À la une

Défiscaliser le don des invendus : la fausse bonne idée ?

C’est la dernière idée de Serge Papin, le Ministre du Commerce : ne plus considérer le don des produits aux employés (des invendus pour l’essentiel) comme un avantage en nature. Ce qui revient à une forme de défiscalisation. En apparence, une bonne idée qui fait même d’un pierre deux coups. D’abord, limiter encore un peu plus les invendus (beaucoup a déjà été fait depuis la loi Garot en 2016, mais il y a toujours à faire !). Ensuite, donner un coup de pouce pouvoir d’achat (l’intitulé du ministère de Serge Papin qui l’a donc bien en tête).

Mais derrière la bonne idée, un risque d’encourager à la “démarque volontaire”. Le fameux “coup de cutter” qui rend invendable un produit (ça n’est qu’un exemple). Raison pour laquelle, selon mes informations, plusieurs enseignes tentent de s’opposer à l’idée via la FCD. La posture est complexe car elle pourrait assimiler les enseignes à d’abjects capitalistes s’opposant à un geste généreux pour leurs salariés. Pour autant, l’argument du “coup de cutter” est objectivement entendable.

4 commentaires

  1. “un risque d’encourager à la “démarque volontaire” d’autant qu’au vu du “pedigree” de M. PAPIN, il ne peut ignorer la mentalité perverse que pourraient avoir certains employés. (note : je n’ai pas travaillé longtemps dans la grande distribution, mais j’ai hélas pu constater que la “chourave” est pour certains employés un art de vivre. Ils ne sont pas nombreux mais ils pourrissent bien l’ambiance entre collègues.)

  2. Un mini plus pour les salariés des Franprix et beaucoup moins de poubelles à sortir pour les enseignes du groupe Casino.

  3. Sinon pour accroître le pouvoir d’achat des salariés qui se lèvent notamment tous les jours à 3h30 du matin: augmenter significativement les salaires ? A hauteur des exigences en terme de productivité etc… non? Parce ce que accorder une aumône en offrant un pack de yaourt qui périment le lendemain , merci quoi…
    C’est décidément bien compliqué dans ce pays de faire comprendre que les gens doivent pouvoir vivre de leurs salaires et non de substituts divers.

  4. Déjà qu’il ne restait pas grand chose pour la banque alimentaire, Croix rouge, Restos du cœur après la mise en place d’outils de gestion des dates et de mise en place dans les magasins d’une zone pour écouler les dates courtes.
    Si en plus, les salariés récupèrent les invendus, que va-t-il rester ? Des miettes ?
    Sans compter le “coup de cutter” sur des denrées cher … viande, café, chocolat, fromage….
    Et même si un patron de magasin donnait des restes qui de toute façon étaient déjà passés en démarque, pas sûr que lui et le salarié déclarait quoi que ce soit au fisc.
    Donc la défiscalisation … hein.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page