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Le choc du prix (message à tous les cadres en magasins)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 18 février 2011
Encore un carte postale de l’hyper breton dont je vous parlais hier. Là, il s’agit de convaincre les cadres de magasins d’appliquer la règle du «AAB » : prix Avant, prix Après, Bénéfice. En clair, de mesurer pour chaque emphase sur la surface de vente la réalité du bénéfice client. Et ce, avant l’implantation. Exemple ici… Vous êtes le chef de département PGC de l’hyper. Le pâté Hénaff (clin d’œil amical à Jean-Jacques Hénaff que j’adore), le pâté Hénaff, donc, se présente en lot de 2 à 4,75 euros. Consciencieusement, vous vérifiez la réalité de la promesse en comparant le prix du lot au prix de l’unité, en rayon à 2,40 euros. Résultat : 1 % d’avantage pour un prix choc. Ridicule évidemment. Si vous avez fait ce calcul en amont de l’implantation, pensez-vous que vous « dramatisez » la TG comme s’il s’agissait de l’affaire du siècle ? Non, bien sûr. Et, au fil des exercices, je prends les paris que vous améliorerez la pertinence commerciale de vos promos. Simplement car vous prendrez conscience du ridicule de certaines situations que vous ferez progressivement disparaître de vos rayons. Pour redonner tout son sens au mot promo.
Anniversaire !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 12 septembre 2010
Il y a un an jour pour jour, le site sur lequel vous êtes actuellement (pas complètement par hasard j’espère !) s’enrichissait d’un blog alimenté quasi-quotidiennement, outre les Tribunes Grande Conso et les Vidéo Grande Conso. En un an donc, plus de 300 billets, souvent d’un avis décalé et/ou assez direct. Je l’assume ! Facilement disponible, l’information n’a aujourd’hui que peu de valeur, l’opinion si. Précisément parce qu’elle permet d’alimenter sa propre réflexion. Parfois, le billet est très anecdotique, révélant le commerce par le (tout) petit bout de la lorgnette, c’est vrai. Là aussi, c’est assumé. « Retail is detail », disent à juste titre les Anglo-saxons. Voilà pour le cadre général du blog pour ceux qui ne le découvriraient qu’aujourd’hui. A la vue des courbes d’audience, il y en a forcément. Vous êtes chaque semaine un peu plus nombreux plus que la précédente (et un peu moins que la prochaine ?). La semaine dernière, par exemple, vous étiez 7 900 !
Un an, ça se fête forcément. Et avec les codes du commerce bien sûr ! D’où ce jaune criard, cet éclaté rougissant et ces cadeaux pour lecteurs fidèles ! Décalage là aussi, vous l’aurez compris. Mais pour être un rien plus sérieux, va falloir un peu bosser pour gagner ces 10 places (5 x 2 places, faut pas être égoïste !) et suivre Yannick Noah « ambiancer » le Stade de France (c’est lui qui le dit). Je vous propose donc un « Distri Quizz », à télécharger ici, à remplir chez vous, et me retourner là. Prêts ?
Uhu (et Auchan) englués dans la sémantique
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 3 septembre 2010
En ce lendemain de rentrée, un peu d’eau au moulin d’une plus grande sincérité de la promo et de l’emphase on-pack. En témoigne cette tranche de vie commerciale que m’a proposée un lecteur du blog (dans un Auchan et, pour tout dire, à Vélizy / Clin d’œil à Emmanuel Zeller, son directeur, lecteur régulier du blog m’avait-il dit, ce qui va être l’occasion de le faire réagir
, même s’il ne s’agit que d’un produit sur les… 200 000 dont il a la charge !). D’un côté donc, le patafix d’Uhu en 80 pastilles au prix choc de 2,45 euros. De l’autre, le même patafix en 80 pastilles, dont 25 % gratuit, au prix de 2,80 euros. Pas facile, avec cet exemple, pour un collégien ordinaire de comprendre le juste sens de « dont 25 % gratuit » !
Une (autre) idée toute simple
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 26 août 2010
Les rayons regorgent de « paquet gratuit », de « prix choc », d’« offre spéciale », etc. Bref, côté superlatifs, rien ne manque. Info ou intox ? Dans les faits, qui, en magasin, a vérifié la réalité du bénéfice ? Une petite idée toute simple que je suggère aux chefs de département ou directeurs de magasins : prenez quelques produits ainsi mis en avant dans votre point de vente. Demandez à votre chef de rayon qu’il vous démontre l’intérêt de l’offre pour client. Renouvelez l’opération toutes les semaines et vous créerez dans votre équipe une culture du bénéfice. Pas la marge commerciale, ça vous l’avez déjà ! Non, la culture du bénéfice-client. Pour ne plus mettre en rayon une offre avec un « paquet gratuit » sans avoir validé s’il était vraiment… gratuit pour le client.
Une idée toute simple
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 25 août 2010
J’ai souvent l’occasion de contester la qualité de l’exécution du prix en point de vente (voire, soyons honnête, d’en faire mon miel !). Illisible, incompréhensible, insincère, etc. Les adjectifs ne manquent pas. Cette fois-ci, c’est l’inverse : une tranche de vie, au hasard d’un magasin normand, il y a quelques jours. Tout y est et clairement. Le prix et le bénéfice-client. De l’avantage direct, inconditionnel, voilà qui change quelque peu de l’embrouillamini habituel ! En fait, derrière cette photo, une idée toute simple : l’exécution d’un prix promo devrait respecter ce « tryptique mnémotechnique » que je vous propose : AVANT / APRÈS / BÉNÉFICE, ou, puisque l’époque est au sigle le AAB. Sous-entendu : quel était le prix avant ? quel est le prix à présent ? quel est l’avantage-client ? Voilà qui participerait singulièrement à une meilleure exécution (donc compréhension) de la promo en magasin. Evidemment, pour ce faire, il est nécessaire qu’il y ait un prix « avant ». En clair que la promotion ne s’effectue pas sur les formats spéciaux, ce que les enseignes n’ont aujourd’hui pas le courage (pour ne pas dire plus) d’interdire à leurs fournisseurs…
Un prix… mal barré
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 24 août 2010
Une coquille (comme il existe malheureusement partout, et donc probabement sur ce site
) dans le prospectus Carrefour « Tout pour la rentrée en moins cher ». Le lave-linge BlueSky n’est plus à 255 euros, mais à 329 euros. Un contre-sens (par rapport à la thématique du prospectus) suffisamment énorme pour que le consommateur rectifie de lui-même ? Il faut l’espérer…
Carrefour préfère les brunes (dominatrices)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 19 février 2010
Les hommes préfèrent, paraît-il, les blondes. Mais Carrefour adore visiblement les brunes un tantinet dominatrices lorsqu’il s’agit de vanter ses nouvelles mécaniques promotionnelles. Rappelez-vous le premier visuel de la carte de fidélité Carrefour en 2004 qui proposait au client de choisir les 25 produits sur lesquels il souhaitait une remise. C’était ça…
Une consommatrice, façon James Bond girl, pistolet de selfétique en main. Le tout pour illustrer le pouvoir de faire baisser les prix. Six ans plus tard, c’est, l’air de rien, la même idée…
Toujours brune, toujours dans un imaginaire de pouvoir/domination. La nouvelle égérie de PromoLibre, d’une combinaison de cuir rouge moulante vêtue, me rappelle plutôt les Maîtresses que je croise dans les soirées SM que la cliente qui me précèdera demain après-midi au stand charcuterie-coupe du Carrefour de Rennes Cesson. Comme rien n’est jamais hasard (encore moins chez Carrefour qu’ailleurs), il y a forcément une explication. J’en tente une : pour illustrer une initiative qui vise à redonner le pouvoir au client, il faut bien sûr une femme (75 % des clients) et qui matérialise le pouvoir. Chacune dans leur registre, la James Bond girl et la Maîtresse SM, sont ces femmes.
Garantie Promo Leclerc : géniale ou indigeste ?
Posté par Olivier Dauvers dans Notes, Tribunes et Vidéos, Tribunes le 3 septembre 2009
LES FAITS. Leclerc lance cette semaine dans quatre centrales de l’Ouest un nouveau dispositif de fidélisation : la Garantie Promo. Si Leclerc est plus cher en fond de rayon qu’un de ses concurrents en promo, le client porteur de carte reçoit automatiquement la différence en bons d’achat.
C’est la surprise que réservait Leclerc à ses concurrents pour la rentrée : la «Garantie Promo». Nouveau pavé dans la mare commerciale après le Ticket ou encore le site quiestlemoins- cher.com. Un projet hautement confidentiel (longtemps baptisé «PK» en interne) enclenché depuis deux ans et qui, après quelques tests locaux dans l’Est au premier semestre, se déploie cette semaine à grande échelle dans quatre centrales de l’Ouest. Le principe ? Finalement assez simple. Grâce à deux panélistes, Leclerc compare ses prix fond de rayon avec ceux des catalogues de ses concurrents et, lorsqu’il est plus cher, retrocède le «trop-perçu» sur la carte de fidélité de ses clients. Ce qui légitime une promesse explicite : «Plus besoin de comparer les catalogues pour bénéficier des meilleurs prix».
Une idée dans la lignée du ticket et du comparateur
Ainsi exposée, la Garantie Promo est une idée géniale, parfaitement en ligne avec les précédentes grandes initiatives commerciales de l’enseigne : le Ticket, qui en son temps lui avait permis de s’émanciper de l’étau Galland sur les prix ; et le comparateur de prix qui visait à démontrer que «globalement», Leclerc était moins cher que ses concurrents. L’étape suivante était logique : promettre «le moins cher sur tout et tout le temps», promo y compris. C’est précisément ce dont souffre Leclerc face à des concurrents – et notamment Carrefour – qui utilisent habilement la promotion comme marqueur d’image-prix. D’autant plus que de nombreux industriels sont aujourd’hui prêts à beaucoup (de concessions) pour acheter des volumes via la promotion. Résultat : au gré des OP, Leclerc se retrouvait ponctuellement plus cher que ses adversaires. Ce qui égratignait son positionnement d’enseigne tout en pénalisant son taux de nourriture, via l’infidélité de certains clients. Rien de dramatique certes (la position de l’enseigne sur ces derniers mois en atteste), mais Leclerc ne pouvait se targuer d’être le moins cher sur tout et tout le temps.
En interne, la Garantie Promo suscite à la fois enthousiasme et inquiétude.
Logique. A l’enthousiasme de guerroyer répond l’inquiétude de la complexité. Huit pages de leaflet sont nécessaires pour présenter le détail des conditions et du fonctionnement de la Garantie Promo. Ce qui n’est pas sans rappeller les cinq pages de prospectus que Carrefour avait dû réquisitionner il y a quelques années pour présenter sa carte… Informatiquement, assure-t’on chez Leclerc, la mécanique est huilée. Est-elle suffisamment évolutive pour s’adapter instantatément à la fertile imagination promotionnelle des industriels, dont l’obsession est la non-comparabilité de leurs offres ? A suivre…
Evidemment, le programme est bordé. Pas de fruits et légumes, de produits frais à la coupe ou de vins. Obligation de comparer des conditionnements identiques. Exclusion des lots physiques avec des combinaisons de produits, des lots virtuels composés de produits différents ou encore des avantages liés aux programmes de fidélité, etc. Voilà qui est bien abscon ! Le risque de l’indigestion est réel. « Un client auquel on rend de l’argent fini toujours par comprendre», retorque un adhérent. Vrai. C’est même là le génial apport de la Garantie Promo. Laquelle ne produira néanmoins son effet que si le client a pleinement confiance dans la promesse, d’autant que le remboursement est différé (jusqu’à 6 à 7 semaines). Et la confiance nait bien davantage de la simplicité que de la complexité, par principe source de méfiance.
Carrefour sera le concurrent le «plus coûteux» pour Leclerc
Dernier risque, et non des moindres : l’indigestion… économique. Quel sera le coût de pareil engagement ? «Supportable», assurent les uns, arguant de la modélisation effectuée depuis des mois. «0,5 % du CA», précisent d’autres. Ce qui, pour le coup, n’est pas si supportable ! Sauf… si les industriels sont sollicités après-coup. Une certitude, selon les modélisations : Carrefour sera le concurrent le plus… coûteux pour Leclerc. Rien de surprenant au vu de la puissance de frappe de l’enseigne.
Autre approche, là encore évidente : ce sont les Leclerc les moins performants en prix qui «se» coûteront le plus cher. Ou, autrement dit, la meilleure façon de limiter le coût de la garantie sera d’être irréprochable en prix. Ce qui incitera donc ceux qui ne le sont pas à faire les efforts nécessaires. Et si c’était ça, finalement, l’intérêt premier de la Garantie Promo ? Homogénéiser plus encore la performance prix de l’enseigne.
O. DAUVERS







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