Articles taggés hyper
23 décembre, 23 heures
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 24 décembre 2010
La tradition est solide. Le 23 décembre est la plus grosse journée de l’année. Une journée que nombre de patrons d’hypers cherchent légitimement à prolonger le plus tard possible. Jusqu’à 23 heures pour mon « hyper de proximité », un Carrefour rennais. Alors, à 22 heures, cap sur l’hyper, juste pour vivre les derniers instants de cette folle journée. Le maître des lieux, que je croise entre deux gondoles, est heureux (on a battu des records, me glisse-t-il). Et moi heureux pour lui. Les bonnes nouvelles ne sont pas si fréquentes. Un peu d’autosatisfaction ne fait jamais de mal. Et, de fait, entre 22 h et 23 h, quelques dizaines de chalands déambulent encore dans les rayons. Des chariots copieusement garnis passent en caisses. 236 euros pour le couple qui me précède à 22h57. A 23 h, rideau. La plus belle journée de l’année est déjà derrière.
Pour moi, c’est retour au bureau. Le 23 décembre est aussi, comme fait exprès, une grosse journée. C’est le bouclage de mon opus annuel Tranches de vie commerciale. Mais de ça, je vous reparlerai une prochaine fois. Joyeux Noël à tous.
Les (saines) évidences d’Arnaud Mulliez
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 16 janvier 2010
Lecture du week-end. Notamment un long papier de Challenges sur Auchan. Et une rafraîchissante sortie d’Arnaud Mulliez : « Le très grand hypermarché n’est viable qu’à la seule condition qu’il apporte plus de satisfactions qu’il ne génère de contraintes ». Une évidence ? Sans doute. Mais qu’il est tellement utile de rappeler. En filigrane, le patron d’Auchan reconnaît que le très grand hyper génère par principe des contraintes. En vrac, l’accessibilité, une certaine pénibilité de courses, etc. Et que son salut ne passe que par la justification de ces contraintes additionnelles. C’est le principe même de la valeur vs le prix. A quoi bon traverser ville et campagne pour faire ses courses en grand hyper sans un bénéfice particulier par rapport au supermarché de 2 000 m2 ? A rien… C’est bien ce que rappelle Arnaud Mulliez. Combien de patron d’enseignes ou d’hyper se sont déjà ainsi auto-questionnés : « Au vu des contraintes que j’impose à mes clients, qu’est-ce que je leur apporte en plus qui mérite vraiment qu’ils viennent encore demain ? ». Le commerce n’est fait que d’évidences…




Chargement 



