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Simply Market : un concept unique au seuil des 100 magasins

Simply Market : un concept unique au seuil des 100 magasins

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Depuis 2005, et le premier test français à Bagneux, en région parisienne, Simply Market (groupe Auchan) est tout à la fois une nouvelle enseigne et un nouveau concept. Un concept qui tranche dans la distribution alimentaire. Le déploiement est désormais bien enclenchée. Visite du 92e magasin à Montfermeil (93).

http://www.vimeo.com/2142129

Pour prolonger la visite, cliquez pour recevoir un diaporama photos

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Tribune n°54 (mars 2008)

Bientôt la négociabilité…

Titre

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Guerre des prix : combien de divisions ?

LES FAITS. Les escarmouches entre enseignes se multiplient,   les
interdictions de relevés de prix se généralisent, les PVC de certaines références vedette sont enfoncées, etc. Bref, la guerre des prix est lancée…

Un pot de Nutella à 3,11 € (Cora), des pâtes à tarte Herta qui enfoncent le seuil de l’euro (0,98 € chez Leclerc), du Chavroux à moins de 2 € (Super U), etc., le tout évidemment hors promo. Pas de doute, la guerre des prix est enclenchée. Et la petite histoire retiendra que c’est Super U et… Lidl qui auront contraint toutes les enseignes à se lancer dans un combat qu’elles redoutaient au point de le retarder. Mi-mars, pages de pub et stop-rayons à l’appui, Super U annonce des baisses de 5 % en moyenne sur une centaine de majeurs. Le discounter allemand suit aussitôt, là aussi à grands coups de placards publicitaires. Lidl annonce des baisses de 5 à 10 % sur la centaine de grandes marques qu’il distribue. Plus discrètement (un comble penseront certains !), plusieurs régions Leclerc suivent le tempo et se plaçent quelques centimes sous les prix de Lidl.? Depuis, toutes les enseignes ou presque ont suivi, jusqu’au “remboursement de la TVA” imaginé par Carrefour depuis une dizaine de jours. Le tout soigneusement accompagné d’interdiction de relevés de prix (certains Super U – indépendants donc – se fendent d’un affichage indiquant que la “direction nationale interdit désormais les relevés de prix”…). Bref, un très rafraîchissant retour 12 ans en arrière, avant l’ère Galland.

Une guerre à coup de…pistolets à eau ?

De prime abord, cette “nouvelle dynamique commerciale” (même si elle n’est encore que ponctuelle et circonscrite aux majeurs de l’assortiment) alimentera l’idée qu’une baisse des prix est possible. De quoi réjouir largement, de Luc Chatel à Marie-Jeanne Husset (60 millions de consommateurs) ! Pour autant, de nombreuses questions demeurent, à commencer par le financement de cette guerre des prix. Ce n’est évidemment pas un hasard si Lidl et Super U étaient aux avant-postes. Pour Lidl, l’impact sur sa rentabilité sera modeste au regard de son quota de grandes marques mais, surtout, l’enseigne a actuellement le vent dans le dos, comme l’ensemble du hard-discount. A magasins comparables, les progressions à deux chiffres sont le quotidien du hard-discount. Plus facile pour faire la guerre…  Logique similaire pour Super U. “On prend sur nous, en profitant des fruits de notre croissance (environ + 10 % sur les deux premiers mois de l’année) pour amorcer la pompe”, expliquait mi-mars Serge Papin, patron des U. Mais, au-delà, comment l’ensemble des enseignes peuvent-elles se lancer dans ce combat. Bref, guerre des prix, combien de divisions  ?
En clair, les Carrefour, Auchan, Leclerc et consorts sont-ils montés au front avec, pour seules armes, des… pistolets à eau ? La rentabilité déclinante des activités françaises de la quasi-totalité des enseignes le laisse à penser. Carrefour a reconnu un résultat opérationnel en recul de
5,7 % en France, Auchan un EBITDA à – 8,8 %. Chez les indépendants aussi, les rentabilités nettes sont en baisse. Dans tous les cas, le “stock de munitions” n’en apparaît que maigrelet pour mener une guerre longue. Et comme souvent dans les questions militaires, l’enjeu est de tenir. Tenir le rythme imposé par l’adversaire. A n’en pas douter, dans les états-majors, la perspective de la négociabilité est vue comme une bonne occasion d’aller récupérer en amont la marge perdue en aval. Pas sûr que les industriels se laissent faire. Pas sûr non plus que les acheteurs soient toujours en position de force face à des marques bien plus puissantes qu’elles ne l’étaient avant qu’Yves Galland ne s’intéresse aux choses du commerce lorsque les tarifs étaient négociables. En conséquence, la probabilité que la guerre des prix ne soit finalement, pour certaines enseignes, qu’un feu de paille est bien réelle ! Sans munitions, les plus valeureux guerriers n’en restent toujours que de doux agneaux !

O. DAUVERS

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Mars 2007 ter

L’anniversaire… tous les 4 mois !

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L’anniversaire… tous les 4 mois ?

Les enseignes d’hypers et de supers n’ont jamais été très regardantes avec la réalité des “anniversaires”, organisant leurs promotions en fonction de leurs besoins, bien davantage que du calendrier. Du coup, difficile de suivre les anniversaires. Exemple avec Champion. L’an dernier, l’enseigne a fêté deux fois ses 35 ans : en mars et en novembre. En mars 2007 (soit à peine quatre mois après la précédente opération) Champion a remis ça. Mais pas question de 36è anniversaire. Non, c’est l’anniversaire… de l’année. Sans blague ?

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Tribune n°37 – janvier 2007

Pubs TV des enseignes de grandes distribution

Titre(réagissez en cliquant sur le lien en bas de page)

Pubs TV : une déferlante… qui ne peut que s’essouffler

LES FAITS. Dans la nuit de dimanche à lundi, les distributeurs ont littéralement envahi les écrans. Depuis, c’est la déferlante. Impossible, pour les téléspectateurs, d’y échapper. 120 spots diffusés le 1er janvier (soit un quart des investissements publicitaires totaux de la journée), 80 spots le lendemain.

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Lame de fond, déferlante, raz-de-marée… : les mots manqueraient presque pour qualifier les premiers jours de liberté publicitaire  octroyée  à la distribution. Lundi, les enseignes sont apparues près de 120 fois, pour un montant d’investissement brut de l’ordre de 2,5 millions. Et si les CGV des diffuseurs ramènent l’enveloppe réelle aux environs de 1,5 million, l’investissement n’en reste pas moins complètement… démesuré ! D’autant plus démesuré que, pour l’essentiel, le contenu des messages diffusés sont d’une platitude redoutable. Schématiquement : “faites vos courses chez X, vous verrez la vie y est très chouette, les produits super, et les caissières sympa”. Autrement dit : guère d’aspérités dans ces premiers messages. Et, sans aspérité, difficile d’espérer une quelconque différenciation (que dire de l’appropriation des spots…) et de réels effets sur le terrain. L’encadrement règlementaire bridait, il est vrai, la créativité publicitaire, éliminant de facto les messages trop commerciaux. Une fois n’est pas coutume, voilà donc les enseignes parfaitement légalistes. Dans la lettre comme dans l’esprit.

Les absents n’ont pas toujours tort !

En conséquence, la déferlante ne peut que s’essoufler. Sauf, évidemment, à considérer que le modèle économique de la distribution puisse supporter une telle dose de communication institutionnelle. Poser la question revient évidemment à y répondre… Pour attirer le chaland, nul doute que le couple produit/prix poussé par le tryptique PQR/ radio/prospectus risquent d’être durablement plus efficaces que les mièvreries télévisuelles telles que servies au sortir du réveillon. Et si les vrais gagnants de la semaine étaient en fait les… absents du petit écran ?

Olivier DAUVERS

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Tribune n° 26 (mars 2006)

Tribune Grande Conso n°26 (mars 2006)

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APRES LECLERC, INTERMARCHé MET LES MARQUES NATIONALES EN SCENE

Les marques, leurs repères

Les marques sont bien des repères pour les enseignes. L’actuelle campagne d’Intermarché vient le rappeler.

Marques et enseignes sont bien les meilleures ennemies du monde. Les unes ne pouvant vivre sans les autres. Et… vice versa ! Ennemies, elles le sont par principe. Car de la confrontation entre marques et enseignes dépend la répartition de la valeur ajoutée. C’est la base même du commerce depuis la nuit des temps (en conséquence, pas de quoi pousser des cris d’orfraie à l’évocation de cette “confrontation”…). Mais, au-delà, marques et enseignes sont des alliées par nécessité. Pour les marques, les points de vente sont autant de débouchés potentiels. Pour les enseignes, les marques représentent le “sel des assortiments”, rendus parfois très fades par l’omnipotence des MDD.   Plus symbolique encore de cette interdépendance, l’utilisation des marques dans la communication des enseignes : sur les prospectus certes, mais voilà encore une pratique aussi ancienne que le commerce lui-même ; sur les affiches  institutionnelles, voilà qui est plus riche d’enseignements. Leclerc est désormais coutumier du fait pour vanter les mérites de ses marques propres. Intermarché l’utilise cette semaine pour nourrir son “combat contre la vie chère”. Dans les deux cas, les marques sont des repères pour les enseignes. Des repères indispensables, incontournables même. En effet, comment mieux justifier la raison d’être d’une marque de distributeur “qu’en référence à…” ? Sauf à considérer que les marques d’enseignes sont de véritables marques, pleines et entières (ce qui serait le signe clinique d’une crise d’utopie aïgue). De même, comment nourrir un argumentaire de combat des prix autrement qu’en utilisant ces produits vedettes des rayons, comparables d’un magasin à l’autre ? Qu’Intermarché soit agressif sur le yaourt Pâturages, c’est bien. Qu’il “casse” le prix de l’Actimel (ou en tous les cas qu’il le promette…), c’est mieux.
Cette utilisation du poids et de l’image des marques par ces deux enseignes prend également un relief particulier dans une perspective historique. Il faut en effet se souvenir de ces batailles homériques dans les années 1980 entre Leclerc et Intermarché d’un côté, les industriels de l’autre pour savourer cette “réconciliation” publicitaire. En dépit des violents conflits passés, c’est la preuve que ces enseignes ont bien besoin des marques. Au moins comme repères…

O. DAUVERS

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Tribune n°22 (jan. 2006)

Tribune Grande Conso n°22 – janvier 2006

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QUINZE JOURS APRÈS LE DÉCLENCHEMENT DES HOSTILITÉS

Déjà des balles perdues

Chamboulement dans le tryptique premiers prix / MDD / marques nationales ! A la faveur d’une opération promotionnelle choc, Super U enfonce le prix de  nombreuses grandes marques.

C’est très officiellement la guerre (des prix) entre enseignes. Et comme l’histoire militaire l’illustre, pas de guerre sans balles perdues : ces tirs déclenchés sans le discernement nécessaire qui sied normalement à la chose guerrière. C’est ainsi qu’il faut juger l’opération de Super U étrillant quelques marques nationales au-delà de l’entendement. Sur plusieurs catégories de produits en effet, les remises appliquées sur les grandes signatures les positionnent en-deça des MDD, bouleversant le tryptique classique premiers prix / marques de distributeurs / marques nationales. Un exemple : le jus d’orange réfrigéré, avec Tropicana 8 % moins cher que le produit U, par la “magie” de la réintégration de la coop dans le PVC. Incongruité supplémentaire, Tropicana offre pour l’occasion 15 % de produit gratuit. Non compris, naturellement, l’imaginaire de la marque, nourri d’années de communication très…   premium !
Si, à très court terme, ces promos choc peuvent servir l’image des enseignes (les guerres ne sont pas seulement militaires, elles sont aussi souvent psychologiques), cet emballement à sacrifier les marques bien au-delà du raisonnable pourraient vite s’avérer contre-productif. Quel est en effet l’intérêt pour une enseigne de proposer une brique de Tropicana moins chère que son propre label ? Pour son chiffre d’affaires, comme pour l’image même de ses produits ? Et comment gérer l’après-promo ? La guerre (commerciale) est chose bien trop sérieuse pour batailler sans discernement.

O. DAUVERS

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Tribune n°19 (déc 2005)

Tribune n°19 (déc 2005)

Titre

CONSOMMATEURS, ENSEIGNES, INDUSTRIELS

Nouvelle année, nouveaux métiers

Bientôt 2006… Et à nouvelle année, nouveaux métiers :
comparer (les prix) pour le consommateur, casser (les prix) pour les enseignes, surveiller (les prix) pour les marques.

A vos marques, prêts, partez… Redoutée ou attendue, l’année 2006 est bientôt réalité. Avec pour tous les acteurs de la grande conso (des industriels aux… consommateurs), un bouleversement majeur : à défaut d’être vraiment libres, les prix gagnent en liberté (une nuance subtile sur laquelle se fonde le fameux “équilibre” du texte Dutreil). Et, en conséquence, à nouvelle année, nouveaux métiers…
Nouveau “métier” pour le consommateur qui va – enfin – pouvoir comparer les prix entre enseignes avec de véritables différences à la clé. Certes, sous l’ère Galland, Leclerc demeurait toujours plus compétitif que… Monoprix. Mais les écarts s’étaient considérablement resserrés (et avaient même complètement disparu sur prospectus selon la pige A3 Distrib). Voilà qui devrait donner encore plus de sens à l’arbitrage du consommateur. Et donc conduire à des évolutions de parts de marché plus notables.
Nouveau métier pour les enseignes. Peut-être même l’amorce d’un nouveau modèle économique… Au national ou au local, les distributeurs vont devoir réapprendre à jouer avec la variable prix. Nul doute que quelques jeunes cadres managers de rayon y verront l’esquisse d’un nouveau métier… qu’ils n’ont jamais connu ! Après dix années de concurrence mollassonne, les enseignes devront en effet apprendre à attaquer ou contre-attaquer, sauf à accepter de sortir du jeu. Sur ce terrain, la puissance de feu des uns et des autres sera désormais directement connectée au coût-outil. Et c’est bien ainsi… Remise en perspective dans l’Histoire du commerce, la loi Dutreil aura au moins ce mérite : rapprocher “bas-prix” et “bas-coûts”.
En attendant 2006, chaque enseigne fourbit ses armes, imaginant la meilleure manière de frapper les esprits. A n’en pas douter, Intermarché ressortira de ses archives un Argus remis au goût du jour. Idéal pour peser sur le marché tout en “contraignant” les points de vente à suivre la cadence. Dans d’autres enseignes, des “listes” de prix sont aussi en préparation sur le thème “les moins chers de France” (Casino aurait par exemple un objectif de 200 références). Chez Leclerc, de nombreux adhérents seraient tentés d’activer le levier de la publicité comparative à laquelle s’essaye depuis quelques semaines Leclerc Plérin. Une certitude à ce stade : les enseignes qui pensent pouvoir piloter la “guerre des prix” au niveau national se trompent et seront rapidement hors-jeu. Car le commerce est avant tout affaire locale, tant sur l’offre que sur les prix.
Nouveau métier enfin pour les industriels – et spécifiquement pour les forces de vente – pour lesquels 2006 sera un véritable retour vers le passé lorsqu’il fallait, localement, éteindre le “feu commercial”. Qu’il est formateur pour un chef de secteur de convaincre un chef de rayon Leclerc de remonter ses prix…

O. DAUVERS

Quelle stratégie pour la guerre des prix

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