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L’image d’une époque révolue

GéantCasinoMirail-BDPetite confidence de début de semaine : j’adore me balader en campagne. Il y a bien sûr les fleurs, les p’tits oiseaux et autres indispensables attributs des tableaux bucoliques. Mais il y a surtout ces stigmates (commerciaux) d’un autre temps. Ici, Géant Casino, écriture très années 1970. Parfois, c’est une enseigne disparue. Dans tous les cas, c’est, je trouve, une trace (presque) émouvante d’une époque révolue : celle où l’hyper « tirait » sur des dizaines de kilomètres, en témoigne l’échelle des cartes routières !

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Dieu et la crise

JesusCriseL’Eglise n’est visiblement pas en panne d’inspiration pour appeler ses fidèles à donner. Vendredi dernier, je vous proposais une campagne percutante, très en phase avec les codes des enseignes du commerce (voir plus bas). Et, depuis, un internaute de l’Est m’a transmis ce visuel, lui aussi percutant. Je n’ai pas résisté à l’envie de vous le faire partager. C’est, je vous l’accorde, un peu éloigné de nos centres d’intérêt habituel. Encore que… L’Eglise illustre bien, à son corps défendant, que prendre la parole aujourd’hui (et surtout être vu ou entendu, bref remarqué) suppose une sacré audace. Et voilà bien un enseignement qui s’applique à tous les annonceurs, dont les marques et les enseignes.

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Et si Casto avait (enfin) trouvé sa voie ?

DSCN0543La success-story marketing et commerciale de Leroy Merlin est une évidence. A l’origine, il y a une vision : le client n’achète plus des « produits » mais une « solution ». Et cette vision – évidente aujourd’hui, très anticipatrice il y a quelques années – a nourri l’ensemble du projet de l’enseigne. De son côté, Castorama a évidemment observé et suivi cette mue du métier, initiée par son rival. Mais sans la prime de performance que confère l’antériorité. Casto devait donc trouver sa voie, originale vs Leroy merlin. La voilà peut-être avec sa nouvelle campagne de publicité qui fait du client un acteur. Et pose Castorama en facilitateur de projet, faisant écho au nouveau slogan (« C’est castoche », allusion à « fastoche », pas sexy certes, mais très cohérent !). Bilan : c’est habile, différent de Leroy Merlin, très en phase sociologiquement avec le Do It Yourself, bref, c’est une vraie bonne voie. Peut-être « LA » voie que cherchait Casto. Reste désormais à le nourrir de preuves tangibles. J’imagine d’ici les dégats d’image que ferait le panneau des Casto Stages (à l’entrée de tous les magasins) barré d’un « Pas de stage en ce moment »… Evidemment, si je l’évoque, c’est que je l’ai vu !

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L’Église bien dans son époque !

Eglise3Réponse au jeu de vendredi : c’est l’Eglise, en l’occurence les diocèses de l’Ouest, qui ont imaginé pareille campagne de collecte (pour le denier du culte). Une initiative intéressante à plus d’un titre, à commencer par un extraordinaire paradoxe : l’Eglise, activité non marchande par excellence, qui emprunte les codes de l’hyper consommation pour… faire de la retape.

Nombre d’entre vous ont identifié « l’annonceur » de cette campagne. Comme promis, les 10 premiers recevront dès sa sortie (prochaine) l’ouvrage « Mieux Piloter sa Relation-client » de Frank Rosenthal, édité aux Editions Dauvers. Il s’agit de : Gauthier Demeulemester, Olivier Roy, Yves Denjean, Cédric Rambeau, Lydie Cazin, Mathilde Vuillemenot, Charline Ferron, Noémie Lacaille, Jérémie Vilain et Dominique Forgues.  Bravo à eux !

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L’image-prix, là où on ne l’attend pas

LES FAITS. De manière quasi concomitante, Casino s’est payé une campagne d’affichage sur les baisses de prix de ses produits MDD et a annoncé le lancement prochain de capsules de café discount pour machines Nespresso.

En se payant, la semaine dernière, quelques milliers de panneaux d’affichage pour vanter ses baisses de prix, Casino n’avait d’autre objectif que de soigner son image-prix, traditionnel talon d’Achille du groupe.  Le mérite de la campagne ? Passer de l’affirmation à la démonstration, grâce à des prix barrés. Par exemple, 11 centimes d’économie sur ce pur jus d’orange, soit 8 %. Parfait pour l’image-prix ? Pas si sûr. Car l’image-prix est une matière compliquée qui suppose, par principe (puisqu’il s’agit d’image), de travailler avant tout sur la perception client. Et c’est là où le bât       blesse… Que vaut aujourd’hui pareille «baisse de prix», dans un contexte commercial marqué par une véritable logorrhée promotionnelle ?     8 % donc d’un côté ; 40, 50 ou bientôt (avec Leclerc) 60 % de remise en couverture de prospectus de l’autre.  Pas forcément comparable évidemment. Mais la perception client ne s’embarrasse pas de tant de subtilités. Ce qui manque à la campagne Casino ? L’engagement dans le temps qui la différencierait vraiment du barnum promotionnel, nécessairement éphémère. Une «baisse de prix durable» aurait évidemment eu un autre impact sur l’image-prix qu’une simple «baisse de prix».
Seconde faiblesse de la campagne : sa multi-signature, Géant, Hyper Casino et Casino super. C’est en effet pour sa branche hypers que Casino est le plus pénalisé par l’image-prix. Et ce visuel ne l’améliorera pas. Bien au contraire. Car, en filigrane, Casino promet à ses clients les mêmes prix en supers qu’en hypers. A quoi bon, dès lors, «pousser jusqu’à l’hyper»… ?
En parallèle – c’était aussi la semaine dernière – Casino a annoncé le lancement en mai des capsules de café pour machines Nespresso. Avantage pour le client : 20 % d’économie. Probablement sans le savoir, Casino aura réussi, là, son meilleur coup depuis longtemps : s’affirmer comme l’enseigne qui brise les monopoles et casse les prix, au service de ses clients. Encore plus trivialement dit : Casino aura, sur le coup, fait du Leclerc. Et aura très positivement nourri son image-prix, au-delà de l’effet de la campagne d’affichage.
Olivier Dauvers
TGC76En se payant, la semaine dernière, quelques milliers de panneaux d’affichage pour vanter ses baisses de prix, Casino n’avait d’autre objectif que de soigner son image-prix, traditionnel talon d’Achille du groupe.  Le mérite de la campagne ? Passer de l’affirmation à la démonstration, grâce à des prix barrés. Par exemple, 11 centimes d’économie sur ce pur jus d’orange, soit 8 %. Parfait pour l’image-prix ? Pas si sûr. Car l’image-prix est une matière compliquée qui suppose, par principe (puisqu’il s’agit d’image), de travailler avant tout sur la perception client. Et c’est là où le bât blesse… Que vaut aujourd’hui pareille «baisse de prix», dans un contexte commercial marqué par une véritable logorrhée promotionnelle ? 8 % donc d’un côté ; 40, 50 ou bientôt (avec Leclerc) 60 % de remise en couverture de prospectus de l’autre. Pas forcément comparable évidemment. Mais la perception client ne s’embarrasse pas de tant de subtilités. Ce qui manque à la campagne Casino ? L’engagement dans le temps qui la différencierait vraiment du barnum promotionnel, nécessairement éphémère. Une «baisse de prix durable» aurait évidemment eu un autre impact sur l’image-prix qu’une simple «baisse de prix».
Seconde faiblesse de la campagne : sa multi-signature, Géant, Hyper Casino et Casino super. C’est en effet pour sa branche hypers que Casino est le plus pénalisé par l’image-prix. Et ce visuel ne l’améliorera pas. Bien au contraire. Car, en filigrane, Casino promet à ses clients les mêmes prix en supers qu’en hypers. A quoi bon, dès lors, «pousser jusqu’à l’hyper»… ?
En parallèle – c’était aussi la semaine dernière – Casino a annoncé le lancement en mai des capsules de café pour machines Nespresso. Avantage pour le client : 20 % d’économie. Probablement sans le savoir, Casino aura réussi, là, son meilleur coup depuis longtemps : s’affirmer comme l’enseigne qui brise les monopoles et casse les prix, au service de ses clients. Encore plus trivialement dit : Casino aura, sur le coup, fait du Leclerc. Et aura très positivement nourri son image-prix, au-delà de l’effet de la campagne d’affichage.
Olivier Dauvers

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Mai 2008

Publicité Comparative

200805.jpg

Les Britanniques sont bien d’affreux libéraux ! En matière de publicité comparative aussi, la liberté est manifeste outre Manche, jusque dans les points de vente. Exemple ici dans ce Tesco Extra où Sainsbury’s se fait « massacrer » par son concurrent ! Une démarche très structurée (permise par l’ultra centralisme des prix en Grande Bretagne), répétée plusieurs dizaines de fois dans le magasin.

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Novembre 2007 (bis)

La comparaison du plus fort…

200711_2.jpg

C’est “l’arme atomique” de la publicité : la pub comparative (Leclerc s’y connaît), appliquée en local. Terriblement efficace pour marquer les esprits. Ainsi, la semaine dernière, les lecteurs d’Ouest France auront ainsi appris que la “ménagère buanderie” de Playmobil était proposée à 5,90 € à Leclerc Plérin et 7,90 € à Carrefour Langueux (St Brieuc). Du hard…

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