Articles taggés proximité

C’est mon avis (et je le partage !)

Capture d’écran 2012-01-31 à 07.07.50Un lien vers l’émission de France 5 « C’est notre affaire ». Probablement dans les meilleures émissions conso. Meilleure, parce que moins caricaturale que la moyenne. L’émission de la semaine dernière évoquait le commerce de proximité avec tournage dans un Carrefour City à Tours. L’occasion pour moi d’évoquer une idée qui me tient à cœur concernant la proximité dont le succès est souvent corrélé – dit-on – à des facteurs sociologiques. Je ne nie pas ces facteurs, ils existent. Mais le renouveau économique de la proximité s’explique d’abord par son renouveau commercial. Des concepts rafraîchis, de nouvelles enseignes plus attractives, en un mot des magasins plus modernes, heureusement que ça marche, non ? Donc là est la première explication à la recovery de la proxi : dans le réveil des acteurs. L’aspect sociologique n’arrive qu’ensuite.

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Le client : l’écouter ou l’observer ?

Rencontre ce matin avec une thésarde qui réfléchit sur le commerce de proximité et souhaite enrichir sa réflexion de contributions extérieures. Je lui fais part de ma distance avec l’analyse en vogue selon laquelle c’est l’évolution sociétale qui favoriserait avant tout le retour en grâce du commerce de proximité. De mon point de vue, préalablement à tous les facteurs socio-démo (vieillissement de la population, fragmentation des ménages, etc.), c’est d’abord la « remise à niveau » du commerce de proximité lui-même qui explique ses bonnes performances. Une double remise à niveau. D’abord, « cosmétique » : l’écart est en effet violent, positivement violent, entre un Shopi vieillissant et un Carrefour City rutilant. Logique que les consommateurs préfèrent. Ensuite, il y a une remise à niveau commerciale avec un retravail de l’offre et un repositionnement tarifaire (Casino, par exemple, évoque une baisse de prix de 10 à 15 % entre Petit Casino et Casino Shopping). Normal, là encore, que le client y trouve son compte. Puis l’échange dévie sur les motivations des clients pour fréquenter tel ou tel circuit, telle ou telle enseigne. « Les études conso montrent que… », argumente mon interlocutrice. Vous connaissez la suite. Le client veut un commerçant proche de chez lui, dit préférer les petits magasins aux grands, avoue être en quête de la qualité avant tout, etc. Certes ! Mais, au final, il se rue encore dans les enseignes au meilleur positionnement prix, fussent-elles en périphérie et de grand format. Prenez par exemple l’enseignement majeur de la P11 de l’étude mensuelle Kantar : Leclerc a encore gagné 0,8 pt de part de marché et 660 000 clients (dans les deux cas, la plus forte progression du marché). Histoire de provoquer la thésarde, je lui lance (c’est un peu abrupt, je l’admets) : « Ne jamais écouter les clients : je l’assume. Toujours les regarder : je le revendique ». En clair, en cette matière, le comportemental sera toujours plus instructif que le déclaratif.

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La première visite de Casino Shopping, c’est ici

CasinoShoppingLogoBravo à ceux qui l’ont deviné, la nouvelle enseigne qui vend du sirop de cactus à Marseille, c’est bien Casino Shopping. Une nouvelle enseigne pour la branche proximité de Casino et, surtout, un nouveau concept qui répond (au moins sur le critère de la modernité) aux nombreuses initiatives de Carrefour, au premier rang desquelles City, qui avaient quand même un peu ringardisé Petit Casino (le fameux épicier qui est « un type formidable », dixit Casino). Côté modernité, Casino a fait ce qu’il fait fallait, s’offrant les services de Malherbe Design. Le résultat ? Réussi, c’est l’évidence. Plus qu’un long discours, je vous laisse visiter le premier Casino Shopping de Marseille (voir le PDF à télécharger ci-dessous). A retenir comme « marqueurs du concept » : de nouvelles couleurs tendance (chocolat et fuschia) ; l’absence de faux-plafond et un plafond sombre qui concentre l’attention sur les produits et ce d’autant plus que la totalité de l’éclairage est directionnel ; de très extraordinaires portes de meubles frais (je m’emballe rarement mais, là, c’est absolument à voir / message à tous les « hommes-concept » des enseignes qui me sollicitent régulièrement sur les magasins à visiter) ; l’arrivée d’un rayon beauté digne de ce nom lorsque le précédent concept s’arrêtait schématiquement aux dentifrices ; ou encore la carte de fidélité sans contact. Voilà pour la modernité. Pour le reste, Casino Shopping est « parti » dans une direction quelque peu différente de Carrefour City. Lorsque City se veut rapide et finalement assez « efficace », Casino Shopping a voulu un magasin plus en douceur, plus lent. j’irai pas jusqu’à la « flânerie » que revendique Casino (les courses alimentaires sont sociologiquement devenues des achats très utilitaristes), mais la différence est notable. C’est notamment ce que véhiculent ces gondoles arrondies en début de parcours (voir sur les photos). Ouvert il y a une semaine, Casino Shopping n’est pour l’heure encore qu’un test (une dizaine d’autres suivront dans les prochaines semaines, dont les plus petits formats sous l’enseigne Shop). Officiellement, Casino dit vouloir attendre et voir. Mais, croyez-moi, c’est tout vu. Casino Shopping fonctionnera. Ne serait-ce que parce qu’il met un sacré coup de vieux à la précédente mouture vieille de… 14 ans !

Pour télécharger le PDF et visiter Casino Shopping en exclu, c’est ici…

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Magasins d’usine : le formidable attrait du prix

MagdusColloque Magdus des magasins d’usines à Troyes, berceau français de cette forme de vente spécialisée dans l’écoulement des produits invendus, essentiellement des grandes marques textile à prix cassés. Et l’occasion de mesurer le formidable attrait du prix lorsqu’il est vraiment sacrifié. En moyenne, les clients des magasins troyens ont ainsi effectué… 200 km pour faire leurs emplettes. Ailleurs, en Europe, c’est la même tendance. En Allemagne par exemple, selon des données rendues publiques ce matin à Troyes, environ un client sur trois a roulé plus de 90 minutes pour se rendre dans un magasin d’usines. A bien compter, l’économie n’est pas toujours si probante ne serait-ce qu’en regard des kilomètres parcourus. Qu’importe ! Le prix bas remue toujours les foules. Ce qui ne remet évidemment pas en question l’intérêt de la proximité. Mais rappelle néanmoins qu’elle n’est pas l’alpha et l’oméga du commerce… Tout est en effet dans le rapport prix / proximité.

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Exclusif : Urban Drive, la « micro-épicerie » selon Système U

UrbandriveDepuis mardi dernier, Jean-Marc Gillouard, associé Super U à Rennes, teste un nouveau concept de proximité : Urban Drive. Baptisée « micro-épicerie », Urban Drive propose les 20/80 de l’assortiment sur à peine 200 m2. Particularité principale, des horaires d’ouverture très élargis comparés au Super U auquel Urban Drive fait face : de 7h à 21h en semaine, de 7h à 20h30 le samedi. Urban Drive n’est pas un « test officiel » de Super U, mais bien le fruit d’une initiative individuelle d’un associé (comme l’avait été en son temps la location U). Ici, à Rennes, Jean-Marc Gillouard a surtout profité d’un local demeuré vacant dans son centre commercial. Idéalement, une implantation un peu plus éloignée du Super U aurait évité l’inévitable cannibalisation lorsque le Super U est ouvert. Ce matin vers 11h (samedi), j’étais le seul client (curieux) d’Urban Drive alors que le Super U était plein à craquer.

Parmi les autres questions qui se poseront immanquablement à l’associé (et à ceux qui pourraient être tentés de l’imiter) : 1) les horaires qui gagneraient encore à être élargis (22 h) pour s’inscrire pleinement dans la proximité urbaine ; 2) le tarifaire, qui est pour l’heure identique au Super U voisin alors que le service rendu et la structure de coût ne sont pas identiques.

A suivre donc…

Pour découvrir Urban Drive en images, le dossier PDF est à télécharger ici

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Intermarché vise le centre

Les Mousquetaires repartent à l’assaut des centres-villes ! Depuis six mois, ils testent à Nice une nouvelle enseigne Intermarché Express,  spécifiquement dédiée à la proximité urbaine. Un magasin que Vidéo Grande Conso a pu visiter en exclusivité. Visite en images…

Prolongez la visite,

cliquez pour recevoir gracieusement un diaporama photos

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Rencontre ce matin avec une thésarde qui réfléchit sur le commerce de proximité et souhaite enrichir sa réflexion de contributions extérieures. Je lui fais part de ma distance avec l’analyse en vogue selon laquelle c’est l’évolution sociétale qui favoriserait avant tout le retour en grâce du commerce de proximité. De mon point de vue, préalablement à tous les facteurs socio-démo (vieillissement de la population, fragmentation des ménages, etc.), c’est d’abord la « remise à niveau » du commerce de proximité lui-même qui explique ses bonnes performances. Une double remise à niveau. D’abord, « cosmétique » : l’écart est en effet violent, positivement violent, entre un Shopi vieillissant et un Carrefour City rutilant. Logique que les consommateurs préfèrent. Ensuite, il y a une remise à niveau commerciale avec un retravail de l’offre et un repositionnement tarifaire (Casino, par exemple, évoque une baisse de prix de 10 à 15 % entre Petit Casino et Casino Shopping). Normal, là encore, que le client y trouve son compte. Puis l’échange dévie sur les motivations des clients pour fréquenter tel ou tel circuit, telle ou telle enseigne. « Les études conso montrent que… », argumente mon interlocutrice. Vous connaissez la suite. Le client veut un commerçant proche de chez lui, dit préférer les petits magasins aux grands, avoue être en quête de la qualité avant tout, etc. Certes ! Mais, au final, il se rue encore dans les enseignes au meilleur positionnement prix, fussent-elles en périphérie et de grand format. Prenez par exemple l’enseignement majeur de la P11 de l’étude mensuelle Kantar : Leclerc a encore gagné 0,8 pt de part de marché et 660 000 clients (dans les deux cas, la plus forte progression du marché). Histoire de provoquer la thésarde, je lui lance (c’est un peu abrupt, je l’admets) : « Ne jamais écouter les clients : je l’assume. Toujours les regarder : je le revendique ». En clair, en cette matière, le comportemental sera toujours plus instructif que le déclaratif.

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