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Drive : attention à la politique marchandises


CasinoColaTenez, une question simple : faut-il proposer dans son assortiment drive les produits qui se vendent le mieux ou ceux sur lesquels la marge est la plus confortable pour contre-balancer le coût du picking ?
Evidemment la première solution. Faute de quoi, il s’agit de faire du commerce… contre l’avis du client. Poursuivons : d’après vous, au rayon colas, quelle est la meilleure vente ? Question facile ! Il suffit de regarder la linéarisation des produits. Réponse : le Coca-Cola PET 1,5 l. Terminons : que diriez-vous d’un drive qui négligerait de proposer le PET Coca-Cola 1,5 l ? Qu’il pense d’abord à sa propre rentabilité avant de songer à la satisfaction de ses clients. Sans doute. Allez faire un tour sur les offres drives de Casino et vous comprendrez le sens de ma note !

DossierGrandeConsoChose promise avant les fêtes, voici en téléchargement une sélection des meilleurs chiffres rendus publics ces dernières semaines sur le drive. C’est ici.

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Drive : le format de l’année (8)

ChronodriveUn chiffre toujours frappant pour illustrer le succès du drive : le CA du site pionnier, Chronodrive à Marcq en Barœul. Plus de 21 millions d’euros désormais selon plusieurs sources concordantes. Il y a certes une zone de chalandise exceptionnelle (CSP ++), il y a aussi une localisation au croisement de plusieurs 4 voies. Mais il y a enfin le symbole d’une forme de vente en plein essor aujourd’hui.

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Drive : le format de l’année (6)

Autre chiffre tout aussi frappant et qui en dit long sur le potentiel du drive : le niveau de satisfaction des consommateurs. 3 chiffres issus d’une étude Kantar World Panel, là encore présentée à l’IFM : 96 % des consommateurs sont satisfaits de ce mode d’achat ; 92 % l’ont déjà recommandé ; 48 % le considèrent comme leur mode d’achat préféré. Mais que reste-t-il aux magasins… ? Je vous en parle demain !

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Drive : le format de l’année (5)

En octobre, selon Kantar, la part de marché du drive atteignait 1,6 % du total PGC/Frais LS. Pas mal pour un format émergent ! Mais il y a plus spectaculaire encore : ce que représente le drive dans les magasins qui en sont équipés (le 1,6 % est en effet une moyenne, nombre de magasins ne proposant pas encore ce service). Ca et là, j’ai eu plusieurs fois à entendre la même information : le drive peut parfois dépasser 15 % des ventes de l’hyper. Evidemment, c’est un pic ponctuel (une journée). Evidemment (bis), c’est en général le lundi, une journée moyenne pour l’hyper mais forte pour le drive. Mais quand même… Voilà bien un chiffre de nature à faire réfléchir ceux qui hésitent encore !

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Drive : le format de l’année (4)

OffredriveSuite de la série sur le drive, « format de l’année ». Aujourd’hui, les incroyables écarts entre les politiques marchandises des enseignes, selon une étude réalisée par Lesitemarketing.com pour les Journées Annuelles de l’IFM. En moyenne, Leclerc propose ainsi moins de 6 000 références, lorsque Cora en affiche plus de 20 000. C’est directement la conséquence de choix organisationnels radicalement différents : picking en entrepôt dédié pour l’un (donc choix limité pour ne pas avoir à investir dans un bâtiment démesuré) ; picking en magasin pour l’autre (donc avec accès à l’essentiel de l’offre du point de vente). Au-delà, les différences sont aussi criantes en termes d’arbitrages produits. Exemple avec Carrefour Drive et CoursesU.com. Les deux enseignes proposent en moyenne un nombre de références proches (environ 9 000). En revanche, dans le détail des produits, c’est le grand écart ! 10 % de frais LS seulement chez Carrefour, 27 % pour CoursesU. Situation inverse en hygiène beauté : 9 % pour U, plus du double pour Carrefour. Preuve que les enseignes tâtonnent encore dans la définition de leur politique marchandises. Et que le drive est encore un format très immature !

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Drive : le format de l’année (3)

Alors voilà la grande question : le drive est-il rentable ? La réponse est nuancée : parfois oui, parfois non. En fait, la condition de rentabilité est le choix organisationnel (*) : picking en magasin ou en entrepôt dédié. Des frais de personnel réellement différents en découlent. Et ça s’explique. En magasin, le merchandising est – logiquement ! – un merchandising de catégories et d’usage. Le café est avec le café, les yaourts avec les yaourts, etc. En entrepôt dédié, à l’inverse, le merchandising est… statistique. Les produits sont rangés selon leur probabilité de présence dans les listes d’achat. En clair, les fortes rotations sont ensemble et au début du circuit du préparateur. Les faibles rotations sont au loin. Le merchandising est donc la conséquence de calculs de probabilité pour effectuer la distance la plus courte, donc au meilleur coût (de personnel) possible. Résultat : les meilleurs drives Auchan ou Leclerc atteindraient des niveaux de frais de perso notablement plus bas qu’un hyper (il n’est pas impossible de « descendre » à 7 ou 8 % !). Avec des prix hypers et une charge d’investissement faible, le drive est – dans ces conditions – rentable. Mardi dernier à Paris, dans le cadre d’une conférence de presse, Pascal Payraudeau (Mr Drive de Leclerc) évoquait ainsi 2 à 3 % de rentabilité nette. A l’inverse donc, le picking magasin ne peut se prévaloir de pareils frais de perso… Donc de tels niveaux de renta.

(*) : il y a parfois une autre condition à la rentabilité : la sincérité de la comptabilité analytique du drive. A l’évidence lorsque la totalité des coûts afférents ne sont pas affectés réellement au drive, la rentabilité (de façade donc) est plus facile à atteindre !

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Drive : le format de l’année (2)

TYPODRIVESuite de cette série sur le drive, le format vedette de l’année ! Aujourd’hui (et pour prolonger la note d’hier), restons sur la diversité du drive. Voici trois façons de classer les drives selon la vision que peut en avoir le client, selon le type d’emplacement ou selon l’organisation interne. A noter que le coût du service n’est (pour moi) pas une clé d’entrée au même niveau que ces trois axes fondateurs. Tout simplement parce que le coût n’est que la conséquence du choix organisationnel (on en reparle demain sur le thème de la rentabilité des drives).

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Drive : le format de l’année (1)

Le drive est sans aucun doute le format vedette de l’année. Aux pionniers Auchan (d’abord) et Leclerc (ensuite) se sont donc ajoutées la quasi-totalité des autres enseignes, Carrefour y compris qui aligne aujourd’hui plus de 30 drives après avoir longtemps hésité. Toutes enseignes confondues, environ 800 sites sont identifiés. Bref, un nouveau format émerge. Plus tout à fait off-line, mais pas complètement on-line. Et un nouveau format que je vous propose d’explorer ici-même pendant quelques jours. Tant sur les chiffres-clés du circuit que les enjeux induits. En fin de séquence, je vous proposerai d’ailleurs en téléchargement un DOSSIER GRANDE CONSO spécial Drive.

Premier sujet aujourd’hui : la réalité même des drives. Quel point commun entre les 10 pistes d’un Auchan drive, la « porte qui donne sur la réserve » (véridique) d’un Géant Casino et le point retrait à l’accueil d’un Super U ? Tous s’auto-proclament drive, mais le service rendu est objectivement très différent. Peut-être même pas vraiment comparable… Dans les faits, donc, il y a de mon point de vue moins de 300 « vrais » drives en France. Et donc environ 500 « faux » drive. Pour être moins vache, disons 300 Drives + et 500 Drives –…

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Drive : les limites du picking magasin

Intermarché passe au drive et vise 100 sites équipés dans un an. Impossible de l’ignorer désormais. L’enseigne l’a martelé une première fois à l’occasion d’une conférence de presse il y a 3 semaines. Et, pour les mal-comprenants, l’a illustré la semaine dernière à Saint André les Marches près de Cholet. Vous devriez d’ailleurs lire quelques papiers dans la presse ces jours prochains. De mon côté, cette visite m’a conforté sur un point : le picking magasin n’est assurément pas le bon modèle pour le drive tout en étant la… seule manière de proposer le service pour ceux qui n’ont ni le foncier ni le potentiel pour créer une zone de picking dédiée. Pourquoi le picking magasin n’est-il pas le bon modèle ? Pour deux raisons à mes yeux. 1) d’abord parce que je doute toujours de sa pertinence économique. Ici, à St André les Marches, l’adhérent-mousquetaire a calculé le temps moyen de préparation d’une commande : 30 minutes. Je vous laisse imaginer le coût humain de ce picking  alors que le drive propose des prix identiques au magasin.

DriveInterEnsuite, seconde raison que l’on néglige souvent quand on regarde le drive uniquement depuis un bureau : la pagaille induite sur la surface de vente. Illustration avec cette photo, toujours à Saint André les Marches. Les chariots de picking sont en effet souvent en mode « stationnés » pendant que les préparateurs arpentent les rayons. Résultat : les surfaces de circulation s’en trouvent réduites d’autant. Quand il ne s’agit pas tout simplement de l’accès au rayon. Ici, les saucissons en deviennent évidemment moins accessibles.

NB : le temps de dérusher et je vous montrerai – c’est plus spectaculaire encore –  la version « filmée » de cette photo qui montre le temps pendant lequel 2 chariots de picking peuvent demeurer là. A suivre donc.

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Ce qui va sans dire…

CoraDriveEvreuxBDC’est bien connu : ce qui va sans dire va toujours mieux en le disant ! Nouvelle illustration aujourd’hui à Evreux. Cora ouvre ici son 12e drive et entend le faire savoir à ses clients. Pour ça, c’est mission remplie ! Impossible de rentrer dans le magasin sans découvrir ces affiches. Mais aussi impactante soit-elle, cette signalisation n’en néglige-t-elle pas une information importante : le prix. Ah, certes, le service est « gratuit » précise l’affiche. Faut-il exactement comprendre que les prix sont identiques au magasin et que le service de préparation est gratuit ? Sans doute. Mais pourquoi ne pas le dire ? « Parler » au consommateur suppose, par principe, de parler « sa » langue et de répondre à ses questions. Rien de plus, mais rien de moins.

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