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A Nemours, Intermarché teste le drive-entrepôt
Direction Nemours où Intermarché teste à son tour le drive-entrepôt. L’enseigne a pris modèle sur Auchan, Chronodrive ou Leclerc mais – vous allez le découvrir – doit encore améliorer ses outils pour accroître sa productivité. Pour la première fois, une caméra est passé en coulisses. Regardez…
Intermarché, champion de la croissance du parc drive
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 14 mai 2013
Grosse journée drive aujourd’hui… D’abord, il y a la mise en service de deux comparateurs drive (Le bon drive et Mr Drive, chacun se prévalant du titre de « premier comparateur »), ensuite, voici donc la nouvelle livraison de DRIVE INSIGHTS, l’étude co-éditée par A3 Distrib et Editions Dauvers. Parmi les enseignements ce mois-ci, la croissance toujours soutenue du parc. Le mois dernier, 88 nouveaux sites ont ouvert. Avril a même été le mois le plus productif en créations de nouveaux drives depuis le début de l’année. Une nouvelle fois, ce sont les Mousquetaires qui ont ouvert le plus grand nombre de drives : + 30 (en franchissant, au passage, le cap des 600 sites). Suivent Carrefour (+ 14) et Leclerc (+ 13). Toujours pour Leclerc et Carrefour, le mois de mai part sur des bases toutes aussi soutenues… Entre hier et aujourd’hui, Leclerc aura ainsi ouvert 6 nouveaux drives. Et Carrefour en alignera une douzaine supplémentaires uniquement sur cette semaine.
PS : L’étude DRIVE INSIGHTS est disponible en libre-accès pour la dernière fois (faut bien vivre !). Profitez-en. Pour ceux qui ne la reçoivent pas encore, un p’tit mail ici et hop, tous les chiffres du drive (parc, offre, prix, etc., le tout par enseigne of course) vous parviendront.
PS 2 : rdv un peu plus tard dans la journée pour la découverte en vidéo du premier drive-entrepôt d’Intermarché. Ici et nulle part ailleurs
Drive : combien d’emplois ?
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 10 mai 2013
Question récente d’un patron d’enseigne qui me demandait combien d’emplois le drive avait-il créé sur le marché, histoire de confronter avec ses propres calculs… A défaut de pouvoir mesurer le solde net d’emplois (le client sous-traite certes la préparation de sa commande mais il se passe de caissières), je me suis donc « amusé » à calculer le nombre total d’emplois !
Prenons 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires drive pour 2012. Acceptons l’idée d’un coût humain moyen (picking + retrait) de l’ordre de 13 %. Sur la base de mes nombreuses observations, c’est évidemment moins pour les drives Auchan-Chronodrive-Leclerc (plus de 2/3 du CA total) mais bien plus pour tous les autres qui ont opté pour le store picking. Reprenons donc : 2,2 milliards x 13 % = 286 millions d’euros dépensés en frais de perso. A 22 €/h tout compris, voilà donc 13 millions d’heures travaillées. Soit 7 142 emplois équivalent plein temps. Evidemment, comme tout calcul de ce type, le résultat est contestable suivant les hypothèses retenues. Mais au moins a-t-il le mérite de « l’ordre d’idée ». Après tout, ledit patron ne me demandait guère plus !
Drive : bientôt la fin de la liberté d’implantation
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 3 mai 2013
Longtemps évoquée, la fin de la liberté d’implantation des drives serait pour bientôt. En fin d’année dernière, la ministre du commerce, Sylvie Pinel, avait à plusieurs reprises confirmé souhaiter légiférer. A l’époque, l’idée d’utiliser la loi Duflot sur l’urbanisme comme « véhicule législatif » avait été évoquée. Après tout, soumettre l’ouverture des drives à autorisation se raccroche bien à… l’urbanisme commercial ! Selon plusieurs sources concordantes, le cabinet de la ministre aurait effectivement avancé dans cette direction, au point d’en écrire les articles de loi : « Seront soumis à une autorisation d’exploitation commerciale les projets ayant pour objet : 1) la création d’un point de retrait automobile par la clientèle, d’achats au détail commandés par voie télématique, les achats étant réalisés auprès de la même enseigne que celle du point de livraison. 2) Sont regardés comme étant des points de retrait automobile par la clientèle d’achats au détail, les installations, aménagements ou équipements qui permettent l’entreposage, des marchandises destinées à être commandées par voie télématique en vue de leur retrait automobile sur site par la clientèle, les achats étant réalisés auprès de la même enseigne que celle du point de livraison. »
Quelle lecture faire de cette information ? D’abord qu’elle est finalement assez logique. La puissance publique est ici dans son rôle de régulation (n’en déplaise aux acteurs eux-mêmes), dès lors que le développement des drives a des conséquences en termes d’aménagements, de flux voire d’infrastructures. Ensuite, la rédaction est pour le moins peu explicite. Selon le texte, « la création d’un point de retrait automobile par la clientèle » serait soumise à autorisation. Plus loin, la définition du « point de retrait automobile » ressemble plutôt à l’entrepôt de picking : « aménagements ou équipements qui permettent l’entreposage des marchandises destinées à être commandées par voie télématique en vue de leur retrait automobile« . En clair, la mise en place d’un store-picking avec bornes de retrait sera-t-elle concernée ? Enfin, dernière remarque, ce texte est taillé sur mesure pour le drive plus que pour l’activité e-commerce en général. Dit autrement, Amazon n’a rien à en craindre
NB : allez, soyons fou, c’est le week-end, j’vous livre une autre info drive que vous n’êtes pas prêts de voir ailleurs : le nombre de drives au 1er mai. A avant-hier, 2 215 sites drive étaient en activité selon l’étude DRIVE INSIGHTS (co-éditée par A3 Distrib et Editions Dauvers). Surtout, au-delà du nombre brut, c’est le rythme d’ouvertures qui est toujours soutenu : en avril, les enseignes ont ouvert… 88 nouveaux drives.
Petits étonnements franco-japonais…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 3 mai 2013
Aller-retour express hier soir à Londres pour parler drive à une délégation du second distributeur japonais, Aeon, de passage en Europe (dans la délégation, le directeur marketing et le CEO des activités on-line). Ils avaient forcément entendu parler du drive et du fort développement de ce nouveau format de vente en France. Les chiffres que je leur ai présentés les ont étourdis sur la vitesse du phénomène. Second étonnement (vu du Japon bien sûr) : que les Français commandent en ligne mais n’aillent pas au bout de la logique en se faisant livrer à domicile, surtout pour les « encombrants ». Là, j’ai dû leur rappeler la prégnance du prix sur le marché français et,dès lors, le côté rédhibitoire du coût de livraison. Imaginez leur tête quand ils ont appris que le pionnier de ce métier (Télémarket) était en redressement judiciaire depuis mardi alors qu’ils pensaient le marché de la livraison à domicile florissant ! Plus tard dans la conversation (hors sujet drive donc), ils sont littéralement de la chaise lorsque je leur ai montré le nombre de prospectus que les enseignes imprimaient et diffusaient. Eux qui ont au moins 10 ans d’avance sur le digital…
Drive : de quoi accélérer le transfert…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 12 avril 2013
Visite d’un hyper Leclerc en Scachap. Et cette immanquable pub pour le drive, au coeur du rayon liquides. De quoi accélérer encore le transfert off-line / on-line… Et convaincre (peut-être ?) ceux qui pensent encore que le drive n’est qu’un service additionnel à la panoplie des enseignes. Non ! C’est une nouvelle forme de vente qui ira « plus haut et plus vite » qu’on ne le pense. Pourquoi l’affirmer ? Parce que le drive améliore la proposition de valeur pour le client : mêmes prix que l’hyper mais service en plus (la préparation de la commande). Et l’histoire commerciale l’enseigne : les formes de vente qui ont amélioré la proposition de valeur finissent toujours par représenter bien davantage que quelques pourcents… A la condition, quand même, que les acteurs aient trouvé LE modèle économique. Et quelque chose me dit que cet hyper l’a trouvé
DRIVE INSIGHTS : Le drive le moins cher de France pointe à 87,7
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 9 avril 2013
Toujours quelques planches en avant-première de la livraison d’avril de l’étude DRIVE INSIGHTS*. Aujourd’hui… le prix. Et ce chiffre qui claque : le drive le moins cher de France (en l’occurrence l’hyper Leclerc de St Pol de Léon) pointe à l’indice 87,7 (100 étant la moyenne France des marques nationales sur les 2 139 drives). Comme tous les mois, l’essentiel des drives ultra-discount se situent dans l’Ouest de la France. Originalité ce mois-ci : un Casino Express déboule dans le top 12. Inédit. Jusqu’à lors, seuls 2 Super U finistériens « osaient » contester la domination de Leclerc. Au-delà, dans le Top 100, il y a désormais 20 drives qui appartiennent à Casino : les 6 Casino Express et 14 hypers Géant. Ce qui constitue une autre démonstration que le coup de barre commercial de Casino est bien perceptible.
* DRIVE INSIGHTS est une étude co-éditée par A3 Distrib et Editions Dauvers. Disponible en libre accès sur simple demande ici.
Drive : comment Cora sponsorise sa productivité
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 8 avril 2013
L’enjeu n°1 du drive est la productivité du picking. Pour les fidèles du blog, vous connaissez ma position : nulle perspective de rentabilité avec le store-picking. La cause à un nombre d’articles/heures (et donc à une Valeur Heure Travaillée) insuffisante, comparé au picking en entrepôt. Cora a imaginé avec la « ramasse » (voir la vidéo que j’y avais consacrée ici) un système hybride grâce auquel l’enseigne améliore considérablement la productivité. Le matin, avant l’ouverture, ce sont les employés de rayon qui « ramassent » tous les produits correspondant à toutes les commandes en cours. Avantage : ces employés connaissent parfaitement leur rayon et « vont vite ». Les produits ramassés sont ensuite dirigés vers la zone drive et éclatés commande par commande. Un impératif néanmoins : qu’une part importante des commandes soit passée la veille au soir. D’où l’idée de les « sponsoriser » comme c’est le cas actuellement avec 8 € offerts pour 80 € d’achats.
Drive : toujours un rythme soutenu
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 5 avril 2013
Ca vous plait de suivre le drive ? Moi aussi ! Alors… suivons. Au fil de l’eau, quelques infos de la nouvelle livraison de l’étude DRIVE INSIGHTS que je prépare (et qui est toujours en libre-accès ici). Le parc. Au 2 avril, il y avait 2 139 drives en activité en France. Soit 76 de plus en 4 semaines. Autant dire que le rythme d’ouvertures est toujours soutenu. Logique : la réponse client est là ; la conviction des enseignes aussi (j’ai quelques conversations récentes chez Leclerc m’instruisant que même les récalcitrants sont « retournés ») ; et voici qu’un nouveau modèle – que j’évoque régulièrement ici sous le nom de « drive-étoile » – pointe le bout de son nez. Devant nous encore de longs mois de croissance du parc. Dit de manière réductrice, certes : le drive ira plus haut et plus vite qu’on le croit. Un seul argument à ce stade : au-delà des initiatives d’enseigne il s’appuie sur un sous-jacent sociologique solide, la quête d’utilitarisme. Mais je m’égare ! Retenez donc l’état du parc, 2 139 sites et le dynamise d’Intermarché (+ 26), Carrefour (+ 17) et Leclerc (+ 11). Ou demandez-moi l’étude DRIVE INSIGHTS…
Drive : généreux Carrefour ;-)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 2 avril 2013
Carrefour fait visiblement le pari qu’en matière de drive il faut créer l’habitude, amorcer la pomper, bref, ferrer le chaland. Rien n’est donc trop beau pour m’appâter… Y compris 28 € de remise. J’imagine qu’avant de me proposer pareil rabais (étalé sur 4 visites), les équipes drive de Carrefour ont quand même fait chauffer leur calculette… Cela dit, à mon niveau, étant toujours aussi dubitatif sur le store picking et sa VHT (valeur heure travaillée) inférieure à 200 € (pour un coût de perso de 23/24 €), j’ai toujours peine à comprendre comment financer une si généreuse offre.






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