Articles taggés merchandising

Carte postale de New-York (15)

MerchandisingDernière carte postale de NY et un peu de légèreté comme c’est le week-end. Mais une légèreté toute professionnelle. Avec un sujet qui m’obsède : le… merchandising. Comment mieux définir le « merch » qu’en évoquant l’objectif de faire comprendre l’offre ? C’est ainsi qu’il faut « lire » cette tranche de vie commerciale. Quel intérêt aurait en effet ce love store de proposer une large gamme de préservatifs (vous n’en voyez qu’un bout) et de ne pas les montrer ? Aucun. Ben, vous voyez, le merchandising, c’est aussi simple que ça ! Faire comprendre l’offre.

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Carte postale de Prague (5)

AlbertAlambic-BDExcellente et peu coûteuse théâtralisation du rayon bières, toujours chez Albert. Les lampes ont pris la forme d’alambics aux reflets cuivrés. J’imagine bien que d’autres magasins ont déjà eu pareille idée tellement elle peut en apparaître évidente. Toujours est-il que je ne l’avais jamais remarquée. Et c’est aussi pour ça qu’il ne faut jamais s’arrêter de courir les magasins ! Pour s’étonner régulièrement ;-)

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Carte postale de Vérone (9)

IperPâtes

Autant je suis souvent admiratif du merchandising d’Iper (cf note de samedi), autant, là, je suis plus dubitatif sur ce rayon pâtes (avec, néanmoins, l’humilité nécessaire du Français qui parle de « pasta » en Italie !). Dans cet Iper, donc, le rayon est organisé non par marques, mais par type de pâtes, ce qui – au moins pour le Français que je suis – rend l’offre moins lisible. En fait, c’est sans doute le nombre de marques qui complique une implantation par marque. Jugez plutôt, 11 signatures différentes pour les seuls spaghettis par exemple : De Cecco, Divella, Francia Corta, Di Paola, Valbio, Iper, Voiello, Barilla, Colavita, Agnesi et Garofalo. Pour autant, à quelques kilomètres de là, Auchan est confronté au même problème (photo ci-dessous). Mais l’a résolu d’une manière plus lisible : les six principales marques (dont Barilla, à droite) sont effectivement présentées en bloc-marques tandis que les autres sont rassemblées et, là, organisées par type de pâtes. Car, dois-je me fâcher avec quelques Italiens, toutes les marques ne se valent pas et la mission du commerçant est bien de hiérarchiser l’offre. C’est même la base du merchandising !
AuchanPâtes

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Carte postale de Vérone (8)

IperArtdelatable

Iper est une enseigne dans laquelle j’adore flâner tant ses audaces merchandising sont généralement très « inspirantes ». En voilà un bon exemple avec l’implantation des arts de la table en transition entre le non-al et les produits frais trad. Le tout dans une grande continuité visuelle puisque aucune séparation ne matérialise la différence d’univers.

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Carrefour Planet, 333 jours après… (3)

CarrefourDiscountVoici une bonne initiative merchandising du concept Planet qui a globalement survécu à une année d’exploitation : les « bouts d’allée » (à ne pas confondre avec les TG) consacrés à Carrefour Discount. Bonne initiative parce qu’elle offre une visibilité à ce qui est sans doute la meilleure arme de Carrefour dans la bataille de l’image-prix : sa MDD discount. Et puis, l’air de rien, parce que les basiques du métier (cf la note d’hier) y sont bien réunis : l’exécution de l’offre (je comprends ce qu’on me propose), l’exécution du prix (le prix auquel on me le propose, encore qu’il y a 2 prix parce que 2 produits, mais passons) et enfin l’expérience-client (facile à voir, accessible, etc.).

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Limoges : les idées novatrices du dernier Cora rénové

Visitez en avant-première l’hypermarché Cora de Limoges, le dernier des magasins rénovés de l’enseigne. Après 8 mois de travaux et 12 millions d’euros d’investissement, celui-ci dévoile une surface de vente de plus de 10 000 m2 avec notamment 3 idées phares à retenir : l’exécution promo (suivez le rouge), la gestion de l’espace et de l’ambiance (adieu le carrelage), ainsi que de nouvelles implantations (la parfumerie sépare le textile homme du textile femme).

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Carte postale de Charlotte (11) : jusqu’au bout du bois

FreshMarketMeublesboisLe bois est un matériau très présent dans les supermarchés américains. Il participe généralement au positionnement plutôt haut de gamme des magasins, notamment dans les produits frais : fruits et légumes et « deli » (traiteur). Fresh Market va au bout du concept et utilise de véritables meubles en bois en guise de TG pour les PGC. Effet garanti ! Regardez…

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Carte postale de Saigon (2)

MaxiMarkEn ironisant si peu, voici une belle leçon de merchandising de MaxiMark, une enseigne de grand supermarché ici au Vietnam. Un recueil de « best-practices » ! Le rayon concerné : le bazar ménager. La technique ? Bourrer les rayons jusqu’à la gueule (c’est un vrai terme de distribution / je dis ça pour ma mère qui suit ce blog et qui pourrait s’inquiéter de tant de familiarité !). Bourrer les rayons jusqu’à la gueule, donc, et laisser déborder au besoin. Autrement dit : y’en a un peu plus, je le mets quand même ? Ben tiens !

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La langue du client

OrangeLangueduClientSavoir parler la « langue du client » est un minimum pour un commerçant. Faute de quoi il lui sera difficile de… se faire comprendre. Cette idée très générale – j’en conviens – est pourtant fondamentale et trop souvent négligée alors qu’elle devrait être à la base de toute démarche merchandising. Comment bien faire comprendre son offre autrement qu’en utilisant les clés de compréhension du client ? Difficile ! Exemple ici : les deux références d’oranges sont présentées avec, en guise de clés de compréhension, leurs variétés : navel pour l’une, valencia pour l’autre. Le client raisonne-t-il ainsi ? Ou « rentre-t-il » dans cette catégorie en fonction de l’usage auquel il destine ses oranges : en jus ou à peler ? Vous avez la réponse ? Moi aussi. Voilà bien le B.A.-ba du merchandising. C’est sans doute moins grisant que de « designer de nouveaux displays », mais tellement plus fondamental.

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Foire aux Vins : Carrefour fait la révolution

Ah !, que j’aime ce Carrefour-là, capable d’audace comme aux meilleures heures, lorsque l’enseigne donnait le « la » du commerce. L’initiative qui vaut tant de louanges ? La foire aux vins de printemps, nettement moins stratégique que la version automnale de l’opération, mais parfaitement propice à une révolution merchandising. Oubliées les clés d’entrée classiques par couleur, par grande région puis, parfois même, par micro-appellation dont seuls quelques érudis ont connaissance ! Ici, Carrefour prend le parti – avec les risques inhérents, mais c’est bien ça la « beauté du geste » – d’un merchandising par prix. Objectif : « parler la langue du consommateur » ce qui, à bien y réfléchir, n’est rien d’autre que le B-A-BA du merchandising ! Le prospectus est donc organisé pour l’essentiel par tranche de prix : les bouteilles à moins de 3 euros, les bouteilles entre 3 et 4 euros, puis entre 4 et 6 euros et enfin les « valeurs sûres ». Résultat : sur une même double-page, parce que dans la même catégorie, cohabitent des blancs, des rosés et des rouges, des Bordeaux, des Bourgogne ou des Languedoc par exemple.

IMG_0192-BDEn rayon même topo. Un merchandising par tranche de prix, indépendant donc des régions et des appellations. A dire vrai, nul ne sait encore si l’initiative sera payée de retour. En choisissant l’opération de printemps, Carrefour a limité les risques tout en testant à grande échelle. Une certitude : le vin a besoin d’un « grand coup de pied merchandising ». Une idée que je défends depuis longtemps, et encore en février dernier lors des Ateliers du Vin, une journée que je co-organise avec Rayon Boissons. Entre autres exemples, j’y avais alors présenté le merchandising des deux magasins Red Market, cette enseigne-OVNI imaginée par le belge Delhaize. Dans l’un, le rayon est implanté par typologie de produit (vif, fruité, épicé, etc.), dans l’autre par prix. A défaut donc d’affirmer que Carrefour a fait le bon choix, j’ai une conviction : une révolution s’impose. Et Carrefour a mille fois raisons de s’y essayer.

Pour télécharger le prospectus Foire aux Vins de Carrefour, cliquez ici

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