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Communication : comment Toys’R'Us prépare Noël…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 8 novembre 2011
Aujourd’hui, un p’tit tour en coulisses pour vous faire découvrir l’activisme de Toys’R'Us en matière de communication corporate. De fait, l’enseigne joue gros. Noël n’est pas une période anodine pour un marchand de jouets. Résultat : tout est bon pour faire parler de soi. La semaine dernière, déjà, l’agence RP de Toys’R'US contacte les journalistes Conso/Eco/Commerce. L’objectif est clairement affiché : alimenter en contenu des journalistes qui vont (je cite) « peut-être prévoir des sujets sur cette période ». Et l’agence de susciter les sujets : logistique, tendance-phare, jouets incontournables. Sur la logistique, la proposition est même cash : « Pour tous vos sujets sur les coulisses de Noël, la préparation logistique de cette période, Toys’R'Us peut vous accueillir pour filmer les coulisses de ses entrepôts et de ses magasins« . Venez, venez ! Voilà qui a le mérite de la clarté. Ce matin, bis repetita. La traditionnelle étude Deloitte sur les prévisions d’achat des Français pour Noël était connue des journalistes depuis hier soir, mais sous embargo jusqu’à ce matin. Et que croyez-vous qu’il arriva ce matin ? La proposition de l’agence RP de Toys’R'Us de commenter les résultats de l’étude Deloitte : « Dominique Jullien, responsable marketing France de Toys’R'US, vous propose de revenir sur les résultats de l’étude ». Donc si vous voyez ledit Dominique Jullien à la TV ce soir ou si vous voyez des sujets sur les « coulisses de Noël » sur toutes les chaînes, vous saurez pourquoi… Et l’agence aura bien mérité ses honoraires
De la définition de l’exceptionnel…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 31 décembre 2010
Voilà une affiche bien courante aujourd’hui, annonçant la fermeture des magasins demain 1er janvier : « Fermeture exceptionnelle 25 décembre et 1er janvier ». Tiens, au passage, la définition d’exceptionnel dans le dictionnaire : qui n’est pas ordinaire, qui constitue une exception. Et donc la question, toute simple. Qu’un magasin soit fermé le 1er janvier est-il finalement si exceptionnel ? Ou tout simplement ordinaire ?
« Offrez des heures de repassage » : fallait y penser…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 21 décembre 2009

Dernière ligne droite avant Noël. Tous les arguments sont bons pour vendre ! Dernière idée-cadeau (pour ceux qui n’ont vraiment rien d’autre…) : des heures de ménage, repassage, bricolage ou encore de jardinage. C’est le thème de la campagne d’e-mailing d’IdéalServices, l’un des réseaux de franchiseurs sur le marché des services à domicile. Un cadeau « original et instantané » comme le vante IdealServices ? Sans doute. Décalé et finalement un peu risqué ? Aussi…
Fallait (vraiment) y penser.
Comment Kelkoo tacle les magasins…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 17 décembre 2009

A quelques jours de Noël, tout est bon pour s’arracher les derniers euros à dépenser. Web et magasins se livrent une bataille sans merci. Et parfois très subliminale. Exemple avec l’étude du jour livrée par Kelkoo, le site de comparaison de prix. Sous le (très hypocrite) prétexte d’apporter de l’information à des journalistes qu’ils pensent en panne d’inspiration, Kelkoo, via le bien obscur Centre for Retail Research, a estimé le nombre de Français qui se rendront samedi dans un magasin à la recherche du « dernier cadeau ». Ils seront… 15,8 millions pour ce qui sera, précise au passage Kelkoo, « la journée de shopping la plus intense de l’année ». Comment ne pas imaginer que l’objectif soit autre que d’en effrayer quelque uns et de les inciter à faire leurs achats sur le web, la cohue en moins ?
Tribune n°59 (nov. 2008)
Posté par Olivier Dauvers dans Tribunes le 14 novembre 2008
Consommation : vice ou vertu ?

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Consommation : vice ou vertu ?
LES FAITS. La traditionnelle étude du cabinet Deloitte a déjà fait le bilan des ventes de… Noël ! Résultat : un repli des chiffres d’affaires de 5 %. Avec des cadeaux annoncés à – 6,7 % et des dé-penses alimentaires à – 2 %.
L’automne, ses premiers frimas, les feuilles qui tourbillonnent et l’étude Deloitte qui, comme chaque année à pareille époque, propose déjà le bilan des ventes de… Noël avec la bienveillante complicité de journalistes, trop heureux de pouvoir enfin annoncer un résultat avant que le match ne commence ! Donc, puisque c’est déjà écrit, le Père Noël fera ceinture en 2008. Un élément supplémentaire à charge pour l’économie française dont la prospérité, peut-on lire, est directement corrélée au niveau de consommation des ménages. A tel point qu’à Bercy comme à l’Elysée, les «crânes d’œufs» de la République cogitent nuit et jour pour imaginer le plan qui soutiendra la consommation et, ce faisant, maintiendra l’économie au-dessus de la ligne de flottaison. En clair, voilà la consommation parée de mille vertus, au premier rang desquelles le sauvetage d’un modèle économique en grand désarroi. Et, naturellement, l’idée est reprise urbi et orbi. «Consommez, consommez !», hurle-t-on au peuple, désemparé car désargenté.
Vertu économique,mais vice moralet environnemental
Paradoxalement, il y a encore peu (quelques mois tout au plus), la consommation n’était que vices. Un vice moral tout d’abord, que soutenaient philosophes et «alters» de tous poils : que vaudrait en effet une société mue seulement par une inextinguible soif de consommer, où la finalité de l’homme ne serait que possession et jouissance matérielle ? Vice environnemental ensuite. Pour partie, les débats du «Grenelle de l’environnement» avaient pointé la dérive de l’hyper consommation, responsable d’un épuisement rapide des ressources de la planète et d’un amoncellement de déchets. Une dérive à endiguer urgemment assurait-on. Au point que la déconsommation en apparaissait presque comme l’indispensable passeport de la survie de l’espèce. Patatras. Voilà désormais la théorie inverse plébiscitée. Et ce avec la même conviction et par – parfois – les mêmes oracles. Qui croire ? Les deux thèses ne s’opposeraient-elles pas finalement qu’en apparence ? Et ne seraient-elles pas en fait parfaitement compatibles tant leur échelle de temps est différente. L’urgence n’était donc pas là où il était politiquement correct de le penser. Une conclusion s’impose donc : à court terme, la consommation sauvera le Monde, tout enle tuant à petit feu. Définit-on autrement une drogue ?
O. DAUVERS





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