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De l’inutilité des promos et du panier des essentiels
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 4 mai 2011
Laissez moi vous raconter ma journée de mercredi, parce qu’elle préfigure quelques éditos à venir via Tribune Grande Conso. Le matin, intervention devant le Club ISA (les utilisateurs des solutions d’A3 Distrib sur la pige prospectus). En forçant (à peine) le trait, je démontre… l’inutilité la promo. Bon, je vous l’accorde, je force le trait. Mais quand même… La non-corrélation est fascinante entre l’évolution de la pression promotionnelle sur le T1 et l’évolution de la part de marché. On peut même évoquer des évolutions exactement opposées (c’est dire si promotion et performance commerciale ne sont pas nécessairement liées). Pour Leclerc (eh oui…) par exemple : – 5 % de pression promo, + 0,8 pt de PDM sur l’univers PGC/FLS. En fait, il est temps d’envisager une approche qualitative de la mesure promo et non plus simplement quantitative. Mais, promis, je vous en reparle.
L’après-midi, tournage pour l’émission conso de France 5, C’est notre affaire. Tournage dans un Super U de la région parisienne. Première question de Valérie Durier, la présentatrice : « Quel bilan peut-on faire du panier des essentiels ? ». La réponse fuse parce que voilà plusieurs jours que ma religion est faite : « C’est un flop. Et pour une raison simple : les enseignes faisaient déjà de la promo bien avant que Frédéric Lefèbvre ne s’y intéresse. Alors 10 produits en promo en plus dans un magasin qui en propose déjà 250 à 450 chaque semaine (selon les enseignes), c’est comme verser un verre d’eau dans une piscine en espérant constater une élévation du niveau ». Mais de ça aussi, promis, je vous reparle.
Promotions : l’indicateur de complexité
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 19 juillet 2010
C’est un nouvel indicateur de l’étude PromoFlash* réalisée tous les trimestres conjointement par A3 Distrib et Editions Dauvers : l’indicateur de complexité. En clair, il s’agit de mesurer, sur l’alimentaire, la part des produits en promo accompagnés d’une « mécanique » (bon d’achat, lot virtuel, points, etc., mais hors « prix choc » dont on peut considérer qu’il s’agit du principe même de la promo). Le résultat ? Seul un produit sur quatre est « nu ». Donc plus compréhensible que les trois références sur quatre qui sont « habillées ». Pire : 17 % des produits présents sur prospectus sont porteurs de deux mécaniques (ou plus). Et, à ce jeu, c’est Carrefour qui fait la course en tête avec plus de 24 % des UB sur prospectus qui sont « polluées » par au moins deux mécaniques promo.
* l’étude PromoFlash est disponible sur abonnement et présente en une quarantaine de slides le bilan trimestriel des stratégies promo des enseignes. Pour recevoir un abstract gracieux, adressez-moi un simple mail en cliquant ici.
Mon « oral » devant la CEPC
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 23 juin 2010
Cet après-midi, intervention devant les membres de la CEPC, la commission d’examen des pratiques commerciales présidée par la députée et ancienne ministre Catherine Vautrin (voir ici pour la composition complète de la CEPC). Il m’a été demandé de plancher sur l’un de mes thèmes de prédilection : la promotion, le tout aussi illustré que possible m’a-t-on précisé. Autant vous le dire, j’en connais qui ne vont pas être déçus car le côté illustrations, la spécialité de la maison ! Le titre de mon intervention : « La promo rend fou et personne ne se soigne« . Vous l’aurez compris, c’est plutôt un réquisitoire qu’une plaidoirie… Je vous en reparle.
Le sur-mesure promotionnel : Carrefour retente le coup…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 19 février 2010
Mardi prochain, Carrefour inaugurera une nouvelle mécanique promotionnelle : la PromoLibre. Pour faire (vraiment) simple, Carrefour (y compris Market, City et Contact) entend offrir au client la possibilité de choisir librement les produits sur lesquels il souhaite profiter d’une promotion. La semaine prochaine, le client pourra par exemple choisir 3 produits sur des catégories petit-déjeuner et bénéficier du remboursement sur sa carte de fidélité du moins cher des 3. Pour le non-alimentaire, la mécanique est différente : Carrefour propose une famille et un niveau de remise et le client choisit l’article. Première famille la semaine prochaine : le petit-électroménager.
Premier objectif des Promos libres : redonner le pouvoir de choisir au consommateur, lui qui reproche régulièrement aux enseignes dans les enquêtes clients de proposer des promotions sur des produits qui ne l’intéressent pas. Second objectif, évidemment non avoué : savonner la planche de Leclerc qui, avec sa Garantie Promo (cliquez ici pour lire la Tribune Grande Conso que je lui avais consacrée) testée dans 4 centrales, pensait avoir trouvé l’arme anti-promo par excellence.
Reste désormais à voir comment Carrefour fera vivre sa PromoLibre. C’est en effet la seconde fois que l’enseigne tente le sur-mesure promotionnel. En 2004, en lançant sa carte de fidélité, Carrefour proposait déjà à ses clients de choisir 25 produits (parmi une centaine présélectionnés) sur lesquels ils souhaitaient obtenir une remise. Comme souvent, après des débuts en fanfare et les moqueries des attachées de presse de Carrefour sur ce journaliste qui trouvait la mécanique bien compliquée, les « remises libres » ont rapidement disparu du paysage. La Promolibre est plus simple, au moins pour son volet non-alimentaire, mais elle sera toujours plus compliquée qu’un simple prix-produit « bien tapé ! ».
Seconde interrogation : comment faire durer ce principe de mécanique tournante ? Aujourd’hui le petit-déjeuner, demain l’ultra-frais, etc. Là encore, l’histoire commerciale inquiète plus qu’elle ne rassure. Souvenez-vous, toujours chez Carrefour, il y a deux ans avec la baisse de la TVA et les mesures pour pour le pouvoir d’achat. Un jour un rayon, le lendemain un autre, etc. Là aussi une grande ambition et une fin bien rapide !
Cela dit, c’est vrai, pour espérer « renverser la table » et reprendre l’offensive, notamment face à Leclerc, Carrefour n’a d’autre choix que de… tenter. Alors, wait and see.
NB : un rapide tour dans un entrepôt de distributeur de prospectus permet déjà de visualiser comment Carrefour communique sa PromoLibre vers ses clients. Alors pour vous éviter de chercher l’entrepôt de prospectus le plus proche, voici en PDF les premières pages du tract de mardi…




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