Articles taggés Leader Price

L’anniversaire Leader Price vu de Pouzauges

LeaderPricePouzaugesAprès-midi vendéenne, à Pouzauges, chez Fleury Michon pour partager des vues sur la promo en général et le commerce en général. L’une des idées que je porte, illustrations à l’appui évidemment, est… la mort du hard-discount. « Mort » puisque rien désormais – ou presque – ne différencie le hard-discount d’un supermarché classique. Le hasard de la visite qui suit, toujours à Pouzauges, dans un Leader Price rutilant, ne peut que convaincre l’hésitant. Il y a l’entrée par les fruits et légumes, la lumière directionnelle, le rassemblement des produits bio dans un mini univers bio digne de ce nom, la zone parfumerie ou encore, en caisses, le consumer magazine Leader Price. Et, au milieu de cet ensemble : l’anniversaire Leader Price. Là encore, comme une enseigne « ordinaire », Leader Price prétexte son anniversaire pour animer commercialement son offre. Là encore, Leader Price singe les mécaniques promo les plus complexes avec des grandes marques remboursées de 25 à 100 % (c’est selon), mais de manière différée après renvoi d’un collector dûment complété. Bref, un supermarché comme un autre.

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C’est mon affaire : le panier des Essentiels, les prix et JP Coffe qui taille Leader price

Capture d’écran 2011-05-19 à 18.38.48Emission globalement intéressante hier soir sur France 5. L’émission consumériste C’est mon affaire s’intéressait à l’achat au meilleur prix. Rien de neuf, me direz-vous. Mais, perso, j’en ai profité pour « pousser » quelques uns des messages qui me tiennent à cœur. D’abord, le flop du panier des essentiels. Ensuite, la grande dualité des promos : d’un côté les promos sur les produits bruts (fruits et légumes, boucherie, poisson, etc.) généralement attractives pour les clients ; de l’autre les promos PGC dont j’ai assumé de dire (parce que je le pense) que dans en moyenne un cas sur deux elles ne présentent pas d’intérêt. Enfin, une idée très incorrecte, je le sais : non, les marchés pris dans leur ensemble ne sont pas plus attractifs côté prix. Simplement parce que l’effet de taille à l’achat n’y joue pas autant que pour les hypers et les supers. Bien sûr, chaque règle ayant ses exceptions j’accepte les commentaires du genre « sur mon marché, les tomates sont moins chères que chez Leclerc ». D’ailleurs, interrogée sur un marché parisien, Pascale Hebel, la directrice du département consommation du Crédoc a plutôt conforté mon propos. Dernier point : regardez bien le sujet consacré à Leader Price et Jean-Pierre Coffe. A la présentatrice de l’émission qui lui tendait un sachet d’épaule cuite Prix Gagnant (la marque premier prix de Leader Price), JPC n’a pas manqué à sa réputation : « de la merde », a-t-il répondu en substance, avant de lire la composition du produit. Très vrai, mais finalement assez courageux de la part d’un consultant entretenu par ladite enseigne ! Et, à écouter entre les mots, JPC a publiquement fait part de son objectif : faire disparaître ces produits d’ici 2 à 3 ans.

Pour regarder l’émission, un clic sur l’image ou ici

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Carte postale de La Martinique (11)

BananeLeaderPriceIci en Martinique comme en métropole, les enseignes sont régulièrement montrées du doigt pour leur niveau de marge (réel ou supposé). C’était notamment le cas en 2008/09 lors du conflit social à l’issue duquel les enseignes s’étaient engagées sur le programme BCBa (voir notes précédentes). Cet accord prévoyait la baisse et le blocage des prix sur plusieurs centaines de produits, mais également le double-affichage des prix sur les fruits et légumes de Martinique. Histoire de vérifier que les enseignes ne s’enrichissaient pas (trop) sur le dos des (pauvres) producteurs locaux. De fait, en magasin, les consommateurs ont à la fois le prix de vente et le prix d’achat. Exemple ici sur la banane. Ce qui permettra aussi aux acheteurs métropolitains de benchmarker leur propre prix d’achat. Ca c’est de l’info !

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Carte postale de La Martinique (10)

BCBaFarineLe saviez-vous ? La revente à perte, en théorie interdite, peut devenir tout à fait légale. C’est le cas avec la démarche multi-enseignes (et parrainée par l’Etat) des prix « BCBa » (voir la note ici) : des prix baissés et bloqués depuis 2009. Mais dans quelques cas, si les PVC sont demeurés à leur niveau de 2009, les prix d’appro, eux, se sont envolés. C’est le cas de certains produits basiques, huile ou farine par exemple, qui figurent par ailleurs dans la liste BCBa. Résultat logique : les enseignes sont en revente à perte sur ces produits. Mais en revente à perte… légale.

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Carte postale de La Martinique (9)

LeaderPricePdtLocauxUn p’tit tour chez Leader Price pour terminer ces cartes postales de Martinique. Comme en métropole, l’enseigne a depuis longtemps quitté le strict terrain du hard-discount pour être un supermarché comme les autres. Un exemple frappant : la mise en avant des produits locaux, stop-rayon « madras » l’appui. C’est le cas sur les sodas et les jus de fruits (allez, en cherchant bien on peut comprendre la valeur ajoutée locale), mais aussi sur… l’eau de javel.

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Quand Carrefour met en avant la bière Leader Price…

BièreCarrefourUn peu de retard dans la « revue de presse/prospectus ». Mais impossible de ne pas vous faire partager cette belle coquille, made in Carrefour. C’était sur l’avant-dernier tract. Sur la page consacrée aux bières, une boîte 50 cl à la marque « Prestige » (photo 1). Une bière « spéciale » et « forte ». En clair, un me-too de Bavaria. Mais voilà… Prestige est aussi la marque de Leader Price sur cette même catégorie (photo 2). Résultat, en lieu et place de la bière Prestige de Carrefour (photo 3), le graphiste a utilisé le visuel de Leader Price.

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Comparateurs : l’arrosé se fait arroseur !

LES FAITS. Aujourd’hui en affichage et surtout demain mercredi dans l’ensemble de la PQR, Carrefour révèle les résultats de son comparateur de prix. L’enseigne s’y (auto)annonce moins chère que Lidl et Leader Price.
Il est des initiatives plus savoureuses que d’autres… Le comparateur de prix de Carrefour est bien de celle-là. L’enseigne, qui avait systématiquement attaqué en justice les comparateurs de ses concurrents (parfois avec raison, les décisions l’ont prouvé), a donc décidé d’y aller elle-aussi de son étude. Bref, l’arrosé se fait arroseur ! Ses cibles ? Lidl         et Leader Price, face auxquels Carrefour lance – évidemment avec succès – sa gamme Discount. Carrefour s’affirme donc 3 % moins cher que Lidl et 23 % moins cher que Leader Price. Lequel, en avril, proclamait, tout aussi publiquement, être… 34 % moins cher que Carrefour. Forcément incompréhensible pour le quidam même si, comme souvent, tout s’explique. Derrière ces comparateurs, des niveaux de gamme différents. Par exemple avec Prix Gagnant et Leader Price «classique» pour le hard-discount de Casino. Habitué à ferrailler en justice sur le sujet, Carrefour a manifestement cherché à se montrer irréprochable (sa méthodologie est un modèle de précautions / à lire sur carrefour-moins-cher.carrefour.fr). Leader Price l’entendra-a-t’il ainsi ? Pas sûr…  Il y a d’abord le faible nombre de produits : 25. En septembre, le tribunal de commerce de Paris – condamnant Leader Price à payer 300 000 euros à… Carrefour – avait précisément considéré que la trentaine de catégories de produits ne pouvaient «en aucun cas» être considérés comme «représentatifs de la consommation des ménages». Carrefour ne va certes pas jusque là mais le sous-entend avec ses «25 produits du quotidiens». Subtile nuance. Et… contestable. Le munster, produit du quotidien ? C’est à voir ! Autre – probable – angle d’attaque pour Leader Price : la nature des produits comparés. Sur les 25 produits, Carrefour n’a retenu qu’un seul «Prix Gagnant», les produits les moins chers de l’assortiment de Leader Price : la farine de blé. L’argument de Carrefour : la comparabilité des cahiers des charges. Pas idiot . Mais, en parallèle, Carrefour n’a pas résisté à comparer des produits de formats différents. Dans 5 cas (sur 25 donc), l’enseigne a recalculé des prix au litre ou au kilo. Toujours contestable… Ce qui pourrait inciter Leader Price à vouloir récupérer ses 300 000 e !
Olivier Dauvers

LES FAITS. Aujourd’hui en affichage et surtout demain mercredi dans l’ensemble de la PQR, Carrefour révèle les résultats de son comparateur de prix. L’enseigne s’y (auto)annonce moins chère que Lidl et Leader Price.

TGC86Il est des initiatives plus savoureuses que d’autres… Le comparateur de prix de Carrefour est bien de celle-là. L’enseigne, qui avait systématiquement attaqué en justice les comparateurs de ses concurrents (parfois avec raison, les décisions l’ont prouvé), a donc décidé d’y aller elle-aussi de son étude. Bref, l’arrosé se fait arroseur ! Ses cibles ? Lidl et Leader Price, face auxquels Carrefour lance – évidemment avec succès – sa gamme Discount. Carrefour s’affirme donc 3 % moins cher que Lidl et 23 % moins cher que Leader Price. Lequel, en avril, proclamait, tout aussi publiquement, être… 34 % moins cher que Carrefour. Forcément incompréhensible pour le quidam même si, comme souvent, tout s’explique. Derrière ces comparateurs, des niveaux de gamme différents. Par exemple avec Prix Gagnant et Leader Price «classique» pour le hard-discount de Casino. Habitué à ferrailler en justice sur le sujet, Carrefour a manifestement cherché à se montrer irréprochable (sa méthodologie est un modèle de précautions / à lire sur carrefour-moins-cher.carrefour.fr). Leader Price l’entendra-a-t’il ainsi ? Pas sûr…  Il y a d’abord le faible nombre de produits : 25. En septembre, le tribunal de commerce de Paris – condamnant Leader Price à payer 300 000 euros à… Carrefour – avait précisément considéré que la trentaine de catégories de produits ne pouvaient «en aucun cas» être considérés comme «représentatifs de la consommation des ménages». Carrefour ne va certes pas jusque là mais le sous-entend avec ses «25 produits du quotidiens». Subtile nuance. Et… contestable. Le munster, produit du quotidien ? C’est à voir ! Autre – probable – angle d’attaque pour Leader Price : la nature des produits comparés. Sur les 25 produits, Carrefour n’a retenu qu’un seul «Prix Gagnant», les produits les moins chers de l’assortiment de Leader Price : la farine de blé. L’argument de Carrefour : la comparabilité des cahiers des charges. Pas idiot . Mais, en parallèle, Carrefour n’a pas résisté à comparer des produits de formats différents. Dans 5 cas (sur 25 donc), l’enseigne a recalculé des prix au litre ou au kilo. Toujours contestable… Ce qui pourrait inciter Leader Price à vouloir récupérer ses 300 000 euros !

Olivier Dauvers

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Carte postale de Montréal (3)

IGAUne incongruité chez IGA, l’enseigne alimentaire leader au Québec. Bien que l’enseigne dispose de ses propres MDD (Compliments pour le coeur de gamme et Signal pour le premier prix), je me trouve nez-à-nez avec des MDD françaises. Jugez plutôt de l’incongruité…  D’un côté, des produits Paquito, William, Saint Eloi, Elodie, bref des marques d’Intermarché ; de l’autre des produits Leader Price (groupe Casino). Pas banal ! Je creuse et vous en reparle à l’occasion.

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Leader Price Sud-Ouest, toujours l’exemple à suivre

LeaderPriceBanane-BDJournée magasins dans le Sud-Ouest. Au hasard d’une route, le 4×3 du moment de Leader Price. Et toujours cet « émerveillement » devant la simplicité de la communication des Leader Price de la région. La recette est simple à décortiquer. 1) Prenez un produit, le plus fédérateur possible. Aujourd’hui les bananes. 2) « Tapez » le prix à un niveau impactant pour le quidam : 0,75 euro/kg (voilà qui, forcément, résonne avec l’idée communément admise que les fruits et légumes sont chers). 3) Rajoutez un slogan peu élaboré mais explicite : « L’alimentaire moins cher ». Vous obtenez l’affiche parfaite.

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Leader Price, l’histoire du commerce en marche

LP2BDAvant de vous adresser quelques cartes postales de Sao Paulo (déjà 3 magasins visités de fond en comble aujourd’hui : Extra, Assai, Pao de Acucar), un commentaire sur le commerce français tel que le rapportait hier le quotidien les Echos. Leader Price a donc annoncé le déploiement de son nouveau concept, testé depuis quelques mois déjà à Livry Gargan ou St Brieuc entre autres sites. Je ne peux que vous renvoyer à la lecture d’une Tribune Grande Conso récente consacrée à l’embourgeoisement du hard-discount (où à ma note du 2 avril : « Nouveau Leader Price : ne manquent que les marques »). J’y évoquais l’inévitable arrivée des marques nationales chez Leader Price, en dépit des dénégations de Casino, jusqu’à Jean-Charles Naouri lui-même. L’histoire du commerce est en effet un éternel recommencement. Et toutes les formes de vente finissent par s’éloigner de leurs fondamentaux. Souvent avec de bonnes raisons d’ailleurs. Les marques nationales en font partie. Indiscutablement, les clients les attendent et les achètent, ce qui, mécaniquement, assure de la croissance (demandez à Lidl…). Le design et l’organisation du magasin sont une autre piste. Leader Price promet à cet égard un magasin plus « convivial » et plus « moderne ». Bref, plus supermarché et moins hard-discount. Là aussi, une tendance historique… Cherchez bien ce que Dia ou Netto ont encore du hard-discount originel. Pas grand chose à dire vrai ! Comme toujours, les concepteurs se défendent de s’éloigner des fondamentaux. « Il ne s’agit pas d’une montée en gamme », explique aux Echos le pragmatique patron de Leader Price, Jean-Michel Duhamel. Ben tiens… Pour autant, les faits lui donneront raison, comme pour Ed/Dia ou Netto. D’ailleurs si les tests n’avaient pas été concluants, le nouveau concept n’aurait pas été déployé, c’est l’évidence. Mais ce paradoxe est lui aussi écrit dans l’histoire du commerce. A court terme, après avoir assuré sa croissance par l’expansion, le hard-discount à tout intérêt à se rapprocher du supermarché pour se donner de nouveaux espoirs. Mais à long terme, il ouvre la porte à… un nouvel hard-discount. A 5 ans ? 10 ans ? 15 ans ? Personne ne le sait. En revanche, aucun doute sur la perspective. Rien d’anormal.  Le manager gère du court terme. Et l’observateur s’appuie sur l’histoire pour imaginer le long terme. Chacun est dans le vrai, mais pas sur la même échelle de temps.

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