Articles taggés e-commerce

Livraison à domicile : Intermarché facture les étages !

FraisIntermarchéBouclage de RENNES CONSO (le magazine grand public que j’édite sur Rennes). Papier sur la livraison à domicile et les frais des enseignes. L’occasion de se pencher sur les grilles tarifaires. Et là, chez Intermarché, suis pas déçu. Quelle précision ! D’abord, trois niveaux de frais selon le niveau de la commande, de moins de 80€ à plus de 200 €. Ensuite, le « forfait liquides » : 4 € dès qu’il y a plus de 60 litres dans la commande (d’ailleurs le lait est-il un « liquide » ou un « produit frais » ?). Enfin, le « forfait étage ». A partir de deux étages sans ascenseur, comptez 2,50 € supplémentaires. Pas idiot évidemment tant le coût de la livraison est le « point noir économique » du commerce alimentaire à distance. Cela dit, imaginez la commande suivante : 70 packs de Cristalline, livrés au 2e étage sans ascenseur (soit une valeur marchande < 80 €). Même avec les 19,50 € de suppléments, je mets mon billet qu’Intermarché « mange tout ce qu’il veut » sur la commande !

, , ,

5 Commentaires

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks
  • Twitter

E-commerce et le syndrome grands magasins

AmazonLaitGalliaC’est une solide tendance sur les grands sites de e-commerce (Amazon, Cdiscount, Rue du Commerce, etc.) : ouvrir une « Market Place ». En clair, il s’agit de proposer à d’autres cybermarchands de profiter d’une forte audience existante. Economiquement, l’affaire est belle. Le « grand » site héberge le « petit » et facture des produits qu’il n’a pas achetés puisque l’expédition est effectuée directement depuis le site spécialisé. Zéro risque donc et, au passage, une commission. Dans l’esprit, le développement historique des corners dans les grands magasins répond à la même logique. Mais attention : les mêmes causes produiront les mêmes effets. En l’hébergeant, le « grand » site peut en effet être victime de la politique commerciale du « petit ». Exemple ici : Amazon propose sur son site ce lait maternisé Gallia 1er âge. « Expédié et vendu par Parachezmoi », est-il précisé. Mais la cliente aura d’abord remarqué le prix : 27,50 €, soit près de deux fois le prix moyen constaté en hyper (15,50 €). Au passage, Amazon aura sérieusement écorné son image-prix…

, , ,

2 Commentaires

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks
  • Twitter

Le milliard (depuis longtemps)

Sans doute avez-vous lu ces jours derniers nombre d’articles de presse sur l’envolée des achats alimentaires en ligne, suite à la publication du Référenseigne Expert de Kantar. Si les données du panéliste sont par principe justes et robustes, l’interprétation qui en est faite est plus approximative : « Les achats alimentaires en ligne passent le milliard« , titrait hier un quotidien, comme un symbole de l’incroyable développement du drive. En fait, le milliard est passé depuis longtemps ! Comment l’affirmer ? Assez facilement en fait… Uniquement les vendeurs de surgelés à domicile (Toupargel, Thiriet pour son activité livraison, etc.) atteignent quasiment le milliard. Rajoutez donc le périmètre Kantar, avec notamment le drive, et c’est plutôt le cap des 2 milliards qui se profile !

,

Pas de commentaires

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks
  • Twitter

Houra paye ses clients pour les livrer

HouraFraisdelivraisonOriginale initiative de Houra, le cybermarché de Cora. En région PACA (d’autres régions devraient suivre), l’enseigne a imaginé une nouvelle grille de frais de livraison qui va jusqu’à  « payer » le client pour les plus importantes commandes. En clair, pour une commande de 75 €, les frais de livraison sont toujours tarifés à 9,90 € (ce qui, évidemment, ne couvre pas le coût réel). En revanche, pour plus de 250 € la commande, la livraison est gratuite et, mieux, elle rapporte de l’argent aux clients : 2 €. Ce que Houra qualifie de « frais de livraison négatif ». Une initiative de communication qui aura le mérite de frapper les esprits mais qui, sans aucun doute, n’aidera pas à « faire payer le service », le mal endémique du commerce français !

, , ,

4 Commentaires

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks
  • Twitter

Leclerc lancera son e-commerce non-al au T3 2012

Conférence de presse Leclerc ce matin à Paris sur le sujet du drive (je vous en reparle plus tard). Mais l’info de la matinée, dont je prends le pari que c’est celle qui sera in fine reprise, c’est le lancement annoncé d’une site marchand non-alimentaire pour le troisième trimestre 2012. Enfin ! Pour le coup, comparé à Casino et à la success-story Cdiscount, Leclerc est clairement en retard. Mais pas facile, il est vrai, de lancer un site marchand dans un mouvement d’indépendants, ne serait-ce que pour savoir à qui (à quel adhérent) profite une vente réalisée en ligne… Concrètement (et c’est le lien avec la conférence de presse), il est probable que les drive Leclerc servent de points de retrait des commandes non-al. Fin 2012, Leclerc annonce d’ailleurs 250 drives.

, ,

Pas de commentaires

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks
  • Twitter

L’acheteur, toujours plus malin que le vendeur

LES FAITS. Système U vient d’annoncer avoir racheté Telemarket (55 millions d’euros de CA en 2010). Un rachat qui, pour les U, s’inscrit dans leur stratégie de conquête de Paris dont ils sont aujourd’hui quasi-absents.
Pionnier et «mistigri». Tele-market est donc les deux à la fois. Pionnier du commerce alimentaire à distance tout d’abord. C’était en 1985 et le minitel le canal historique de l’enseigne. Treize ans plus tard, en 1998, le web supplantait le minitel et Telemarket marquait l’histoire en étant le premier supermarché en ligne. Pionnier donc. Mais également mistrigri que l’on se refile de mains en mains. Laser, Galeries Lafayette, le tandem Coutas/Le Gargean accompagné de quelques fonds et donc, depuis la semaine dernière, Système U. A chaque fois, la même conviction : cette fois, c’est la bonne ! Ou quand la foi fait loi. Car, plus de 25 ans après sa création, Telemarket n’a toujours que des perspectives à partager. L’enseigne n’aurait en effet encore jamais dégagé le moindre bénéfice. Nada. Rien. Et pourtant, à chaque modification du tour de table, Telemarket a toujours su séduire. Le dernier conquis, Système U, évoque un prix faible, sans pour autant le communiquer. Peu importe en fait. En l’espèce, l’essentiel n’est pas tant le montant de l’acquisition que le niveau des pertes… Un bon vieux principe de gestion !
Mais voilà, Telemarket est de ces entreprises qui séduisent indépendamment de leurs performances… Pionnière d’un marché qui fait encore rêver (mais pourquoi diable, au juste ? / voir encadré) ; et centrée sur la zone la plus lucrative de tout le pays : Paris. C’est évidemment ce qui avait séduit les précédents propriétaires. Ce à quoi se rajoute souvent, pour l’acheteur, la certitude de faire mieux que le vendeur. Et la conviction d’être enfin dans le timing de l’histoire. En 2006, c’est ainsi que Roland Coutas, fortune faite grâce à la revente de Travel-Price à Lastminute, justifiait son investissement dans Telemarket. «Je reviens sur le marché avec l’absolue conviction que la vraie révolution Internet aura lieu dans le secteur de la grande distribution et de la grande consommation», expliquait-il à         E-commercemag. A l’appui de ses convictions les «premiers résultats» : «Commandes et chiffre d’affaires ont bondi de 35 %». Implacable, en apparence. Et visiblement peu durable puisqu’après avoir culminé à 66 millions d’euros, le chiffre d’affaires n’était plus que de 55 millions en 2010. Bien que non publics, on imagine aisément les résultats et, en conséquence, la nouvelle conviction des propriétaires : mieux vaut finalement vendre à… plus confiant que soi. C’est donc U, persuadé que sa marque et ses conditions d’achat feront la différence. Peut-être… Mais de là à imaginer que Telemarket soit profitable rapidement, fin 2012 comme le clament aujourd’hui les U, il y a un (sacré) pas à franchir. Que justifie principalement (et comme toujours) la conviction de l’acheteur d’être plus malin que le vendeur.  Bref, de réussir là où il a échoué.
Olivier Dauvers

TGC98LES FAITS. Système U vient d’annoncer avoir racheté Telemarket (55 millions d’euros de CA en 2010). Un rachat qui, pour les U, s’inscrit dans leur stratégie de conquête de Paris dont ils sont aujourd’hui quasi-absents.

Pionnier et «mistigri». Telemarket est donc les deux à la fois. Pionnier du commerce alimentaire à distance tout d’abord. C’était en 1985 et le minitel le canal historique de l’enseigne. Treize ans plus tard, en 1998, le web supplantait le minitel et Telemarket marquait l’histoire en étant le premier supermarché en ligne. Pionnier donc. Mais également mistrigri que l’on se refile de mains en mains. Laser, Galeries Lafayette, le tandem Coutas/Le Gargean accompagné de quelques fonds et donc, depuis la semaine dernière, Système U. A chaque fois, la même conviction : cette fois, c’est la bonne ! Ou quand la foi fait loi. Car, plus de 25 ans après sa création, Telemarket n’a toujours que des perspectives à partager. L’enseigne n’aurait en effet encore jamais dégagé le moindre bénéfice. Nada. Rien. Et pourtant, à chaque modification du tour de table, Telemarket a toujours su séduire. Le dernier conquis, Système U, évoque un prix faible, sans pour autant le communiquer. Peu importe en fait. En l’espèce, l’essentiel n’est pas tant le montant de l’acquisition que le niveau des pertes… Un bon vieux principe de gestion !

Mais voilà, Telemarket est de ces entreprises qui séduisent indépendamment de leurs performances… Pionnière d’un marché qui fait encore rêver (mais pourquoi diable, au juste ? / voir encadré) ; et centrée sur la zone la plus lucrative de tout le pays : Paris. C’est évidemment ce qui avait séduit les précédents propriétaires. Ce à quoi se rajoute souvent, pour l’acheteur, la certitude de faire mieux que le vendeur. Et la conviction d’être enfin dans le timing de l’histoire. En 2006, c’est ainsi que Roland Coutas, fortune faite grâce à la revente de Travel-Price à Lastminute, justifiait son investissement dans Telemarket. «Je reviens sur le marché avec l’absolue conviction que la vraie révolution Internet aura lieu dans le secteur de la grande distribution et de la grande consommation», expliquait-il à E-commercemag. A l’appui de ses convictions les «premiers résultats» : «Commandes et chiffre d’affaires ont bondi de 35 %». Implacable, en apparence. Et visiblement peu durable puisqu’après avoir culminé à 66 millions d’euros, le chiffre d’affaires n’était plus que de 55 millions en 2010. Bien que non publics, on imagine aisément les résultats et, en conséquence, la nouvelle conviction des propriétaires : mieux vaut finalement vendre à… plus confiant que soi. C’est donc U, persuadé que sa marque et ses conditions d’achat feront la différence. Peut-être… Mais de là à imaginer que Telemarket soit profitable rapidement, fin 2012 comme le clament aujourd’hui les U, il y a un (sacré) pas à franchir. Que justifie principalement (et comme toujours) la conviction de l’acheteur d’être plus malin que le vendeur.  Bref, de réussir là où il a échoué.

Olivier Dauvers

Pour télécharger le PDF, c’est ici

, ,

1 Commentaire

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks
  • Twitter

De l’avenir des magasins

DSCN8087Alors que le e-commerce n’en finit plus de battre des records (8,8 milliards de CA sur le T1, + 20 %), quel avenir pour les magasins ? La question obsède nombre d’états-majors. Régulièrement interrogé sur le sujet, je martèle la même réponse : non, les magasins ne sont pas condamnés s’ils justifient le déplacement (sur le bon principe de la valeur : est-ce que ça le vaut bien de sortir de chez soi ?) et s’ils intègrent pleinement l’expérience-client. Un point que Boulanger a plutôt mieux compris que la moyenne en développant les démonstrations et les libre-essais. Exemple ici avec deux « nouveaux marchés » de l’équipement de la maison : le robot-aspirateur et les fauteuils massants. Pour le premier, rien de tel qu’une démonstration de visu pour se convaincre de l’efficacité de l’appareil. Pour le second, l’essayer est un passage évidemment obligé pour – éventuellement – l’adopter.

DSCN8088

, , ,

6 Commentaires

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks
  • Twitter

Le ciseau off-line / on-line

LES FAITS. Casino a publié hier soir ses résultats pour le T1 2011. En apparence, rien de bien surprenant (l’international toujours en croissance soutenue, Leader Price qui redémarre grâce à une notable baisse des prix et Géant Casino qui patine, mais probablement pas plus que les autres). Et pourtant, il y a dans la communication de Casino une info majeure : Cdiscount a dépassé le non-al de Géant Casino.
La performance de Cdiscount sur le premier trimestre 2011 était attendue : des ventes en hausse de 12 %, c’est pour ainsi dire… normal pour le leader français du e-commerce. La conséquence est, sans excès sémantique, historique. Le chiffre d’affaires de Cdiscount est désormais supérieur aux rayons non-alimentaires des hypers Géant. Certes, le CA de Cdiscount intègre  pour «quelques euros» du vin ou de l’hygiène infantile. Il n’empêche,  le «ciseau off-line / on-line» vient de frapper. C’est en ce sens que les résultats du T1 de Casino feront date. Ils consacrent d’une part la vision de Jean-Charles Naouri qui a su s’intéresser – il y a plus de 10 ans – à Cdiscount alors que le site n’était encore qu’une PME gérée par trois frères turbulents ; et d’autre part l’inévitable et irréversible bascule qui s’opère entre off-line et on-line sur un nombre croissant de marchés. Comme souvent, c’est dans l’histoire du commerce que se lit l’avenir. C’est toujours en «cassant» la structure de coûts en place que les nouvelles formes de vente se sont imposées. Ainsi les grands magasins, en 1850. Ainsi les magasins populaires dans les années 1930. Ainsi les supermarchés puis les hypermarchés après-guerre. Sur le non-alimentaire, le e-commerce est précisément de cette race de magasins-là. Promis à la domination (au moins jusqu’à la prochaine révolution commerciale !). Pour les produits dématérialisables (musique, vidéo, etc), c’est l’évidence. Pour les autres rayons du non-al, non-dématérialisables donc, le e-commerce génère environ 10 % d’économie (25 % de coût-outil en magasins, 15 % en entrepôt de picking), sans compter l’avantage financier de la centralisation du stock. La livraison ? Coûteuse, évidemment. Sauf si… le magasin se fait point de retrait. Là encore, Casino a quelques atouts à faire valoir avec plus de 9 000 «points de contact» en France. Déjà, les hypers, les supers et les Petit Casino sont autant de comptoirs de retrait pour les clients Cdiscount. Demain, Vival et Spar le seront. Et, après-demain, Monoprix, Franprix et Leader Price, forcément.
Pour autant, le e-commerce ne condamne ni dans l’instant, ni dans la totalité de son périmètre, le non-al des hypers. Sur certains marchés (par exemple, la maison) le «voir» ou le «toucher» ont une valeur bien réelle. Mais, pour tant d’autres rayons, la compétitivité a changé de bord ! A n’en pas douter, c’est bien ainsi qu’il faut regarder les résultats de Casino… Comme le point zéro d’un double mouvement longtemps annoncé et enfin bien visible : la domination à venir du on-line et la pertinence de la passerelle off-line / on-line dès lors qu’il s’agit d’en gérer la logistique. Souvent raillé (y compris ici) pour une certaine atonie commerciale, Casino a au moins cette vertu stratégique : avoir vu venir, avant tous les autres, ce ciseau off-line/on-line.
Olivier Dauvers

TGC 96LES FAITS. Casino a publié hier soir ses résultats pour le T1 2011. En apparence, rien de bien surprenant (l’international toujours en croissance soutenue, Leader Price qui redémarre grâce à une notable baisse des prix et Géant Casino qui patine, mais probablement pas plus que les autres). Et pourtant, il y a dans la communication de Casino une info majeure : Cdiscount a dépassé le non-al de Géant Casino.

La performance de Cdiscount sur le premier trimestre 2011 était attendue : des ventes en hausse de 12 %, c’est pour ainsi dire… normal pour le leader français du e-commerce. La conséquence est, sans excès sémantique, historique. Le chiffre d’affaires de Cdiscount est désormais supérieur aux rayons non-alimentaires des hypers Géant. Certes, le CA de Cdiscount intègre  pour «quelques euros» du vin ou de l’hygiène infantile. Il n’empêche,  le «ciseau off-line / on-line» vient de frapper. C’est en ce sens que les résultats du T1 de Casino feront date. Ils consacrent d’une part la vision de Jean-Charles Naouri qui a su s’intéresser – il y a plus de 10 ans – à Cdiscount alors que le site n’était encore qu’une PME gérée par trois frères turbulents ; et d’autre part l’inévitable et irréversible bascule qui s’opère entre off-line et on-line sur un nombre croissant de marchés. Comme souvent, c’est dans l’histoire du commerce que se lit l’avenir. C’est toujours en «cassant» la structure de coûts en place que les nouvelles formes de vente se sont imposées. Ainsi les grands magasins, en 1850. Ainsi les magasins populaires dans les années 1930. Ainsi les supermarchés puis les hypermarchés après-guerre. Sur le non-alimentaire, le e-commerce est précisément de cette race de magasins-là. Promis à la domination (au moins jusqu’à la prochaine révolution commerciale !). Pour les produits dématérialisables (musique, vidéo, etc), c’est l’évidence. Pour les autres rayons du non-al, non-dématérialisables donc, le e-commerce génère environ 10 % d’économie (25 % de coût-outil en magasins, 15 % en entrepôt de picking), sans compter l’avantage financier de la centralisation du stock. La livraison ? Coûteuse, évidemment. Sauf si… le magasin se fait point de retrait. Là encore, Casino a quelques atouts à faire valoir avec plus de 9 000 «points de contact» en France. Déjà, les hypers, les supers et les Petit Casino sont autant de comptoirs de retrait pour les clients Cdiscount. Demain, Vival et Spar le seront. Et, après-demain, Monoprix, Franprix et Leader Price, forcément.

Pour autant, le e-commerce ne condamne ni dans l’instant, ni dans la totalité de son périmètre, le non-al des hypers. Sur certains marchés (par exemple, la maison) le «voir» ou le «toucher» ont une valeur bien réelle. Mais, pour tant d’autres rayons, la compétitivité a changé de bord ! A n’en pas douter, c’est bien ainsi qu’il faut regarder les résultats de Casino… Comme le point zéro d’un double mouvement longtemps annoncé et enfin bien visible : la domination à venir du on-line et la pertinence de la passerelle off-line / on-line dès lors qu’il s’agit d’en gérer la logistique. Souvent raillé (y compris ici) pour une certaine atonie commerciale, Casino a au moins cette vertu stratégique : avoir vu venir, avant tous les autres, ce ciseau off-line/on-line.

Olivier Dauvers

Pour télécharger le PDF, c’est ici

, , , ,

2 Commentaires

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks
  • Twitter

1855.com + Château On Line = 1855.com

L’annonce est (presque) passée inaperçue. 1855.com a annoncé le rachat de Château On Line. Bref, deux acteurs de la vente de vins sur internet qui se rapprochent. Le tout pour former un ensemble d’à peine 20 millions d’euros de chiffre d’affaires. Modeste, évidemment (et qui explique pourquoi l’opération n’a pas fait l’objet d’une large « reprise presse »). Et pourtant… Ce rapprochement, comme quelques uns avant, marque bien l’amorce d’un mouvement inéluctable : la concentration à venir des acteurs du e-commerce. Après l’euphorie créative des débuts, le e-commerce est confronté aux mêmes enjeux que le commerce classique, à commencer par l’effet de taille. Les e-enseignes le résoudront de la même manière que les enseignes « physiques » : en se croquant les unes les autres. Tiens, autre élément pour vous convaincre… Pourquoi croyez-vous que Jean-Charles Naouri a pris un ticket de 10 % dans Rueducommerce, alors qu’il possède déjà tout près de 100 % de Cdiscount ? Simplement pour être déjà dans la place le jour où les grandes manœuvres démarreront ! Parce qu’elles démarreront. Et au-delà des simples e-cavistes.

, , , , , ,

1 Commentaire

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks
  • Twitter

L’hétérogénéité du e-commerce selon les pays

EcommerceUne étude du cabinet Centre for Retail Research publiée aujourd’hui met en lumière la très forte hétérogénéité du e-commerce en Europe. En Espagne et Italie par exemple, le « budget électronique » moyen par habitant se situe à environ 150 euros, contre près de 400 euros en France et environ 700 euros au Danemark, en Norvège et au Royaume-Uni. Pour l’essentiel, ces écarts s’expliquent à la fois par le taux d’équipement en PC des ménages et l’importance (ou non) du marché de l’internet haut-débit. Car, sur le fond, difficile s’expliquer de tels écarts entre France, Italie et Espagne par exemple. D’ailleurs, le budget moyen par internaute actif est finalement assez proche entre ces trois pays : 778 euros en Espagne, 944 euros en Italie et 998 euros en France. C’est l’illustration du fort potentiel de développement du e-commerce en Espagne et en Italie au fur et à mesure de l’équipement des foyers.

Pas de commentaires

Imprimez l'article, faites-le partager, ajoutez le à vos favoris :
  • Print
  • PDF
  • RSS
  • email
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Yahoo! Bookmarks
  • Twitter