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« Offrez des heures de repassage » : fallait y penser…

heuresdeménage

Dernière ligne droite avant Noël. Tous les arguments sont bons pour vendre ! Dernière idée-cadeau (pour ceux qui n’ont vraiment rien d’autre…) : des heures de ménage, repassage, bricolage ou encore de jardinage. C’est le thème de la campagne d’e-mailing d’IdéalServices, l’un des réseaux de franchiseurs sur le marché des services à domicile. Un cadeau « original et instantané » comme le vante IdealServices ? Sans doute. Décalé et finalement un peu risqué ? Aussi…

Fallait (vraiment) y penser.

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Comment Kelkoo tacle les magasins…

Microsoft Word - Draft Panic Saturday Final Version.docx

A quelques jours de Noël, tout est bon pour s’arracher les derniers euros à dépenser. Web et magasins se livrent une bataille sans merci. Et parfois très subliminale. Exemple avec l’étude du jour livrée par Kelkoo, le site de comparaison de prix. Sous le (très hypocrite) prétexte d’apporter de l’information à des journalistes qu’ils pensent en panne d’inspiration, Kelkoo, via le bien obscur Centre for Retail Research, a estimé le nombre de Français qui se rendront samedi dans un magasin à la recherche du « dernier cadeau ». Ils seront… 15,8 millions pour ce qui sera, précise au passage Kelkoo, « la journée de shopping la plus intense de l’année ». Comment ne pas imaginer que l’objectif soit autre que d’en effrayer quelque uns et de les inciter à faire leurs achats sur le web, la cohue en moins ?

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Tribune n°59 (nov. 2008)

Consommation : vice ou vertu ?

Titre

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Consommation : vice ou vertu ?

LES FAITS. La traditionnelle étude du cabinet Deloitte a déjà fait le bilan des ventes de… Noël ! Résultat : un repli des chiffres d’affaires de 5 %. Avec des cadeaux annoncés à – 6,7 % et des dé-penses alimentaires à – 2 %.

L’automne, ses premiers frimas, les feuilles qui tourbillonnent et l’étude Deloitte qui, comme chaque année à pareille époque, propose déjà le bilan des ventes de… Noël avec la bienveillante complicité de journalistes, trop heureux de pouvoir enfin annoncer un résultat avant que le match ne commence ! Donc, puisque c’est déjà écrit, le Père Noël fera ceinture en 2008. Un élément supplémentaire à charge pour l’économie française dont la prospérité, peut-on lire, est directement corrélée au niveau de consommation des ménages. A tel point qu’à Bercy comme à l’Elysée, les «crânes d’œufs» de la République cogitent nuit et jour pour imaginer le plan qui soutiendra la consommation et, ce faisant, maintiendra l’économie au-dessus de la ligne de flottaison. En clair, voilà la consommation parée de mille vertus, au premier rang desquelles le sauvetage d’un modèle économique en grand désarroi. Et, naturellement, l’idée est reprise urbi et orbi. «Consommez, consommez !», hurle-t-on au peuple, désemparé car désargenté.

Vertu économique,mais vice moralet environnemental

Paradoxalement, il y a encore peu (quelques mois tout au plus), la consommation n’était que vices. Un vice moral tout d’abord, que soutenaient philosophes et «alters» de tous poils : que vaudrait en effet une société mue seulement par une inextinguible soif de consommer, où la finalité de l’homme ne serait que possession et jouissance matérielle ? Vice environnemental ensuite. Pour partie, les débats du «Grenelle de l’environnement» avaient pointé la dérive de l’hyper consommation, responsable d’un épuisement rapide des ressources de la planète et d’un amoncellement de déchets. Une dérive à endiguer urgemment assurait-on. Au point que la déconsommation en apparaissait presque comme l’indispensable passeport de la survie de l’espèce. Patatras. Voilà désormais la théorie inverse plébiscitée. Et ce avec la même conviction et par – parfois – les mêmes oracles. Qui croire ? Les deux thèses ne s’opposeraient-elles pas finalement qu’en apparence ? Et ne seraient-elles pas en fait parfaitement compatibles tant leur échelle de temps est différente. L’urgence n’était donc pas là où il était politiquement correct de le penser.   Une conclusion s’impose donc :    à court terme, la consommation sauvera le Monde, tout enle tuant à petit feu. Définit-on autrement une drogue ?

O. DAUVERS

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