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Une (autre) idée toute simple
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 26 août 2010
Les rayons regorgent de « paquet gratuit », de « prix choc », d’« offre spéciale », etc. Bref, côté superlatifs, rien ne manque. Info ou intox ? Dans les faits, qui, en magasin, a vérifié la réalité du bénéfice ? Une petite idée toute simple que je suggère aux chefs de département ou directeurs de magasins : prenez quelques produits ainsi mis en avant dans votre point de vente. Demandez à votre chef de rayon qu’il vous démontre l’intérêt de l’offre pour client. Renouvelez l’opération toutes les semaines et vous créerez dans votre équipe une culture du bénéfice. Pas la marge commerciale, ça vous l’avez déjà ! Non, la culture du bénéfice-client. Pour ne plus mettre en rayon une offre avec un « paquet gratuit » sans avoir validé s’il était vraiment… gratuit pour le client.
Une idée toute simple
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 25 août 2010
J’ai souvent l’occasion de contester la qualité de l’exécution du prix en point de vente (voire, soyons honnête, d’en faire mon miel !). Illisible, incompréhensible, insincère, etc. Les adjectifs ne manquent pas. Cette fois-ci, c’est l’inverse : une tranche de vie, au hasard d’un magasin normand, il y a quelques jours. Tout y est et clairement. Le prix et le bénéfice-client. De l’avantage direct, inconditionnel, voilà qui change quelque peu de l’embrouillamini habituel ! En fait, derrière cette photo, une idée toute simple : l’exécution d’un prix promo devrait respecter ce « tryptique mnémotechnique » que je vous propose : AVANT / APRÈS / BÉNÉFICE, ou, puisque l’époque est au sigle le AAB. Sous-entendu : quel était le prix avant ? quel est le prix à présent ? quel est l’avantage-client ? Voilà qui participerait singulièrement à une meilleure exécution (donc compréhension) de la promo en magasin. Evidemment, pour ce faire, il est nécessaire qu’il y ait un prix « avant ». En clair que la promotion ne s’effectue pas sur les formats spéciaux, ce que les enseignes n’ont aujourd’hui pas le courage (pour ne pas dire plus) d’interdire à leurs fournisseurs…
Les clients pas si gogo que ça…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 20 août 2010
Notre activité d’édition sur Rennes, via le magazine gratuit RENNES CONSO, me vaut un important courrier de lecteurs et me conforte dans cette idée que je tente (presque désespérément ai-je parfois l’impression) de faire partager aux marques et aux enseignes : le client n’est pas si gogo que ça…
Exemple cette photo d’un lecteur rennais, consommateur « ordinaire », juste attentif comme tous les clients le sont sur telle ou telle catégorie de produit. Lui, son produit fétiche, c’est le Cruesli de Quaker. Ce jour-là, dans son hyper Géant, deux formats : le classique 500 g et l’économique en 965 g. Le classique est à 2,93 euros, soit 5,86 e/kg. L’éco est à 6,03 euros, soit 6,25 e/kg. Evidemment, ce lecteur-client en a déduit que, sans sa vigilance, il se faisait avoir. A-t-il vraiment tort ?
Carte postale de Sao Paulo (5)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 27 juillet 2010
On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Danone a fait sienne cette devise et, ici au Brésil, a fait le choix sur quelques produits, dont Activia, d’imposer son prix aux enseignes. Rien de tel en effet que d’imprimer le prix directement sur le pack pour s’assurer de la parfaite homogénéité de ses tarifs entre enseignes ou circuits (donc de son mix-marketing dont le prix est l’un des quatre piliers). Aucun des magasins visités ne s’est risqué à aller contre le « preço sugerido » de Danone. Casser le prix, c’est prendre le risque d’être confusant. Quant à vendre plus cher, ce n’est juste pas envisageable ! J’imagine d’ici le compte-clé Danone dédié par exemple à Leclerc venir présenter pareille initiative à Ivry. Je paierai même cher pour filmer « en douce » la réaction des adhérents chargés du GT ultra-frais… ;-)
Le juste prix du vouvouzela
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 11 juillet 2010
Le vouvouzela vous a inspiré ! De nombreuses réponses à ma question du week-end dernier (voir note). Je la rappelle : quel peut-être, selon vous, le prix d’un objet incontournable (un vouvouzela), mais désormais inutile et qui plus est ne correspondant pas à son marché (parce qu’aux couleurs de l’équipe d’Angleterre) vendu dans un Leclerc lorrain ?
La réponse était 4,90 euros. Un prix qui, malgré le nombre d’intermédiaires probables entre la Chine et la Lorraine, laisse tout de même une généreuse marge à chacun d’entre-eux. Car le vouvouzela n’est finalement rien de plus qu’un tuyau en plastique !
Bravo à Arnaud Daphy qui, le premier, a donné le prix le plus approchant qui ait été proposé (4,99 euros). Arnaud, merci de me donner votre adresse postale pour la lecture promise en cadeau.
Le juste prix…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 3 juillet 2010
C’était un objet quasi inconnu il y a un mois. C’est désormais une star planétaire : le vouvouzela. ! Logique qu’il débarque en rayon. Reste que le parcours de l’équipe de France l’a rendu nettement moins indispensable dans la panoplie du supporter. D’autant plus lorsqu’il est proposé aux couleurs de l’Angleterre, comme c’est le cas dans cet hyper Leclerc lorrain. D’où cette question : quel est, selon vous, le prix d’un objet incontournable, mais désormais inutile et qui plus est ne correspondant pas à son marché ? Pour répondre, cliquez ici
A gagner, un « pack Editions Dauvers » : Tranches de vie commerciale 2010, Mieux Piloter sa Relation-Client, et Le magasin de demain spécial Red Market. Le tout accompagné de toute ma considération car c’est quand même vachement difficile ! Bon week-end de réflexion…
De la valeur d’un prix
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 18 juin 2010
De passage dans un Espace Culturel E.Leclerc. Une TG consacrée au football qui attire l’oeil. Et manifestement à ne pas rater (au moins pour se remonter le moral) un DVD au titre évocateur « Les instants magiques de la Coupe du Monde 1998″. Tellement magiques ces instants-là que, comme quelques uns de mes congénères, je paierais cher pour les revivre ! Mais cher n’est pas Leclerc… L’enseigne propose le DVD à 1 euro. L’euro symbolique qui achève de me convaincre – peut-être à tort – de… la médiocrité du produit proposé. A vrai dire, la jaquette m’avait déjà donné un bel avant-goût ! Une nouvelle illustration que tout prix donne une valeur au produit. Même médiocre.
Les clients de Monoprix ne sont pas comme les autres
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 11 juin 2010
On savait les clients de Monoprix moins sensibles au prix que les autres. Les plus sensibles ont en effet déjà déserté une enseigne qui se balade, selon les sources, de l’indice 110 à 115. En ce sens, le client Monoprix est foncièrement différent des autres. Désormais, on le sait aussi d’un niveau très sensiblement supérieur à ses congénères (ceci expliquant peut-être cela !). Pour s’en convaincre, il faut lire Brand’s, le nouveau « Trademag » de Monoprix. Au sommaire, sept pages d’interview de Luc Ferry, l’ancien Ministre de l’Education et toujours philosophe. Sept pages excusez du peu… Passionnant certes, mais en appeler à Nietzche pour répondre à la question « Qu’est-ce que la philosophie peut contre la mort ? », forcément c’est pas le sujet le plus fédérateur qui soit ! Dans la même veine, deux pages d’interview d’Olivier Géradon de Véra, le toujours très passionnant vice-président d’IRI France. Je vais pas vous le cacher : j’adore Olivier ! Nous avons en commun de nombreuses vues sur la consommation et notamment ce grand écart croissant entre pouvoir d’achat et… vouloir d’achat que nous évoquons depuis déjà quatre ans. Olivier est donc un « incontournable » de notre microcosme qu’il faut de temps à autre écouter. Mais est-il à ce point une « tête d’affiche » pour qu’un consumer magazine l’annonce dès sa couverture ? Pour les clients de Monoprix visiblement oui. C’est dire s’ils sont au-dessus du… panier !
Le discount, ça paye !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 8 juin 2010
Pour beaucoup, c’est une règle quasi incompréhensible : sur des marchés de masse, baisser ses prix est encore la meilleure manière… d’accroître ses profits. Bizzare ? En apparence seulement. Car le chiffre d’affaires est d’abord un diviseur de charges. Et baisser ses prix revient à attirer plus de clients et donc, in fine, à accroître son chiffre d’affaires. Les résultats de Ryanair – qui est, pour faire simple, au transport aérien ce que Lidl est à l’alimentaire – sont stupéfiants. La compagnie irlandaise s’est littéralement joué de la crise lorsque ses concurrentes historiques (à commencer par Air France qui a annoncé plus d’un milliard de pertes) ont mordu la poussière. 300 millions de résultat pour Ryanair. Plus spectaculaire encore, l’évolution du chiffre d’affaires : + 14 % lorsque le marché intraeuropéen baissait de 4 %. 18 points d’écart de performance qui s’expliquent forcément…
Cachez moi donc ces prix !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 3 juin 2010
Ma façon – très personnelle – de m’immerger dans les magasins est d’y réaliser des relevés de prix. Ca peut surprendre, mais je n’ai encore rien trouvé de mieux pour regarder jusque dans le détail des produits. Evidemment, relever des prix est parfois perçu comme un crime de lèse-majesté ! Pas naïf sur les droits et devoirs des magasins sur ce sujet, je suis « équipé » papier/crayon. Aucun magasin ne peut donc refuser l’entrée , même si certains tentent toujours sous de fallacieux prétextes : « pas le matin », « ah non, pas le jeudi après 18h, l’adhérent n’est pas là », « le responsable du magasin n’accepte plus », etc. Evidemment, voilà bien longtemps que ce genre d’intimidations ne fonctionnent plus sur moi mais elles révèlent toujours un même mal : une gestion très approximative du sujet « prix ».
Dernier exemple en date : le Super U de Lisieux (Calvados) où un improbable « couple » hôtesse d’accueil / vigile tente de me convaincre – menaces à peine voilées – de renoncer à relever les prix. J’en comprends vite la raison… Pas de quoi être fier des étiquettes en effet ! Ni de leur cohérence. Sur l’une des premières TG : du Nutella 750 g. Un même produit, 2 prix. 4,21 et 3,69 euros. Finalement, ça en deviendrait presque légitime de… cacher ses prix !




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