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Quand Vente-privée joue avec son image-prix

VPKinderFerreroOriginale opération de Vente-privée hier matin… Du Kinder Bueno chez le spécialiste de la griffe démarquée ! Kinder est certes une « griffe » (de l’alimentaire) mais pas forcément celle qu’attend (fébrilement) le matin la cliente ! Mais voilà, Kinder a l’ambition d’être partout et Vente-privée de vendre de tout (ou presque). Les deux étaient faits pour se rencontrer. RAS pour Kinder. La marque ajoute un point de contact à sa diffusion commerciale. En revanche, opération risquée pour Vente-privée, notamment en termes d’image-prix. Car l’enseigne a clairement pris ses clientes pour des gogos. Regardez bien l’offre. Un lot de 30×2 barres à 18 € vs 29 €, le « prix conseillé » précise Venteprivée. Conseillé où ? Chez le buraliste du coin de la rue où les étuis sont vendus à l’unité ? Sans doute. Parce qu’en hyper les 5 étuis sont régulièrement observés sous la barre des 3 € (la preuve en image sur un site drive)… A présent, une question : vous n’imaginiez quand même pas Ferrero accorder des meilleures conditions à Vente-privée qu’à Leclerc ou Carrefour ? Moi non. On appelle ça du bon sens.

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Casino met (vraiment !) le feu aux prix

LES FAITS. Géant Casino a initié une baisse de prix sans précédent sur les marques nationales. 5 000 produits sont concernés. En parallèle, l’enseigne a mis en place une garantie de remboursement de 10 fois la différence.
Baisser les prix ? La promesse est désormais quasi banale. Tour à tour, sur les derniers mois, Carrefour, Carrefour Market et Géant Casino en ont fait le serment devant les consommateurs ! Ce qui est plus original – et, à dire vrai, presque incroyable dans le cas des hypers de Casino – c’est lorsque ladite baisse  se mesure… “en points d’indice”. Tel est en effet le résultat des premières constatations en magasins. En une semaine, les prix des grandes marques nationales (les majeurs en jargon de releveur de prix) ont reculé d’environ 5 à 6 %. Certes, l’indice prix de Géant Casino était à un tel niveau (stratosphérique) que, statistiquement, la baisse en devenait plus probable que tout autre mouvement… Néan-moins, la violence du mouvement est inouïe. Inédite même dans l’histoire contemporaine du commerce.
Et, à défaut d’apporter à court terme des réponses à la situation commerciale de Géant Casino (– 12 % au T4 2012), ce revirement stratégique pose nombre de questions. Certaines inhérentes à Casino : la volonté de Jean-Charles Naouri          – actuellement avérée – est-elle conciliable avec l’attente de rentabilité de la bourse ? Comment la baisse de prix est-elle (au moins partiellement) financée ? La baisse de l’intensité promotionnelle et l’allègement des coûts menés en 2012 (peu visible mais réel) suffiront-ils ? Réponses probablement demain lors de la présentation des comptes de Casino.
Une pression comme jamais…
La nouvelle stratégie de Casino questionne également ses concurrents. Pas les plus dynamiques en prix évidemment (Leclerc a encore 4 à 5 pts d’avance) mais tous les autres ou presque. Car ce faisant, Géant Casino met plus que jamais le marché sous pression. Et l’enseigne a tendu l’élastique de la concurrence au-delà de tout précédent connu. L’issue est d’autant  plus prévisible qu’elle répond à une loi physique :  passé un certain niveau de tension, l’élastique… casse. Reste à savoir qui en sera victime.
Olivier Dauvers

TGCLES FAITS. Géant Casino a initié une baisse de prix sans précédent sur les marques nationales. 5 000 produits sont concernés. En parallèle, l’enseigne a mis en place une garantie de remboursement de 10 fois la différence.

Baisser les prix ? La promesse est désormais quasi banale. Tour à tour, sur les derniers mois, Carrefour, Carrefour Market et Géant Casino en ont fait le serment devant les consommateurs ! Ce qui est plus original – et, à dire vrai, presque incroyable dans le cas des hypers de Casino – c’est lorsque ladite baisse  se mesure… “en points d’indice”. Tel est en effet le résultat des premières constatations en magasins (voir graphique). En une semaine, les prix des grandes marques nationales (les « majeurs » en jargon de releveur de prix) ont reculé d’environ 5 à 6 %. Certes, l’indice prix de Géant Casino était à un tel niveau (stratosphérique) que, statistiquement, la baisse en devenait plus probable que toute autre évolution… Néan-moins, la violence du mouvement est inouïe. Inédite même dans l’histoire contemporaine du commerce.

Et, à défaut d’apporter à court terme des réponses à la situation commerciale de Géant Casino (– 12 % au T4 2012), ce revirement stratégique pose nombre de questions. Certaines inhérentes à Casino : la volonté de Jean-Charles Naouri – actuellement avérée – est-elle conciliable avec l’attente de rentabilité de la bourse ? Comment la baisse de prix est-elle (au moins partiellement) financée ? La baisse de l’intensité promotionnelle et l’allègement des coûts menés en 2012 (peu visible mais réel) suffiront-ils ? Réponses probablement demain lors de la présentation des comptes de Casino.

Une pression comme jamais…

La nouvelle stratégie de Casino questionne également ses concurrents. Pas les plus dynamiques en prix évidemment (Leclerc a encore 4 à 5 pts d’avance) mais tous les autres ou presque. Car ce faisant, Géant Casino met plus que jamais le marché sous pression. Et l’enseigne a tendu l’élastique de la concurrence au-delà de tout précédent connu. L’issue est d’autant  plus prévisible qu’elle répond à une loi physique :  passé un certain niveau de tension, l’élastique… casse. Reste à savoir qui en sera victime.

Olivier Dauvers

Pour télécharger TRIBUNE GRANDE CONSO et les illustrations prix/image-prix, c’est ici

TGC2

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Carrefour : ça, c’est de l’image-prix

CarrefourJambonSamedi. Retour à Rennes et courses familiales. Ca fait longtemps que je ne vous avais pas fait partager ce moment de bonheur consumériste (je sais, ça peut surprendre). Direction Carrefour. Pas tant parce qu’il faut aider l’enseigne mais parce qu’un samedi de décembre, rien de tel qu’un grand hyper pour « vivre » le commerce ! Aujourd’hui, un bon point pour Carrefour. Au rayon charcuterie coupe, cette affiche. Parfaite ! Oui, parfaite. Une offre simple, facile à comprendre donc, dramatisée juste ce qu’il faut ( »3 jours seulement ») et sur un produit « cœur de repas ». Un produit autrement plus important pour la ménagère que la tablette de chocolat à cuisiner dont Carrefour m’annonce le second produit à moitié sur la TG juste en face. Il est des initiatives simples pour nourrir son image-prix. Celle-ci en est une.

NB : évidemment, la qualité commerciale de l’offre doit aussi être au rendez-vous ! Pas de souci ici avec ce jambon au torchon découenné/dégraissé de marque (même secondaire) à 6,90 €/kg.

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Le blog en vacances (5)

GéantCorse-BDCap sur la Corse à présent, mais par procuration. Une lectrice a eu la bonne idée de me faire partager ses photos de vacances. Les Géant Casino corses s’y affichent « moins chers que la moyenne nationale« , histoire sans doute de rassurer d’éventuels chalands à l’avance effrayés ! Parfait pour l’image-prix locale, incroyablement dévastateur pour l’image-prix métropolitaine…

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Le blog en vacances (1)

LeclercFigolu-BDJours de vacances. L’occasion de vous faire partager quelques tranches de vie spéciales… vacances. Aujourd’hui, premier stop. Une aire d’autoroute, forcément. Et le hasard de la jauge d’essence met Leclerc sur ma route. « Balade » dans la mini-supérette qui jouxte la station. Les prix Leclerc, évidemment. Mais un prix Leclerc sur autoroute est-il vraiment un prix Leclerc ? Dit plus directement : les stations-service servent-elles réellement l’image-prix de l’enseigne. Plus la « balade » avance, moins j’en suis persuadé. Quelques prix à la volée (et l’écart avec le prix courant France, toutes enseignes) : le Yop à 2,94 € (+ 60 %), les biscuits Paille d’Or à 3,23 € (+ 100 %) ou encore les biscuits Figolu à 2,32 € (+ 140 %).

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L’image-prix, c’est aussi ça !

DauradesCarrefourCarrefour multiplie actuellement les initiatives pour améliorer son image-prix. Il y a d’abord eu la Garantie Prix bas sur les marques en hypers, puis une déclinaison en produits frais trad en supers, plus récemment la même mécanique appliquée aux carburants ou – encore non annoncée mais en déploiement – les ilots Fruits et Légumes à moins de un euro. Et sans doute d’autres encore à venir. J’ai même cru comprendre que Carrefour avait dans ses cartons un projet de campagne publicitaire ciblant Leclerc (à la manière d’Auchan récemment). Incontestablement, Carrefour est en mouvement sur le sujet. Bonne nouvelle. Simplement, l’enseigne doit vite comprendre à quel point la promo peut aussi participer à construire l’image-prix ou, au contraire, à la détruire. Exemple ce matin. Carrefour et Carrefour Market démarrent deux OP promo proposant le même produit : une daurade royale portion (environ 300 g). Market affiche le poisson à 2,50 € l’unité. Carrefour a choisi un autre chemin, plus risqué : la fausse promo. La daurade est proposée en « 2+1 gratuit ». Simplement le prix d’origine n’est pas de 2,50 € mais de 3,75 €. Autant dire que certains clients qui auront reçu les deux prospectus auront vite compris que, chez Carrefour, c’est eux qui payent le produit gratuit. Pas génial pour l’image-prix !

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Donner de la valeur aux premiers prix

ButPPX1Par principe, tous les produits ont une « valeur » ou, dit en anglais dans le texte, une « value for money ». Les premiers prix comme les grandes marques. Et, à l’exception notable de Décathlon avec ses produits bleus, les enseignes travaillent très rarement la communication-valeur de leurs premiers prix, se contentant de clamer leur niveau de prix imbattable. Exemple avec cette affichette de premier prix chez But (ci-dessus). Il y a pourtant mieux à faire pour donner de la valeur et, point non négligeable, pour nourrir son image-prix. Exemple avec la même photo ci-dessous mais retravaillée par mes soins (que Régis Schultz, le patron de But, se rassure, je ne cherche pas à lui vendre une quelconque prestation par ailleurs…). Un retravail effectué avec les attributs réels du produit. Attributs qui en deviennent automatiquement des éléments de valeur. Même sur un premier prix donc…

ButPPX2

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Construire son image-prix : un contre-exemple

ImagePrixTomate-BDParmi mes marottes : l’image-prix. Et l’une de mes façons préférées de partager mes vues, c’est la technique du contre-exemple. Voilà donc la réunion des deux. Ici (vu il y a une dizaine de jours dans un supermarché dont certains reconnaîtront l’enseigne), une TG de tomates qui ne nourrit en rien l’image-prix du magasin, comme c’est – en théorie du moins – la mission de la promo. Pourquoi ? Parce qu’à 3,20 euros le kilo, et même si le commerçant est « à la planche » en termes de marge (c’est-à-dire à 0), c’est un… très mauvais prix. C’est par exemple plus cher que des côtes de porc en promo, c’est dire ! Tout ça pour rappeler qu’une bonne promo n’est pas une offre sur laquelle le commerçant ne marge pas mais, tout simplement, un « prix qui claque ».

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De Lille à Bergerac, de Casto à Leclerc

Jeudi. Une journée comme je les adore. D’un côté partager des convictions devant un parterre de patrons de point de vente. De l’autre arpenter les allées d’un nouvel hyper. Le matin, chez Castorama à Lille, le sujet était au centre du commerce contemporain et à venir : la préférence d’enseigne et, m’avait-il été demandé, le lien avec l’image-prix. Difficulté supplémentaire de l’exercice : j’avais… 30 minutes chrono ! Ce qui faisait par exemple 10 minutes sur l’image-prix. Voyez le défi. Pour ceux que ça intéresse, la partie sur l’image-prix (évidemment sans les commentaires) est à télécharger ici. Elle a, par principe, le mérite d’être hyper synthétique sur les leviers de l’image-prix.

Changement de décor (et de rôle) ensuite. Direction Pineuilh, à une vingtaine de kilomètres de Bergerac. Leclerc inaugurait un nouvel hyper de 5 900 m2. En fait, l’hyper est ouvert depuis 1 mois. Mais, dans le jargon Leclerc, « l’inauguration » correspond au moment où MEL vient appuyer l’adhérent dans sa communication officielle de lancement. Comme le veut la tradition du blog, je vous en propose une visite en avant-première en téléchargeant le diaporama ici. Mais, je voudrais mettre en avant 5 bonnes idées merchandising : les TG 3 faces et multiniveaux, les TG en fruits et légumes, le rayon marée, la bergerie charcuterie-traiteur et la cave. A chaque fois, je vous propose de partager en quelques mots pourquoi je considère que c’est une bonne idée. Bon, je sais, c’est moins stratégique qu’un lettre ouverte à Georges Plassat (voir hier), mais c’est tout aussi important. Car retail is detail…

TG 3 facesAutant le dire, j’adore les TG 3 faces car elles « cassent » le rythme visuel d’une pénétrante ou d’une centrale et elles offrent une meilleure visibilité des produits. Ici, astuce supplémentaire, un niveau de tablette a été ajouté et permet un bon cross-merchandising : l’allume-feu avec le charbon.

DSC_0636Autre belle idée en matière de TG : les fruits et légumes. Toutes les TG sont ainsi construites : deux tables de masse gigognes et deux panières en guise « d’oreilles ». L’aspect gigogne des tables permet d’ajuster la TG au fil de la journée et de la gestion du stock. Et les panières offrent une intéressante possibilité d’association de produits.

DSC_0612A la marée, une double originalité. D’abord l’utilisation de meubles réfrigérés (pas nouveaux mais encore rares) et ensuite des meubles-ilôts qui sont implantés en deux niveaux. Seul inconvénient : les clients sont parfois tentés de passer entre les deux niveaux, ce que le magasin n’avait pas prévu.

DSC_0619Rayon charcuterie-traiteur. La première sensation est étonnante : les produits donnent l’impression d’être beaucoup plus près du client. En fait, il faut se reculer pour comprendre. Le meuble est plus haut qu’à l’ordinaire. Effet réussi.

DSC_0610La cave. Evidemment, pour ceux qui suivent, j’aime le lieu en général. Mais ici, en particulier, j’ai apprécié un fondement du merchandising : l’alternance visuelle qui stimule l’oeil. Bien sûr, il y a ce joli meuble bibliothèque sur la gauche mais aussi, si vous décortiquez la photo, 4 autres supports de présentation de l’offre. Là aussi, effet réussi.

Pour télécharger le diaporama de visite, c’est ici

PS : un oubli dans la note. Le coût de la chose. 11 millions d’euros pour 25 000 m2 couverts (hyper, galerie, etc.) Ce qui est finalement assez bas.

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Le melon à trois euros, l’image-prix et le pouvoir d’achat

MelonCRFCourses familiales ce samedi. Cette fois-ci, c’est Carrefour. Au rayon fruits et légumes, conversation entre deux jeunes femmes. Curieux je suis, curieux je reste et curieux j’assume. Alors, j’écoute tranquillement. Le sujet ? Le prix du melon. « 3 euros le melon, tu crois pas qu’ils exagèrent un peu…, manque de s’étouffer l’une. Et puis t’as vu la taille ?« . Pour être précis : 2,99 € pour des melons d’environ de 600 g au mieux. 5 €/kg. Au rayon boucherie, même les côtes de porc sont moins chères. La conversation se poursuit : « Moi, pas question de mettre 3 euros dans un melon, j’ai pas les moyens« . Relance : « On a plus les moyens de rien maintenant, même pas de se payer un melon. Et après ils veulent nous faire croire que le pouvoir d’achat a augmenté« . Tout est résumé, là. A 3 euros, le melon du Sénégal (en mars, faut pas rêver avec du melon de Cavaillon) est peut-être à son prix. C’est loin Dakar ! Et absurde aussi d’aller y chercher un fruit qui pousse parfaitement sous nos latitudes, mais plus tard dans la saison.C’est également pas loin d’être absurde en image-prix. Théatraliser ce qui sera perçu comme peu compétitif par certains clients n’enrichira pas l’image-prix, bien au contraire… Enfin, voilà qui illustre aussi bien le rôle de l’offre dans la perception du pouvoir d’achat. Plus l’offre s’enrichit (en général vers le haut de la fourchette des prix) moins elle en paraît accessible. Et ce, à « pouvoir d’achat réel » égal.

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