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Les PME, évidentes victimes de la LME

PMEC’est l’un des slides que j’ai présentés à Serge Papin (Système U) et Gilles Charpentier (président de la FEEF) dans le cadre des récentes Journées Annuelles de l’IFM. Sur la base de l’étude annuelle Nielsen/FEEF sur la place des PME en hypers/supers, il présente à la fois le poids des PME en chiffre d’affaires et en place dans l’assortiment. Dans les deux cas, les PME perdent du terrain. Et pas qu’un peu ! L’explication : la fin de la loi Galland qui, l’air de rien, les protégeait bien davantage que la LME. La LME a en effet redonné le goût du combat sur les prix aux enseignes. Lesquelles se battent principalement sur les grandes signatures des rayons, qui appartiennent rarement aux PME. Conséquence : le prix des grandes marques baissent, deviennent plus attractifs et les ventes progressent. A l’inverse (et parce qu’il faut bien se rattraper…), les enseignes surmargent les marques challengers, ce qui les rend encore moins intéressantes aux yeux des consommateurs. DSCN0476-2-BDExemple ici sur le marché des rillettes. Bordeau-Chesnel à 1,48 euro est environ 40 % moins cher que son « prix loi Galland ». Comme dans le même temps la marque challenger a subi le mouvement inverse, le choc en rayon est violent. Au détriment des PME donc.

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Prix : la hausse sans doute, la baisse c’est sûr !

TGC93Depuis juin 2004, veille des «accords Sarko», les prix des marques nationales ont largement baissé en rayons. Une réalité tangible qui, à date, n’intéresse évidemment personne !

Alea jacta est ! Depuis hier soir et les toutes dernières signatures des accords 2011 (jusqu’à tard dans la soirée et parfois à l’étage de la présidence), le sort des clients en est donc jeté.  Ils passeront à la caisse. Car, assurent en chœur économistes, prévisionnistes et, naturellement, les directions commerciales des marques, «la hausse est inévitable». La faute aux matières premières ! Sans doute. Les cours du concentré de jus d’oranges, du café ou de la poudre de lait en sont même devenus des indicateurs quasi quotidiens d’une presse grand public qui se complait à alarmer les masses laborieuses. En boucle donc, un seul et même message : les prix augmentent, encore et toujours.
Rien de plus approximatif pourtant. Car autant la hausse à venir est une évidence, autant la baisse passée est une certitude. En témoigne l’étude menée dans les 22 même hypers et supers de Rennes depuis 2004 par le magazine RENNES CONSO*. Du 15 juin 2004 (avant-veille des «accords Sarko» qui ont véritablement enclenché la sortie de l’ère Galland) au 15 février 2011, le panier de 100 produits ultra-majeurs a baissé de plus de 4 %. Avec des cas spectaculaires : un reflux égal ou supérieur à 20 % pour Nescafé, Lipton Yellow, Bordeau Chesnel, etc. Preuve que le vent de libéralisation dans la fixation des prix insufflé par les «accords Sarko», puis les lois Dutreil II, Chatel et, enfin, LME a porté ses fruits.
Malgré la force de l’évidence (et la caution d’autres études non publiques, mais aux conclusions similaires), la baisse des prix n’intéresse – hélas – aucun chroniqueur… Quel grand média oserait aujourd’hui titrer sur une baisse des prix, au risque de se muer, dans l’esprit de ses lecteurs, en suppôt du pouvoir ? Pas un, évidemment. Pourquoi ? Simplement parce que la presse grand public contemporaine n’est plus le creuset de l’honnêteté intellectuelle qu’elle fût mais juste un… produit comme un autre qui cherche à plaire au plus grand nombre. Et, qu’à l’évidence, écrire ce qu’un lecteur a envie de lire est encore le meilleur moyen de le séduire. Quitte – sans jamais la travestir, ô crime ! – à s’arranger avec la réalité. C’est ainsi que les heureuses conséquences de la fin de l’ère Galland resteront donc une…       non-information !

Alea jacta est ! Depuis hier soir et les toutes dernières signatures des accords 2011 (jusqu’à tard dans la soirée et parfois à l’étage de la présidence), le sort des clients en est donc jeté.  Ils passeront à la caisse. Car, assurent en chœur économistes, prévisionnistes et, naturellement, les directions commerciales des marques, «la hausse est inévitable». La faute aux matières premières ! Sans doute. Les cours du concentré de jus d’oranges, du café ou de la poudre de lait en sont même devenus des indicateurs quasi quotidiens d’une presse grand public qui se complait à alarmer les masses laborieuses. En boucle donc, un seul et même message : les prix augmentent, encore et toujours.

Rien de plus approximatif pourtant. Car autant la hausse à venir est une évidence, autant la baisse passée est une certitude. En témoigne l’étude menée dans les 22 mêmes hypers et supers de Rennes depuis 2004 par le magazine RENNES CONSO*. Du 15 juin 2004 (avant-veille des «accords Sarko» qui ont véritablement enclenché la sortie de l’ère Galland) au 15 février 2011, le panier de 100 produits ultra-majeurs a baissé de plus de 4 %. Avec des cas spectaculaires : un reflux égal ou supérieur à 20 % pour Nescafé, Lipton Yellow, Bordeau Chesnel, etc. Preuve que le vent de libéralisation dans la fixation des prix insufflé par les «accords Sarko», puis les lois Dutreil II, Chatel et, enfin, LME a porté ses fruits.

Malgré la force de l’évidence (et la caution d’autres études non publiques, mais aux conclusions similaires), la baisse des prix n’intéresse – hélas – aucun chroniqueur… Quel grand média oserait aujourd’hui titrer sur une baisse des prix, au risque de se muer, dans l’esprit de ses lecteurs, en suppôt du pouvoir ? Pas un, évidemment. Pourquoi ? Simplement parce que la presse grand public contemporaine n’est plus le creuset de l’honnêteté intellectuelle qu’elle fût mais juste un… produit comme un autre qui cherche à plaire au plus grand nombre. Et, qu’à l’évidence, écrire ce qu’un lecteur a envie de lire est encore le meilleur moyen de le séduire. Quitte – sans jamais la travestir, ô crime ! – à s’arranger avec la réalité. C’est ainsi que les heureuses conséquences de la fin de l’ère Galland resteront donc une…non-information !

Olivier Dauvers

Pour télécharger le PDF, c’est ici

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Prix : le double-effet de la LME !

La LME a incontestablement donné une nouvelle liberté aux enseignes dans la fixation des prix. Sur ce point, mission remplie. Mieux : sur les majeurs de l’assortiment, les enseignes se livrent désormais une vraie bataille, dégradant au passage leur niveau de marge. Avec, comme toujours en pareil cas, les deux mêmes écueils dans lesquels se fourvoient actuellement toutes les enseignes… Démonstration par l’exemple…

SpaghettoBDPremier écueil : des prix que la compétition sur les majeurs rend absurdes. Exemple ici sur ce Spaghetto bolognaise de Panzani. Par le jeu de la concurrence, le format majeur (425 g) est désormais proposé à 1,27 euro, lorsque le format mini (210 g) est à 1,26 euro. Evidemment incompréhensible vu du client !

RéoEffetLME BDSecond écueil : des niveaux de prix hymalayesques sur des références secondaires pour jouer la compensation de marge. Exemple avec ce camembert Réo proposé (sans rire) à 3,99 euros. C’est certes un summum du camembert (médaille d’or à Paris), mais tout de même… Ce jour là, c’était plus de deux fois plus cher que le camembert Lepetit (1,79 euro) qui, lui aussi, y allait de sa médaille d’or à Paris.

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