Articles taggés Fruits et Légumes
Carte postale de New-York (10)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 19 janvier 2012
Après Walmart, visite chez Target, autre géant du retail US. Et, là, même « découverte » sur le rayon fruits et légumes. Certes, ce rayon est plus avenant que celui de Walmart, mais géré à l’identique avec 100 % de références en UVC (filet, sachet) ou à la pièce. Donc zéro poids variable, pas de pesée. Les bananes sont ainsi vendues à l’unité (23 ct pièce), tout comme les oranges, les citrons, les poivrons, les pommes de terre ou encore les oignons (79 ct la pièce).
Carte postale de New-York (8)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 19 janvier 2012
Toujours chez Walmart et une découverte : les « bazar-stores » Walmart vendent désormais des fruits et légumes ! Un peu d’histoire Walmart est nécessaire pour comprendre… Pour faire court, à l’origine, Walmart est d’abord un grand bazar non-alimentaire. Au fil des ans, l’enseigne a rajouté quelques références alimentaires, essentiellement du sec, très orienté sur le grignotage. Puis sont arrivés quelques produits frais, mais une offre très courte comparée à la surface des points de vente (plus de 10 000 m2). Dans les années 1990, suivant le modèle Carrefour (eh oui !), Walmart a créé des « supercenters », version américaine de l’hypermarché avec un univers alimentaire digne de ce nom. Mais une part importante du parc est encore constituée des Walmart « classiques », à l’alimentaire anémié. Et là, je n’y avais encore jamais vu de fruits et légumes. En voilà donc. Très sommaire certes. Et avec une particularité : tout est proposé en unité de vente consommateur. En clair, pas de pesée. Tout est vendu en filet, sachet ou à la pièce. Résultat assez peu flatteur, vous le constatez !
La courgette serbe, vous connaissiez ?
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 24 août 2011
En plein été, lorsque la crise gagne les producteurs de fruits et légumes (cf hier la visite de Bruno Le Maire dans les Pyrénées-Orientales), les enseignes ont toujours la même réponse : elles privilégient les produits français. Pour en attester, rien de tel que la vérité du point de vente… Et elle est parfois cruelle. Ici, le poivron vert vient certes de France, mais pas le rouge (Espagne), ni le « tricolore » (Espagne) ni le « Corne de bœuf » (Espagne). Et la courgette ? Elle est serbe. Vous y croyez vous ?
Intermarché et les fruits et légumes
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 30 mai 2011
Intermarché est sans doute l’enseigne dont on a le plus souvent raillé le rayon fruits et légumes : implanté à l’entrée des points de vente (comme la majorité des supermarchés) mais trop souvent insuffisant, tant en termes de produits que de tenue. Mais, là, je pense avoir déniché le meilleur Intermarché sur ce rayon. Intermarché Issy les Moulineaux*. Le premier indice est à quelques centaines de mètres, au restaurant « Le Stade d’Issy ». Et là, à peine la porte franchie, surprise. Une ardoise : « Nos légumes proviennent de votre Intermarché Issy les Moulineaux ». Evidemment, du jamais vu ailleurs. Un restaurant qui revendique d’acheter ces légumes en grande surface ? Inouïe. Et chez Intermarché ? Impossible. Ben si… Certes, avec le temps, le patron du restaurant et le Mousquetaire ont sympathisé. Mais la seule sympathie ne peut expliquer que le restaurateur aille jusqu’à revendiquer ses achats ! Direction ledit Intermarché. Et là, émerveillement. Un magasin incroyable, malgré une surface plus que modeste (1 000 m2). Et un évident goût des produits. Bref, le Mousquetaire local, Thierry Cotillard, est un vrai commerçant. Le fruit et légume, donc, rompt avec les codes habituels. Tenue impeccable, massification de la marchandise, multiplication des modes de présentation, dégustation, etc., rien ne manque. Bien sûr, la clientèle d’Issy le permet. Mais savoir exploiter au mieux un potentiel est plutôt une qualité qu’un défaut non ? D’ailleurs, juste un chiffre : la semaine dernière, les fruits et légumes ont représenté 15,5 % des ventes du magasin. Je connais pas les chiffres de tous les Intermarché, mais je serais prêt à parier que c’est, là, le premier de l’enseigne.
* Intermarché Issy les Moulineaux est pour l’histoire le premier magasin de l’enseigne. Là où Jean-Pierre Le Roch, le fondateur de l’enseigne, a ouvert en 1959 sous l’enseigne… E.Leclerc
Carrefour renonce aux bénéfices…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 7 juin 2010
Bon, je sais, le titre est un peu abrupt (surtout pour Bernard Arnault et Colonny Capital !). Mais pas complètement faux quand même. Depuis lundi dernier, en magasin (voir photo, c’était samedi), Carrefour assure renoncer aux bénéfices sur cinq fruits et légumes différents chaque semaine. Ce matin, une campagne de publicité dans la PQR lance officiellement un engagement destiné à durer jusqu’à fin août. Voilà donc la première réaction à la réunion élyséenne du 17 mai. Nicolas Sarkozy avait alors demandé des efforts en matière de marge aux enseignes, faute de quoi il décrèterait une nouvelle taxe (j’avoue ne jamais avoir compris le lien de cause à effet, mais c’est sans doute là ce relan de République monarchique qui nous poursuit !). Carrefour a donc dégainé le premier avec une subtile mécanique : le « prix sans bénéfice » qui correspond au prix d’achat TTC majoré des taxes, des coûts logistiques moyens de l’enseigne et des frais de personnels. En version simplifiée, Carrefour ampute sa marge nette sans sacrifier sa marge brute, ce qui aurait alors constitué un « prix coûtant ». L’idée est doublement louable… D’abord parce que l’enseigne reprend l’initiative précisément sur le terrain sur lequel, comme ses concurrents, elle est régulièrement attaquée. Ensuite, parce qu’indirectement elle met les syndicalistes agricoles face à leurs approximations, eux qui mélangent allègrement marge brute et marge nette, aux seules fins de la démonstration. Reste néanmoins un écueil : la suspicion qui pèsera par principe sur un mode de calcul où Carrefour affecte des coûts dont il a, seul, la maîtrise. Et si Carrefour proposait à Jean-Michel Lemetayer, le patron de la FNSEA, d’y mettre son nez ? Voilà qui aurait de la gueule, non ?






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