Articles taggés promotion
Chers Lars, James, Guillaume…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 24 septembre 2010
Pour ceux qui ne les auraient pas immédiatement reconnus, Lars, James et Guillaume sont les principaux tenanciers de quelques échoppes qui promettent actuellement de se réinventer !
Donc, je reprends : Chers Lars, James, Guillaume,
Il y a quelques semaines, ici-même, je proposais à quiconque a une responsabilité opérationnelle dans le commerce de valider régulièrement, et de faire valider par ses subordonnés, la réalité du bénéfice-client de tous ses messages promotionnels. En gros que tous les patrons interrogent de temps à autre leurs cadres sur le réel bénéfice des promotions en magasin. Histoire d’éviter de tenter d’attraper des mouches avec du vinaigre !
Donc, j’aimerai vous soumettre le cas suivant, sur un prospectus actuellement en cours dans vos magasins. Une pizza fraîche Le Gaulois (une marque mineure sur cette catégorie), 530 g, à 5 euros la pièce avec une offre de remboursement intégral du second produit acheté sous forme de bon d’achat.
Donc, à ce stade, deux questions pour valider qu’il s’agit d’une bonne affaire pour les clients :
- cette pizza est-elle généralement vendue (et à quel prix ?) dans vos rayons, ce qui permettrait aux clients de la catégorie d’apprécier à sa juste valeur la proposition actuelle ?
- si elle n’est pas couramment vendue dans vos rayons, son prix annoncée, 5 euros la pièce, est-il loyal et sincère ?
Et juste pour alimenter la réflexion de tous les lecteurs, quelques chiffres importants sur le marché. La marque leader, Sodebo, est généralement affichée à 7 euros/kg pour ses pizzas familiales et les MDD à 4,50 euros/kg. Le Gaulois, qui n’est donc qu’une marque mineure sur la catégorie, s’affiche à 9,40 euros. Si bien sûr le prix d’origine de la pizza mise en avant est le bon…
Mes courses du samedi
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 20 septembre 2010
Ca fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de mes courses (habituelles) du samedi. Cette fois-ci, parce qu’il faut bien tourner (!), c’est sur Carrefour Market que ça tombe… Comme (trop) souvent, les « Tranches de vie commerciale » à l’exécution défaillante sont nombreuses. Surtout sur la promo. En voici une, frappante. Deux box-palettes de Lindt qui jouent le rôle de TG. Le descriptif de l’offre est plus qu’imparfait, malgré une qualité d’offre bien réelle : « Chocolat Lindor Lindt, 2,11 – 50 % ». Seul souci, Lindor est une référence bien spécifique de la gamme Lindt et… ne figure pas dans les deux box-palettes. Nul doute que certains clients n’auront pas d’eux-mêmes réinterprétés l’offre qui concernait l’ensemble de la gamme. A quelques mètres de là, la responsable du rayon. Je la sensibilise à ce que je considère être une exécution perfectible. Sans se dégonfler, elle acquiesse, mettant le problème sur le dos de la centrale. Probable, mais est-ce suffisant pour ne pas réagir ? Evidemment non. Plus drôle, elle me présente spontanément un autre problème similaire, sur la gamme de Mars cette fois-ci. Même problème : seul Twix est officiellement signalé sur la PLV en TG. Mais il n’y a plus de Twix tant l’offre est attractive. Résultat, une offre clairement dédiée à Twix surplombe désormais les cartons de Snickers. En fait, ce jour-là, c’était donc aux clients de deviner les sous-entendus de la PLV. Forcément des ventes perdues. Forcément.
La déviance du hard par l’exemple
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 2 septembre 2010
Etude passionnante d’A3 Distrib (le spécialiste de la pige prospectus) dont je vous livre « une bonne feuille ». Sur quelques critères signifiants (dont la part de produits porteurs d’une mécanique promo), A3 Distrib a remonté le temps ! Flash-back sur 10 ans. Alors forcément, les évolutions prennent un sens stratégique évident avec pareil recul. Un exemple donc : Lidl, et plus généralement le hard-discount. Pendant longtemps, les produits porteurs d’une mécanique promo (bon d’achat, lot virtuel, etc.) sont demeurés marginaux sur les tracts des enseignes, absents ou inférieur à 5 % de l’offre. Désormais, ils dépassent 20 % des catalogues. Et une nouvelle illustration de la déviance du hard-discount, contraint d’habiller ses promos pour leur donner un pseudo sex-appeal.
Une (autre) idée toute simple
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 26 août 2010
Les rayons regorgent de « paquet gratuit », de « prix choc », d’« offre spéciale », etc. Bref, côté superlatifs, rien ne manque. Info ou intox ? Dans les faits, qui, en magasin, a vérifié la réalité du bénéfice ? Une petite idée toute simple que je suggère aux chefs de département ou directeurs de magasins : prenez quelques produits ainsi mis en avant dans votre point de vente. Demandez à votre chef de rayon qu’il vous démontre l’intérêt de l’offre pour client. Renouvelez l’opération toutes les semaines et vous créerez dans votre équipe une culture du bénéfice. Pas la marge commerciale, ça vous l’avez déjà ! Non, la culture du bénéfice-client. Pour ne plus mettre en rayon une offre avec un « paquet gratuit » sans avoir validé s’il était vraiment… gratuit pour le client.
Les clients pas si gogo que ça…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 20 août 2010
Notre activité d’édition sur Rennes, via le magazine gratuit RENNES CONSO, me vaut un important courrier de lecteurs et me conforte dans cette idée que je tente (presque désespérément ai-je parfois l’impression) de faire partager aux marques et aux enseignes : le client n’est pas si gogo que ça…
Exemple cette photo d’un lecteur rennais, consommateur « ordinaire », juste attentif comme tous les clients le sont sur telle ou telle catégorie de produit. Lui, son produit fétiche, c’est le Cruesli de Quaker. Ce jour-là, dans son hyper Géant, deux formats : le classique 500 g et l’économique en 965 g. Le classique est à 2,93 euros, soit 5,86 e/kg. L’éco est à 6,03 euros, soit 6,25 e/kg. Evidemment, ce lecteur-client en a déduit que, sans sa vigilance, il se faisait avoir. A-t-il vraiment tort ?
Carte Postale de Buenos Aires (5)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 6 août 2010
Après la promo libre (voir la carte postale n°3), voici donc la promo sociale. Tous les lundis, les retraités et plus généralement les plus de 60 ans, bénéficie de 10 % de réduction chez Carrefour sur l’épicerie, les boissons et la droguerie-parfumerie. La population argentine est certes très jeune, c’est quand même à se demander à quels niveaux sont les marges pour démarquer dans cette proportion là…
Carte Postale de Buenos Aires (3)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 5 août 2010
C’est la Promo Libre en version Argentine ! La mécanique Carrefour n’est certes pas exactement pas la même qu’en France, mais l’objectif est identique : accroître le taux de nourriture. Ou, dit autrement, inciter le client à mettre un article de plus dans son chariot. Le tout en lui laissant le choix. Car, ici comme en France, le client a le choix du produit en promo. Il choisi parmi de grandes catégories (cette semaine : le thé, le café, la confiture, le chocolat, le lait en poudre, etc.) et bénéficie d’une remise de 70 % sur le second produit identique. Le tout étant évidemment largement mis en avant dans l’ensemble des rayons concernés. Du Promo Libre vous dis-je !
Carte postale de Sao Paulo (8)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 30 juillet 2010
Ici, au Brésil, la Coupe du Monde, n’est plus qu’un lointain souvenir. L’élimination précipitée de l’équipe nationale n’a pas aidé les « affaires » ! Pire, l’heure est désormais à la grande braderie… Gillette, qui avait entrepris de redonner des couleurs (nationales) au rasage du matin, n’a plus qu’à solder ses rasoirs. L’histoire ne dit pas si ses lames sont plus tranchantes que les attaquants de la Selecao…
Du concombre à griller !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 20 juillet 2010
Au bêtisier de l’année, cette Tranche de vie commerciale fera sans nul doute belle figure… Une TG légumes, plutôt joliment mise en scène d’ailleurs, sur le thème des légumes à griller : tomates, poivron, aubergine, courgette. Appétissant ! Sauf que l’ignorance d’un employé du rayon a conduit à remplacer la courgette par du… concombre. Deux légumes qui se ressemblent vaguement certes. Mais à la cuisson, pas de doute possible, car le concombre ne ressemblera à rien !
Etude PromoFlash : hausse de la pression promo au T2
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 16 juillet 2010
De retour à Rennes pour mettre la dernière main à l’étude PromoFlash* que nous réalisons tous les trimestres en collaboration avec A3 Distrib, le spécialiste de la pige prospectus. Les résultats de ce trimestre sont éloquents. La pression promotionnelle (calculée en intégrant à la fois le nombre d’opérations des enseignes, les références mises en avant et les magasins qui suivent les opérations) est en forte hausse sur historique : + 6,3 %. Un niveau de progression qui n’était plus observé sur les derniers trimestres qui avaient plutôt marqué – selon les périodes – une stabilisation ou un léger reflux de la pression promo. Dans le détail, sur le T2, le nombre d’OP nationales a régressé (- 13 pour les enseignes d’hypers et de supers), mais les OP régionales ont largement compensé avec une cinquantaine d’opérations supplémentaires.
Côté enseignes, Carrefour a fait plus d’efforts que le marché, avec une pression en hausse de 16 %, confortant sa part de voix de 25 % (lorsque Leclerc, son second, est à environ 16 %). En clair, Carrefour a mis en œuvre plus d’OP et davantage d’UB en promo. C’est une surprise. Car avec sa mécanique PromoLibre (qui concerne des familles de produits entières, et non quelques produits), Carrefour aurait dû diminuer le nombre de références présentes en catalogues. C’est le signe que PromoLibre vient en addition à l’effort promotionnel et non (pour l’heure du moins) en substitution.
Autre conclusion intéressante de l’étude PromoFlash : la réalimentarisation marquée des prospectus. La pression promotionnelle de l’alimentaire progresse en effet de 9 %, lorsque le non-al n’affiche que 2,5 % de croissance.
* l’étude PromoFlash est disponible sur abonnement et présente en une quarantaine de slides le bilan trimestriel des stratégies promo des enseignes. Pour recevoir un abstract gracieux, adressez-moi un simple mail en cliquant ici.






Chargement 



