Articles taggés Ricard
Ca, c’est du commerce !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 29 septembre 2011
Carrefour a promis des « surprises » pour son anniversaire. En voilà une : le commerce est de retour. Que dire qu’une pareille offre ? D’abord, qu’elle est « concernante », car c’est incontestablement une marque pilier de l’assortiment, le genre de marques sur lesquelles il est toujours utile (pour une enseigne) de se tailler une bonne tranche d’image-prix. Ensuite qu’elle est simple : 50 % de remise. Enfin, qu’elle est si sobrement communiquée qu’elle en est d’autant plus efficace. Bon, d’accord, les grincheux (ou les anti-Carrefour primaires) objecteront qu’il s’agit du format 70 cl et non du litre (le format de référence). OK. Qu’il s’agit d’une remise différée et non immédiate. C’est vrai. Que le prix ne figure même pas. Soit. Mais, franchement, si cette campagne marque le retour de Carrefour au « vrai » commerce, j’accepte de n’y voir aucune imperfection. Ca, c’est de l’encouragement !
Ricard et les 16 euros
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 24 mars 2011
Ricard a toujours eu un problème avec les effets de seuil, mais la marque a peut-être – enfin – trouvé la clé… Il y a bientôt 10 ans, lors du passage à l’euro, « le » Ricard tutoyait les 100 francs. Les premiers temps, post-euro donc, impossible pour la marque de franchir les 15,24 euros (le parfait équivalent de 100 francs), faute de quoi les volumes chutaient immédiatement. Au fil des ans et avec la disparition mentale du franc, Ricard a finalement réussi à se détacher des 15,24 euros, mais sans s’en éloigner vraiment. Depuis 2004 par exemple, selon les enquêtes – locales mais toujours significatives – du mensuel RENNES CONSO, le prix courant a par exemple oscillé entre 15,40 et 15,90 euros. Pas franchement de quoi s’enflammer sur l’inflation ! Car Ricard a trouvé un nouveau seuil sur sa route : 16 euros. Tout autant un seuil consommateurs qu’un seuil distributeurs (pour savoir qui baisserait la garde le premier !). Pour forcer ce seuil, Ricard n’avait d’autre choix que de revoir son mix-marketing. Et ce fût donc… la bouteille. Désormais « carrée » pour justifier que ce n’est plus tout à fait le même Ricard. Un nouveau Ricard, plus moderne, plus 21e siècle et donc plus cher. Une stratégie qui est en train de porter ses fruits et qui va, de fait, gagner ses galons de « marketing case » pour Sup de Co en mal de travaux pratiques. Dans un magasin sur trois, le seuil des 16 euros a déjà été franchi. En clair, les enseignes ont cédé. Encore quelques semaines de patience pour les premières mesures de part de marché quand même. Histoire de vérifier que les consommateurs ont, eux-aussi, suivi !
Gros Volumes Cora : des offres maxi complexes
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 20 mai 2010
Si l’OP Gros Volumes de Cora est incontestablement un succès, elle n’évite pourtant pas les écueils habituels de la promotion : la complexité des offres. En témoigne le lot de deux bouteilles de Ricard (2 x 2 litres) à 54 euros. Accrochez-vous… A la base, les deux bouteilles sont en fait à 64 euros. Mais s’appliquent en effet « 4 euros de remise immédiate en caisse sur présentation des coupons – 6 euros de remise immédiate en caisse pour l’achat de deux magnums ». En… clair : PVC net = PVC – BRI – RI LV. Comprendo ? Cora a probablement vu le ridicule de la situation et a tenté de résumer les avantages clients en une simple mention : « 13,50 euros le litre dans ce lot ». Mais le plus simple aurait encore été de supprimer tout ce salmigondis de « petites lignes ».
PS : les Gros Volumes Cora m’ont encore et toujours inspiré, je vous en reparle une dernière fois demain !
Mars 2006
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 8 mars 2006
Sous le signe des MDD
C’est l’histoire d’une marque, parmi les plus emblématiques de la grande conso. Synonyne à elle seule d’une catégorie, comme Nutella l’est à la pâte à tartiner au chocolat, Frigidaire au réfrigérateur ou Caddy au chariot de supermarché ! Pour les aficionados de l’apéro, un pastis c’est un Ricard. D’ailleurs, la réclame n’a-t-elle pas longtemps incité à l’exigence (“Un Ricard sinon rien”), histoire de reléguer au second plan MDD et autres challengers ? Quelques années durant, Ricard a ensuite tenté une communication moins frontale (“Sous le signe du soleil”) probablement pour ramener à l’anisé les fondus de whisky, vodkas ou encore liqueurs modernes. Peine perdue. Les amateurs délaissent le pastis (- 3 %/an) et boudent Ricard (- 4 %/an). D’où ce changement de cap en 2006. Faute de redresser le marché, Ricard tente désormais de sauver sa peau. Et la marque de revenir à ses fondamentaux : “Un Ricard un vrai”. Une nouvelle campagne… sous le signe des MDD.




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