermarché français a avoir opté majoritairement pour des caisses automatiques. Après deux ans de test avec 8 automates, Christian Legendre, propriétaire du magasin et patron de la STIME, filiale informatique des Mousquetaires, a choisi d’étendre cette technologies avec 40 automates pour une ligne de 50 caisses. Un hyper qui a déjà sa place dans l’histoire de la distribution française…

http://www.vimeo.com/1598210

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De beaux rayons dans la Belle Province

De beaux rayons dans la Belle Province

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Troisième numéro de Vidéo Grande Conso : je vous propose de partir à la découverte de la distribution Québécoise, particulièrement sur leur réelle capacité à valoriser l’offre et théatraliser les rayons. Vous serez notamment surpris par cette “Station de dégustation de vin”, imaginé par SAQ.
Enfin, ne manquez pas “l’image” de ce Vidéo Grande Conso. Vous découvrirez comment Leclerc, via son comparateur de prix quiestlemoinscher.com, fait de la publicité pour… Intermarché.

http://www.dailymotion.com/videox1tumz

Vidéo Grande Conso 3 Québec
envoyé par JeanPhiGallet

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Décembre 2005

Un grand détachement…

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Voilà probablement la grangène de la distribution française… Ce désintérêt avec lequel les hommes de magasins (de l’employé au directeur) envisagent leur outil de travail. Un grand détachement pour le moins ! Pour preuve, cette offre de Nutella. D’un côté, l’étiquette historique, à 2,99 euros. Probablement en place depuis des mois. De l’autre, une affichette pour mettre en avant le nouveau prix, 3,09 e, conséquence d’une pénurie sur les noisettes, matière première ô combien stratégique pour Nutella. Le problème n’est évidemment pas dans l’inflation sensible dont seront victimes les afficionados de la pâte à tartiner, mais plutôt dans la cohabitation entre les deux étiquettes. Car l’employé de rayon qui a posé l’affichette a forcément vu l’ancienne étiquette sans juger bon de la faire disparaître. D’autant plus désagréable pour le consommateur qu’une fois en caisse, il n’y a plus qu’un prix : 3,09 euros. Logique !

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Tribune n°17 (Nov. 2005)

Numéro 17 – Novembre 2005

Titre

ALORS QUE LES EFFECTIFS EN HYPERS ET SUPERS ONT BAISSE EN 2004

La “sauce hollandaise” :  bonne ou mauvaise recette ?

Le bilan définitif de l’emploi en hypers et supers en 2004 a été publié la semaine dernière. Résultat : un peu plus de 2 000 emplois ont été détruits l’an dernier. “Le scénario néerlandais” se rapproche entend-on déjà. Et si la sauce hollandaise à laquelle les enseignes pourraient être accomodées n’était pas une si mauvaise recette…

C’est une première dans l’histoire du commerce français : en 2004, les hypers et les supers ont détruit des emplois. Environ 2 000 sur un total de quelque 500 000. Certes, l’évolution est modeste : – 0,4 %. Mais c’est une première ! Et, logiquement, les esprits s’échauffent… “Le scénario néerlandais prend corps en France” pour les uns ; “On vous l’avait bien dit” pour les autres. Les commentaires vont bon train, généralement dans la même direction. En clair, dans une défense aussi vaine que désespérée du modèle économique qui a guidé les enseignes sous l’ère Galland, autrement dit : élévation des marges = embourgeoisement des concepts et accroissement des effectifs, notamment non productifs.
Aussi, la sauce hollandaise à laquelle marques et enseignes pourraient être accomodées dans les mois qui viennent n’est peut-être pas une si mauvaise recette pour la cure d’amaigrissement qui s’impose. Car tel est l’enjeu qui se présente à la filière grande conso : retrouver la ligne pour séduire à nouveau un consommateur manifestement tenté d’aller voir ailleurs. Et que ceux qui doutent encore de la réalité du problème se penchent      sur les évolutions des ventes en hypers et supers, et ce, catégorie par catégorie.
La “remise en ligne” des effectifs (terme pudique, synonyme de “dégraisser”) n’est donc pas une mauvaise nouvelle, au-delà évidemment des situations personnelles qui peuvent en découler. Car tous les excès se paient. A avoir trop embauché pour remplir de nouvelles fonctions pas toujours productives, les enseignes ajustent aujourd’hui le tir. C’est d’ailleurs en hypers que le mouvement a été le plus net :  2 500 salariés en moins (soit – 0,8 %) alors que, dans le même  temps, les surfaces progressaient de 4 %. C’est donc la preuve, a posteriori, qu’il était possible de faire “plus” avec “moins”. Sous-entendu : qu’une part des effectifs n’était pas indispensables. Nul doute que 2005 (dont les données ne seront disponibles qu’en octobre 2006) confirmera l’inflexion de 2004.
Approche ultra-libérale railleront évidemment les bonnes consciences. Que nenni. Car, en réalité, le consommateur est en la matière bien pire que le commentateur… Faudrait-il être grand naïf pour ne pas voir dans la formidable ascencion du hard-discount ces dix dernières années un mouvement plus brutal encore. Lidl, Aldi, Ed et consorts sont en effet sensiblement plus productifs  en termes de coût de personnel que Carrefour, Auchan ou Leclerc : pour faire simple, dans un cas 5 % du CA est consacré aux salaires et charges, 10 % dans l’autre. Autrement dit, quand le hard-discount gagne un point de part de marché par an (ce qui correspond quasiment à sa moyenne historique), il détruit l’équivalent de 6 000 emplois, uniquement en magasins. Ce à quoi s’ajoutent (ou se retranchent…) les emplois industriels, la part des produits alimentaires importés étant supérieure dans le hard-discount que dans les hypers/supers.
C’est donc dans cet esprit que l’inflexion observée en 2004 en matière d’effectifs salariés dans la distribution n’est pas nécessairement la mauvaise nouvelle annoncée. Qu’elles le veuillent ou non, les enseignes devront passer par cette cure d’austérité (qui ira d’ailleurs bien au-delà de la simple variable du personnel). L’idée qu’elles l’aient anticipé dès 2004 laisserait plutôt à penser qu’elles ont pris la mesure du problème. Et, c’est bien connu, problème bien posé est souvent à moitié résolu.

O. DAUVERS

pdf.gifTGC17.pdf

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