Articles taggés Embourgeoisement
L’histoire en marche
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 12 septembre 2011
Hier soir, préparation d’une conférence face à des directeurs d’hypers. Parmi les sujets, l’évolution du retail. Et ce slide que je construits pour ma présentation me rappelle que l’histoire du commerce est toujours en marche. Regardez ! C’est la présence significative des marques nationales dans les enseignes de hard-discount. Ed/Dia avait ouvert le bal il y a une bonne dizaine d’années. Netto avait suivi. Puis Lidl. Puis Leader Price. Puis, très récemment, Le Mutant.
Carte postale de Vérone (7)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 12 août 2011
Nouvelle traduction de l’embourgeoisement du hard-discount que j’évoque depuis plusieurs années ici et là. Dans ce Lidl par exemple, le rayon parfumerie bénéficie d’un éclairage directionnel pour « magnifier » les produits. Et, de fait, l’écart entre ce rayon et le reste du magasin est frappant. Oh !, certes, ce ne sont pas les trois spots directionnels qui vont plomber le compte d’exploitation de Lidl. Ils ne font que mettre en lumière une vérité implacable : petite touche par petite touche, le hard-discount augmente (même légèrement) son coût-outil. Donc ses prix s’il veut conserver le même niveau de rentabilité.
Un jour, un nouveau hard-discount viendra…
Posté par Olivier Dauvers dans Tribunes le 22 juin 2010
L’an dernier, à pareille époque, Ed/Dia présentait un nouveau concept notablement éloigné des «canons» du hard-discount. Entre autres aspérités : un rayon fruits et légumes vraiment digne de ce nom, des assortiments toujours plus larges et plus profonds ou encore une mise en situation particulièrement soignée. Un an plus tard, nouvelle entaille – ou dévoiement – au concept avec le lancement d’une carte de fidélité.Nouveau Leader Price : ne manquent que les marques
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 2 avril 2010
Sur la route de Rennes à Brest où j’interviens en ce vendredi soir face aux producteurs Savéol. Peu après St Brieuc, face à l’hyper Leclerc de Plérin, un nouvel Leader Price. Nouveau pour sûr. Les magasins qui portent la nouvelle identité visuelle de l’enseigne – signée Malherbe – sont encore très rares. Arrêt obligatoire. Et toujours ce même sentiment avec les nouveaux concepts de hard-discount que l’histoire du commerce s’écrit sous nos yeux. L’histoire qui veut en effet que toutes les formes de vente naissent « par » le prix et, qu’au fil des ans, leur évolution les font monter en gamme, les éloignant de leur concept d’origine. Ce que j’appelle couramment l’embourgeoisement. En clair, les hard-discounters ressemblent plus que jamais à des supermarchés classiques. Après Netto et Ed/Dia, Leader Price n’y échappe pas : les fruits et légumes ont regagné l’entrée du magasin, le mobilier (bien que toujours simple) monte en gamme ne serait-ce que par la couleur sombre, parfois quasi noire (pas franchement la couleur la plus discount), la perspective dès l’entrée qui ouvre ce qui est une zone marché, ou encore des produits d’opportunités, notamment ces phoenix (un arbuste de plus de 3 mètres de haut) à plus de 30 euros. Un bon prix ? Peut-être… Mais sans doute pas le produit le plus indispensable qui soit. Le clou ? Une animation « galette » dans le magasin. Signe que l’origine du magasin (bretonne) a pris le pas sur son concept (le hard-discount). Que manque-t-il à Leader Price pour être un supermarché comme les autres ? Les marques nationales. En présentant les comptes 2009 de Casino, Jean-Charles Naouri, le boss, n’en a pas écarté l’idée, invitant juste les industriels à… lui garantir le même niveau de rentabilité que pour ses produits à marque propre. De bonne guerre… Mais en écoutant les clients découvrir ce nouveau Leader Price ouvert il y a une semaine, aucun doute : ne manquent vraiment que les marques pour en faire un magasin principal. Et donc un supermarché comme un autre !






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