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Leader Price, l’histoire du commerce en marche

LP2BDAvant de vous adresser quelques cartes postales de Sao Paulo (déjà 3 magasins visités de fond en comble aujourd’hui : Extra, Assai, Pao de Acucar), un commentaire sur le commerce français tel que le rapportait hier le quotidien les Echos. Leader Price a donc annoncé le déploiement de son nouveau concept, testé depuis quelques mois déjà à Livry Gargan ou St Brieuc entre autres sites. Je ne peux que vous renvoyer à la lecture d’une Tribune Grande Conso récente consacrée à l’embourgeoisement du hard-discount (où à ma note du 2 avril : « Nouveau Leader Price : ne manquent que les marques »). J’y évoquais l’inévitable arrivée des marques nationales chez Leader Price, en dépit des dénégations de Casino, jusqu’à Jean-Charles Naouri lui-même. L’histoire du commerce est en effet un éternel recommencement. Et toutes les formes de vente finissent par s’éloigner de leurs fondamentaux. Souvent avec de bonnes raisons d’ailleurs. Les marques nationales en font partie. Indiscutablement, les clients les attendent et les achètent, ce qui, mécaniquement, assure de la croissance (demandez à Lidl…). Le design et l’organisation du magasin sont une autre piste. Leader Price promet à cet égard un magasin plus « convivial » et plus « moderne ». Bref, plus supermarché et moins hard-discount. Là aussi, une tendance historique… Cherchez bien ce que Dia ou Netto ont encore du hard-discount originel. Pas grand chose à dire vrai ! Comme toujours, les concepteurs se défendent de s’éloigner des fondamentaux. « Il ne s’agit pas d’une montée en gamme », explique aux Echos le pragmatique patron de Leader Price, Jean-Michel Duhamel. Ben tiens… Pour autant, les faits lui donneront raison, comme pour Ed/Dia ou Netto. D’ailleurs si les tests n’avaient pas été concluants, le nouveau concept n’aurait pas été déployé, c’est l’évidence. Mais ce paradoxe est lui aussi écrit dans l’histoire du commerce. A court terme, après avoir assuré sa croissance par l’expansion, le hard-discount à tout intérêt à se rapprocher du supermarché pour se donner de nouveaux espoirs. Mais à long terme, il ouvre la porte à… un nouvel hard-discount. A 5 ans ? 10 ans ? 15 ans ? Personne ne le sait. En revanche, aucun doute sur la perspective. Rien d’anormal.  Le manager gère du court terme. Et l’observateur s’appuie sur l’histoire pour imaginer le long terme. Chacun est dans le vrai, mais pas sur la même échelle de temps.

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Mic-mac au pays des comparateurs

Difficile de suivre (et donc de comprendre) les comparaisons de prix des enseignes sur le marché du bio. A quelques jours d’intervalle, Leader Price d’abord, Leclerc ensuite, ont chacune publié leur propre indicateur. Evidemment, chacune est la meilleure. Jusque là, tout s’explique. L’étonnement réside dans l’écart entre Leclerc et Carrefour. Selon Leader Price (voir affiche), Leclerc est 30 % moins cher que Carrefour. Mais, selon Leclerc, l’écart n’est plus que de… 9,6 %. Comme toujours, chaque enseigne a raison sur la base de sa propre méthodologie. Et là, Leader Price a choisi le comparateur version « cheap » : 29 produits comparés, lorsque Leclerc en annonce « plus de 300 ».

ComparateurLeaderPrice

ComparateurBioLeclerc

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Comparateur Leader Price : l’étonnant silence de Leclerc et Carrefour

Etonnant le silence qui a entouré le lancement du comparateur de Leader Price (voir ma note du 8 avril), malgré de vraies faiblesses méthodologiques (pour ne pas dire plus). Etonnant le silence de Leclerc et de Carrefour qui auraient pourtant tant à dire sur la rigueur de l’outil. Oh certes, Leclerc pourrait se satisfaire d’être moins amoché que Carrefour, ce qui donne au passage du crédit à l’idée que ses MDD sont moins chères que celle de son rival. Mais Leclerc peut-il vraiment se satisfaire d’être un « bon numéro 2″ des prix… ? Quant à Carrefour, pourtant si prompt à ferrailler juridiquement avec le comparateur de prix de Leclerc, il épargne Leader Price dont les failles sont pourtant si évidentes… D’ailleurs, le silence des protagonistes est largement compensé par les commentaires reçus en direct ou laissés sur ce site. Je vous encourage d’ailleurs à les consulter, ils sont eux aussi éloquents sur l’à peu près de la démarche de Leader Price.

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Comparateur de prix : Leader Price joue et (sans surprise) gagne !

LeaderPrice2Et voici donc un nouveau comparateur de prix ! Le dernier-né est signé Leader Price qui, sans surprise, s’auto-proclame moins cher, en se comparant à deux enseignes d’hypers : Leclerc et Carrefour (j’aurai évidemment particulièrement apprécié que l’enseigne se compare aussi à Géant, mais Leader Price est « corporate », pas question de fâcher le grand frère du groupe Casino !). Pour ce faire, Leader Price a relevé les prix de 49 produits basiques dans 50 hypers Leclerc et 50 hypers Carrefour. Le problème, comme toujours, c’est la nature de la comparaison : d’un côté les produits Leader Price standards, de l’autre les MDD cœur de marché. Pas absurde certes, mais pas complètement pertinent non plus. Un exemple ? Les haricots verts très fins. La boîte 4/4 de Leader Price est annoncée à 0,82 euro. Celle de Carrefour à 1,02 euro. Sauf qu’il n’a probablement pas échappé à Leader Price que Carrefour dispose depuis presque un an d’une gamme Carrefour Discount où la boîte 4/4 est à 0,77 euro. Gênant pour l’honnêteté intellectuelle de la démarche. Autre exemple : le roquefort. La barquette de 150 g Leader Price est à 1,69 e. Celle de Leclerc est affichée à 1,78 e. Soit 5 % plus cher, c’est factuel. Tout aussi factuel : le produit Leclerc porte la marque terroir de l’enseigne « Nos Régions ont du Talent ». Explication : Leclerc ne propose pas de marque Repère sur ce produit. Mais la « charge identitaire » de Nos Régions ont du Talent peut-elle vraiment rendre le produit comparable avec la barquette Leader Price ? Pas sûr… Ou alors je dois réviser d’urgence les quelques notions de marketing que mes études agricoles avaient tenté de m’inculquer ! Et les exemples sont nombreux et les approximations légion (la saucisse sèche droite rebaptisée saucisson sec ou encore les arrondis généreux – recalculez les écarts figurant sur la photo…). La morale ? La comparaison des prix est un art difficile, surtout pour les enseignes qui sont juges et parties. Prêter le flanc à la critique revient à affaiblir la démonstration. Sans compter que Leclerc et Carrefour toujours prêts à ferrayer juridiquement sur ce terrain sensible des relevés de prix pourraient, là, se réconcilier sur le dos de Leader Price… Ce qui donnerait un intérêt supplémentaire au comparateur de Leader Price !

Pour télécharger le document complet de Leader Price, cliquez ici

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Nouveau Leader Price : ne manquent que les marques

LP1-BDSur la route de Rennes à Brest où j’interviens en ce vendredi soir face aux producteurs Savéol. Peu après St Brieuc, face à l’hyper Leclerc de Plérin, un nouvel Leader Price. Nouveau pour sûr. Les magasins qui portent la nouvelle identité visuelle de l’enseigne – signée Malherbe – sont encore très rares. Arrêt obligatoire. Et toujours ce même sentiment avec les nouveaux concepts de hard-discount que l’histoire du commerce s’écrit sous nos yeux. L’histoire qui veut en effet que toutes les formes de vente naissent « par » le prix et, qu’au fil des ans, leur évolution les font monter en gamme, les éloignant de leur concept d’origine. Ce que j’appelle couramment l’embourgeoisement. En clair, les hard-discounters ressemblent plus que jamais à des supermarchés classiques. Après Netto et Ed/Dia, Leader Price n’y échappe pas : les fruits et légumes ont regagné l’entrée du magasin, le mobilier (bien que toujours simple) monte en gamme ne serait-ce que par la couleur sombre, parfois quasi noire (pas franchement la couleur la plus discount), la perspective dès l’entrée qui ouvre ce qui est une zone marché, ou encore des produits d’opportunités, notamment ces phoenix (un arbuste de plus de 3 mètres de haut) à plus de 30 euros. Un bon prix ? Peut-être… Mais sans doute pas le produit le plus indispensable qui soit. Le clou ? Une animation « galette » dans le magasin. Signe que l’origine du magasin (bretonne) a pris le pas sur son concept (le hard-discount). Que manque-t-il à Leader Price pour être un supermarché comme les autres ? Les marques nationales. En présentant les comptes 2009 de Casino, Jean-Charles Naouri, le boss, n’en a pas écarté l’idée, invitant juste les industriels à… lui garantir le même niveau de rentabilité que pour ses produits à marque propre. De bonne guerre… Mais en écoutant les clients découvrir ce nouveau Leader Price ouvert il y a une semaine, aucun doute : ne manquent vraiment que les marques pour en faire un magasin principal. Et donc un supermarché comme un autre !

LP3-BD

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Juin 2006

La hard-attraction

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Le succès du hard-discount en général, et de Leader Price en particulier, serait-il tel qu’il puisse rivaliser avec l’hyper sur ce qui fait – théoriquement – sa force : la capacité d’attraction ? A l’évidence, non, même si la stratégie de ce Leader Price (propriété d’un indépendant, ceci expliquant peut-être cela…) tend à illustrer le contraire. Voilà un hard-discount de taille modeste, à peine 700 m2, qui escompte détourner la clientèle de Laôn, pourtant  situé à plus de… 30 km de là ou, tout aussi peu “engageant”, à 25 mn de voiture. La hard-attraction en somme ! Ou une nouvelle illustration de la dérive du concept. Car on peut légitimement douter du rapport coût/efficacité de ce panneau permanent.

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